Information sur la politique 1

samedi, janvier 02, 2016

Trump utilisé dans une vidéo de propagande islamiste

http://www.lapresse.ca/international/afrique/

Publié le 02 janvier 2016 à 09h23 | Mis à jour à 09h23
Donald Trump avait proposé le 7 décembre la fermeture... (PHOTO NATI HARNIK, ASSOCIATED PRESS)
PHOTO NATI HARNIK, ASSOCIATED PRESS
Donald Trump avait proposé le 7 décembre la fermeture « temporaire » des frontières aux musulmans, après la mort de 14 personnes dans un attentat mené par un couple de musulmans radicalisés à San Bernardino, en Californie.

Agence France-Presse
NAIROBI
Le milliardaire américain Donald Trump, favori des primaires républicaines à l'élection présidentielle de 2016, apparaît dans la dernière vidéo de propagande des militants islamistes somaliens shebab, a rapporté samedi le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites islamistes.
Le groupe affilié à Al-Qaïda a diffusé vendredi une vidéo de 51 minutes destinée à attirer de nouvelles recrues en dénonçant les inégalités raciales aux États-Unis, dans lequel figurent des images de M. Trump demandant l'interdiction aux musulmans d'entrer aux États-Unis.
M. Trump avait proposé le 7 décembre la fermeture « temporaire » des frontières aux musulmans, « jusqu'à ce que les dirigeants de notre pays comprennent ce qui se passe », après la mort de 14 personnes dans un attentat mené par un couple de musulmans radicalisés à San Bernardino, en Californie.
Les images de M. Trump apparaissent entre deux clips de l'islamiste américano-yéménite Anwar al-Awlaki, tué au Yémen lors d'une frappe d'un drone américain le 30 septembre 2011, appelant les musulmans américains à « fuir l'atmosphère oppressive de l'Occident pour les terres de l'islam ».
La vidéo a été distribuée sur twitter vendredi par la Fondation média Al-Kataib, qui diffuse les vidéos de propagande des shebab, selon SITE.
Les shebab sont issus d'une branche des Tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant six mois en 2006 le centre et le sud de la Somalie, dont la capitale Mogadiscio.
Chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs bastions du centre et du sud, ils contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.
Ils ont aussi multiplié les actions de guérilla au Kenya voisin, où ils ont notamment revendiqué les attentats contre l'université de Garissa en avril 2015 (148 morts) et contre le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts) en septembre 2013.

Vague d’indignation dans le monde chiite après l’exécution d’un chef religieux en Arabie saoudite

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

Le chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr était le visage de la contestation politique en Arabie saoudite.
Le chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr était le visage de la contestation politique
en Arabie saoudite.
  Photo :  Uncredited

L'imam chiite Nimr al Nimr, considéré comme une figure de la contestation saoudienne, et 46 autres condamnés à mort ont été exécutés samedi en Arabie saoudite, ce qui a soulevé une vague d'indignation dans la communauté chiite.
Les exécutions se sont déroulées dans les prisons de 12 villes du pays. Dans quatre d'entre elles, les condamnés ont été fusillés et, dans les huit autres, ils ont été décapités. Les corps ont ensuite été hissés à des gibets pour être exposés en public.
Il s'agit de la plus importante série d'exécutions simultanées pour des raisons de sécurité en Arabie saoudite depuis celles, en 1980, de 63 djihadistes condamnés pour l'attaque de la grande mosquée de La Mecque, l'année précédente.
Parmi les condamnés exécutés samedi figurent 43 djihadistes sunnites, principalement des membres d'Al-Qaïda jugés responsables d'attentats contre des objectifs occidentaux, des bâtiments administratifs et des missions diplomatiques qui ont fait plusieurs centaines de morts entre 2003 et 2006.
Les quatre autres, dont le cheikh Nimr al Nimr, sont de confession chiite. Ils ont été reconnus coupables de la mort de plusieurs policiers dans le district de Katif, dans la Province orientale, entre 2011 et 2013.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé Riyad de soutenir le terrorisme et de se débarrasser de ses opposants tandis que le dignitaire religieux iranien Ahmad Khatami a estimé que la famille Saoud « serait balayée des pages de l'histoire ».
Pour le Hezbollah libanais, qui dénonce un « assassinat », le cheikh Nimr a été exécuté parce qu'il militait « pour les droits du peuple opprimé ».
Embraser la région
Le Conseil islamique suprême du Liban, un organe chiite, parle quant à lui d'une « grave erreur ». « L'exécution du cheikh Nimr est la mise à mort de la raison, de la modération et du dialogue », dit le cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du conseil, dans un communiqué.
« Cette mesure prise par la famille régnante vise à embraser à nouveau la région, à provoquer des affrontements entre sunnites et chiites », a déclaré le député irakien Mohammed al Sayhoud, membre de la coalition au pouvoir à Bagdad.
« L'exécution du cheikh Nimr est un service fait à Daech, qui parie sur les guerres interconfessionnelles pour gagner du terrain », renchérit Houmam Hamoudi, membre de l'influent parti du Conseil islamique suprême d'Irak.
Selon l'ancien premier ministre irakien Nouri al Maliki, ce crime « va entraîner le renversement du régime saoudien ».
Au Yémen, le mouvement houthi dit porter le deuil « d'un guerrier saint » exécuté « après une parodie de procès et en violation flagrante des droits de l'homme ».
De nombreux manifestants se sont rassemblés dans le district saoudien de Katif, région de la côte est à majorité chiite qui a été le théâtre de violentes manifestations entre 2011 et 2013.
Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs défilé à Bahreïn dans un village à majorité chiite où la police a fait usage de gaz lacrymogène.
« Il y avait une énorme pression populaire sur le gouvernement pour punir ces gens », a commenté Moustafa Alani, un expert des questions de sécurité proche du ministère de l'Intérieur. « Cela concernait des dirigeants d'Al-Qaïda, tous ceux qui étaient responsables du sang versé. Cela envoie un message », a-t-il expliqué.
Certains observateurs estiment que l'exécution des quatre chiites était un moyen pour le pouvoir de prouver qu'il ne fait pas de distinction communautaire quand il s'agit de punir les responsables de violences politiques.
Les mouvements de défense des droits de l'homme dénoncent régulièrement le fonctionnement arbitraire du système judiciaire saoudien et notamment le recours à la torture pour obtenir des aveux.
Les exécutions de l'Arabie saoudite sont décriées à travers le monde, comme le montre cette scène parodique au Bangladesh.
Les exécutions de l'Arabie saoudite sont décriées à travers le monde,
 comme le montre cette scène parodique
au Bangladesh.
  Photo :  Andrew Biraj / Reuters

Les États-Unis officiellement considérés comme une menace pour la Russie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/


Mise à jour le samedi 2 janvier 2016 à 8 h 13 HNE    Reuters

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine  Photo :  Getty/AFP/Mikhail Klimentyev

Vladimir Poutine a signé le 31 décembre un document officiel dans lequel les États-Unis sont qualifiés de menace pour la sécurité de la Russie, ce qui est inédit.
Ce document sur « la stratégie de sécurité nationale de la Fédération de Russie » remplace la version adoptée en 2009, alors que Dimitri Medvedev, aujourd'hui premier ministre, était président. Ni l'OTAN ni les États-Unis n'y étaient mentionnés.
Dans la dernière version, l'exécutif russe dit jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, ce qui a, selon lui, provoqué une réaction des puissances occidentales.
« Le renforcement de l'influence de la Russie se déroule sur fond de nouvelles menaces pour la sécurité nationale, qui sont de nature complexe et interdépendante », disent ses auteurs.
La mise en oeuvre d'une politique indépendante, « tant sur le plan international qu'intérieur », a provoqué « une réaction de la part des États-Unis et de leurs alliés, qui s'efforcent de préserver leur rôle dominant dans les affaires mondiales », poursuivent-ils, évoquant le risque de pressions « politiques, économiques, militaires et technologiques ».
Le conflit ukrainien a donné lieu à des tensions Est-Ouest sans précédent depuis la guerre froide. L'annexion de la Crimée, en mars 2014, et le soutien de Moscou aux séparatistes de l'est de l'Ukraine ont amené les États-Unis et l'Union européenne à imposer d'importantes sanctions à la Russie, qui a riposté en limitant les importations européennes.
Selon le document sur la sécurité nationale, Washington et Bruxelles ont soutenu « un coup d'État anticonstitutionnel ».