Un des nouveaux défis du ministre Morneau: renforcer le Régime de pensions

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OTTAWA – Maintenant qu’il a déposé son tout premier budget, le nouveau ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, peut s’attaquer à l’un de ses prochains défis: renforcer le Régime de pensions du Canada.
Voilà un dossier que M. Morneau connaît bien, lui qui a conseillé sur le sujet la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, et qui dirigeait tout récemment à Toronto, avant son entrée en politique, une importante firme de ressources humaines spécialisée en gestion des régimes de retraite privés, justement.
Pour le ministre, rencontré dans ses bureaux quelques jours après le budget, une bonne retraite, c’est souvent une question de chance. Or, le gouvernement, selon lui, a un rôle à jouer pour contrer la malchance de ceux qui, par exemple, disposeraient d’un régime privé à cotisations déterminées, qui n’auraient pas épargné suffisamment pour leur retraite et qui se verraient obligés de décaisser quand les marchés sont au plus bas.
Dans leur budget déposé mardi dernier, les libéraux ont martelé qu’ils voulaient renforcer le Régime de pensions du Canada (RPC), afin notamment de contrer les effets, sur l’épargne des retraités, du vieillissement de la population et de la faiblesse de régimes privés.
Le premier ministre Justin Trudeau avait d’ailleurs annoncé la semaine précédente que son gouvernement ramène à 65 ans l’âge à laquelle les Canadiens pourront recevoir la Sécurité de la vieillesse — le précédent gouvernement conservateur l’avait portée jusqu’à 67 ans pour les plus jeunes Canadiens.
M. Morneau comprend très bien que le RPC doit être suffisamment doté afin de pouvoir aider certains retraités à éviter ce que les spécialistes appellent le «transfert de patrimoine entre générations». Le ministre espère maintenant réunir un consensus minimal sur cette promesse électorale — la réforme du RPC devra obtenir l’appui de sept des 10 provinces représentant les deux tiers de la population canadienne.
Les provinces et territoires doivent se réunir à nouveau là-dessus en juin, après une première rencontre en décembre dernier, deux mois après l’élection du gouvernement Trudeau. Ottawa espère conclure une entente d’ici la fin de l’année mais on ignore à quel point un tel consensus sera possible, même si les provinces ont accepté en décembre de poursuivre les discussions.
La première ministre Wynne, par exemple, est d’accord pour mieux doter le RPC — et prévoit d’ailleurs mettre en place en 2018 la première phase des cotisations obligatoires dans le cadre du tout nouveau Régime de retraite de la province de l’Ontario. Ce régime s’adresse aux travailleurs qui n’ont pas de régime offert par leur employeur, afin de compléter le RPC, qui pourrait bien être insuffisant si l’épargne n’est pas au rendez-vous.
D’autres importantes provinces, comme le Québec et la Colombie-Britannique, ne sont pas convaincues par la réforme. Le Québec a quitté le RPC en 1966 pour créer son propre régime de pensions, le Régime de rentes, et le gouvernement libéral de la Colombie-Britannique soutient que l’économie est encore bien fragile pour procéder à une réforme qui prévoirait une hausse des cotisations de l’employeur.
La Saskatchewan, toujours ébranlée par les effets néfastes de la chute des prix du pétrole sur son économie, s’oppose au renforcement du RPC.
Le ministre Morneau, lui, conserve un «optimisme prudent» quant à la prochaine ronde de négociations, en juin. «On s’entend en général pour reconnaître le problème, et accepter que le RPC aura été depuis 50 ans un outil extrêmement efficace, a-t-il estimé. On doit maintenant bâtir sur ces consensus.»

Fidel Castro réagit à la visite de Barack Obama

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Publié par Associated Press le lundi 28 mars 2016 à 13h30. Modifié par Léandre Drolet à 14h03.
Fidel Castro réagit à la visite de Barack Obama
Fidel Castro
LA HAVANE - Réagissant à la visite historique du président des États-Unis Barack Obama la semaine dernière, l'ancien président cubain Fidel Castro a publié lundi une longue lettre dans laquelle il rappelle l'agression américaine à l'endroit de l'île communiste et déclare que son pays n'a pas besoin des ?cadeaux de l'empire?.
La missive de 1500 mots et intitulée ?Frère Obama? représente la première réaction de M. Castro à la visite du président américain, qui a déclaré être venu enterrer l'hostilité de la guerre froide entre les deux pays.

M. Obama n'a pas rencontré l'ancien président de 89 ans, mais il a discuté avec le président actuel, son frère Raul.

Dans sa lettre, Fidel Castro suggère ?poliment? au président américain de ne pas tenter d'échafauder de théories au sujet de la politique cubaine.

Il passe ensuite au peigne fin, une ligne à la fois, certains des principaux passages du discours du président, répliquant avec indignation à ce qu'il perçoit comme étant des insultes. Il s'insurge notamment que le président Obama n'ait pas rendu hommage aux autochtones ou qu'il n'ait pas souligné que M. Castro a interdit la ségrégation raciale quand il a pris le pouvoir.

L'ancien président cubain lance ensuite qu'on risque une ?crise cardiaque? en entendant M. Obama déclarer que le moment est venu de laisser le passé ?derrière nous?.

M. Castro rappelle les faits saillants de 50 ans d'agression américaine envers Cuba, comme l'embargo commercial toujours en vigueur, l'invasion de la baie des Cochons de 1961 et l'attentat perpétré en 1976 contre un avion de ligne cubain par des exilés qui se sont ensuite réfugiés aux États-Unis.

M. Castro s'en prend finalement au désir du président Obama d'intensifier les liens d'affaires entre les deux pays en déclarant que les Cubains sont capables, seuls, avec leur labeur et leur intelligence, de produire ce dont ils ont besoin.

Le tireur qui a ouvert le feu près du Capitole à Washington a été arrêté

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Publié par Associated Press le lundi 28 mars 2016 à 16h46. Modifié par 98,5 fm à 17h06.
Le tireur qui a ouvert le feu près du Capitole à Washington a été arrêté
WASHINGTON - Le tireur qui a ouvert le feu dans l'édifice abritant le centre des visiteurs du Capitole à Washington a été arrêté lundi après-midi, ont annoncé les autorités, alors que les mesures de confinement étaient levées au Capitole et à la Maison-Blanche.
Des informations préliminaires faisaient état d'un policier atteint par balles, mais cela n'a pas été confirmé par la suite.

Le Congrès ne siégeait pas au moment de l'incident. Tout le personnel qui se trouvait dans le Capitole a été placé en confinement.

La police a également demandé aux employés de la Maison-Blanche de demeurer dans leurs bureaux lundi après-midi.

Peu après que les coups de feu eurent été tirés, des véhicules d'urgence ont envahi le secteur qui abrite la plupart des édifices gouvernementaux américains.

Des policiers, certains lourdement armés, ont encerclé le bâtiment dans lequel se trouvaient de nombreux touristes en visite à Washington pour le long congé pascal.

Cathryn Leff, une lobbyiste de Temicula, en Californie, était au contrôle de sécurité du centre des visiteurs lorsque les policiers ont demandé à tout le monde de quitter rapidement l'édifice.

À l'extérieur, d'autres policiers ont demandé aux visiteurs de se terrer derrière un mur.
«J'ai entendu ce qui semblait être deux coups de feu tirés à ma gauche», a-t-elle relaté. Un peu plus tard, les policiers leur ont demandé de courir pour s'éloigner de la scène. «J'avais l'impression d'être dans un film. Ça ne me semblait pas vrai du tout.»

Une note envoyée en après-midi aux employés du Sénat indiquait que le seul suspect impliqué dans l'incident avait été arrêté. La plupart des édifices situés sur la colline du Capitole ont ensuite rouvert leurs portes.

La police du Capitole n'a pas rappelé l'Associated Press.

Plusieurs membres du Sénat et de la Chambre des représentants sont entrés en contact avec leurs employés qui travaillaient lundi au Capitole pour s'assurer qu'ils étaient en sécurité.