Information sur la politique 1

vendredi, avril 24, 2015

Cour suprême : les écoles francophones auront droit aux mêmes services que les anglophones




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Mise à jour le vendredi 24 avril 2015 à 12 h 21 HAE
Victoire pour une école francophone

Cour suprême : les écoles francophones auront droit aux mêmes services que les anglophonesLa Cour suprême du Canada, dans un jugement unanime, a donné raison aux parents de l'école francophone Rose-des-Vents à Vancouver, qui réclamaient, depuis 2010, des services scolaires équivalents à ceux offerts aux élèves anglophones.
Un texte de Anne-Diandra LouarnTwitterCourriel
La plus haute instance juridique du pays a jugé à l'unanimité (7-0, 7 des 9 juges avaient entendu la cause) que la Colombie-Britannique a enfreint le droit constitutionnel à l'instruction d'une communauté francophone en mettant à sa disposition des installations scolaires de qualité insuffisante. L'école Rose-des-Vents, qui compte 350 élèves, est le seul établissement francophone de l'ouest de Vancouver.
« Cette décision mènera au dénouement du dossier Rose-des-Vents : de nouvelles écoles que les parents revendiquent depuis longtemps ! »— Dominique Robeyns, présidente de l'Association des parents d'élèves

« C'est honteux qu'on soit passé par ce processus. On vient de perdre dix ans »— Joseph Pagé, parent d'élève

En 2012, la Cour suprême de la Colombie-Britannique avait statué que les parents devraient avoir accès à une école pouvant accueillir 500 élèves et de qualité « équivalente aux locaux offerts aux élèves de la majorité anglophone ». Mais en 2013, la Cour d'appel avait renvoyé la cause devant la Cour de première instance, estimant que le juge de la Cour suprême provinciale avait fait erreur en ne tenant pas compte dans sa décision de certains éléments présentés par la province.
Le jugement du premier tribunal est donc rétabli et l'affaire sera renvoyée en Cour Suprême provinciale, sauf si les parties parviennent à négocier un accord au préalable.
« Cette décision de la Cour suprême est une belle occasion pour qu'il y ait une entente politique entre l'école concernée, le Conseil scolaire francophone et le gouvernement de la Colombie-Britannique. »— Benoit Pelletier, professeur de droit à l'Université d'Ottawa

L'Association des parents a déclaré, par voie de communiqué, qu'elle « s'attend désormais à ce que la province et le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) travaillent ensemble pour prendre sans délai les démarches nécessaires pour fournir ces nouvelles écoles (...) la situation est urgente. »
Avec cette décision, la Cour suprême du Canada reconnaît qu'il y a bel et bien eu violation de l'article 23 de la Charte des droits et libertés, ce qui constituait l'argument principal des parents d'élèves. « Les juges ont retenu deux critères essentiels : le premier, c'est qu'ils prennent en compte l'équivalence réelle. Il ne s'agit pas que d'une question de coûts. Le second critère est celui de l'expérience éducative des enfants », explique Benoit Pelletier, professeur de droit à l'Université d'Ottawa.
Qu'est-ce que l'article 23 de la Charte ?

Cet article stipule que les citoyens canadiens de langue première minoritaire ou qui ont été instruits dans une langue officielle au Canada ont le droit de faire instruire leurs enfants dans cette langue dans leur province de résidence.
Cette décision rendue par la Cour suprême du Canada pourrait faire jurisprudence au pays, où plusieurs conseils scolaires francophones minoritaires exigent de leurs gouvernements provinciaux davantage de fonds et de pouvoirs pour créer et maintenir des écoles de qualité.
C'est le cas justement en Colombie-Britannique où une autre procédure juridique opposant le Conseil scolaire francophone à Victoria est présentement en Cour suprême provinciale. Au Yukon, la Commission scolaire francophone (CSFY) défend, elle aussi, une cause similaire qui a été entendue en janvier dernier par la Cour suprême du Canada. La décision n'a pas encore été rendue.

Décès du sénateur Pierre Claude Nolin à l'âge de 64 ans

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 24 avril 2015 à 08h01. Modifié par Jean-François Cyr à 08h51.
Décès du sénateur Pierre Claude Nolin à l'âge de 64 ans
Photo: archives PC, Adrian Wyld
Pierre Claude Nolin avait été nommé au Sénat par le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, en 1993.
MONTRÉAL - Le président du Sénat du Canada, Pierre Claude Nolin, est décédé en début de soirée, jeudi, à l'âge de 64 ans.
La cause de son décès n'a pas encore été révélée mais il était connu que M.Nolin luttait contre une forme rare de cancer depuis 2010. Dans les heures ayant précédé sa mort, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le sachant très malade, a émis sur le fil Twitter un message d'encouragement.

Pierre Claude Nolin avait été nommé au Sénat par le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney en 1993. Il en est devenu le président en novembre dernier, un choix unanime des sénateurs conservateurs, libéraux et indépendants.

M.Nolin, qui avait une formation d'avocat, était respecté et perçu comme un homme indépendant d'esprit.

Son décès survient pendant le procès du sénateur suspendu Mike Duffy, qui fait face à 31 chefs d'accusation de fraude, de corruption et d'abus de confiance. Les procès de deux autres sénateurs, Patrick Brazeau et Mac Harb, en lien avec des accusations semblables, devraient s'amorcer dans quelques mois, tandis que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) continue d'enquêter sur la sénatrice Pamela Wallin.

Pendant ce temps, le Vérificateur général est à compléter un audit sans précédent des dépenses de tous les sénateurs et il devrait annoncer ses conclusions en juin.

Lorsqu'il a amorcé ses fonctions de président, Pierre Claude Nolin a fait part de ses intentions de se comporter de manière non partisane et de tout faire pour défendre et restaurer la réputation de la Chambre haute.

M. Nolin était également le président du Comité permanent de la Régie interne, des budgets et de l'administration, qui établit les règles relatives aux dépenses des sénateurs et au remboursement de dépenses.

À l'occasion de sa dernière sortie publique en avril, alors même qu'il luttait contre la maladie, M. Nolin avait promis de resserrer ces règles et de rendre les sénateurs plus imputables encore en ce qui a trait à l'argent qu'ils dépensent.

Pierre Claude Nolin faisait valoir que le Sénat tend vers plus de transparence et de responsabilisation des sénateurs, des principes qui lui sont personnellement chers. Ainsi, les exigences concernant les rapports de dépenses des bureaux sénatoriaux seront augmentées; la publication d'une ventilation plus détaillée des dépenses sera entre autres demandée.

Le sénateur Nolin a aussi déclaré que les règles actualisées prendront en compte les conclusions du vérificateur général, qui doit faire le point en juin sur son évaluation exhaustive de toutes les dépenses des sénateurs canadiens.

Même s'il était un fidèle conservateur, qui a fait ses premiers pas à titre d'organisateur pour Brian Mulroney au Québec, M. Nolin avait un côté indépendant. Il a maintes fois voté contre son parti et a critiqué les intentions du premier ministre Stephen Harper de transformer la Chambre haute en sénat élu.

En 2002, il a aussi présidé un comité spécial du Sénat qui recommandait la légalisation de la marijuana.

Le 20 novembre 2014, ses collègues du Sénat l'ont choisi à l'unanimité pour devenir président intérimaire après la retraite de Noel Kinsella. Six jours plus tard, sur la recommandation de Stephen Harper, le gouverneur général le nommait président.

La sœur d’un des aspirants terroristes de Maisonneuve craignait qu’ils passent à l’acte



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Mise à jour le jeudi 23 avril 2015 à 17 h 28 HAE
Le reportage de Karine Bastien

La sœur d’un des aspirants terroristes de Maisonneuve craignait qu’ils passent à l’acteExclusif - Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, ces deux jeunes inculpés lundi dernier de quatre chefs d'accusation reliés à des activités terroristes, étaient si déterminés à perpétrer un attentat qu'ils étaient prêts à le faire à Montréal advenant qu'ils ne parviennent pas à fuir à l'étranger.
Leur détermination était telle que la soeur de l'un d'eux a jugé bon de contacter les policiers. Elle a dit avoir entendu ceci :
« Si on ne peut pas aller là-bas, on va le faire ici. »— Propos entendus rapportés par la soeur d'un des inculpés

Les deux jeunes de 18 ans sont toujours détenus et leur cause reviendra aujourd'hui devant les tribunaux.
Rappelons que c'est le 14 avril dernier que les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont arrêté Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali.
Les policiers ont procédé rapidement après avoir reçu ce témoignage de la soeur de l'un des deux jeunes.
Ils ont ensuite fouillé la résidence des parents du jeune homme, qui venait tout juste d'avoir 18 ans.
Presque tout pour fabriquer une bombe
Les policiers ont saisi du matériel pouvant servir à fabriquer un engin explosif artisanal : un autocuiseur aussi appelé Cocotte-Minute, semblable à celui utilisé lors des attentats de Boston, ainsi que des clous et du sucre. Mais il manquait des éléments pour fabriquer la bombe.
Les policiers ont également fouillé le casier que les deux étudiants partageaient au Collège de Maisonneuve, mais n'ont rien trouvé.
La police a par ailleurs découvert que les deux jeunes venaient de louer un appartement dans Hochelaga-Maisonneuve. Ils y ont saisi des documents.
Selon des sources de Radio-Canada, Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali avaient tous deux signé un bail le 15 mars dernier. Ils s'étaient engagés à payer le loyer jusqu'en juillet 2016. Ils avaient payé le mois d'avril et le mois de mai en argent comptant, soit plus de 2000 $.
Le couple a raconté à des connaissances qu'il venait de se marier et voulait fuir leurs familles.
Le jeune homme, El Mahdi Jamali, aurait aussi dit qu'il avait abandonné ses cours pour travailler pendant quelques mois afin de subvenir aux besoins du couple. Mais il avait l'intention de retourner au cégep cet automne.
La jeune fille de 18 ans commençait sa première session en soins infirmiers, lui étudiait en sciences de la nature, profil santé.
Les deux amoureux ont été formellement accusés lundi dernier d'avoir tenté notamment de quitter le Canada dans le but de commettre un acte terroriste à l'étranger et d'avoir fabriqué ou avoir eu, en leur possession, des substances explosives.
Des liens qui remontent à quelques années
Radio-Canada a aussi établi que des liens existaient entre deux jeunes partis à la mi-janvier pour la Turquie et les deux accusés : ils ont tous fréquenté l'école secondaire Georges-Vanier, à Montréal. D'ailleurs, Sabrine Djermane était dans la même cohorte que l'un des jeunes qu'on soupçonne d'avoir rejoint le djihad en Syrie.
Son copain, El Mahdi Jamali, cultivait aussi des liens Facebook avec ce même élève qui entretenait des liens étroits avec au moins quatre des sept jeunes qui sont aussi partis vers la Turquie, à la mi-janvier.
El Mahdi Jamali s'était inscrit à une activité Facebook, en décembre dernier, donnée au Centre communautaire islamique de l'Est d'Adil Charkaoui. L'activité s'intitulait « Soyons fiers d'être musulmans, fuyez vers Allah ».
Les deux jeunes gens avaient aussi des activités sur Facebook; dans le cas du jeune homme, il avait deux comptes, dont un sous un faux nom. Dans le cas de la jeune femme, son compte était également sous un faux nom.
Avec les informations de Karine Bastien, Isabelle Richer et Patrick Martin-Ménard

La leucémie pourrait emporter une jeune femme en raison d'une carte d'assurance maladie invalide

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Mise à jour le vendredi 24 avril 2015 à 6 h 54 HAE  Bahador Zabihiyan  Radio-Canada

Djamilatou Maiga souffre de leucémie, mais elle ne peut être soignée, car sa carte de la RAMQ n'est plus valide.
 Photo :  Bahador Zabihiyan
Djamilatou Maiga souffre de leucémie, mais elle ne peut être soignée, car sa carte de la RAMQ n'est plus valide


Exclusif - Une jeune femme atteinte de leucémie pourrait mourir bientôt, car sa carte d'assurance maladie a expiré et elle n'a pas les moyens de payer les centaines de milliers de dollars que coûterait la greffe de cellules souches dont elle a besoin.
Un texte de Bahador ZabihiyanTwitterCourriel
Djamilatou Maiga a quitté le Mali il y a neuf ans pour s'installer au Canada. Après des études en Ontario, cette francophone a décidé de venir gagner sa vie à Montréal en janvier 2013 grâce à un permis de travail.
C'est quelques mois avant son installation dans la métropole qu'elle a appris qu'elle avait une leucémie.
« J'ai su que j'étais malade début février 2012. Début avril 2012, j'ai commencé à travailler, donc je ne me suis pas laissé faire », se souvient-elle.
Mais aujourd'hui, elle craint de mourir de la « leucémie myéloïde chronique » dont elle souffre. Les traitements qu'elle suit n'ont pas eu les effets escomptés. Elle a besoin d'une greffe de cellules souches d'urgence, mais sa carte d'assurance maladie a expiré en janvier, car sa demande d'immigration au Québec a été rejetée.
« Si je n'ai pas la greffe, mes chances sont minimes. C'est ma vie qui est en jeu »— Djamilatou Maiga, atteinte de leucémie

Selon elle, une greffe et le suivi que les médecins devront assurer après l'opération coûteraient des centaines de milliers de dollars. Sans carte de la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ), elle n'a pas les moyens de payer les frais de sa poche. Pourtant, la greffe peut être effectuée : sa soeur a été identifiée comme une donneuse compatible.
« C'est assez dispendieux de faire une greffe et les hôpitaux n'ont tout simplement pas les moyens de la transplanter, à moins que ça soit approuvé par la RAMQ », explique son médecin, le Dr Pierre Laneuville, qui trouve la situation « aberrante ». Il travaille à l'Hôpital Royal Victoria, affilié au Centre universitaire de santé McGill.
Le ministre de la Santé, Gatean Barrette, est au courant de la situation. Son bureau nous assure qu'il se penche présentement sur ce dossier. La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, connaît aussi le cas de Mme Maiga, mais son bureau n'a pas souhaité faire de commentaires.
Mme Maiga dit qu'elle ne peut se faire soigner dans son pays d'origine, car le système de santé y est défaillant.
Demande d'immigration incomplète
Avec de l'expérience de travail au Québec et un diplôme universitaire ontarien, la jeune fille pensait pouvoir obtenir un certificat de sélection québécois qui lui aurait permis d'immigrer ici, et de bénéficier de l'assurance maladie.
« J'ai fait pratiquement toutes mes études ici. Je travaille, je paie mes taxes comme tout le monde, je paie mes factures », dit-elle.
Sa demande a été rejetée par le ministère de l'Immigration du Québec en novembre 2014 notamment parce que les copies de certains documents soumis n'étaient pas certifiées conformes selon les règles de l'organisme, indique la lettre qu'elle a reçue.
Elle a alors contacté le ministère afin de savoir s'il existait une autre solution afin qu'elle puisse immigrer ici, sans avoir à déposer une nouvelle demande. Un fonctionnaire a analysé son dossier de nouveau, mais aucune solution n'a été trouvée pour l'instant, selon elle.
Mme Maiga estime que ses chances sont bonnes d'obtenir un statut d'immigrante si elle soumet une nouvelle demande avec l'aide d'un avocat. Mais le traitement de celle-ci prendrait trop de temps, selon ce que lui ont dit les fonctionnaires du ministère. « Ils peuvent le traiter en priorité, mais ça va prendre des mois, c'est ça qu'ils m'ont dit exactement », dit-elle.
Et dans son cas, le temps presse. Sans greffe, « elle va presque certainement mourir de cette leucémie, on ne sait pas exactement quand », dit le Dr Laneuville.
L'avocat de Mme Maiga estime qu'elle doit être soignée avec ou sans carte de la RAMQ.
« On la laisse mourir, on ne lui permet pas d'avoir accès à un système de santé qui puisse la guérir. »— Vincent Valaï, avocat de Djamilatou Maiga

À bout d'espoir, Mme Maiga lance un appel aux dons, via un site Internet qu'elle a créé avec l'aide d'un ami.
« Je dors pas, je pleure, je pleure », conclut-elle.

Employés du gouvernement: jusqu'à 40 000 retraités en deux ans

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Publié par Jean-François Cyr pour CogecoNouvelles le vendredi 24 avril 2015 à 06h36.
Employés du gouvernement: jusqu'à 40 000 retraités en deux ans
Photo: archives PC
(Cogeco Nouvelles) - Entre 8000 et 10 000 fonctionnaires québécois vont se retirer du marché du travail cette année et l'an prochain en raison des mesures du gouvernement concernant leur régime de retraite.
Si on ajoute les 15 000 employés qui prendront leur retraite à la fin de chacune de ses années, ce sont quelques 40 000 personnes qui quitteront la fonction publique en deux ans.
Ces données ont été révélées jeudi lors de l'étude en commission parlementaire des crédits du Conseil du trésor.
Une vague de départ semblable était survenue en un an, en 1997, sous Lucien Bouchard.
Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux fera passer l'âge de la retraite sans pénalité de 60 à 62 ans à compter du premier janvier 2017.

L'Arménie rend hommage aux victimes du génocide

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Mise à jour le vendredi 24 avril 2015 à 5 h 51 HAE  Reuters
Le président russe Vladimir Poutine (troisième à partir de la droite) et le président français François Hollande (droite) sont à Erevan
 Photo :  AP/Alexei Nikolsky
Le président russe Vladimir Poutine (troisième à partir de la droite) et le président français François Hollande (droite) sont à Erevan.
L'Arménie a souligné vendredi le 100e anniversaire du génocide dans lequel des centaines de milliers d'Arméniens ont été tués par les Turcs de l'Empire ottoman.
« La reconnaissance du génocide n'est pas l'hommage rendu par le monde au peuple arménien et à nos martyrs, la reconnaissance du génocide est un triomphe de la conscience humaine et de la justice sur l'intolérance et la haine », a dit dans son discours le président arménien, Serge Sarkissian.
Cent ans après les massacres qui ont fait jusqu'à 1,5 million de morts dans la communauté arménienne, la qualification des événements reste l'objet d'un affrontement entre la Turquie, qui refuse de parler de génocide, et les pays, Arménie en tête, pour lesquels ces massacres constituent le premier génocide du 20e siècle.
La Turquie admet qu'un grand nombre de chrétiens arméniens sont morts dans des affrontements qui ont éclaté en avril 1915, mais conteste qu'ils aient fait des centaines de milliers de morts.
Mercredi, Serge Sarkissian a tendu la main à Ankara, annonçant qu'il était prêt à relancer sans condition la réconciliation avec la Turquie, deux mois après avoir suspendu l'examen parlementaire d'un accord conclu entre les deux voisins.
Plusieurs dizaines de délégations ont assisté à la cérémonie organisée vendredi à Erevan, en présence notamment de François Hollande, de Vladimir Poutine et de leurs homologues chypriote et serbe.
Si le Parlement européen, la France et d'autres pays, dont le Vatican, partagent la position de l'Arménie, d'autres, comme les États-Unis, se gardent d'utiliser ce terme qui hérisse les autorités turques.
Après les déclarations du pape François, qui est devenu le 12 avril le premier chef de l'Église catholique à employer publiquement le terme de « génocide », suivies du vote le mercredi suivant au Parlement européen d'une résolution qualifiant également de génocide le massacre des Arméniens, le président Tayyip Recep Erdogan avait dit qu'il était « hors de question de salir » la Turquie.
Jeudi, le président allemand, Joachim Gauck, a utilisé à son tour le terme de « génocide », longtemps rejeté par le gouvernement allemand. Il a également évoqué une « coresponsabilité », voire une « complicité » de l'Allemagne dans ces massacres.

École francophone «équivalente»: décision de la Cour suprême aujourd'hui

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: 
CHILD HOMEWORK
Getty images
Des parents de Vancouver sauront aujourd'hui si leurs enfants auront droit à une école francophone avec des services scolaires équivalents à ceux offerts aux élèves anglophones ou s'ils devront reprendre leur lutte devant les tribunaux.
La décision de la Cour suprême du Canada pourrait faire jurisprudence au pays, où plusieurs conseils scolaires francophones minoritaires exigent de leurs gouvernements provinciaux davantage de fonds et de pouvoirs pour créer et maintenir des écoles de qualité.
Un texte de Annick R. Forest
La Cour suprême du Canada se prononcera sur la cause des parents de l'École Rose-des-Vents, qui demandent que les installations scolaires offertes à leurs enfants soient équivalentes à celles dont disposent les élèves anglophones.
L'Association des parents de l'École Rose-des-Vents de Vancouver (APE) et le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique souhaitent que la plus haute cour du pays oblige le ministre de l'Éducation de la Colombie-Britannique à améliorer les services offerts aux élèves francophones afin de répondre aux exigences de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés sur l'accès à l'éducation dans une langue officielle minoritaire.
L'École Rose-des-Vents, une école élémentaire francophone établie depuis 2001 à Vancouver, compte environ 350 élèves. Il s'agit de la seule école élémentaire de langue française desservant la population du secteur ouest de la ville.
Le droit aux installations limité par ce qui est «pratiquement faisable»?
En 2010, l'APE de l'École Rose-des-Vents fait valoir devant la cour que les installations et les moyens de transport alloués à l'établissement sont insuffisants pour offrir une éducation équivalente à celle des écoles anglophones, et que de ce fait, les parents de nombreux élèves potentiels choisissent l'école anglaise.
En 2012, la Cour suprême provinciale donne raison aux parents et statue que les parents devraient avoir accès à une école pouvant accueillir 500 élèves et de qualité «équivalente aux locaux offerts aux élèves de la majorité anglophone».
La Colombie-Britannique interjette appel et, en 2013, la Cour d'appel renvoie la cause devant la Cour de première instance, estimant que le juge de la Cour suprême provinciale a fait erreur en ne tenant pas compte dans sa décision de certains éléments présentés par la province.
Entre autres, la Cour d'appel statue que le juge de première instance aurait dû considérer la question des ressources provinciales disponibles et nécessaires afin d'évaluer s'il était «pratiquement faisable» de construire une école équivalente pour les francophones.
Les parents de l'École Rose-de-Vents se tournent alors vers la Cour suprême du Canada. Le plus haut tribunal entend les présentations des parties en décembre 2014. Elle rendra son jugement aujourd'hui.
Une décision qui pourrait mettre fin au dossier ou renvoyer les parents à la case départ
Si la décision des juges de la Cour d'appel est déboutée par la plus haute cour au pays, la décision du juge de la Cour de première instance sera maintenue et les parents de l'École Rose-des-Vents auront gagné leur cause.
Par contre, si la Cour suprême du Canada maintient la décision de la Cour d'appel, la cause reviendra devant la Cour suprême provinciale.
Dans sa décision, la Cour suprême répondra aux questions suivantes :
- Comment un tribunal doit-il aborder l'évaluation de l'équivalence véritable des installations scolaires d'une école de langue française minoritaire aux installations scolaires de langue anglaise majoritaires, aux fins de déterminer si les installations scolaires de l'école de langue française respectent les exigences de l'article 23 de la Charte ?
- À quelle étape de l'analyse les ressources financières de la province sont-elles pertinentes?
- En plus d'établir que les nombres justifient des établissements d'enseignement, est-il nécessaire pour les parents titulaires de démontrer qu'il soit « pratiquement faisable » de fournir des établissements équivalents à ceux offerts à la majorité linguistique et d'établir en preuve la ou les parts de responsabilité de la province et/ou du conseil scolaire pour une violation de l'art. 23?
- Quel rôle joue le pouvoir de gestion et de contrôle exercé par un conseil scolaire dans l'analyse de l'équivalence véritable des installations scolaires?
Source : Cour suprême du Canada
Une cause suivie de près
La cause suscite beaucoup d'intérêt dans les provinces et territoires où des causes semblables sont en cours.
En Colombie-Britannique, le Conseil scolaire francophone est actuellement devant la Cour suprême provinciale justement pour tenter d'établir les obligations de Victoria quant à l'éducation en français dans la province.
La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) a une cause similaire qui a été entendue en janvier dernier par la Cour suprême du Canada et pour laquelle une décision est attendue.
Qu'est-ce que l'article 23 de la Charte?
Cet article stipule que les citoyens canadiens de langue première minoritaire ou qui ont été instruits dans une langue officielle au Canada ont le droit de faire instruire leurs enfants dans cette langue dans leur province de résidence.

La journaliste Véronyque Tremblay serait candidate du PLQ dans Chauveau

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 24 avril 2015 à 04h55. Modifié par Jean-François Cyr à 06h15.
La journaliste Véronyque Tremblay serait candidate du PLQ dans Chauveau
La journaliste radiophonique Véronyque Tremblay/Source photo: Twitter
QUÉBEC - La journaliste radiophonique Véronyque Tremblay sera candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) pour l'élection complémentaire dans la circonscription de Chauveau, à Québec, selon ce que rapportent plusieurs sources.
Mme Tremblay a démissionné de son poste au FM93 jeudi selon ce que rapporte sur son site Web cette station radiophonique du groupe Cogeco. Elle aurait affirmé qu'elle voulait relever de nouveaux défis.

L'élection complémentaire dans Chauveau est rendue nécessaire par le départ pour la scène fédérale du député de la Coalition avenir Québec (CAQ) Gérard Deltell, lui-même un ancien journaliste. La candidate de la CAQ à cette élection, Jocelyne Cazin, est elle aussi une ex-journaliste.

Véronyque Tremblay et Jocelyne Cazin ont d'ailleurs toutes deux travaillé en même temps au service d'information du réseau TVA, à Montréal, il y a quelques années.

L'Assemblée nationale compte déjà quelques députés ayant fait précédemment carrière comme journalistes: Christine St-Pierre, Bernard Drainville, Nathalie Roy et François Paradis.

Outre Chauveau, une élection complémentaire doit aussi être tenue dans Jean-Talon en raison de la démission de l'ex-ministre Yves Bolduc. Les dates de scrutin ne sont pas encore connues.

L'ADN d'une disparue sur un broyeur de viande

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

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  • La garde civile espagnole vient de révéler que des traces d'ADN d'une Argentine, portée disparue près de Madrid depuis début avril, ont été retrouvées dans un broyeur à viande, dans le cadre d'une enquête visant son propriétaire.

    "Nous pouvons confirmer que dans la machine découverte dans le garage [...] l'ADN retrouvé est celui de la disparue", a déclaré un porte-parole de la garde civile lors d'une conférence de presse. Le broyeur a été trouvé dans la maison où cette femme, dont seul le prénom, Adriana, a été révélé, louait une chambre. Le propriétaire du logement, identifié par les autorités par son seul prénom, Bruno, au "comportement bizarre", selon les témoins interrogés par la garde civile, a été arrêté début avril et placé en détention. Il est pour l'instant soupçonné de "détention illégale" de la disparue. "Nous estimons qu'il a pu prendre une part active à la disparition", a déclaré le commandant. D'autres indices indiquent "qu'il y a pu y avoir un homicide", a-t-il ajouté en précisant que pour l'instant il n'est pas poursuivi pour ce chef. 

    L'enquête avait été lancée après la disparition de cette femme de 55 ans installée à Majadahonda, une ville cossue de la banlieue de Madrid. Son frère, qui s'inquiétait de ne plus pouvoir la joindre, s'était rendu en Espagne et avait déposé plainte, le 6 avril. Les enquêteurs ont également fouillé le domicile du suspect et y ont trouvé notamment un ordinateur de la disparue. Sa voiture était aussi garée non loin de là. Un centre de traitement de déchets est également visé par l'enquête, au cas où l'homme aurait pu y laisser des restes d'Adriana.

    Cet homme a par ailleurs acquis "d'importantes quantités de produits de nettoyage" et des gants en latex, dans un commerce non loin de chez lui, après la disparition.  L'affaire fait la une des médias, qui parlent de "l'équarisseur de Majadahonda" et ont évoqué un possible meurtrier en série. Toutefois les autorités démentent cette thèse, même si elles ont confirmé qu'une seconde enquête pour disparition inquiétante a été ouverte, concernant la tante du suspect, dont ses proches sont sans nouvelles depuis 2010-2011, même si elle a continué à recevoir sa retraite sur son compte bancaire depuis.