Information sur la politique 1

samedi, octobre 31, 2015

Justin Trudeau sera assermenté comme 23e premier ministre mercredi matin

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 |  Par La Presse Canadienne
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JUSTIN TRUDEAU
OTTAWA - Le bureau du gouverneur général a confirmé la nouvelle: David Johnston assermentera le nouveau gouvernement du Canada et son premier ministre Justin Trudeau mercredi matin.
La cérémonie confirmera la nomination de M. Trudeau comme 23e premier ministre, qui succédera ainsi à Stephen Harper après que les libéraux eurent défait les conservateurs à l'élection du 19 octobre.
M. Trudeau et ce qui devrait être un cabinet de 25 membres prêteront serment à Rideau Hall, et le public a été convié pour voir le chef libéral et les membres du Parlement arriver à l'événement.
Le chef libéral avait annoncé la semaine dernière à sa première conférence de presse en tant que premier ministre désigné son intention de prendre les commandes du gouvernement le 4 novembre.
La cérémonie commencera à 10 h 30 et sera suivie d'une séance photo officielle en compagnie du gouverneur général, de M. Trudeau et de ses nouveaux ministres.
Celui ou celle qui deviendra le ou la ministre de l'Industrie sera aussi responsable du registraire général, et recevra du gouverneur général le Grand Sceau du Canada, qui représente le pouvoir du gouvernement parlementaire confié par l'autorité royale.



Remaniement: Couillard évoque la fin de la session parlementaire

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 30 octobre 2015 à 17h20. Modifié par Léandre Drolet le samedi 31 octobre 2015
Remaniement: Couillard évoque la fin de la session parlementaire
CHICAGO - Le premier ministre Philippe Couillard a évoqué l'échéance de la session parlementaire, vendredi, relativement à un possible remaniement ministériel.
En mission à Chicago, M. Couillard a soufflé le chaud et le froid.
 
 
 
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Tout en exprimant sa satisfaction devant les engagements réalisés par son équipe, M. Couillard a déclaré qu'il est toujours en réflexion quant aux améliorations à apporter.
Le départ temporaire de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, jeudi, a relancé les rumeurs de remaniement ministériel.

En juin dernier, M. Couillard avait également affirmé qu'il était en réflexion constante sur les manières d'améliorer la performance du gouvernement.

Interrogé à ce sujet en marge d'une mission à Chicago, M. Couillard a soufflé le chaud et le froid.

«Je ne le confirme, ni ne l'écarte», a-t-il dit en point de presse.

Le premier ministre a cependant mentionné l'ajournement prochain des travaux parlementaires, au début du mois de décembre.

«Comme je vous ai déjà dit dans plusieurs points de presse, je suis toujours à la recherche de façons d'améliorer mon équipe, a-t-il dit aux journalistes. On est en réflexion là-dessus, la session parlementaire va se terminer et c'est une réflexion qui est toujours là dans ma tête. Mais on est satisfait de l'équipe actuellement, elle fonctionne bien cette équipe.»

M. Couillard a mentionné que son gouvernement n'a pas encore franchi le cap des deux ans, un moment où les probabilités de remaniement augmentent, généralement pour donner un second souffle à l'équipe en poste.

«Ça ne fait même pas deux ans, a-t-il dit. Si vous comparez les gouvernements précédents, en moins de deux ans, d'abord, ce qui a été accompli en termes d'engagements tenus est considérable.»

La démission d'Yves Bolduc de son poste de ministre de l'Éducation, en février dernier, avait obligé M. Couillard à revoir son alignement.

François Blais l'avait remplacé et le portefeuille de l'Emploi avait été confié à Sam Hamad, qui était déjà ministre du Travail.

Vendredi, M. Couillard a affirmé que le départ temporaire de Mme Thériault, dont les péquistes ont réclamé la démission, n'avait pas eu d'impact sur son processus de réflexion constante de l'amélioration de son équipe.

«Non, c'est une réflexion que j'ai toujours en moi, je regarde toujours l'équipe, comment on fonctionne, comment on communique, comment on fait avancer nos dossiers, a-t-il dit. Je dois répéter que je suis content de la performance jusqu'à maintenant. Rien n'est parfait.»

M. Couillard a répété qu'il souhaite le retour de Mme Thériault, dont l'absence d'une durée indéterminée est survenue à la suite de critiques concernant sa gestion d'allégations de mauvais traitements et d'agressions sexuelles formulées par des femmes autochtones contre des policiers de la Sûreté du Québec à Val-d'Or.

«Le travail de Mme Thériault était de bonne qualité, elle a des problèmes de santé actuellement, elle doit se reposer, a-t-il dit. On la laisse se reposer et on a hâte qu'elle revienne.»

M. Couillard a d'autre part précisé que le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, exerçait temporairement les fonctions de vice-premier ministre en remplacement de Mme Thériault.

Jeudi, le gouvernement avait annoncé que le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, avait pris en charge la Sécurité publique, sans toutefois préciser qui exercerait les fonctions de vice-première ministre de Mme Thériault.

Retour à l'heure normale

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 31 octobre 2015 à 04h15. Modifié par Léandre Drolet à 07h26.
Retour à l'heure normale
MONTRÉAL - Le Québec passera à l'heure normale dans la nuit de samedi à dimanche.
Ainsi, à 2h, il faudra reculer d'une heure nos montres, horloges, réveille-matin, et appareils électroniques. Il sera 1 heure.

Comme c'est le cas à tous les changements d'heure, les services de sécurité incendie recommandent de profiter de l'occasion pour vérifier le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée et d'en remplacer les piles.

Les pompiers de plusieurs villes, ceux de Montréal notamment, sillonneront les rues samedi afin de sensibiliser la population à l'importance des détecteurs de fumée.

Lors de leurs visites dans les résidences, les pompiers constatent que plusieurs d'entre elles n'ont pas d'avertisseurs de fumée ou que ceux-ci ne sont pas fonctionnels.

Lise Thériault quittera la Sécurité publique

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Publié par Léandre Drolet pour CogecoNouvelles le samedi 31 octobre 2015 à 07h39. Modifié à 07h48.
Lise Thériault quittera la Sécurité publique
Lise Thériault
(Cogeco Nouvelles) - Lise Thériault quittera sont poste de ministre de la Sécurité publique selon certaines sources qui se sont confiées à La Presse.

Actuellement en convalescence pour épuisement professionnel, Mme Thériault était sur la sellette depuis plusieurs jours après les allégations d'inconduites sexuelles visant des policiers de la Sûreté du Québec à Val-d'Or.
Son comportement colérique à une réunion du Conseil des ministres mercredi aurait aussi contribué à ce qu'elle soit mise au repos.
Mme Thériault aurait harangué ses collègues après que le whip Stéphane Billette eut dénoncé qu'un ministres procède à une annonce sans que soit prévenu le député de la circonscription concernée.
Actuellement ministres des Affaires municipales, Pierre Moreau s'est vu confier la Sécurité publique. Il conserverait ses deux fonctions après le prochain remaniement ministériel.

L'élection de Justin Trudeau pourrait-elle relancer l'option souverainiste?

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Mise à jour le vendredi 30 octobre 2015 à 19 h 32 HAE
Justin Trudeau au lendemain de sa victoire aux plus récentes élections fédérales
Justin Trudeau au lendemain de sa victoire aux plus récentes élections fédérales 
Photo :  Presse canadienne/Sean Kilpatrick

Considéré par certains médias comme une sommité mondiale sur les référendums, Matt Qvortrup n'exclut pas la tenue d'un troisième vote sur la question de l'indépendance. L'élection de Justin Trudeau pourrait, selon lui, recréer un contexte propice au renouveau du mouvement souverainiste, comme ce fut le cas en 1995.
Un texte d'Olivier Arbour-MasseTwitterCourriel
La nuit des longs couteaux, l'échec de l'accord du lac Meech, l'émergence du Bloc québécois et l'affirmation de Lucien Bouchard comme héros national. Il y a 20 ans, tous les ingrédients étaient en place pour un vote historique.
« En 1995, c'était une tempête parfaite », résume Matt Qvortrup, professeur au département de sciences politiques de l'Université Coventry en Angleterre, de passage au Québec en tant que conférencier à l'occasion du 20e anniversaire du dernier référendum.
M. Qvortrup a étudié les 60 référendums d'indépendance tenus depuis la deuxième moitié du 19e siècle. Dans son livre Referendum and Ethnic Conflict, il identifie trois éléments circonstanciels qui favorisent la tenue d'un référendum et deux autres qui ouvrent la porte à une victoire du oui.
Trois éléments favorables à la tenue d'un référendum

  • Une élite fédérale qui contrarie le peuple en quête d'indépendance
  • L'indépendance doit constituer une solution crédible à un problème réel
  • Le projet doit être mené par un leader charismatique
Meech : contrariété et problème crédible
La Une du journal Le Devoir
Les échecs des accords du lac Meech et de Charlottetown, censés intégrer le Québec dans la Constitution canadienne et lui conférer le statut de société distincte, incarnent deux de ces éléments. D'abord, ils sont symptomatiques d'une élite fédérale qui ne répond pas aux attentes des Québécois et les contrarie. Puis, ils font du référendum « une réponse crédible à un problème crédible ».
« Il doit y avoir une opposition, les gens doivent être fâchés contre quelque chose. »— Matt Qvortrup

L'autre moment où les Québécois ont exprimé un vif ressentiment envers Ottawa, c'était à l'époque de la commission Gomery, qui a exposé les abus du programme des commandites, censé promouvoir le Canada au Québec. En 2005, le taux d'appui à la souveraineté a dépassé les 50 % dans les sondages, mais le gouvernement fédéraliste libéral de Jean Charest exerçait le pouvoir au provincial, rendant impossible la tenue d'un référendum.
Trudeau : fer de relance souverainiste?
Selon cette théorie de la confrontation, Matt Qvorturp estime que l'arrivée de Justin Trudeau à la tête du pays pourrait déboucher sur un nouveau référendum, « quand l'aura de Trudeau se sera dissipée ».
Jean Chrétien et le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau,
 à la fin de la campagne électorale fédérale.
 (oct-15) Photo : PC/Jonathan Hayward
Au lendemain de son élection, le premier ministre désigné s'est dit « profondément touché de voir à quel point les Québécois ont décidé de se réengager au sein d'un gouvernement du Canada ». Mais il pourrait s'agir là d'une bombe à retardement.
« Spéculons. Justin Trudeau a promis beaucoup de choses. Le plus difficile en politique, c'est de livrer. Parmi son électorat se trouvent des Québécois, dont certains souverainistes, qui ont probablement voté pour lui en espérant des changements constitutionnels. »— Matt Qvortrup

Le retour d'un premier ministre québécois à la tête du pays augmente les chances de créer des frictions avec le Québec, comme ce fut le cas sous Pierre Elliott Trudeau, Brian Mulroney et Jean Chrétien. D'autant plus que le chef libéral a une vision plutôt négative du nationalisme québécois, qu'il a déjà qualifié de « vieille idée du 19e siècle » basée « sur une petitesse d'esprit qui construit des barrières entre les gens ».
« Les années Harper ont été une période bizarre dans l'histoire canadienne parce que tout a bougé vers l'ouest et le Québec a cessé d'occuper le centre de la scène, analyse Matt Qvortrup. Traditionnellement, depuis au moins les années 1960, la politique canadienne tournait autour du Québec. »
Deux éléments favorisant la victoire de l'option sécessionniste

  • Le référendum a lieu durant une récession économique (le Canada se relevait tranquillement de la récession du début des années 1990)
  • Le gouvernement qui initie le référendum doit avoir été récemment porté au pouvoir (le gouvernement péquiste élu en 1994 était au pouvoir depuis moins de 14 mois)
Un mouvement en crise
L'idée d'un troisième référendum apparaît pourtant moins réaliste que jamais. L'option souverainiste est plombée par des résultats électoraux abyssaux. Le Bloc se relève de son pire pointage (19,3 % au Québec) et le Parti québécois traîne encore comme un boulet son 25 % d'appui au scrutin de 2014, son score le plus faible en 40 ans.
« Il ne faut pas se contenter d'une vision à court terme, nuance M. Qvortrup. La dernière fois que je suis venu au Canada, c'était en 2011. Je lisais le Globe and Mail, on y parlait de la mort du Parti libéral du Canada et de l'émergence d'une majorité conservatrice permanente. [Lundi] dans l'avion, je lisais complètement l'inverse. »
Matt Qvortrup, auteur de Referendums and Ethnic Conflict (2014)
 Photo : Olivier Arbour-Masse
Un leader charismatique recherché
Pour les souverainistes, il y a loin de la coupe aux lèvres. Il manque un ingrédient crucial pour que la pâte référendaire lève : un meneur charismatique.
« Il doit y avoir un visage emblématique, quelqu'un capable d'articuler les enjeux de son époque. En tout respect pour les meneurs actuels du mouvement souverainiste, ils ne l'ont pas », tranche l'expert.
Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, parle à des partisans, à Saint-Jérôme,
le 13 octobre 1995. Photo : PC/Ryan Remiorz
L'intérêt « obsessif » qu'il porte aux référendums, Matt Qvortrup le doit au charisme des protagonistes du référendum de 1980. L'Ontarien d'origine avait 12 ans à l'occasion de ce moment charnière dans l'histoire du pays. Il a été marqué à vie par René Lévesque et Pierre Elliott Trudeau.
« En 1980, ça a pris un génie politique en René Lévesque. En 1995, avec [Jacques] Parizeau, si [Lucien] Bouchard ne s'était pas amené, ça aurait été une proposition bien différente. En Écosse, Alex Salmond - et c'est aussi le cas de Nicola Sturgeon [sa remplaçante au poste de premier ministre] - est de loin le politicien le plus charismatique de la région, et même de Grande-Bretagne. »
Les leçons écossaises
Si les indépendantistes écossais ont pu apprendre des cas québécois pour mener leur vote en 2014, le Québec a désormais un exemple semblable au sien duquel s'inspirer. 
On a fait l'éloge de la question posée aux Écossais : Should Scotland be an independant country(L'Écosse devrait-elle être un pays indépendant)? Elle contrastait avec les deux longues questions québécoises de par son caractère succinct.
Même si c'est à lui que les Écossais doivent cette formule directe, Matt Qvortrup accorde peu d'importance au libellé. « Dans un référendum sur des enjeux nationalistes, les gens débattent du sujet depuis des années. Ils savent de quoi il est question. »
Un partisan du Oui brandit un drapeau pendant un rassemblement à Glasgow.
 Photo : Reuters/Paul Hackett
Advenant un éventuel référendum, Matt Qvortrup invite le Québec à réglementer la couverture médiatique, comme c'est le cas en campagne électorale.
« Objectivement, on peut dire que la BBC [British Broadcasting Corporation, le diffuseur public] a donné plus de temps d'antenne au camp unioniste. Il y a eu une manifestation devant les bureaux de la BBC à Glasgow. Il y a eu beaucoup de ressentiment à ce propos. »
La longueur de la campagne écossaise peut faire école. « Après près de quatre mois de débats, des gens ordinaires, dans toutes les villes, commençaient à s'intéresser à des questions d'union monétaire! »
Le référendum a augmenté le « niveau de connaissance » politique et la participation électorale à travers l'Écosse, se réjouit Matt Qvortrup.
La loi sur la clarté dans le tordeur
Un obstacle se dresse dans le chemin d'un troisième référendum québécois : la Loi sur la clarté, œuvre de Stéphane Dion.
Cette loi stipule que les indépendantistes doivent obtenir une majorité claire à une question claire pour que le Canada accepte de négocier la sécession. Or, cette majorité n'est pas chiffrée, ce qui pousse Matt Qvortrup à renommer cette législation la « loi sur l'ambiguïté » (Unclarity Act).
« C'est un instrument hautement politisé qui est légalement impossible à défendre. Aucune cour ne pourrait se prononcer sur ça. C'est un texte de loi pauvre. »— Matt Qvortrup
M. Qvortrup invite les politiciens canadiens à reconnaître les résultats d'un éventuel référendum québécois sur le principe de la majorité simple (50 % +1).
« L'Érythrée, le Soudan du Sud, l'Écosse et le Monténégro ont de bonnes pratiques pour tenir un référendum. Le Canada, supposément le pays le plus développé au monde, devrait être capable de tenir un référendum pour savoir si une partie de la famille a grandi et veut quitter la maison. »
Le professeur Qvortrup s'inscrit en faux avec Stéphane Dion sur un autre point. Il n'y aurait, selon lui, aucune évidence statistique que la sécession est plus difficile dans les démocraties bien établies, comme le plaidait le député libéral dans une étude parue en 1996.

Dans le nord de l'Irak, un camp de l'ONU contrôlé par l'EI

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Mise à jour le samedi 31 octobre 2015 à 1 h 51 HAE
Un enfant irakien dans un camp de réfugiés près de Amiriyat Al-Fallujah, en Irak.
Un enfant irakien dans un camp de réfugiés près de Amiriyat Al-Fallujah, en Irak. 
Photo :  STRINGER Iraq / Reuters

Ouvert par l'ONU en juin 2013, le camp d'Al Obaïdi, dans le nord-ouest de l'Irak, héberge un millier de réfugiés syriens dans un contexte très particulier : il se trouve dans un territoire que contrôlent les djihadistes de l'État islamique (EI).
Aucune autre structure d'accueil créée par l'ONU n'est dans une situation comparable. Et ses occupants ont dû s'y adapter : les femmes circulent le visage voilé, toujours accompagnées d'un homme, l'alcool et le tabac y sont prohibés, de même que l'accès à internet.
Contrevenir à ces règles peut entraîner de graves conséquences, selon des témoins interrogés par la Fondation Thomson Reuters.
À une trentaine de kilomètres d'Al Qaïm, du côté irakien de la frontière avec la Syrie, le camp d'Al Obaïdi, dans la province d'Anbar, est sous le contrôle des djihadistes de l'EI depuis près de 16 mois. Mais il reçoit encore des vivres et des médicaments financés par l'ONU, livrés par des groupes locaux partenaires des agences humanitaires des Nations unies.
« La vie dans le camp d'Al Obaïdi est pourtant meilleure qu'à l'extérieur », confie un employé d'un groupe humanitaire irakien.
« Au moins, nous y bénéficions de services de base, comme l'eau ou l'électricité huit heures par jour. »— Un employé d'un groupe humanitaire irakien
Des ONG irakiennes en intermédiaires
Un soldat passe près d'un drapeau irakien à Husaybah, en Irak.Un soldat passe près d'un drapeau irakien à Husaybah, en Irak.  Photo :  STRINGER Iraq / Reuters
En juillet 2014, l'arrivée de l'État islamique, qui venait de s'emparer de Mossoul, plus au nord, a pris de court les réfugiés vivant dans le camp. Pas le temps de fuir l'avancée des djihadistes. Pas moyen de s'enfuir par la suite.
Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a retiré l'ensemble de ses équipes qui travaillaient dans la province d'Anbar et a sous-traité à deux ONG irakiennes la gestion du camp.
La Société médicale irakienne de secours et de développement (UIMS) s'occupe de la seule clinique du camp; l'Organisation humanitaire irakienne du salut (ISHO) a la charge de la sécurité.
Aucun membre du HCR n'a visité depuis Al Obaïdi.
Quelques jours après la prise d'Al Qaïm, des combattants de l'EI se sont rendus dans le camp. Ils ont indiqué que les ONG irakiennes pouvaient y continuer leur travail à condition que les réfugiés respectent la charia et que tous les logos de l'ONU soient retirés.
« Il n'y a pas eu de négociations, c'était à prendre ou à laisser. »— Ali Kasem, porte-parole de l'UIMS
Une semaine plus tard, de retour dans le camp, les djihadistes ont exécuté trois hommes et deux femmes accusés d'être des espions. En août, un autre travailleur humanitaire a été tué.
D'après les témoignages recueillis, des combattants de l'EI inspectent le camp au moins une fois par mois.
Un sujet délicat
Une femme yézidie marche dans un camp de réfugiés de la province de Duhok, en Irak.Une femme yézidie marche dans un camp de réfugiés de la province de Duhok, en Irak.  Photo :  STRINGER Iraq / Reuters
Dans les premiers temps, l'aide humanitaire était livrée en petites quantités dans des sacs noirs, sans logo, par l'intermédiaire des partenaires irakiens des agences onusiennes. Avec l'intensification des combats, la logistique s'est compliquée : il fallait passer des postes de contrôle tenus par les forces régulières irakiennes puis par l'EI.
En février dernier, le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a cessé de distribuer de l'aide alimentaire. Le HCR a pris le relais, faisant acheminer pour chaque réfugié deux miches de pain par semaine. « Nous allouons aussi une trentaine de dollars par mois aux réfugiés, même si cette somme peut varier », indique Bruno Geddo, représentant en Irak du HCR.
Les médicaments n'arrivent eux que deux fois par an.
Dans la communauté humanitaire, nul ne dément l'existence du camp d'Al Obaïdi, mais sa situation si particulière gêne un peu aux entournures. L'UNICEF et l'International Rescue Committee (IRC), qui y travaillent, refusent de dire comment ils font parvenir leur assistance.
« Discuter publiquement de négociations avec des acteurs non étatiques est un sujet très délicat », note Eva Svoboda, chercheuse à l'Overseas Development Institute (ODI), un centre d'études et de réflexion britannique spécialisé dans les questions de développement et d'aide humanitaire.
La chercheuse souligne que la même question a pu se poser en Afghanistan ou en Somalie.
Le silence est en partie liée à la contradiction entre le droit humanitaire - qui affirme la nécessité de fournir une aide aux civils en temps de conflit - et les règles de lutte contre le terrorisme. Le fait que l'EI soit considéré comme une organisation terroriste peut exposer à des sanctions légales toute organisation fournissant de l'aide en territoire sous son contrôle des djihadistes ou négociant avec eux.

Couillard reviendra à la charge sur les frontières avec le Nunavut

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Mise à jour le vendredi 30 octobre 2015 à 20 h 49 HAE  La Presse Canadienne
Un caribou au Nunavut
Un caribou au Nunavut  Photo :  La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard ne s'est pas laissé démonter, vendredi, par l'absence d'ouverture du territoire du Nunavut face à ses demandes d'élargissement des frontières maritimes du nord du Québec.
M. Couillard a affirmé qu'il reviendra à la charge auprès de son voisin nordique, le premier ministre Peter Taptuna, afin de faire valoir ses arguments.
Selon le premier ministre québécois, il est incompréhensible que le Québec soit la seule province dont la frontière s'arrête à la rive, ce qui l'empêche notamment d'exercer sa juridiction sur les baies James, Hudson et d'Ungava.
Adoptant un ton conciliant, M. Couillard a même déclaré qu'il ne veut rien enlever au territoire du Nunavut, dont la juridiction commence là où s'arrêtent les rives québécoises nordiques.
Le gouvernement du Québec soutient que ces restrictions de son territoire limitent le développement de projets économiques comme le Plan Nord et la Stratégie maritime.
Une porte-parole de M. Taptuna a récemment déclaré que le Nunavut ne voyait aucune raison de renégocier les frontières avec le Québec, une opération qui nécessiterait la participation du gouvernement fédéral afin de parvenir à un amendement constitutionnel.
Alors qu'il concluait à Chicago une mission économique de deux jours, où il a présenté à de nombreux auditoires son projet de Stratégie maritime, M. Couillard a répété que cet enjeu est « important et urgent. »
« C'est quelque chose qui doit être regardé avec le fédéral et le Nunavut parce que c'est tripartite, cette question-là, a-t-il dit. Ce qu'on dit nous, c'est que c'est surprenant et difficilement compréhensible que le Québec soit la seule province dont les frontières s'arrêtent aux eaux basses et on voudrait remédier à cette situation, sans rien enlever au Nunavut. »
M. Couillard a déclaré qu'il a également l'intention d'aborder cette question avec le premier ministre désigné Justin Trudeau. « Quand je vais rencontrer M. Trudeau, c'est un des éléments sur lesquels on va avoir une discussion et on veut discuter amicalement de cette question avec nos voisins et amis du Nunavut, a-t-il dit. Il ne s'agit pas de leur enlever quoi que ce soit, mais il s'agit de donner la prérogative que d'autres provinces et territoires ont. »
Vendredi, M. Couillard a amorcé sa journée en prononçant un discours devant des gens du milieu des affaires intéressés par la stratégie maritime du Québec, un projet d'investissement de 9 milliards de dollars en 15 ans, dont l'objectif est notamment de donner un accès direct aux ressources du Nord québécois.
Le premier ministre a ensuite annoncé une entente avec une entreprise de vente au détail dans le secteur alimentaire.
L'opération vise à faire découvrir à Roundy's, dont le siège social est au Wisconsin, les produits québécois dans le but que l'entreprise les distribue dans ses magasins d'alimentation spécialisés dans la région de Chicago.
Les acheteurs de l'entreprise se rendront notamment au Québec en avril et mai 2016 pour découvrir la production agroalimentaire. Ils iront notamment en Gaspésie, sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine pour faire une tournée de prospection pour les produits de la mer.

Un avion russe s'écrase en Égypte avec 224 personnes à bord

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Publication: 

RUSSIAN AIRPLANE
LE CAIRE - Les 224 passagers et membres d'équipage qui se trouvaient dans un avion de ligne russe qui s'est écrasé samedi dans la péninsule du Sinaï, en Égypte, ont péri.
Des représentants militaires et de la sécurité égyptiens ont indiqué qu'il n'y avait aucun survivant.
Les équipes de recherches et de secours ont découvert les débris de l'appareil dans la région montagneuse d'Hassana, au sud de la ville d'el-Arish, un secteur où les forces égyptiennes combattent des militants islamiques.
La cause de l'écrasement est inconnue pour l'instant. Mais selon un représentant de l'aviation égyptienne, le pilote de l'avion avait signalé des problèmes techniques, avant de perdre contact avec les controleurs aériens. Il aurait manifesté l'intention de se poser à l'aéroport le plus près.
L'appareil, un Airbus, avait décollé à 5h51 samedi matin, heure locale, de la station touristique Charm-el-Cheikh. Il est disparu des radars 23 minutes plus tard. L'avion, qui transportait des touristes russes, se dirigeait vers Saint-Pétersbourg, en Russie.
A Moscou, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu'il dépêchait une équipe d'enquêteurs en Égypte. Le Kremlin a par ailleurs décrété un jour national de deuil, dimanche.

vendredi, octobre 30, 2015

Laval: un avocat avoue avoir gardé 2 millions dans un entrepôt

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Publié le 30 octobre 2015 à 06h42 | Mis à jour à 06h42
Pierre Lambert a été arrêté dans le cadre... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Pierre Lambert a été arrêté dans le cadre de l'opération Honorer, en mai 2013, avant d'admettre à la commission Charbonneau avoir géré la caisse occulte du parti PRO des Lavallois de 2006 à 2012 ou 2013.

Un coaccusé de l'ex-maire Gilles Vaillancourt vient d'avouer avoir gardé « environ 2 millions de dollars » en argent comptant dans un mini-entrepôt pendant plusieurs années pour le PRO des Lavallois.
Pierre Lambert a reconnu qu'il « savait ou devait savoir qu'il posait ainsi un acte illégal ».
L'avocat, qui pratiquait jusqu'à son arrestation chez Dunton Rainville, a comparu le mois dernier lors d'une audience à huis clos du conseil de discipline du Barreau du Québec.
Pierre Lambert a plaidé coupable à une plainte lui reprochant d'avoir violé son code de déontologie en participant au financement occulte du PRO.
Me Lambert a « posé des actes dérogatoires à l'honneur et à la dignité de la profession d'avocat » en acceptant, puis en conservant la caisse occulte du parti, selon l'accusation disciplinaire.
L'avocat avait obtenu que sa comparution se déroule derrière des portes closes, parce que « le droit du professionnel à un procès juste et équitable et à une défense pleine et entière doit primer sur la publicité des débats ».
Le 17 septembre dernier, son propre avocat a d'abord tenté d'étendre le secret à la reconnaissance de culpabilité, avant d'accepter le contraire. L'ensemble de la preuve, lui, reste totalement secret, protégé par plusieurs ordonnances.
Joint au téléphone, Pierre Lambert n'a pas voulu commenter son dossier. « Ça peut me causer un préjudice dans mon autre dossier. Donc je n'ai pas à vous informer ou à discuter de quoi que ce soit. Je suis désolé, mais c'est ça. »
Son avocat, Tristan Desjardins, n'a pas rappelé La Presse.
720 000 $ REMIS
Pierre Lambert a été arrêté dans le cadre de l'opération Honorer, en mai 2013, avant d'admettre à la commission Charbonneau avoir géré la caisse occulte du parti PRO des Lavallois de 2006 à 2012 ou 2013. Il avait d'ailleurs remis 720 000 $ aux autorités, expliquant qu'il s'agissait du montant restant dans la cagnotte au moment où tout s'est écroulé.
Devant la juge France Charbonneau, MLambert a expliqué avoir rapidement compris que les fonds qu'il amassait étaient illégaux, même si ce n'était « pas clair » dans le discours du notaire Jean Gauthier, un proche du maire Vaillancourt.
De son propre aveu, il cachait l'argent dans une boîte de carton qu'il laissait dans un entrepôt loué pour entreposer du mobilier et des archives.
Me Lambert sera de retour devant le conseil de discipline du Barreau le 11 novembre prochain pour des observations sur la peine

Ottawa n'est pas dans les plans de la prochaine campagne référendaire

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 Mise à jour le jeudi 29 octobre 2015 à 19 h 03 HAE  La Presse Canadienne
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Il ne faut pas s'attendre à voir Pierre Karl Péladeau négocier au préalable avec Ottawa les conditions entourant la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec, s'il devient premier ministre en 2018.
En entrevue à La Presse Canadienne jeudi, le chef du Parti québécois a dit qu'il ne fallait pas se faire d'illusion sur la volonté du gouvernement fédéral de s'asseoir avec un éventuel gouvernement péquiste pour fixer ensemble le cadre d'une consultation populaire sur le statut du Québec, un peu sur le modèle écossais l'an dernier.
Il n'y a pas de discussion possible avec Ottawa sur cette question, comme il n'y en a pas sur une réforme de la Constitution canadienne, a fait valoir M. Péladeau, qui s'est imposé un marathon d'entrevues jeudi, à l'occasion du vingtième anniversaire du référendum perdu d'octobre 1995.
« C'est plutôt illusoire de penser » qu'Ottawa serait prêt à négocier avec Québec ce type de consultation, selon lui.
« J'ai peu d'espoir que ça puisse se réaliser », même s'il reconnaît qu'une entente préalable avec Ottawa serait « souhaitable », dans un monde idéal.
Si le PQ prend le pouvoir et décide de consulter la population sur son avenir, plusieurs points seront à définir : la question à poser, la date du référendum, le financement de la campagne référendaire, le processus et les termes d'une négociation Québec-Ottawa en cas de victoire du oui, notamment.
En Écosse, Édimbourg et Londres ont mis des mois à négocier le cadre du référendum tenu en septembre 2014 ainsi que la marche à suivre si les souverainistes l'emportaient, ce qui ne fut pas le cas.
Question claire et brève
Chose certaine, contrairement à la question-fleuve posée en 1995 aux Québécois, la prochaine question référendaire devra être claire et brève, semblable à celle posée aux Écossais, promet M. Péladeau.
Cela pourrait donc ressembler à ceci : « Le Québec devrait-il être un pays indépendant? »
Lors d'un éventuel troisième référendum, l'argumentaire qui saura convaincre les Québécois de voter oui sera essentiellement économique, prévoit-il. L'enrichissement, individuel et collectif, procuré grâce à la souveraineté, sera la principale corde sensible qu'on fera vibrer pour inciter une majorité de Québécois à se donner un pays.
Les Québécois doivent avoir « les outils, les moyens, les compétences, pour s'enrichir encore davantage », soutient M. Péladeau, pressé de voir le Québec « participer au concert des nations ».
Il a réaffirmé son refus de tenir une élection référendaire. Le processus d'accession à la souveraineté est une chose trop importante pour que sa légitimité puisse être mise en doute, fait-il valoir. Il faudra donc s'assurer « qu'il n'y ait pas de doute, pas d'interrogation, sur la volonté des Québécois de s'engager dans cette direction ».
En ce sens, « une consultation populaire est incontournable ».
Au Parti québécois, le scénario d'une élection référendaire refait surface périodiquement, avant d'être rejeté chaque fois par le chef en place.
« Je ne me tiens pas avec des astrologues »
Candidement, M. Péladeau avoue n'avoir jamais songé aux conséquences pour les Québécois d'un troisième non à un référendum, le cas échéant. Interrogé à ce propos, M. Péladeau a paru surpris par la question et a d'abord répondu par une boutade, en disant : « Je ne me tiens pas avec des astrologues ».
La question suivante l'invitait à préciser sa pensée : « Les conséquences d'un troisième non, c'est sûr que vous pensez à ça, les conséquences d'un échec pour le peuple québécois, ce serait quoi? »
« J'avoue que j'ai pas pensé à ça », a laissé tomber M. Péladeau. Il dit se concentrer sur l'objectif de faire du Québec un pays et écarter d'emblée la possibilité d'un échec.
Le chef souverainiste reconnaît que les choses ont bien changé depuis le référendum de 1980 et celui de 1995, et qu'il faut ajuster le discours.
« C'est indéniable qu'il y avait ce sentiment d'aliénation » culturelle et économique vécu par les Québécois francophones dans le passé, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Cérémonie du 29 octobre 2015 à Québec à l'occasion du 28e anniversaire de la mort de l'ancien premier ministre René Lévesque.
Cérémonie du 29 octobre 2015 à Québec à l'occasion du 28e anniversaire de la mort de
 l'ancien premier ministre René Lévesque.
 Photo :  PC/Jacques Boissinot

La convergence des forces souverainistes, mais sans Québec solidaire
Plus tôt, M. Péladeau avait participé à une activité de presse devant annoncer le « rassemblement » des forces souverainistes.
Quelques organismes y ont participé (le Mouvement national des Québécois, la Société Saint-Jean-Baptiste et Organisations unies pour l'indépendance), des partis politiques (le Bloc québécois et Option nationale), mais il manquait Québec solidaire, qui a décidé de bouder l'événement.
Le rassemblement avait pour but d'annoncer la vente d'une version actualisée des affiches du camp du oui en 1995, à 20 $ pièce, pour financer la promotion de l'option souverainiste.
En entrevue sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, jeudi midi, Pierre Karl Péladeau a expliqué les résultats du Bloc québécois lors des récentes élections fédérales par le désir qu'ont eu les Québécois de « congédier les conservateurs et Stephen Harper ». Pierre Karl Péladeau refuse d'y voir un essoufflement des forces souverainistes, insistant pour dire qu'il s'agissait d'une « élection fédérale » dans laquelle il y a eu « une concurrence plus solide entre le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral du Canada ».

« Nous avons fait élire 10 députés [du Bloc québécois], a affirmé M. Péladeau. On ne peut pas nier qu'au niveau du vote absolu, ce sont des chiffres relativement importants. Mais il y avait une dynamique qui était toute autre durant cette élection-ci et elle ne portait aucunement sur la souveraineté. »

Par ailleurs, Pierre Karl Péladeau se réjouit du fait que le mois prochain, le conseil national du PQ va discuter, à Sherbrooke, de sa stratégie en vue de l'indépendance. « Que les militants souhaitent parler d'indépendance est une très bonne chose, a-t-il dit. Je m'en réjouis. »

jeudi, octobre 29, 2015

Dénonciatrice coupable de voies de fait

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Une autochtone qui a témoigné à l’émission Enquête s’en est déjà prise par deux fois à des policiers


Bianca Moushoom est en prison depuis le 6 octobre pour avoir frappé un policier qui tentait de la protéger alors qu’elle était intoxiquée.

DAVID PRINCE
MISE à JOUR 
Bianca Moushoom est en prison depuis le 6 octobre pour avoir frappé un policier qui tentait de la protéger alors qu’elle était intoxiquée.   VAL-D’OR | Une des autochtones qui a témoigné dans l’émission Enquête a été rabrouée par une juge au début du mois parce qu’elle s’en était prise à des policiers qui tentaient de la protéger.
Le Journal a aussi appris que Bianca Moushoom n’a jamais porté plainte à la police pour les agressions sexuelles qu’elle dit avoir subies.
Son témoignage et ceux de deux autres femmes autochtones ont soulevé l’indignation au Québec.
La jeune femme de 26 ans avait plaidé coupable à des accusations de voies de fait contre un policier et entrave au travail d’agents de la paix le 6 octobre devant la juge Renée Lemoyne.
«Les policiers sont intervenus au départ pour votre protection. Votre réaction est nettement démesurée. Vous vous en prenez à des policiers qui ne font que leur travail», avait dit la juge Lemoyne, avant de la condamner à 45 jours de prison.
Il s’agissait de la deuxième fois que Bianca Moushoom était condamnée à une peine de prison pour des gestes de violence contre des agents de la Sûreté du Québec. Elle s’était alors engagée à ne plus les molester.
Celle-ci a affirmé à Enquête, l’émission de journalisme d’investigation diffusée à Radio-Canada, avoir fait des fellations à sept policiers de Val-d’Or. Elle a aussi allégué que les policiers lui donnaient 200 $ chacun, 100 $ pour le service et 100 $ pour qu’elle se taise.
Elle a aussi soutenu que les policiers avaient de la bière dans leur coffre de voiture et que parfois ils la payaient en cocaïne.
Intoxiquée
Le 21 septembre 2014, Mme Moushoom était fortement intoxiquée par l’alcool et se battait devant un bar de la 3e Avenue à Val-d’Or lorsque les policiers sont intervenus. Elle s’est débattue fortement au point où les policiers l’ont échappée à deux reprises.
Elle a tenté de mordre un des agents. Une fois assise dans l’autopatrouille, elle a asséné un coup de pied à l’un des patrouilleurs.
Rendue au poste où on l’amenait pour qu’elle dégrise, Mme Moushoom était en crise et se frappait violemment la tête contre le sol. Elle a été transportée à l’hôpital où l’on a dû utiliser une camisole de force pour la contenir.
Crise
Les allégations de l’émission Enquête ont causé une crise qui a mené vendredi à la suspension de huit policiers qui font l’objet d’une enquête pour abus de pouvoir.
Le Journal a appris que Mme Moushoom ne fait pas partie des autochtones qui ont porté plainte. Ses allégations d’agressions sexuelles ne sont donc pas prises en compte par le SPVM, qui a été mandaté pour enquêter sur les policiers de Val-d’Or.