Discours au Congrès: Trump lance un message d'unité aux Américains

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Publié le 28 février 2017 à 07h00 | Mis à jour à 21h39
Le président américain Donald Trump... (Photo Jim Lo Scalzo, REUTERS)
Le président américain Donald Trump
PHOTO JIM LO SCALZO, REUTERS
Associated Press
Washington
Dans son premier discours devant le Congrès, le président Donald Trump a fait un appel à l'unité auprès des Américains, soulignant que s'ils sont divisés en politique, ils sont «unis» dans leur condamnation de crimes haineux, dont plusieurs sont survenus dans les dernières semaines.
Dans les premières minutes de son allocution, le nouveau président républicain a condamné les récentes attaques haineuses contre des établissements juifs, rappelant aussi le crime apparemment haineux survenu contre deux Indiens au Kansas.
Donald Trump a été chaleureusement applaudi lors de son arrivée dans la chambre des représentants, au Capitole, mardi soir.
Ce discours était très attendu de la part des élus républicains, qui voulaient entendre les plans précis du président sur la refonte de la loi sur les soins de santé et sur la réforme des impôts.
Plus de détails à venir...

Tollé après une photo de la conseillère de Trump à genoux sur un sofa

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Publié le 28 février 2017 à 06h35 | Mis à jour à 10h50
Sur cette photo prise par un photographe de... (Photo Brendan Smialowski, Agence France-Presse)
Sur cette photo prise par un photographe de l'AFP, Kellyanne Conway est agenouillée avec désinvolture sur le sofa, gardant ses chaussures
PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AGENCE FRANCE-PRESSE
MAGGY DONALDSON
Agence France-Presse
Washington
Une photo de la proche conseillère du président américain, Kellyanne Conway, agenouillée sur un canapé dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux mais aussi des accusations de sexisme.
Kellyanne Conway... (Photo Brendan Smialowski, AFP) - image 1.0
Kellyanne Conway
PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AFP
Sur ce cliché capturé notamment par un photographe de l'AFP, Kellyane Conway est agenouillée avec désinvolture sur le sofa, avec ses chaussures, au moment où le président prend la pose avec des dirigeants de collèges et d'universités dans le Bureau ovale, lieu sacro-saint aux États-Unis.
Sur Twitter, beaucoup se sont déchaînés contre le «manque de respect» montré selon eux par la conseillère du président Donald Trump.
«Conway qui garde ses chaussures sur le canapé du Bureau ovale - c'est en phase avec le niveau général de manque de respect dont l'équipe Trump a fait preuve», écrit Kaivan Shroff, étudiant à Yale, dans un tweet.
Conway with her shoes on the couch in Oval Office - consistent with general level of disrespect Trump team has shown pic.twitter.com/r8mMki0Yyb

«Les éducateurs afro-américains les plus respectés du pays sont rassemblés à la Maison-Blanche, et Kellyanne Conway n'est même pas capable de leur montrer la courtoisie la plus élémentaire», affirme une autre commentatrice, Rachel Vorona Cote, sur le site féminin Jezebel.
Mardi, le tweet AFP de la photo avait été retweeté plus de 2100 fois et Mme Conway n'avait pas toujours pas réagi.
Pour l'éditorialiste du Wall Street Journal, Bret Stephens, sur Twitter, si les anciennes conseillères du président Barack Obama «s'étaient assises comme ça dans le Bureau ovale, les conservateurs auraient hurlé pendant des semaines».
Il ne rappelle toutefois pas que Barack Obama avait été critiqué pour avoir adopté un style vestimentaire plus décontracté à la Maison-Blanche, et avait surtout reçu une volée de bois vert après s'être laissé prendre en photo les pieds sur son bureau pendant qu'il parlait à ses conseillers dans le Bureau ovale.
Une pose nonchalante également adoptée par certains de ses prédécesseurs, comme George W. Bush et Gerald Ford, rappelait le site américain de vérification des informations Snopes.
De quoi pousser d'autres internautes à détecter un relent de sexisme dans le commentaire réprimandant Kellyanne Conway pour s'être agenouillée en jupe.
Connue pour son grand aplomb, la fidèle conseillère de Donald Trump n'en est pas à sa première polémique.
Le Bureau d'éthique du gouvernement américain a ainsi jugé qu'elle avait «violé» les règles et que l'exécutif devrait «songer à prendre une mesure disciplinaire contre elle» après qu'elle a appelé dans une interview à acheter les produits de la ligne de vêtements et d'accessoires de la fille du président, Ivanka Trump.
Kellyanne Conway, qui a remis au goût du jour la notion de «faits alternatifs», a également été critiquée pour s'être référée début février à un massacre qui n'a jamais eu lieu aux États-Unis, dans une tentative de défendre le décret anti-immigration de Donald Trump.

Lourdes peines de prison pour des Américains blancs ayant terrorisé des Noirs

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Publié le 28 février 2017 à 11h11 | Mis à jour à 11h11
Kayla Norton (à sa sortie du tribunal lundi,... (Photo Henry P. Taylor/Atlanta Journal-Constitution via AP)
Kayla Norton (à sa sortie du tribunal lundi, sur la photo) et Jose Torres étaient à bord d'un pick-up hérissé de drapeaux confédérés lorsqu'ils ont injurié et menacé une famille noire rassemblée pour l'anniversaire d'un enfant.
PHOTO HENRY P. TAYLOR/ATLANTA JOURNAL-CONSTITUTION VIA AP
Agence France-Presse
WASHINGTON
Un tribunal de l'État américain de Géorgie a condamné lundi à de lourdes peines de prison un homme et une femme qui avaient proféré des injures racistes et menacé de mort une famille noire rassemblée pour l'anniversaire d'un enfant.
Jose Torres, 26 ans.... (Photo District Attorney's Office Douglas Judicial Circuit/ via REUTERS) - image 1.0
Jose Torres, 26 ans.
PHOTO DISTRICT ATTORNEY'S OFFICE DOUGLAS JUDICIAL CIRCUIT/ VIA REUTERS
Kayla Norton, 25 ans.... (Photo District Attorney's Office Douglas Judicial Circuit/ via REUTERS) - image 1.1
Kayla Norton, 25 ans.
PHOTO DISTRICT ATTORNEY'S OFFICE DOUGLAS JUDICIAL CIRCUIT/ VIA REUTERS
Jose Torres et Kayla Norton faisaient partie d'un groupe qui avait organisé un défilé à bord de plusieurs pick-up hérissés de drapeaux des Confédérés, un symbole aujourd'hui considéré raciste par beaucoup d'Américains.
Après avoir harcelé des automobilistes noirs, le convoi s'était arrêté devant le domicile d'une famille noire de Douglasville en train de célébrer l'anniversaire d'un enfant de 8 ans.
L'un des membres du groupe auto-baptisé «Respect pour le drapeau» avait alors brandi un fusil à pompe, tandis que d'autres avaient injurié et menacé de tuer les personnes rassemblées.
Pour ces faits remontant à juillet 2015, Jose Torres a écopé d'une sentence de 20 ans de prison, dont il devra passer les deux tiers derrière les barreaux. Kayla Norton a elle été condamnée à purger 6 ans d'une peine de 15 années de réclusion.
Cette affaire n'a rien à voir avec la liberté de brandir un drapeau, protégée par le Premier amendement de la Constitution américaine, a tenu à souligner Brian Fortner, le procureur du comté de Douglas.
«Au contraire, ce dossier concerne un groupe de gens qui ont sillonné notre voisinage en buvant de l'alcool, en harcelant et en intimidant nos citoyens en raison de la couleur de leur peau», a-t-il écrit dans un communiqué.
«Ils ont proféré des injures racistes et menacé de tuer les convives. Ils ont même menacé de tuer un enfant», a-t-il rappelé.
Cette affaire illustre le racisme tenace qui continue d'imprégner certaines régions qui firent partie de la Confédération sudiste qui défendait l'esclavage des Noirs.
Le verdict concernant M. Torres et Mme Norton est tombé moins de deux mois après la condamnation à mort en Caroline du Sud de Dylann Roof. Ce jeune homme convaincu de la suprématie de la race blanche avait abattu en 2015 neuf paroissiens noirs dans une église.

La Maison-Blanche condamne l'attaque «raciste» contre deux ressortissants indiens

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Publié le 28 février 2017 à 15h47 | Mis à jour à 16h33
La mort de Srinivas Kuchibhotla, au Kansas, serait due à... (Photo Mahesh Kumar A., AP)
La mort de Srinivas Kuchibhotla, au Kansas, serait due à un acte racisme.
PHOTO MAHESH KUMAR A., AP
Agence France-Presse
Washington
La Maison-Blanche a condamné mardi l'attaque «motivée par une haine raciste» contre deux ressortissants indiens la semaine passée dans le Kansas, à l'issue de laquelle une des victimes était décédée et l'autre avait été blessée, un fait divers qui avait créé l'émoi jusqu'en Inde.
Après des critiques soulignant que Donald Trump n'avait pas condamné cette attaque, perpétrée par un homme blanc qui aurait crié «Sortez de mon pays» au moment de tirer sur ses victimes, une porte-parole de l'exécutif américain a dit que M. Trump pourrait revenir sur ce fait divers lors de son discours devant le Congrès mardi soir, et qu'il condamnait la violence.
L'attaque a lieu mercredi dans un bar de la banlieue de Kansas City. Le tireur présumé, Adam W. Purinton, âgé de 51 ans a tiré sur deux ingénieurs indiens et tué Srinivas Kuchibhotla, 32 ans.
Il a ensuite trouvé refuge dans un autre restaurant a proximité où il s'était vanté d'avoir tué «deux Iraniens», selon des propos d'une serveuse rapportés par plusieurs médias locaux, avant d'être appréhendé par la police.
Cette attaque est survenue dans un contexte tendu aux Etats-Unis, qui ont connu une augmentation des délits racistes et antisémites ces derniers mois.
Le journal Times of India a écrit dans un éditorial que le meurtre avait choqué la communauté indienne aux Etats-Unis et pressé Donald Trump «de dire clairement qu'une telle haine n'est pas acceptable en Amérique».

Donald Trump défendra «l'Amérique d'abord» au Congrès

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Publié le 28 février 2017 à 07h00 | Mis à jour à 17h59
Donald Trump... (Photo Alex Brandon, archives Associated Press)
Donald Trump
PHOTO ALEX BRANDON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
JEROME CARTILLIERIVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington
Donald Trump défendra mardi soir sa politique de «l'Amérique d'abord» lors de son premier discours au Congrès, occasion solennelle de redonner une cohérence à son action après un premier mois chaotique au pouvoir.
Peu après 21 h, le 45e président des États-Unis entrera selon un cérémonial rodé dans l'hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole, où siégeront également sénateurs, ministres et plusieurs juges de la Cour suprême.
L'objectif est de convaincre les Américains de la pertinence de ses orientations, notamment l'augmentation du budget militaire et la lutte contre l'immigration clandestine, alors que le pays reste politiquement divisé.
La cote de popularité du milliardaire républicain est historiquement basse, avec 44% d'opinions favorables en moyenne, contre 62% au même moment pour Barack Obama en 2009, selon Real Clear Politics.
Le nouveau locataire de la Maison-Blanche est également attendu sur la santé et l'économie. «L'Amérique d'abord», selon lui, passe par une relance de l'industrie, une renégociation des accords commerciaux, et une remise à niveau des infrastructures.
Le discours sert aussi de prélude à la bataille pour le budget 2018 qui s'ouvre dans un Congrès contrôlé par ses alliés républicains.
«Ce budget sera un budget de sécurité publique et de sécurité nationale», a annoncé lundi Donald Trump, qui veut parallèlement couper les crédits des autres ministères, notamment l'aide étrangère et l'environnement.
Le président américain compte sur une croissance économique plus forte pour financer la remilitarisation.
«Nous sommes probablement à un peu plus de 1%, si je peux faire passer ce chiffre à 3% voire plus, ce sera une toute autre histoire», a-t-il déclaré mardi sur Fox News.
Afin d'illustrer sa ligne dure contre l'immigration clandestine, le président a invité deux veuves de policiers californiens tués en 2014 par un clandestin. À l'inverse, des élus démocrates ont convié Hameed Darweesh, un Irakien qui avait été arrêté à l'aéroport JFK de New York lors de la mise en place du décret migratoire fin janvier, depuis suspendu par la justice.
Les démocrates présents
Les républicains, pour la première fois depuis 2006, contrôlent à la fois la Maison-Blanche et le Congrès, et leur feuille de route est remplie, avec des réformes de la santé et des impôts en 2017.
«C'est un moment qui n'arrive qu'une fois toutes les générations», s'est félicité Paul Ryan mardi. «Nous avons enfin l'occasion de régler tous les grands problèmes du pays».
Mais la majorité et le président ne voient pas tout du même oeil, particulièrement sur la santé.
Donald Trump et les républicains ont promis d'abroger la réforme emblématique de la présidence Obama, «Obamacare», qui a permis à plus de 20 millions d'Américains de souscrire à une couverture maladie. Mais par quoi la remplacer ?
Un projet de loi qui circulait la semaine dernière a été enterré, faute de consensus entre les conservateurs partisans d'un désengagement public et les pragmatiques qui hésitent à démanteler un système qui a, malgré ses défauts, aidé des millions de leurs électeurs.
Sur le budget, des républicains s'inquiètent de la réticence de Donald Trump à s'attaquer à la protection sociale, qui engloutit deux tiers des dépenses fédérales. D'autres comme le sénateur John McCain jugent la hausse prévue des dépenses militaires trop timide...
Et déjà, la requête de couper les crédits de la diplomatie et de l'aide internationale de plus d'un tiers a reçu une fin de non-recevoir de plusieurs responsables républicains.
«L'aide étrangère n'est pas de la charité», a déclaré le sénateur républicain Marco Rubio; elle «est cruciale pour notre sécurité nationale». «Ce serait un désastre», a dit son collègue Lindsey Graham.
L'affaire russe menace également de briser le bloc majoritaire. Des élus réclament des enquêtes plus vigoureuses que celles en cours sur d'éventuels contacts entre des proches de M. Trump et des responsables russes durant la campagne électorale.
L'opposition démocrate, dont beaucoup de membres avaient boycotté l'investiture de Donald Trump le 20 janvier, assistera cette fois au discours dans son immense majorité, mais au moins une élue, Maxine Waters, ne viendra pas. Un autre, Eliot Engel, a annoncé qu'il n'essaierait pas de serrer la main du président, pour la première fois en 29 ans.

Juristes: la loi spéciale est adoptée

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Publié le 28 février 2017 à 10h43 | Mis à jour à 14h58
La loi spéciale a été adoptée à 52... (Photo Jacques Boissinot, PC)
La loi spéciale a été adoptée à 52 voix contre 38, les trois partis d'opposition ayant voté contre.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après une grève de quatre mois, les 1100 juristes de l'État rentreront au travail de force mercredi. La loi spéciale du gouvernement Couillard a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale.
La majorité parlementaire libérale a permis de faire passer la loi (52 voix contre 38). Les députés de l'opposition ont voté contre.
La loi spéciale prévoit une nouvelle ronde de négociations et le recours éventuel à un médiateur. Les parties ont maintenant un maximum de 105 jours pour s'entendre.
En cas d'échec des pourparlers, les avocats et les notaires se verront imposer des hausses salariales inférieures à la dernière offre du gouvernement et à celles accordées au reste de la fonction publique: 6,75% en cinq ans au lieu de 9,15%.
Le syndicat Les avocats et notaires du gouvernement du Québec (LANEQ) entend contester cette «odieuse» loi spéciale devant les tribunaux.
Le gouvernement espère néanmoins une reprise du travail sans accrochage. «Je ne sais pas s'ils sont vraiment en colère, mais je peux comprendre qu'ils sont en désaccord avec les opinions exprimées, a affirmé le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau. Je veux simplement leur dire que ces opinions ont été exprimées de façon respectueuse et que je souhaite que leur entrée au travail se fasse de la façon la plus harmonieuse.»
Il se dit prêt à créer un groupe de travail visant à étudier la principale revendication de LANEQ, un changement au régime de négociation des juristes, même s'il est en désaccord avec la position syndicale. Les juristes réclament la création d'un comité indépendant visant à déterminer leurs conditions de travail, comme c'est le cas pour les procureurs de la Couronne. Le gouvernement considère qu'il y a une «différence fondamentale» entre le statut professionnel de des procureurs et celui des avocats du gouvernement.
L'opposition a condamné le recours à la loi spéciale et a salué la bataille menée par les juristes. «Je vous implore de rentrer au travail la tête haute», a lancé la députée péquiste Nicole Léger à l'intention des avocats et des notaires qui se trouvaient dans les tribunes du Salon bleu quelques minutes avant le vote. «Je sais que le lien de confiance est ébranlé, brisé même, mais nous avons confiance dans votre sens de l'État.»
En conférence de presse, elle a déclaré qu'un gouvernement péquiste accorderait aux juristes un comité indépendant sur leur rémunération, comme celui qui existe pour les procureurs de la Couronne. La Coalition avenir Québec a pris le même engagement.
Le gouvernement a tout fait pour «décrédibiliser» les juristes, alors «quel va être le climat de travail» mercredi? s'est demandé l'élu caquiste Simon Jolin-Barrette, laissant entendre que ce climat pourrait être hostile.
Les débats sur la loi se sont déroulés sous le bâillon, c'est-à-dire en vertu d'une procédure exceptionnelle qui écourte leur durée normale à l'Assemblée nationale. La loi spéciale a été déposée vers 18h lundi pour être adoptée à 14h mardi.
Il s'agit du cinquième bâillon du gouvernement Couillard, mais du premier en ce qui concerne des conditions de travail. Les quatre autres touchaient des projets de loi: sur le discours budgétaire de 2015, la réorganisation du réseau de la santé, Uber et les hydrocarbures.
La grève des juristes est la plus longue à être survenue dans le secteur public de l'histoire du Canada.

Des manifestants accueillent les fils de Trump à Vancouver

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Publié le 28 février 2017 à 14h30 | Mis à jour à 14h30
Des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer l'ouverture... (Photo David Ryder, Reuters)
Des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer l'ouverture officielle de la tour Trump à Vancouver, mardi.
PHOTO DAVID RYDER, REUTERS
GEORDON OMAND
La Presse Canadienne
Vancouver
Des dizaines de policiers et de gardes de sécurité entouraient la tour Trump à Vancouver, mardi, alors que des manifestants étaient rassemblés pour dénoncer l'ouverture officielle de l'édifice à laquelle assistent deux des fils du président américain.
Cet endroit est devenu le théâtre de nombreuses manifestations contre Donald Trump.
Le complexe hôtelier et de condos - d'une valeur de 360 millions $ - a connu un lancement qui a fait beaucoup moins de bruit le mois dernier. Mardi, toutefois, Donald Trump Jr. et Eric Trump étaient présents pour la grande ouverture de cet immeuble de 69 étages conçu par le regretté architecte canadien Arthur Erickson.
Le Trump International Hotel and Tower a été construit par le président et directeur général du groupe Holborn, Joo Kim Tiah, qui est le fils d'un des hommes les plus riches de Malaisie.
La Trump Organization ne possède pas la tour Trump de Vancouver, mais détient un brevet sur la marque de commerce et le marketing qui y est associé. C'est l'organisation Trump Hotel Collection qui gère l'hôtel de 147 chambres.
L'un des manifestants présents mardi en face de l'imposant complexe immobilier, George de Young, ne mâchait pas ses mots pour critiquer Donald Trump.
«Trump est très effrayant», a dit l'homme en secouant la tête. «Je n'aime pas toute marque d'acceptation de ce que Trump représente.»
Un autre manifestant, Henry Ho, arborait une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Dump Trump» («Jetons Trump») et «Est-ce déjà 2020?».
«Nous n'allons pas simplement rester silencieux et laisser les choses se produire de la façon qu'elles le font», a dit l'homme de 27 ans, qui s'est décrit comme un partisan de la candidate démocrate défaite à la récente élection présidentielle, Hillary Clinton.
Une pétition qui presse le groupe Holborn de laisser tomber l'appellation «Trump» pour la tour a recueilli 56 000 signatures. Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est de ceux qui réclament l'abandon du nom du président américain.

Denis Coderre au repos forcé pour une semaine

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Publié le 28 février 2017 à 17h09 | Mis à jour à 17h23
Le maire de Montréal, Denis Coderre.... (Photo André Pichette, La Presse)
Le maire de Montréal, Denis Coderre.
PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE
Atteint d'une infection à la prostate, le maire de Montréal Denis Coderre devra prendre une semaine de congé, a-t-il annoncé «par transparence», en fin d'après-midi sur les réseaux sociaux. Le maire souffre d'une «importante infection urinaire» et d'une prostatite aiguë. Il s'absentera ainsi jusqu'au 8 mars prochain.
Malgré son absence, l'élu de 54 ans assure que la Ville de Montréal continuera à opérer normalement, les membres de son comité exécutif continueront à siéger en son absence.
La Presse a vérifié auprès du cabinet du maire qui confirme son absence. La chef de Projet Montréal Valérie Plante a souhaité un «prompt rétablissement» à Denis Coderre sur Twitter.  
Une prostatite aiguë est une «infection ou une inflammation de la glande prostatique», selon la Société canadienne du cancer. Les symptômes de l'infection surviennent «soudainement» et peuvent être «très graves». Ils peuvent d'ailleurs mener à une hospitalisation. «Une prostatite n'augmente pas le risque de développer un cancer de la prostate», peut-on lire sur le site de la Société.
- Avec Pierre-André Normandin

Les médecins ont découvert que je faisais une prostatite aiguë et une importante infection urinaire. Serai au repos jusqu'au 8mars prochain

Par transparence je trouvais adéquat de vous en faire part. Désolé pour les inconvénients mais mon équipe du conseil exécutif sera présent

Leitão se veut «réaliste» sur la hausse des transferts en santé

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Publié le 28 février 2017 à 13h11 | Mis à jour à 13h11
Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão.... (Photo Jacques Boissinot, PC)
Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC
Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Le ministre des Finances, Carlos Leitão, a laissé entendre mardi qu'il entretient peu d'espoir de voir Ottawa bonifier les transferts en santé aux provinces comme le réclame son gouvernement.
M. Leitão a pris acte de l'effritement du front commun des provinces au cours des dernières semaines, à mesure que différentes capitales concluaient des ententes avec le fédéral.
La Colombie-Britannique est la dernière à avoir conclu un accord il y a 10 jours. M. Leitão a dit s'attendre à ce que l'Alberta lui emboîte le pas prochainement.
Il se veut «réaliste» quand aux sommes que recevra éventuellement le Québec.
«Nous sommes réalistes aussi puisque la Colombie-Britannique surtout a déjà conclu un accord bilatéral, a convenu M. Leitão. On comprend aussi que l'Alberta va peut-être le faire bientôt. Alors on est réalistes. Mais les deux provinces centrales demeurent unies.»
Victoria a accepté une hausse du transfert en santé de 3% par année, à laquelle s'ajoute une enveloppe de 1,4 milliard sur 10 ans pour des «fonds dédiés».
Le Québec, l'Ontario, l'Alberta et le Manitoba sont désormais les seules à ne pas avoir conclu d'accord avec le gouvernement Trudeau. Elles réclament une hausse de 5,2% des transferts fédéraux.
M. Leitão en est à planifier son budget. Il a affirmé ne pas tabler sur une telle hausse des transferts, bien qu'il s'attende à ce que le Québec obtienne «au moins» autant que les autres provinces.

Crise au SPVM: une dénonciation sans suite

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Publié le 28 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione ont envoyé... (SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)
Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione ont envoyé une lettre au directeur du SPVM et au ministère de la Sécurité publique, en 2014, pour dénoncer les mêmes irrégularités qu'ils ont dévoilées à J.E.SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
DANIEL RENAUD
La Presse
Les ex-policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione, qui ont allégué certains faits troublants concernant le corps de police à l'émission J.E. la semaine dernière, ont avisé le ministère de la Sécurité publique de leurs allégations il y a trois ans.
Dans une lettre de six pages envoyée à l'ancien directeur du SPVM Marc Parent le 20 février 2014 et que La Presse a obtenue, Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione énumèrent une série d'allégations qui concernent surtout l'ex-enquêteur vedette Philippe Paul. Ils accusent un directeur adjoint du SPVM, Bernard Lamothe, de l'avoir protégé.
La lettre a été envoyée en copie conforme à Martin Prud'homme, qui était alors sous-ministre au ministère de la Sécurité publique du Québec, et au commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et patron de la division C, François Deschênes.
Confirmation de réception
Martin Prud'homme est aujourd'hui directeur de la Sûreté du Québec, qui doit maintenant piloter l'importante enquête qui débute sur les allégations des deux policiers et d'autres informations qui ont été recueillies depuis.
Selon nos informations, après avoir reçu la lettre, le ministère de la Sécurité publique aurait communiqué avec le SPVM pour lui confirmer la réception. On nous dit également que la missive de six pages serait déjà dans les cartons des enquêteurs de la SQ, de la GRC et des autres corps de police municipaux qui participent à l'enquête, mais qu'elle n'aurait pas d'impact significatif.
«Cette lettre fera partie des choses que les enquêteurs auront à refaire. Dans toute cette affaire, il y a des chicanes, des faits qui sont vrais, d'autres qui sont faux.» - Une source de La Presse
«Il va falloir débroussailler tout ça, mais une chose est sûre, les enquêteurs iront jusqu'au bout, ils n'ont pas le choix», a ajouté cette personne proche du dossier.
Tout y passe
Dans leur lettre, les anciens policiers Di Feo et Cacchione abordent notamment le dossier de Mario Lambert, ex-enquêteur des Crimes majeurs du SPVM reconnu coupable puis acquitté d'une accusation d'avoir frauduleusement utilisé un ordinateur du service.
Ils rappellent également la découverte d'un camion bourré d'armes et d'explosifs abandonné au centre-ville de Montréal le 24 août 2004 et pour lequel Philippe Paul et un autre enquêteur du SPVM, Pietro Poletti, un proche de Di Feo et de Cacchione, se seraient livré un bras de fer.
Les deux anciens policiers dénoncent certaines méthodes de travail, notamment sur le plan du recrutement des informateurs, et la disparition présumée d'armes, de drogue et d'argent saisis durant des frappes.
Ils font état de présumés faux rapports, qui auraient mené à des enquêtes internes, et de rapports de dénonciation qui seraient restés lettre morte. Leur longue énumération semble vouloir confirmer une rivalité évidente entre deux groupes d'enquêteurs.
«Certains officiers de direction ont muselé des témoins importants afin de protéger un enquêteur et son protecteur.» - Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione
«Aucune académie de police ne nous prépare à faire face à cette triste et dure réalité ; la police qui enquête sur la police des polices qui enquête à son tour sur la police», écrivent les ex-policiers.
Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione affirment qu'ils ont informé «une personne de confiance à la Sûreté du Québec» avant d'envoyer leur lettre, le 20 février 2014. Ils soutiennent également avoir envoyé une autre missive à Marc Parent le 14 juin 2013 «démontrant clairement [leur] épuisement face à l'inaction des Affaires internes et [leur] déception face à l'absence de crédibilité de certains membres de votre direction», ont-ils écrit.
Di Feo et Cacchione ont rencontré une première fois Marc Parent le 24 janvier 2012 pour dénoncer deux collègues. Mais le 17 juin 2013, ils ont été suspendus pour manque de loyauté et fréquentations douteuses, après que certaines de leurs conversations eurent été interceptées dans une enquête ouverte par la GRC. Ils ont conclu une entente à l'amiable, et les accusations disciplinaires ont été abandonnées.
«Je balaie du revers de la main toutes les allégations contenues dans cette lettre», a déclaré Philippe Paul à La Presse, se limitant à ce commentaire.
Il n'a pas été possible de faire réagir l'ancien directeur du SPVM Marc Parent. La Presse a voulu obtenir la réaction du directeur adjoint du SPVM Bernard Lamothe, mais la commandante Marie-Claude Dandenault, responsable des relations avec les médias, a affirmé qu'il n'y aura aucun commentaire compte tenu de l'enquête en cours.
Personne n'était en mesure de réagir hier au ministère de la Sécurité publique.
***
Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou à l'adresse postale de La Presse.

Crise au SPVM: l'ex-détective Philippe Paul poursuit le SPVM et Québecor

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Publié le 28 février 2017 à 06h47 | Mis à jour à 06h47
L'ex-sergent-détective Philippe Paul... (Photo La Presse)
L'ex-sergent-détective Philippe Paul
PHOTO LA PRESSE
L'un des retraités du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au coeur des intrigues qui ont poussé le gouvernement à déclencher deux enquêtes sur la police de Montréal la semaine dernière poursuit l'organisation pour un demi-million, notamment parce qu'elle aurait mis sa vie en danger en permettant que son dossier personnel se retrouve entre les mains d'un criminel.
L'ancien sergent-détective Philippe Paul, qui a fait un passage remarqué à Tout le monde en parle dimanche, a déposé récemment une poursuite en dommages contre le SPVM et Québecor.
L'homme a travaillé 28 ans comme policier à Montréal avant de partir dans la controverse. Dans sa requête à la cour, que La Presse a obtenue au palais de justice, son avocat Stéphane Dakouri explique qu'il était l'enquêteur qui « contrôlait le plus grand nombre d'informateurs au Canada ». Ces informateurs l'aidaient dans ses enquêtes sur le trafic de drogue, la vente d'armes et les complots pour meurtre.
« Le demandeur occupait un emploi très sensible qui mettait sa vie constamment en danger, ainsi toute information le concernant se devait d'être traitée avec la plus grande diligence. » - Me Stéphane Dakouri
DOUTES SUR SES RELATIONS
En janvier 2014, l'ex-policier dit avoir été retiré de son poste et affecté à des tâches administratives en raison de soupçons qui ne lui ont jamais été clairement expliqués.
TVA et le Journal de Montréal avaient alors fait état d'une enquête interne à son sujet et de ses liens présumés avec un « mystérieux homme d'affaires canado-iranien ». La Presse et d'autres médias avaient aussi publié des informations sur l'enquête interne à ce stade, mais sans identifier précisément le policier visé.
En avril 2014, Philippe Paul était suspendu sans solde en raison de « relations personnelles et d'affaires non appropriées avec un informateur du SPVM ». Cette fois, son nom était partout sur la place publique. Il a pris sa retraite volontairement peu après.
L'ex-policier n'a finalement été accusé de rien, mais il dit avoir vu sa réputation ternie à jamais. Il ajoute avoir vécu du stress, de la honte, de l'humiliation, avoir reçu des menaces de mort et avoir perdu des revenus importants.
UN VOL DE DOSSIER
Par ailleurs, le 17 décembre 2015, un commandant du SPVM, qui avait laissé le dossier d'enquête interne sur Philippe Paul dans sa voiture, a été victime d'un vol au centre-ville de Montréal. Un criminel s'est emparé du dossier, qui contenait énormément d'informations personnelles sur M. Paul et ses enquêtes passées.
« Ces documents perdus se sont peut-être retrouvés dans de mauvaises mains. Cette négligence a mis gravement en danger la vie du demandeur », souligne l'avocat de M. Paul.
L'ex-policier affirme par ailleurs que son employeur n'a pas pris les moyens nécessaires pour défendre sa réputation lorsque des rumeurs à son sujet ont commencé à circuler dans les médias. Il blâme aussi les médias de Québecor pour une partie des dommages à sa réputation.
Il réclame 450 000 $ en dommages, plus une somme additionnelle pour compenser ses pertes en matière de régime de retraite et de sources de revenus.
GUERRE DE CLANS
Philippe Paul est au coeur d'une guerre de clans entre enquêteurs du SPVM qui fait rage depuis le milieu des années 90. Les membres de deux groupes s'accusent mutuellement d'être corrompus. De part et d'autre, leurs allégations ont mené à des enquêtes internes.
Certains policiers du camp rival ont témoigné à visage découvert à l'émission J.E. la semaine dernière et accusé la division des affaires internes du SPVM d'avoir fabriqué de la preuve pour se débarrasser d'eux alors qu'ils s'apprêtaient à dénoncer des collègues aux comportements criminels.
Le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux avait jugé leurs allégations « très graves ».