mercredi, janvier 25, 2017

New York résistera au décret Trump contre les clandestins

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Publié le 25 janvier 2017 à 18h50 | Mis à jour à 18h50
Le maire Bill de Blasio devant la Trump... (PHOTO AFP)
Le maire Bill de Blasio devant la Trump Tower à New York en novembre dernier.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
New York
Le maire démocrate de New York a promis mercredi de se battre contre les coupes budgétaires annoncées par Donald Trump contre les villes qui ne coopèrent pas pleinement avec les services de l'immigration demandant des expulsions de clandestins.
Le maire Bill de Blasio a assuré qu'à ce stade, le décret signé mercredi par le nouveau président américain n'était qu'une déclaration d'intention rédigée en termes juridiques vagues.
«Mais si quelque chose devait bouger», «si des fonds devaient être coupés», «la ville de New York saisirait immédiatement la justice», a souligné le maire.
Si le décret est mis en application, «il sera attaqué non seulement en justice mais rencontrera aussi une immense résistance à travers le pays», a-t-il assuré.
Le maire, flanqué du chef de la police de New York James O'Neill, a jugé que le décret était en «contradiction totale avec son objectif déclaré», à savoir la lutte contre la criminalité.
La police new-yorkaise serait en effet «la première victime» de ces coupures de fonds fédéraux, selon le maire. En érodant la confiance entre la police et les quartiers, il «pourrait avoir pour effet de saper la sécurité publique et de rendre nos quartiers moins sûrs», a-t-il ajouté.
Selon le chef de la police, James O'Neill, entre 150 et 160 millions de dollars de fonds destinés à la police pourraient être directement menacés en cas de coupures, y compris des fonds destinés à la lutte contre le terrorisme.
Le maire a par ailleurs assuré que, si la ville continuerait à protéger ses clandestins, elle continuerait aussi à coopérer avec les services d'immigration lorsque des clandestins sont impliqués dans des délits considérés comme sérieux.
Donald Trump a signé mercredi un décret qui ordonne aux ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure de couper tous les fonds fédéraux qui peuvent légalement l'être aux villes qui revendiquent le statut de «sanctuaires» pour clandestins, et limitent leur coopération avec les services de l'immigration qui veulent expulser ces derniers.
Plus de 200 villes américaines, dont les plus grandes du pays, et quelque 300 juridictions locales, revendiquent aujourd'hui le statut de villes sanctuaires.

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Koweït: sept personnes pendues, dont un prince

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Publié le 25 janvier 2017 à 11h46 | Mis à jour à 11h46
Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (à droite)... (Photo archives ASSOCIATED PRESS)
Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (à droite) et le cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah.
PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
OMAR HASSAN ABDULLA
Agence France-Presse
KOWEÏT
Un membre de la famille régnante du Koweït et une femme reconnue coupable d'avoir provoqué un massacre par jalousie ont été pendus avec cinq autres condamnés mercredi dans l'émirat, les premières exécutions depuis 2013.
Ces exécutions à la prison centrale de la ville de Koweït étaient attendues: des journaux avaient indiqué dès mardi que les proches des condamnés et des représentants consulaires avaient été convoqués pour les rencontrer une dernière fois.
Contrairement à l'Arabie saoudite, son grand voisin, le Koweït ne procède pas systématiquement aux exécutions de condamnés à mort.
Celles de mercredi sont les premières dans ce riche pays pétrolier du nord du Golfe depuis juin 2013 lorsque deux Égyptiens, dont un violeur d'enfants en série, avaient été pendus.
En annonçant les exécutions, un porte-parole du procureur général a rappelé que toutes les sentences avaient été, au terme du processus judiciaire, approuvées par l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, qui a le droit de grâce.
Un prince pendu
Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah est le premier membre de la famille régnante à jamais avoir été exécuté au Koweït. Il avait été condamné pour avoir tué par balle en 2010 un autre membre des Al-Sabah avec lequel il avait un différend. Selon la justice, il s'agissait d'un meurtre prémédité.
Les autres suppliciés sont deux Égyptiens condamnés pour meurtre avec préméditation, et un ressortissant du Bangladesh condamné pour enlèvement et viol.
Dans un communiqué, Amnesty International (AI) a qualifié ces exécutions de «choquantes et profondément regrettables».
Jalousie
Parmi les trois femmes exécutées, figure une Koweïtienne, Nusra al-Enezi, qui avait été condamnée pour avoir enflammé une tente lors la cérémonie de remariage de son époux en 2009. Le feu s'était rapidement propagé, provoquant la mort de 57 personnes, principalement des femmes et des enfants.
L'affaire avait «fait pleurer» tout le Koweït, selon un titre de la presse locale, et profondément choqué et ému l'opinion publique.
Lors de son procès, Nusra al-Enezi, qui n'avait que 23 ans au moment des faits, avait déclaré avoir voulu se venger de son mari qui avait osé prendre une seconde épouse.
Les deux autres femmes exécutées mercredi sont une Philippine et une Éthiopienne, des employées de maison qui avaient assassiné, selon la justice koweïtienne, des membres des familles de leurs employeurs.
Le gouvernement de Manille a indiqué avoir déployé en vain «tous les efforts» pour éviter l'exécution de la Philippine. Il a appelé à prier pour elle et pour sa famille.
Parmi les pays arabes du Golfe, l'Arabie saoudite est de loin celui qui exécute le plus de condamnés à mort. En 2016, 153 exécutions ont été enregistrées dans ce royaume qui fait partie, avec l'Iran et la Chine, des Etats régulièrement critiqués pour la peine de mort.

Le président mexicain encouragé à annuler son voyage à Washington

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Publié le 25 janvier 2017 à 16h02 | Mis à jour à 18h02
Enrique Pena Nieto... (PHOTO REUTERS)
nrique Pena Nieto
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Mexico
Plusieurs personnalités de l'opposition mexicaine ont exhorté mercredi le président Enrique Pena Nieto à annuler sa rencontre avec Donald Trump afin de protester contre le projet de mur à la frontière que paierait le Mexique.
«L'annonce de la construction du mur de @realDonaldTrump avant la visite d'@EPN (Pena Nieto) est un affront au Mexique», a écrit sur Twitter Margarita Zavala, potentielle candidate du parti conservateur (PAN) à l'élection présidentielle de 2018.
«La visite doit être remise en cause», a ajouté Mme Zavala, quelques heures avant l'annonce officielle du président américain, l'agrémentant d'un hashtag en espagnol : «Non au mur».

El muro de Trump es un monumento al odio y a la intolerancia. Es indigno de dos naciones libres y democráticas. Los mexicanos lo rechazamos.

Donald Trump a signé mercredi un décret lançant le projet de construction d'un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, la promesse la plus emblématique de sa campagne.
Cette décision intervient au moment où les ministres mexicains des Affaires étrangères et de l'Economie se trouvent à Washington pour préparer une rencontre entre le président américain et son homologue mexicain prévue pour le 31 janvier.
Le porte-parole de Pena Nieto (membre du Parti Révolutionnaire Institutionnel, social-démocrate), Eduardo Sanchez, n'a pour l'heure pas voulu réagir à l'annonce de M. Trump.
Le sénateur Miguel Barbosa, un des dirigeants du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), a affirmé que le mur et l'«attaque» contre les «villes-sanctuaires» qui accueillent des immigrants clandestins étaient des «actes d'agression envers le Mexique, envers l'Amérique latine, contre le monde, contre la liberté».
Le sénateur Armando Rios Piter, également membre du PRD, a estimé que le lancement du projet de mur était un «acte hostile» devant convaincre le chef de l'État mexicain d'annuler son voyage aux États-Unis.
En dépit de la disposition du gouvernement mexicain à ouvrir des négociations, «les conditions ne sont pas réunies» pour renégocier le traité de libre-échange nord-américain (ALÉNA), a-t-il estimé.
Le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo a averti mardi que son pays pourrait se retirer du traité de libre-échange si les négociations portaient atteinte aux intérêts du Mexique.
Le sénateur du PAN Roberto Gil a de son côté considéré que les visites de délégations mexicaines à Washington «n'avaient de sens que pour signifier (aux Américains) qu'il n'y aura pas de rencontre» entre MM. Nieto et Trump la semaine prochaine.
Quant à l'ancien président mexicain Vicente Fox, il s'en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison-Blanche : «Sean Spicer, je l'ai dit à  le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur. #PutainDeMur», a-t-il grondé sur Twitter.
Sean Spicer, I've said this to @realDonaldTrump and now I'll tell you: Mexico is not going to pay for that fucking wall. 

La démocratie a perdu du terrain en 2016

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Publié le 25 janvier 2017 à 14h00 | Mis à jour à 14h00
En 2016, 72 pays ont été le théâtre... (PHOTO AP)
En 2016, 72 pays ont été le théâtre d'une détérioration de leur démocratie, tandis que seulement 38 pays ont pris du mieux.PHOTO AP
La Presse Canadienne
Montréal
La démocratie a perdu du terrain à travers le monde en 2016, notamment aux États-Unis, où la perte de confiance de la population envers ses dirigeants a permis à Donald Trump de rafler la présidence, affirme une étude rendue publique mercredi par une filiale du prestigieux magazine britannique The Economist.
L'étude révèle que le score démocratique des États-Unis a glissé de 8,05 à 7,98 sur une échelle de 1 à 10, ce qui signifie que la démocratie américaine est maintenant considérée comme «défaillante». Un score de 8 ou plus est requis pour qu'une démocratie soit jugée «en santé».
Le Canada se maintient en sixième place avec un score de 9,15, à égalité avec l'Irlande. La Norvège, l'Islande et la Suède occupent les trois premières places, avec des scores respectifs de 9,93, 9,5 et 9,39.
Le score moyen est passé de 5,55 en 2015 à 5,12 en 2016, alors que 72 pays ont été le théâtre d'une détérioration de leur démocratie, tandis que seulement 38 pays ont pris du mieux.
La moitié des habitants de la planète vivent sous un régime démocratique, mais seulement 4,5 pour cent profitent d'une «démocratie en santé», comparativement à 8,9 pour cent en 2015 - une conséquence directe de la rétrogradation des États-Unis.
Le document explique que la perte de confiance des électeurs américains envers leurs dirigeants a commencé bien avant l'élection de M. Trump en novembre 2016. Le candidat républicain a su exploiter ce mécontentement profond envers la démocratie américaine, mais il n'est pas responsable du problème, selon l'étude.
Les États-Unis, «démocratie défaillante»
Les États-Unis ont été rétrogradés du rang de «démocratie» à celui de «démocratie défaillante» par le centre de réflexion britannique The Economist Intelligence Unit (EIU), pour qui la défiance envers les institutions américaines s'est accrue ces dernières années.
«Les États-Unis, porte-étendard de la démocratie dans le monde entier, sont désormais une «démocratie défaillante» du fait de la baisse de la confiance de la population dans le fonctionnement de ses institutions», écrit l'EIU dans son indice annuel évaluant le niveau de démocratie de 167 pays.
«Cela correspond à une tendance de fond, amorcée avant l'élection de M. Trump», précisent les auteurs de l'indice, soulignant toutefois que le président américain, dans sa campagne électorale, a su exploiter «cette piètre estime que les électeurs américains ont envers leur gouvernement».
La hausse des inégalités, les blocages au Congrès - qui grippent le fonctionnement de la démocratie américaine --, la crise financière et les fermetures partielles des administrations fédérales («shutdown») sont autant de raisons de cette défiance accrue envers les institutions, juge l'EIU.
Le think tank, qui fait partie du même groupe que le magazine The Economist, estime que l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche et le vote des Britanniques pour sortir de l'Union européenne ont tous deux été l'expression d'une profonde insatisfaction vis-à-vis du système actuel.
Ces votes de rejet de l'establishment sont une conséquence des faiblesses démocratiques, et non une cause, souligne-t-il.
L'indice classe 19 pays au rang de «démocraties» pleines et entières, dont le Canada, l'Australie, l'Allemagne et les pays scandinaves.
Suivent 57 pays classés comme «démocraties défaillantes» - dont l'Inde, la France, le Japon ou l'Afrique du sud. Viennent enfin les «régimes hybrides» (40 pays) et les «régimes autoritaires» (51 pays).
Les États-Unis se classent en 21ème position, derrière la Grande-Bretagne (16e) mais devant la France (24e), la Russie (134e) et la Chine (136e). La Corée du Nord ferme la marche (167e) derrière la Syrie, le Tchad, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.
- Avec l'Agence France-Presse

Castro se dit prêt à un «dialogue respectueux» avec Trump

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Publié le 25 janvier 2017 à 16h31 | Mis à jour à 16h31
Raul Castro... (PHOTO AFP)
Raul Castro
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Bavaro
Le président de Cuba, Raul Castro, s'est dit mercredi disposé à avoir un «dialogue respectueux» avec son nouvel homologue américain Donald Trump si «la souveraineté et l'indépendance» de Cuba n'étaient pas remises en cause.
«Je souhaite exprimer la volonté de Cuba de continuer à discuter des affaires bilatérales en suspens avec les États-Unis sur la base de l'égalité, de la réciprocité et du respect de la souveraineté et de l'indépendance de notre pays», a lancé M. Castro au Sommet des États Latinoaméricains et caribéens (Celac) qui se déroule en République Dominicaine.
Il a ajouté que son pays était prêt à «poursuivre le dialogue respectueux et la coopération sur les sujets d'intérêt commun avec le nouveau gouvernement du président Donald Trump».
Raul Castro a toutefois noté que si Cuba et les États-Unis pouvaient «coopérer et coexister de manière civilisée», «on ne doit pas attendre que pour cela Cuba fasse des concessions sur sa souveraineté et son indépendance».
Ces dernières semaines, Donald Trump a entretenu le doute sur la position qu'il entendait adopter vis-à-vis de La Havane. Mais fin novembre il avait menacé par tweet de mettre fin au dégel avec Cuba si ce pays n'offrait pas davantage de contreparties sur les droits de l'homme ou sur l'économie de marché.
Après cinq décennies d'antagonisme, le gouvernement de son prédécesseur Barack Obama avait entamé fin 2014 un rapprochement historique avec Cuba.

L'empire Trump veut ouvrir de nouveaux hôtels aux États-Unis

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Publié le 25 janvier 2017 à 16h39 | Mis à jour à 16h39
Le Trump International Hotel, à Washington, est situé... (PHOTO AP)
Le Trump International Hotel, à Washington, est situé tout près de la Maison-Blanche.
PHOTO AP
Agence France-Presse
Washington
Le groupe économique fondé par Donald Trump envisage d'ouvrir de nouveaux hôtels aux États-Unis au risque d'aggraver les soupçons de conflits d'intérêt liés à son accession à la Maison-Blanche.
«Nous voyons d'importantes opportunités de croissance aux États-Unis pour nos deux marques d'hôtels (Trump et Scion, ndlr)», a indiqué mercredi dans un courriel à l'AFP Jennifer Rodstrom, représentante de la filiale Trump Hotels.
Son PDG Eric Danziger avait été plus précis mardi lors d'une conférence à Los Angeles. «Il y a 26 grandes métropoles aux États-Unis et nous sommes dans 5 d'entre elles. Je ne vois aucune raison pour que nous ne puissions pas in fine être présents dans chacune d'entre elles», a-t-il déclaré, selon l'agence Bloomberg.
Avec cette expansion, le groupe pourrait, selon certains critiques, indirectement bénéficier de l'élection à la Maison-Blanche de son fondateur Donald Trump et illustre le potentiel mélange des genres qui guette le nouveau président.
«La possibilité que le président Trump puisse bénéficier d'importantes hausses de chiffres d'affaires dans ses hôtels parce qu'il a été élu président renforce les graves inquiétudes (...) de conflits d'intérêt», avaient écrit lundi quatre élus démocrates dans une lettre commune.
En gardant des parts dans ses hôtels, M. Trump prend également le risque d'enfreindre une clause de la Constitution interdisant à un élu de recevoir des paiements venant de l'étranger si des nuitées étaient payées par des clients non-américains.
Mi-janvier, une de ses avocates avait rejeté cette interprétation tout en assurant que M. Trump reverserait au Trésor américain tous les bénéfices tirés des séjours d'étrangers dans ses hôtels.
Malgré ces risques, M. Trump a refusé de vendre ses actifs dans son groupe mais en a confié la gestion à ses deux fils aînés tout en bannissant tout contrat à l'étranger afin d'éviter des interférences avec la diplomatie américaine.
Selon Bloomberg, M. Danziger a d'ailleurs annoncé mardi l'abandon d'un projet en Chine. Interrogé par l'AFP, le groupe n'a pas souhaité faire de commentaires.

Donald Trump lance son projet de mur à la frontière mexicaine

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Publié le 25 janvier 2017 à 14h20 | Mis à jour à 16h20
Donald Trump présente aux caméras sa signature sur... (PHOTO AFP)
Donald Trump présente aux caméras sa signature sur le décret autorisant la construction du mur.
PHOTO AFP
JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
Le président des États-Unis Donald Trump a donné mercredi une impulsion à la plus emblématique de ses promesses de campagne: la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique pour endiguer l'immigration illégale vers la première économie mondiale.
Cinq jours seulement après sa prise de fonction, le nouveau président républicain a signé, en grande pompe, un décret fixant comme objectif de «sécuriser la frontière sud des États-Unis grâce à la construction immédiate d'un mur».
De très nombreuses questions restent cependant posées sur le calendrier, le financement et l'efficacité de ce projet très controversé, évoqué dès le 16 juin 2015, jour de l'annonce sa candidature, par le magnat de l'immobilier («Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi»).
«Une nation sans frontières n'est pas une nation», a-t-il lancé mercredi lors d'une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l'ancien général John Kelly.
«À partir d'aujourd'hui, les États-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières», a-t-il ajouté, promettant que les lois sur l'immigration seraient désormais appliquées avec force.
Donald Trump a par ailleurs signé un autre décret portant sur une application plus rigoureuse des lois sur l'immigration, prévoyant en particulier de limiter l'accès aux fonds fédéraux pour les «villes sanctuaires» qui accueillent des immigrants clandestins.
Son porte-parole Sean Spicer a annoncé la création de davantage de centres de détention le long de la frontière pour qu'il soit «plus facile et moins cher» de détenir puis de renvoyer les immigrant illégaux dans leur pays d'origine.
Un mur partiel est déjà érigé entre le... (AFP) - image 2.0
Un mur partiel est déjà érigé entre le Mexique et les États-Unis. Sur la photo, à gauche, la ville-frontière mexicaine de Tijuana.
AFP
«Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables», a réagi l'ACLU, principale association américaine de défense des libertés individuelles.
Plus de 11 millions d'immigrants en situation irrégulière vivent aux États-Unis, certains depuis depuis de très nombreuses années. Près de la moitié sont originaires du Mexique.
Interrogé sur la chaîne ABC, Donald Trump a par ailleurs de nouveau assuré que le financement de ce mur, dont la construction devrait débuter dans les mois à venir, serait, in fine, payé par le Mexique.
Rencontre à la Maison-Blanche fin janvier 
Le président du Mexique a assuré qu'il ne paierait pas? «Il est obligé de dire cela», a-t-il répondu. «Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué».
«Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des États-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas», avait affirmé début janvier son homologue mexicain.
Le démocrate Luis Gutierrez, élu de la Chambre des représentants, a déploré que le nouvel locataire de la Maison-Blanche «exploite les peurs» plutôt que de proposer «une politique réfléchie» et argumentée.
«Une nation sans frontières n'est pas une nation»,... (REUTERS) - image 3.0
«Une nation sans frontières n'est pas une nation», a lancé Donald Trump lors d'une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l'ancien général John Kelly (à droite).
REUTERS
Une délégation officielle mexicaine est présente à Washington pour entamer la renégociation de l'accord de libre-échange ALÉNA (USA, Canada et Mexique).
Le gouvernement mexicain s'est dit prêt à «moderniser» cet accord en vigueur depuis 1994 et qui représente annuellement un commerce bilatéral de 531 milliards de dollars. À peu près 80% des exportations mexicaines prennent la chemin des États-Unis, un indicateur clair de la dépendance du Mexique envers son voisin du Nord.
Mais le ministre de l'Économie Ildefonso Guajardo a clairement averti qu'il y avait «des lignes rouges» à ne pas franchir.
Cette première réunion USA-Mexique vise à préparer la rencontre entre le nouveau président américain et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, le 31 janvier à Washington.
Selon des médias américains, Donald Trump pourrait signer dans les jours qui viennent des décrets visant à limiter l'accès aux États-Unis pour les réfugiés et les détenteurs de visas en provenance d'Irak, d'Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen.

Une référence involontaire de l'équipe Trump dope les ventes de 1984

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Publié le 25 janvier 2017 à 13h45 | Mis à jour à 13h45
Une référence au roman 1984, utilisée, de manière involontaire, par... (ARCHIVES AFP)
ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
New York
Une référence au roman 1984, utilisée, de manière involontaire, par une conseillère de Donald Trump, a dopé les ventes du livre de George Orwell, qui était mercredi en tête des ventes du site Amazon aux États-Unis.
Pour défendre le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, qui avait assuré contre toute évidence que l'audience de l'investiture du nouveau président était la plus importante jamais vue, la conseillère Kellyanne Conway a qualifié dimanche ces éléments de «faits alternatifs».
Il a été démontré que la foule présente vendredi pour la cérémonie à Washington était nettement moins nombreuse que celle venue saluer l'investiture de Barack Obama en 2009.
Plusieurs médias ont rapidement relevé que le terme utilisé par Kellyanne Conway était employé dans le roman 1984, qui décrit une société dans laquelle le gouvernement contrôle étroitement l'information.
L'auteur, le Britannique George Orwell, introduit la notion de «double pensée», qui amène le gouvernement à fabriquer sa version des faits et à l'imposer comme «vérité», qui cohabite avec le réel.
Durant les heures qui ont suivi la polémique, les ventes de 1984, initialement publié en 1949, se sont envolées. L'ouvrage était mercredi en tête des ventes du site américain de la plateforme de vente Amazon.
Un porte-parole de la maison d'édition Penguin a indiqué à la chaîne d'information CNN que l'éditeur avait commandé l'impression de 75 000 exemplaires supplémentaires du livre, un tirage «conséquent» et supérieur aux volumes habituellement commandés pour cette référence.
Contacté par l'AFP, Penguin n'a pas donné suite.
Pour la psychologue Marilyn Wedge, qui a publié une tribune sur le site Psychology Today, il est possible d'opérer un rapprochement entre 1984 et les pratiques de la jeune administration Trump.
Donald Trump «essaye de nous faire croire ce que lui et ses conseillers déclarent plutôt que ce que nous disent nos propres yeux», estime-t-elle.

L'absence d'un lieutenant politique nuit au Québec, selon les conservateurs

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Publié le 25 janvier 2017 à 13h56 | Mis à jour à 13h56
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose,... (Photo Adrian Wyld, Archives La Presse Canadienne)
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, veut profiter de son passage à Québec mercredi afin de critiquer la décision du premier ministre Justin Trudeau d'abolir la fonction de lieutenant politique dans la province.
PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(OTTAWA) Le gouvernement Trudeau sert mal les intérêts des Québécois depuis que le premier ministre a décidé d'abolir la fonction de lieutenant politique au Québec, soutient le Parti conservateur.
Le poste de lieutenant politique permettait à un ministre influent du Québec de faire avancer plus rapidement les dossiers prioritaires de la province à la table du cabinet. Aujourd'hui, aucun des six ministres du Québec n'a le mandat de faire le tri des dossiers qui doivent être traités au cabinet de manière prioritaire, selon les députés conservateurs.
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, profitera de son passage à Québec aujourd'hui afin de critiquer cette décision du premier ministre Justin Trudeau en compagnie des députés conservateurs du Québec.
Si le Parti conservateur a choisi de tenir son caucus de trois jours dans la région de Québec afin de préparer la reprise des travaux parlementaires lundi prochain, c'est justement pour illustrer l'importance de la Belle province pour cette formation politique et démontrer que les électeurs ne trouvent pas leur compte depuis que les libéraux sont au pouvoir.
« Il est extrêmement important pour Rona Ambrose et le caucus conservateur d'être ici à Québec parce que nous voulons montrer notre soutien à une région que le gouvernement libéral de Justin Trudeau a abandonnée. Nous voulons que les électeurs de Québec qui travaillent fort sachent que les conservateurs vont défendre ce qui compte le plus pour eux et seront leur voix », a indiqué Jake Enwright, le porte-parole de Rona Ambrose.
Dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper, c'est l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales Denis Lebel qui occupait les fonctions de lieutenant politique du premier ministre au Québec. Il était le ministre que les gens d'affaires, les syndicats et autres organismes pouvaient interpeler pour faire valoir leur cause.
En formant son gouvernement, Justin Trudeau a décidé de mettre fin à cette tradition de nommer un lieutenant politique pour le Québec ou tout autre province. Les stratèges libéraux ont alors fait valoir que ce poste avait été dans le passé une source de problème pour les libéraux.
M. Trudeau a d'ailleurs été interrogé à nouveau à ce propos durant sa récente tournée au Québec. Comme il l'a affirmé dans le passé, il a vanté le travail des 40 députés libéraux élus au Québec au dernier scrutin et l'influence des six ministres du Québec. Il a déjà aussi fait valoir qu'il était inutile d'avoir un lieutenant politique au Québec quand « le général » est issu de la province.
Aux Communes, l'automne passé, tant le Parti conservateur et le NPD ont critiqué à quelques reprises le travail des députés libéraux sur des dossiers tels que l'aide financière à Bombardier, la stratégie du gouvernement Trudeau pour soutenir l'industrie forestière au Québec alors qu'un conflit sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les Etats-Unis est imminent.

Les Autochtones du Canada ont Donald Trump à l'oeil

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Publié le 25 janvier 2017 à 15h00 | Mis à jour à 15h00
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry... (PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, plaide que les Autochtones doivent être partie prenante des projets dès le départ, plutôt que d'être placés devant le fait accompli.
PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
OTTAWA
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, prévient que les Autochtones du Canada auront à l'oeil le nouveau président américain, dont les décisions peuvent avoir un impact sur l'environnement, le commerce et l'économie au nord de la frontière.
Donald Trump a réactivé mardi deux projets d'oléoducs controversés: Keystone XL, qui traverse la frontière canado-américaine, et Dakota Access, qui a suscité pendant des mois des manifestations musclées au Dakota du Nord, l'an dernier.
Perry Bellegarde rappelle que l'oléoduc Dakota Access constitue une menace à l'approvisionnement en eau potable des Sioux de Standing Rock. L'Assemblée des Premières Nations (APN) avait apporté son soutien l'an dernier à cette communauté, qui exige un autre tracé pour l'oléoduc.
Le chef Bellegarde plaide que les Premières Nations disposent du droit au consentement préalable, libre et éclairé, ce qui signifie que les Autochtones doivent être partie prenante des projets dès le départ, plutôt que d'être placés devant le fait accompli.
Le chef de l'APN rappelle que les décisions du premier ministre du Canada ou du président des États-Unis ont des impacts sur les Autochtones.

Pierre Paradis se retire temporairement du conseil des ministres

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Publié le 25 janvier 2017 à 15h31 | Mis à jour à 15h31
Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture.... (Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne)
Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(QUÉBEC) Victime d'un accident d'équitation, le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, se retire temporairement du cabinet.
Le ministre a subi une « légère » commotion cérébrale alors qu'il se baladait à cheval, a indiqué sa porte-parole, Laurence Lemieux. Il doit revoir son médecin vendredi. 
« Il doit être au repos en ce moment et c'est pourquoi il doit être remplacé », a dit Mme Lemieux. 
M. Paradis sera remplacé par son collègue aux Transports, Laurent Lessard, a annoncé le cabinet du premier ministre Philippe Couillard.

L'ancien sénateur Marcel Prud'homme est décédé

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Publié le 25 janvier 2017 à 17h01 | Mis à jour à 17h01
Marcel Prud'homme applaudi à la Chambre des communes,... (ARCHIVES PC)
Marcel Prud'homme applaudi à la Chambre des communes, à Ottawa, en novembre 2009.
ARCHIVES PC
La Presse Canadienne
Ottawa
L'ancien sénateur Marcel Prud'homme, reconnu pour son franc-parler et sa défense de la cause palestinienne, est décédé à l'âge de 82 ans.
L'huissier du bâton noir, J. Greg Peters, a confirmé la nouvelle dans un courriel envoyé aux sénateurs, mercredi.
Politicien de carrière, M. Prud'homme aura passé 45 années de sa vie entre les murs du parlement d'Ottawa, avant d'être forcé à prendre sa retraite du Sénat lorsqu'il a célébré son 75e anniversaire.
Au cours de ses 29 années en tant que député libéral de Saint-Denis, un ancien comté de la région de Montréal, et de ses 16 ans au Sénat, où il siégeait comme indépendant, Marcel Prud'homme aura mené plusieurs batailles en matière de politique internationale.
Et son passage dans la capitale fédérale ne se sera pas fait sans bruit. Ardent défenseur de la cause palestinienne, il était reconnu pour son franc-parler. Et son acharnement à défendre le peuple palestinien sur la place publique lui aura attiré de nombreuses critiques.
M. Prud'homme a plaidé jusqu'à la toute fin de son séjour au Parlement que le Canada se devait de participer à la résolution du conflit israélo-palestinien, un «cancer qui n'a cessé depuis plus d'un demi-siècle (...) de ronger le monde», a-t-il d'ailleurs réitéré dans son discours d'adieu au Sénat, fin novembre 2009.
Né en 1934, à Montréal, Marcel Prud'homme s'est rapidement dirigé vers la politique. Diplômé en sciences sociales, économiques et politiques de l'Université d'Ottawa, en 1959, il obtient par la suite un baccalauréat en droit à l'Université de Montréal, trois ans plus tard.
Dès ses années universitaires, le jeune étudiant rejoint les rangs politiques, en étant d'abord élu président des jeunes libéraux, en 1958.
Il conservera un rôle actif au sein de son parti, une fois élu député, en occupant les postes de président du caucus national du Parti libéral du Canada en 1987, ainsi que celui de président du caucus québécois de la formation à plusieurs reprises, à la fin des années 1970 et au début des années 1990.
Élu pour la première fois lors d'une élection complémentaire en 1964, dans l'ancienne circonscription montréalaise de Saint-Denis, Marcel Prud'homme sera reporté au pouvoir à huit reprises (1965, 1968, 1972, 1974, 1979, 1980, 1984, 1988).
La carrière politique de M. Prud'homme aurait cependant pu être fort différente, puisqu'il devait à l'origine briguer une circonscription provinciale sous les couleurs du Parti libéral du Québec, en 1960. Le chef libéral de l'époque, Jean Lesage, lui a toutefois demandé de céder sa place à une nouvelle recrue; un dénommé René Lévesque.
Mais le destin aura peut-être finalement bien fait les choses, puisque Marcel Prud'homme se dirige donc vers la scène fédérale, quatre ans plus tard, où il mènera une carrière dominée par son implication en politique étrangère.
S'il s'est dit fier d'avoir exercé sa liberté d'expression tout au long de ses années de parlementaire, «en défendant des causes absolument difficiles (comme celle du Moyen-Orient)», M. Prud'homme a reconnu en revanche que c'était justement ce qui lui avait probablement coûté un portefeuille de ministre.
«Mais je pense que j'avais facilement accepté de ne pas être ministre, sachant que je voulais garder ma liberté», avait-il indiqué, en entrevue avec La Presse canadienne à la veille de sa retraite, en novembre 2009.
Pendant son passage aux Communes, il a été nommé, au début des années 1970, secrétaire parlementaire du ministre de l'Expansion économique régionale, du secrétaire d'État du Canada, et du ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration.
Puis, une fois du côté du Sénat, il a mis sur pied une vingtaine d'associations parlementaires, bien souvent avec des nations loin d'être des alliées traditionnelles du Canada (comme la Russie, la Chine, le Liban, ou le monde arabe).
La franchise de Marcel Prud'homme l'aura par ailleurs également mené à abandonner son siège de député, ainsi que sa formation, en 1993, lorsque des divergences d'opinions en matière de politique étrangère l'ont poussé à claquer la porte du Parti libéral.
«J'ai probablement manqué de patience un matin», a-t-il admis avec le recul, 14 ans plus tard.
L'après-midi même, le premier ministre conservateur, Brian Mulroney, a accepté de le nommer sénateur indépendant.
Au terme d'une carrière politique de longue haleine, M. Prud'homme aura servi sous neuf premiers ministres et siégé à de nombreux comités, des Communes ou du Sénat. Il aura effectué de nombreux voyages à l'étranger pour participer à des conférences parlementaires, notamment au Maghreb et au Proche-Orient, de même qu'en Russie, en Amérique latine, en Asie ou en Europe, et représenté le Canada lors d'assemblées des Nations unies.
Marcel Prud'homme a été décoré de plusieurs ordres ou médailles, notamment de l'Ordre de l'Amitié de la Fédération de Russie et de la République de Cuba. Il s'est également vu remettre un doctorat honorifique d'une université algérienne, en 2008.

Donald Trump envisage la réouverture des prisons secrètes

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Publié le 25 janvier 2017 à 11h31 | Mis à jour à 11h31
Selon le New York Times, un décret présidentiel demanderait... (Photo archives Associated Press)
Selon le New York Times, un décret présidentiel demanderait au Pentagone de continuer à envoyer des prisonniers d'Al Qaïda et du groupe armé État islamique à Guantanamo. Il n'y reste actuellement que 41 prisonniers.PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump prépare un décret qui aboutirait à la réouverture potentielle des contestées prisons secrètes de la CIA à l'étranger, fermées par Barack Obama, selon le New York Times mercredi.
Le projet de décret de trois pages, consulté par le quotidien, révoquerait des décrets signés par Barack Obama en janvier 2009 et qui avaient ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo (une fermeture bloquée par le Congrès) et des «sites noirs» de la CIA en dehors du pays; l'accès de la Croix-Rouge à tous les détenus des États-Unis dans le monde; et la fin des techniques d'interrogatoires assimilées à de la torture.
Ce projet de décret de M. Trump, non confirmé par la Maison-Blanche, ne déclencherait pas à lui seul la réouverture des prisons de la CIA créées en secret sous la présidence de George W. Bush au début de la «guerre contre le terrorisme». Mais il ouvrirait la voie juridique à leur réouverture.
Le décret réitérerait l'interdiction du recours à la torture, tout en appelant à envisager une modification du manuel d'interrogatoire utilisé par l'armée américaine et la CIA.
Quant à Guantanamo, selon le New York Times, le texte demanderait au Pentagone de continuer à y envoyer des prisonniers d'Al Qaïda et du groupe armé État islamique. Il n'y reste actuellement que 41 prisonniers.
«Le président peut signer tous les décrets qu'il... (Photo BRENDAN SMIALOWSKI, Agence France-Presse) - image 2.0
«Le président peut signer tous les décrets qu'il veut, mais la loi est la loi», a réagi John McCain dans un communiqué.
PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AGENCE FRANCE-PRESSE
Torture
L'interdiction de la torture a été inscrite dans le marbre du droit américain par une loi votée en 2015 par le Congrès et portée par le sénateur républicain John McCain. Les États-Unis ne peuvent avoir recours qu'aux techniques stipulées dans le manuel de l'armée. Un décret ne peut changer cette loi.
«Le président peut signer tous les décrets qu'il veut, mais la loi est la loi, a réagi John McCain dans un communiqué. Nous ne ramènerons pas la torture aux États-Unis».
Le sénateur McCain a aussi rappelé que le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, s'était engagé à ce que ses agents limitent leurs techniques d'interrogatoire à celles énumérées dans le manuel de l'armée. Le nouveau secrétaire à la Défense, l'ancien général James Mattis, lui a donné le même engagement pour ses troupes.
«Je suis certain que ces leaders respecteront leur parole», a ajouté John McCain.
En février 2016, le candidat Donald Trump avait déclaré: «la torture marche», en promettant qu'il réinstaurerait la technique de simulation de noyade («waterboarding»), bannie par Barack Obama. En novembre dernier, après avoir rencontré James Mattis, il s'était dit «impressionné» par les arguments du général contre la torture, sans toutefois dire s'il avait changé d'opinion.