lundi, août 10, 2015

PROCÈS DUFFY Le grand retour de Nigel Wright pourrait hanter Harper

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10 août 2015 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
L’ex-chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, n’a jamais raconté publiquement les événements qui se sont déroulés en 2013.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne

L’ex-chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, n’a jamais raconté publiquement les événements qui se sont déroulés en 2013.
Mike Duffy n’est pas le seul qui se retrouvera sur la sellette à la reprise de son procès mercredi. Puisqu’il a déjà déclenché la campagne électorale, Stephen Harper sera contraint de commenter le scandale de son ex-sénateur tous les jours. Et surtout cette semaine, car son ex-chef de cabinet Nigel Wright prendra la parole pour la première fois. Un témoignage qui s’échelonnera sur plusieurs jours.
 
Le procès hypermédiatisé du sénateur déchu Mike Duffy devait ne durer que huit semaines. Mais les audiences se sont étirées ce printemps. Résultat : elles reprendront pendant trois semaines à compter de mercredi et devront fort probablement être prolongées de nouveau à l’automne.
 
La reprise sera haute en couleur, avec le retour fort attendu de Nigel Wright. L’ancien proche de Stephen Harper a rapidement quitté Ottawa, après que le scandale l’entourant eut éclaté. Il sera de retour de Londres pour témoigner en personne au palais de justice d’Ottawa, a-t-on confirmé au Devoir la semaine dernière. Un passage à la barre qui attirera médias et curieux. Car Nigel Wright n’a jamais raconté publiquement ce qui s’était passé en 2013, soit sa décision de rembourser la dette de Mike Duffy à sa place, ses tractations avec des sénateurs influents pour que M. Duffy soit épargné d’un rapport sénatorial et l’étendue de ce qu’il a dit à son patron de l’époque, Stephen Harper.
 
C’est sur ces questions que risque de l’interroger l’avocat de Mike Duffy, Donald Bayne, qui plaide que son client a été forcé par M. Wright et l’entourage de M. Harper d’accepter les 90 000 $. La couronne argue plutôt que c’est le sénateur qui a sommé M. Wright de l’aider à rembourser la Chambre haute.
 
Un supplice quotidien pour Harper
 
Au fil des jours, le chef conservateur devra répondre aux questions quotidiennes des journalistes qui le suivent sur la route à bord de sa caravane électorale.
 
Outre les révélations de Nigel Wright, d’autres questions risquent de revenir le hanter. Car des documents déposés en cour par la GRC ont cité des courriels de son ancien chef de cabinet. En février 2013, lorsque c’est le Parti conservateur qui devait rembourser la dette de Mike Duffy, Nigel Wright avait écrit à des collègues du bureau du premier ministre qu’il voulait « parler au PM avant que tout soit considéré comme final ». Puis, il a rapporté que« tout est OK pour le PM ». Au mois de mai suivant, après qu’il fut révélé que Nigel Wright avait payé les 90 000 $, ce dernier a écrit que « le PM sait, en termes généraux seulement, que j’ai personnellement aidé Duffy quand je l’ai convaincu d’accepter de rembourser les dépenses ».
 
Des conversations qui n’ont jamais été expliquées par M. Wright, ses interlocuteurs, ou le chef conservateur.
 
Les interrogatoires des médias ne dureront pas qu’une semaine. Quand Nigel Wright aura quitté la barre des témoins, ce sera au tour de sénateurs conservateurs ayant participé à ces pourparlers de témoigner. Marjory LeBreton — qui était leader du gouvernement au Sénat à l’époque —, David Tkachuk et Carolyn Stewart-Olsen ont reçu une citation à comparaître. Irving Gerstein, qui gérait les fonds conservateurs lorsqu’il a été question d’y puiser pour permettre à Mike Duffy de rembourser le Sénat, pourrait lui aussi être appelé. Idem pour le libéral George Furey, qui siégeait avec les sénateurs Tkachuk et Stewart-Olsen au comité préparant un rapport sur le cas de M. Duffy.
 
D’anciens employés de M. Harper pourraient également être convoqués par la Couronne : Ray Novak (son actuel chef de cabinet), Benjamin Perrin (son conseiller juridique à l’époque), David van Hemmen (l’ancien adjoint administratif de M. Wright) et possiblement Chris Woodcock (qui était directeur de gestion des dossiers au bureau du premier ministre).
 
Le chef conservateur témoignera-t-il ?
 
Une fois cette liste épluchée, ce sera au tour de la Défense de convoquer sa liste d’une douzaine ou d’une quinzaine de témoins.
 
L’avocat de Mike Duffy n’avait pas exclu d’appeler Stephen Harper à la barre, au printemps dernier. Mais il semblait moins enclin à aller de l’avant en juin, lorsque s’est clos le premier bloc d’audiences du procès de son client.
 
Le chef conservateur aurait toutefois plus de mal à refuser, maintenant que la campagne électorale a été prolongée. Les élus peuvent invoquer le privilège parlementaire pour refuser de témoigner en cour. Ce privilège s’applique 35 jours après la dissolution du Parlement et 35 jours avant la reprise des travaux. La campagne de 79 jours s’étire donc au-delà de cette fenêtre. Et plusieurs observateurs estiment que le Parlement risque de ne pas reprendre ses travaux avant la fin de l’automne, voire le début de l’année prochaine s’il y avait un changement de gouvernement. C’est donc dire que Stephen Harper pourrait techniquement être sommé de comparaître.
 
Car les audiences qui reprennent cette semaine s’étireront jusqu’au 28 août et reprendront ensuite du 18 novembre au 18 décembre (si nécessaire), moment où le chef conservateur ne sera plus protégé par le privilège parlementaire.
 
Nombreuses accusations
 
Son ancienne recrue Mike Duffy fait face à 31 chefs d’accusation de fraude, d’abus de confiance et de corruption. C’est cette dernière catégorie que la Couronne n’a pas encore abordée, tout comme le fameux chèque de 90 172 $ de Nigel Wright.
 
Les procureurs reprochent au sénateur d’avoir indûment récolté des allocations de déplacement pour aller participer à des activités partisanes ou personnelles, et d’avoir puisé dans son budget discrétionnaire de sénateur pour offrir des contrats qui n’auraient pas été couverts par la Chambre haute. Mike Duffy est enfin accusé d’avoir touché des indemnités de logement pendant quatre ans, en plaidant habiter principalement l’Île-du-Prince-Édouard — qu’il représente au Sénat — plutôt que sa demeure d’Ottawa. C’est pour rembourser ces allocations que Nigel Wright lui a fourni 90 172 $. Au total, la Couronne lui reproche de s’être fait rembourser 154 000 $ de dépenses injustifiées.

Élections Canada 2015 Le « double discours » de Thomas Mulcair

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Mise à jour le dimanche 9 août 2015 à 14 h 45 HAE

En ces premiers jours de campagne électorale, il y a un grand danger pour le chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair de se laisser définir par ses adversaires comme un politicien qui ne dit pas la même chose en français et en anglais. Et comme, en politique, les perceptions qu'on laisse s'installer ont le don de devenir la réalité, il lui faut réagir rapidement. Même en août alors que, supposément, personne ne prête attention à la campagne électorale.
Une analyse de Michel C. AugerTwitterCourriel
L'attaque la plus sérieuse est venue pendant le débat des chefs quand Justin Trudeau - à la surprise générale - a décidé d'utiliser son temps de parole pour soulever la possible majorité à un hypothétique référendum sur la souveraineté. Pas si surprenant, au fond, parce que le Parti libéral du Canada et quiconque s'appelle Trudeau peut penser qu'il possède en exclusivité la franchise de l'unité nationale.
Reste que l'accusation est ténue : M. Mulcair a rappelé le 23 juin, à Québec, dans un discours en français que la position de son parti est de reconnaître un verdit référendaire à la hauteur de 50 % plus une voix. Et il n'aurait pas répété le tout en anglais.
On parle ici de la position du NPD depuis une décennie. C'est ce qu'on appelle la Déclaration de Sherbrooke, un héritage de l'ère Jack Layton. On peut d'ailleurs dire qu'elle a plutôt bien vieilli, comme on l'a vu en Écosse, où toutes les parties ont convenu que la seule majorité possible à un référendum démocratique est de 50 % plus un. On n'a pas entendu de voix, dans la communauté internationale, remettre en question son caractère légitime.
Il est aussi vrai, comme M. Mulcair l'a répété plusieurs fois lors du débat, que si on rejette le 50 % plus un, on a le devoir de dire quelle serait la majorité acceptable. Ce que M. Trudeau s'est bien gardé de faire. Mais l'auditoire de M. Trudeau n'allait pas être impressionné par cette omission.
On a beaucoup discuté des questions de majorité référendaire au Québec et le consensus - y compris chez les fédéralistes québécois, comme M. Mulcair - est qu'il ne peut, légalement tout au moins, y avoir d'autre norme que : 50 % plus un.
Mais au Canada anglais, où on préfère ne jamais parler de ces questions inconvenantes, on a vu la loi sur l clarté comme une sorte de rempart absolu qui réglait la question une fois pour toutes. M. Trudeau a tout de suite vu l'avantage à exploiter ce sentiment à son avantage.
Avec le résultat que M. Mulcair peut difficilement se payer le luxe de ne pas réexpliquer, plusieurs fois si nécessaire, sa position sur la question auprès d'un auditoire canadien-anglais qui est beaucoup mois au fait des subtilités du débat sur la souveraineté. Même si, ironiquement, au Québec même, il est vu comme un faucon plutôt qu'une colombe dans ce débat.
Les oléoducs
Autre attaque sur le thème du discours différent en français et en anglais, celui des oléoducs. L'attaque vient, cette fois, du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.
Mais, comme l'a montré clairement une des vérifications des faits de Radio-Canada, M. Mulcair serait plutôt coupable d'avoir une position nuancée sur une question complexe.
La réalité, c'est que le Québec, comme le Canada, n'est pas près de sortir définitivement d'une économie qui dépend du pétrole. Il faut donc se demander si la meilleure façon de l'acheminer est un oléoduc, des superpétroliers pleins de pétrole importé sur le Saint-Laurent ou le transport du brut par train. Une position qui n'est guère différente de celle du gouvernement du Québec.
Or, les lois fédérales touchant l'environnement ont tant été assouplies par le gouvernement Harper qu'une telle évaluation environnementale est désormais impossible par l'organisme qui devrait l'effectuer, soit l'Office national de l'Énergie.
On peut bien dire qu'on est contre tous les oléoducs tout le temps. Mais avant que l'économie québécoise ou nord-américaine ne soit prête à sortir du pétrole, il faudra bien qu'il passe quelque part.
Reste que la perception d'un double discours est en train de prendre racine. Et M. Mulcair peut difficilement faire l'économie de répliquer avant que le dommage soit fait.
De Michael Dukakis à John Kerry, l'histoire politique récente aux États-Unis est pleine de candidats qui ont choisi de ne pas répliquer et qui ont été handicapés définitivement par des accusations parfois totalement non fondées.
Ainsi, en 2004, John Kerry, un héros médaillé de la guerre du Vietnam, avait ainsi été traîné dans la boue et décrit comme un lâche par un groupe d'anciens combattants à la solde de ses adversaires. Il n'a jamais daigné répondre et il n'a pu se défaire de ces accusations du reste de la campagne.
Comme l'américanisation de la politique canadienne est loin d'une vue de l'esprit, M. Mulcair n'a d'autre choix que de confronter ces accusations... et ses accusateurs.

Série d'attaques en Turquie

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 Mise à jour le lundi 10 août 2015 à 7 h 01 HAE  Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Attaque contre un poste de police en Turquie
Attaque contre un poste de police en Turquie 
Photo :  Stringer Turkey / Reuters

Le consulat des États-Unis a été pris pour cible par deux femmes armées en Turquie, alors que trois autres attaques se sont déroulées aujourd'hui dans le pays. Le consulat américain a annoncé qu'il sera fermé au public jusqu'à nouvel ordre.
Cet attentat à Istanbul a été revendiqué par un groupe d'extrême gauche sur le Web, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C). Le groupe affirme que « la lutte continuera jusqu'à ce que l'impérialisme et ses collaborateurs quittent notre pays et que chaque pouce de notre territoire soit libéré des bases américaines ».
Une fusillade a opposé les deux femmes aux forces de l'ordre devant les locaux du consulat situé dans le quartier de Sariyer. Une des femmes, blessée, a été arrêtée par les policiers, rapportent les médias locaux.
Sa compatriote en fuite, Hatice Asik qui est âgée de 42 ans, est une militante du DHKP-C, selon l'agence officielle Anatolie.
La Turquie, cible de plusieurs attaques
Dans le sud-est du pays, à proximité des frontières de l'Irak et de la Syrie, l'attaque la plus meurtrière a tué quatre policiers lors de l'explosion d'une bombe le long d'une route.
Dans le même secteur, un soldat turc est mort au moment où son hélicoptère militaire, qui décollait, a été la cible de tirs de rebelles kurdes. Au moins sept personnes ont été blessées.
Le commissariat du quartier de Sultanbeyli a, par ailleurs, été pris la cible d'une explosion qui a fait quatre morts et dix blessés, selon la police. Un des assaillants a été tué lors de l'explosion et deux autres sont décédés lors d'échanges de coups de feu, selon le bureau du gouverneur d'Istanbul.
Le gouvernement accuse les séparatistes kurdes d'être les auteurs de l'attaque. 
La Turquie est en état d'alerte depuis qu'elle a lancé en juillet une « guerre synchronisée contre le terrorisme ». Cette opération prévoit des frappes contre le groupe armé État islamique (EI) et les forces kurdes qui se trouvent dans le nord de l'Irak.

Un homme accusé à Houston en lien avec la mort de deux adultes et six enfants

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 Mise à jour le dimanche 9 août 2015 à 22 h 06 HAE  Associated Press
Des voisins devant la maison au Texas où deux adultes et six enfants ont été retrouvés morts
Des voisins devant la maison au Texas où deux adultes
 et six enfants ont été retrouvés morts
  Photo :  Reuters Photographer / Reuter

Deux parents et six enfants de la même famille ont été tués de balles à la tête dans une maison de Houston, au Texas, par un homme comptant un passé criminel violent et ayant été précédemment dans une relation avec la mère, ont indiqué les autorités, dimanche.
David Conley, 48 ans, a été accusé de meurtre qualifié et demeure en détention. Il n'était pas présent en cour, dimanche.
Le sergent et enquêteur Craig Clopton a indiqué que la plupart des victimes avaient été menottées, et que certaines avaient été atteintes de multiples coups de feu.
Les parents ont été identifiés comme Dewayne Jackson, 50 ans, et sa conjointe Valerie Jackson, 40 ans. Parmi les enfants, Nathaniel, 13 ans, aurait été le fils de Conley né de sa relation avec Valerie Jackson.
Tim Cannon, du bureau du shérif de Harris, a déclaré que les autorités « ne pouvaient comprendre pleinement les motivations d'un individu qui faucherait les vies de tant de gens innocents ». Il a toutefois ajouté que le motif du tueur semblait relier à « un conflit avec Valerie Jackson, qui était une ancienne partenaire ».
Des documents de cour montrent que le passé criminel de Conley remonte au moins à 1988, et qu'il a été accusé de voies de fait le mois dernier. Dans les documents de cour, les autorités affirment que le suspect a été arrêté pour avoir supposément agressé Valerie Jackson.
Les victimes ont été trouvées sans vie samedi soir dans une résidence de Houston, après un échange de coups de feu avec l'homme qui se trouvait à l'intérieur du domicile.
Les policiers s'étaient rendus sur les lieux pour procéder à l'arrestation de l'individu qui était recherché pour une affaire d'agression sur un membre de sa famille.
Ils ont alors aperçu un corps à travers une fenêtre. Quatre policiers ont immédiatement pénétré de force à l'intérieur, provoquant une fusillade avec le suspect de 48 ans.
Les policiers ont rebroussé chemin. Après un siège d'une heure, l'individu s'est par la suite rendu.

Élections Canada 2015 Rendre criminels les voyages dans certaines zones est-il constitutionnel?

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Mise à jour le dimanche 9 août 2015 à 17 h 39 HAE
Des passants regardent les ruines de la Mosquée du prophète Jonas, à Mossoul. (archives)
Des passants regardent les ruines de la Mosquée du prophète Jonas, à Mossoul.
(archives)
  Photo :  Reuters

Épreuve des faits - À l'instar de l'Australie, le chef conservateur Stephen Harper souhaite criminaliser les voyages des Canadiens dans certaines zones du monde. Une telle loi passerait-elle le test de la Constitution canadienne?
Un texte de Christine BureauTwitterCourriel
« Un gouvernement conservateur réélu fera en sorte que le fait de se rendre à des endroits désignés par le gouvernement comme étant des foyers d'activités terroristes sera une infraction criminelle. »— Stephen Harper

Vérification faite : tout dépendra du projet de loi.
L'annonce du chef conservateur est en effet venue avec très peu de détails. Les zones « désignées » restent inconnues, tout comme les peines qu'encourraient les Canadiens qui se rendraient dans ces zones.
Pour le professeur de droit public de l'Université de Sherbrooke Guillaume Rousseau, la réponse sur la question constitutionnelle est nuancée et dépendra du projet de loi final. Mais en attendant, « il y a certainement des arguments à faire valoir pour dire que ça pourrait être anticonstitutionnel », soutient-il.
Il cite notamment le droit de religion, qui pourrait être évoqué par ceux qui voudraient par exemple aller en pèlerinage dans ces zones « désignées ».
L'interdiction de voyage évoquée par Stephen Harper comprend des exceptions pour les journalistes, les travailleurs humanitaires et certains diplomates, mais aucune jusqu'à maintenant sur les voyages à des fins religieuses. « En l'absence de cette exception-là, il y aurait un problème par exemple avec cet article de la Charte », fait-il valoir.
L'article 6 sur la liberté de circulation ainsi que l'article 7 sur le droit à la liberté pourraient également poser problème, selon lui.
Or, Stephen Harper pourrait aussi utiliser la Charte pour défendre un éventuel projet de loi en évoquant l'article 1. 
« Il pourrait plaider que oui, ce projet vient limiter la liberté de religion, par exemple, mais que c'est tout à fait raisonnable, légitime et justifiable dans une société libre et démocratique parce que ça vient favoriser la sécurité, qui est une fin qui a été reconnue par la jurisprudence comme pouvant effectivement justifier des limitations de certains droits et libertés », explique-t-il.
« Ce qui pourrait sauver la loi, c'est de multiplier les exceptions, donc multiplier les fins légitimes. »— Guillaume Rousseau, professeur de droit public à l'Université de Sherbrooke


Au-delà de l'applicabilité, le message
Reste encore la question de l'applicabilité. En Australie, la loi interdit les voyages dans le district de Mossoul, en Irak, et dans la région de Raqqa, en Syrie. Les contrevenants, une fois de retour au pays, sont passibles de 10 ans de prison.
Mais comment prouver qu'un citoyen canadien, par exemple, s'est rendu dans une zone sous contrôle du groupe armé État islamique parce qu'il a acheté un billet pour la Syrie?
En droit pénal et criminel, la preuve doit être extrêmement forte pour être acceptée, rappelle le Pr Rousseau. Dans le cas où un tel projet de loi serait en vigueur, il deviendrait difficile de prouver qu'une personne est allée entre telle et telle date dans la région de Mossoul, par exemple.
Mais si une loi est d'abord « un outil pour gérer les droits », il rappelle qu'elle a aussi un second objectif.
« Une loi c'est aussi, au-delà de l'aspect technique et des droits de la personne, un message que le législateur envoie à la société. Il y a un côté plus politique, autrement dit, à la loi. »— Guillaume Rousseau, professeur de droit public de l'Université de Sherbrooke

Un message envoyé par le gouvernement conservateur au Parlement, à ses électeurs ainsi qu'à ceux qui seraient tentés par l'une de ces zones éventuellement « désignées ». « Il reste que les gens qui se rendraient là auraient une espèce d'épée de Damoclès », conclut le Pr Rousseau.
« Soyons clairs : il n'y a absolument aucun droit au pays qui protège la possibilité de voyager dans une zone sous gouvernance terroriste. Ce n'est pas un droit de la personne », a répondu Stephen Harper à un journaliste, à la fin de sa conférence de presse dimanche.

Or, en droit, « le principe de base, c'est que tout est permis, sauf si une loi vient l'interdire », résume le Pr Rousseau. Sinon, c'est la liberté qui prime.

Arrivé à la nage par la rivière Rouge, un Somalien demande le statut de réfugié au Canada

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Mise à jour le dimanche 9 août 2015 à 18 h 07 HAE
Le pont Redwood traverse la rivière Rouge à Winnipeg
Le pont Redwood traverse la rivière Rouge à Winnipeg 
Photo :  ICI Radio-Canada

Un Somalien venu demander le statut de réfugié au Canada est arrivé plus tôt cette semaine au Manitoba en nageant depuis les États-Unis dans la rivière Rouge, rapporte leWinnipeg Free Press.
Yahya Samatar a raconté qu'il avait été déposé près de la frontière au milieu de la nuit avec un autre homme originaire également de Somalie.
Les deux hommes ont alors traversé des fermes et des zones forestières jusqu'à atteindre la rivière Rouge. Ils pensaient, à tort, que le fleuve coulait d'est en ouest et qu'il leur suffisait de passer sur l'autre rive pour rejoindre le Canada.
Longue de 885 km, la rivière Rouge qui coule du sud vers le nord marque la frontière des États du Minnesota et du Dakota du Nord et se jette dans le lac Winnipeg, au Manitoba.
Aide d'un bon samaritain
Après plusieurs minutes à la dérive, Yahya Samatar est parvenu a regagner la terre ferme. C'est un bon samaritain, résident de la communauté frontalière d'Emerson, tout au sud du Manitoba, qui l'a aperçu puis l'a aidé en le réchauffant avec une couverture jusqu'à l'arrivée de la police et d'une équipe de secours.
Une fois rassurée sur sa santé, la police aux frontières l'a menotté puis emmené à l'Agence des services frontaliers du Canada. Le trentenaire y a reçu de la nourriture et des vêtements chauds, puis une date d'audience de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié en octobre prochain. Il a ensuite été libéré.
Depuis un an sur les routes
Âgé de 32 ans, Yahya Samatar s'est enfui de Somalie il y a un an, se sentant menacé par plusieurs groupes - dont la milice islamiste armée Al-Shabaab - parce qu'il travaillait pour un organisme non gouvernemental caritatif.
Yahya Samatar a indiqué que son compagnon de voyage avait aussi survécu et qu'il allait désormais demander le statut de réfugié à Toronto.

Échange de tirs lors d'une manifestation à Ferguson, au Missouri; un blessé

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Mise à jour le lundi 10 août 2015 à 5 h 01 HAE   Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Fusillade lors d'une manifestation à Ferguson
Fusillade lors d'une manifestation à Ferguson  Photo :  Rick Wilking / Reuters

Un homme qui a ouvert le feu en direction des policiers à Ferguson, au Missouri, est dans un état critique après que les policiers ont répliqué à ses tirs, a dit le chef de police du comté de St. Louis, Jon Belmar.
Le chef de police explique que l'homme avait été repéré par les policiers en marge d'une manifestation nocturne, en lien avec l'anniversaire de la mort de Michael Brown.
Le suspect s'est approché de policiers qui étaient dans une voiture et a tiré en leur direction. Les policiers ont répliqué et ont pourchassé l'homme à pied. Quatre policiers ont tiré en direction du suspect, il a été touché et est tombé au sol.
Le suspect a été transporté à l'hôpital où il est dans un état très grave. Les policiers n'ont pas été blessés.
Cet incident est survenu vers 23 h 15, quelques minutes après que de nombreux coups de feu eurent été tirés à proximité d'une manifestation. Les policiers s'apprêtaient à disperser la foule, mais les manifestants, effrayés par les coups de feu, ont rapidement quitté les lieux.
Au moins six suspects auraient ouvert le feu pendant environ 45 secondes, a précisé le chef Belmar. Des impacts de balles ont été trouvés sur au moins deux voitures, ont ajouté les autorités.
Des manifestants à Ferguson évitent des coups de feu
Des manifestants à Ferguson évitent des coups de feu.  Photo :  Rick Wilking / Reuters
Le chef de police a déclaré lors d'un point de presse que les suspects n'étaient pas des manifestants, mais plutôt des personnes qui cherchaient le trouble. « Ce sont des criminels, dit-il. Il y a un petit groupe de personnes qui feront tout pour que la paix ne soit pas maintenue (à Ferguson). »
Ces deux incidents surviennent quelques heures après des manifestations pacifiques en hommage à Michael Brown, ce jeune Noir, non armé, abattu par les policiers il y a exactement un an.

Ouverture du superprocès de membres des Hells

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 10 août 2015 à 06h25. Modifié par Jean-François Cyr à 06h40.
Ouverture du superprocès de membres des Hells
Photo: archives AP
MONTRÉAL - Le procès de cinq membres des Hells Angels accusés de meurtre et de complot doit s'amorcer devant jury ce lundi à Montréal.
Ce procès a été reporté la semaine dernière en raison du désistement d'un des jurés.

Les accusés font face à la justice dans la foulée de l'opération SharQc, menée en avril 2009.

Cette opération avait permis de porter des accusations contre plus de 156 personnes, dont 111 membres en règle de la bande de motards.

Plusieurs des accusés ont évité un procès en plaidant coupable.

Vendredi, Emery Martin a été condamné à 15 ans de prison.

Il a toutefois pu quitter sa cellule parce qu'il a purgé l'équivalent de sa peine en détention préventive.

Val-des-Monts: bébé pressé accueilli par un premier répondant

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le lundi 10 août 2015 à 07h14.
Un premier répondant a aidé une femme à donner naissance, dimanche matin, à Val-des-Monts.
C'est le père de la jeune femme de 26 ans qui a composé le 9-1-1 parce que sa fille se trouvait en travail avancé pour son deuxième accouchement.

À son arrivée à peine quelques minutes plus tard, le premier répondant a constaté que la tête du bébé était déjà apparente.

Il a suffi de quelques poussées pour que la fillette voie le jour. L'homme est rapidement intervenu pour dégager le cordon qui était autour du cou du bébé.

L'enfant et la mère ont été transportés à l'hopital de Gatineau par mesure préventive. Elles se portent bien.