Information sur la politique 1

jeudi, octobre 01, 2015

«Lip Sync Battle: face à face» : nos artistes sortent de leur zone de confort!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: 

MARIE MAI

Depuis le temps qu’on en entend parler, c’est demain, vendredi, à 21h, que MusiquePlus propulse en ondes l’adaptation québécoise de Lip Sync Battle, animée et mise en scène par Joël Legendre et produite par Salvail&Co.
Un rendez-vous de variétés hautement divertissant, conçu ici avec un budget huit fois moins élevé que celui de la mouture originale américaine, et dont l’enrobage et le contenu sont nettement plus riches et travaillés que la version de départ, si on en croit le producteur, Éric Salvail et la tête d’affiche, Joël Legendre. Ce n’est pas pour rien que MusiquePlus clame qu’il s’agit là de l’investissement le plus sérieux de son histoire.
Marie-Mai épate…
La formule de Lip Sync Battle : face à face est assez facile à résumer et flaire déjà bon le succès populaire, même s’il serait difficile de lui prédire des cotes d’écoute mirobolantes, en raison de sa case-horaire un peu ingrate et déjà achalandée (les galasComédiHa à Radio-Canada, Ma maison bien-aimée à TVA, Deux hommes en or à Télé-Québec, C’est juste de la TV à ARTV)
Chaque épisode de 30 minutes nous présente la compétition entre deux personnalités qui s’affrontent dans deux numéros de danse et de chant. En fait, pas vraiment de chant, puisque nos courageux joueurs ne font que semblant d’entonner un de leurs airs préférés. Bref, ils font du lip sync. Mais ils ne se tiennent pas droit derrière leur pied de micro ; leur passage sur scène doit être mouvementé et déplacer de l’air. En premier lieu, ils sont seuls en piste pour se faire valoir, sans accessoires ni costumes.
Puis, pour leur second essai, ils sont entourés de danseurs et ont droit à tout le «crémage», toutes les paillettes et toutes les extravagances qu’ils souhaitent pour en mettre plein la vue et les oreilles. Semble-t-il que l’aspect de la mise en scène est beaucoup plus soigné au Québec que dans le Lip Sync Battle américain.
C’est lorsque les artistes sortent le plus de leur zone de confort et s’éloignent de leur image et leur créneau habituel que leurs prestations à Lip Sync Battle : face à face sont les plus amusantes et intéressantes.
Sur Anaconda, de Nicki Minaj, Marie-Mai épate, méconnaissable avec sa perruque de longs cheveux noirs, son maillot moulant orange rayé noir, sa casquette noire, ses fesses rembourrées et rebondies, ses lèvres pulpeuses et colorées et ses mouvements hyper suggestifs.
Entrant en piste hissée sur une chaise en osier décorée à l’exotique, portée par ses danseurs, la jeune rockeuse écarquille d’emblée les regards avec son attitude (empruntée, bien sûr) arrogante, frondeuse, un brin masculine, qui en impose. Une transformation très réussie.
Juste avant, on regarde la jeune rockeuse s’échauffer au son de Tiens-toé ben, j’arrive!, de Diane Dufresne, hurlements stridents et cheveux dans le visage en prime, une réinterprétation qui se conclut en séance de bodysurfing.
Dans cette première de la saison, Marie-Mai concourt contre Patrice Bélanger. Pour tenter d’envoyer Marie-Mai au tapis, ce dernier se métamorphose en chanteur hip-hop sur Libérez-nous des libéraux, de Loco Locass, et endosse une kitsch veste de léopard pour apporter sa touche personnelle à Step By Step, des New Kids On The Block.
…et Joël aussi!
Fait à noter, ce sont les invités qui soumettent à l’équipe de Lip Sync Battle : face à face une dizaine de morceaux qu’ils aimeraient «incarner», en français ou en anglais, et en choisissent ensuite deux, en éliminant ceux dont il est impossible de libérer les droits. C’est le public qui vote, par cris et applaudissements, pour déterminer le gagnant, qui ne se sauvera qu’avec une ceinture semblable à celle des lutteurs triomphants. Les candidats s’investissent pleinement et embarquent avec bonheur dans le jeu de la compétition, en se balançant de sympathiques vacheries, ici et là.
Au deuxième épisode, Sarah-Jeanne Labrosse et Debbie Lynch-White tirent également fort bien leur épingle du jeu, sur Isabelle, de Jean Leloup, et Respect, dans le premier cas, et I Got Rhythm et Regarde-moi, de Céline Dion, dans le deuxième. Autres contre-emplois et exploits à signaler, mais on ne vous en dit pas plus.
À l’animation de Lip Sync Battle : face à face, Joël Legendre est impeccable. Détendu, mais rempli d’assurance, plein de compassion pour les participants, mais aussi baveux par moments, on est ici à mille lieues du Joël incertain qui pilotait le Gala des Prix Gémeaux de 2012. Sa commentatrice, Marie-Soleil Dion, conclut les mini-spectacles de ses jugements et observations, souvent comiques, tout au plus un brin décapants, mais rarement trop acides. En studio, l’ambiance est survoltée, juste assez bruyante pour pimenter l’atmosphère, sans donner de maux de tête.
Éric Salvail et Pierre Hébert, Annie Brocoli et Alex Perron, Jean Pascal et PA Méthot, Dominic Paquet et Mario Tessier, Patrick Langlois et Annie-Soleil Proteau, Anaïs Favron et Maxim Martin, Mélanie Maynard et Hélène Bourgeois-Leclerc, Stéphane Bellavance et Étienne Boulay, Mariana Mazza et Pier-Luc Funk et Philippe Bond et Réal Béland sont les autres tandems qui se frotteront à Lip Sync Battle : face à face cette année.
Tous les épisodes de Lip Sync Battle : face à face seront rediffusés à V l’hiver prochain. Pour la première, ce vendredi, 2 octobre, on présentera exceptionnellement deux épisodes à MusiquePlus, à 21h et 21h30, et le premier sera retransmis simultanément à V.

La France est « l'ennemi numéro 1 » de l'État islamique selon Trévidic

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/

Marc Trévidic, en février 2015.
VIDÉO - L'ancien juge anti-terroriste, dans une interview à Paris Match, estime que «le pire est devant nous» , et s'attend à des attentats spectaculaires dans un futur proche.

Marc Trévidic est pessimiste. L'ancien juge anti-terroriste voit l'avenir en noir, à l'image de la bannière de l'État islamique. Dans une interview donnée à Paris Match, il estime que la France est devenue «l'ennemie numéro un» de l'État islamique et que l'organisation terroriste se prépare à des attentats d'ampleur sur notre territoire.

• La France, cible facile?

Marc Trévidic estime que la France est plus susceptible que les États-Unis d'être frappée par une attaque. Notamment à cause de la proximité géographique de notre pays avec les lieux où Daech a établi ses bases. «La France est facile à toucher» estime-t-il, du fait de la simplicité «opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de l'organisation, qui peuvent revenir légalement dans l'espace Schengen et s'y fondre avant de passer à l'action».

• Pourquoi la France?

Outre cet aspect pratique, il y a un aspect idéologique et politique. Notre pays est en première ligne depuis longtemps «pour combattre le djihad mondial». L'implication directe dans la campagne de frappes aériennes contre Daech ne fait qu'augmenter le ressentiment à l'égard de notre pays, estime le juge. «Pour [les terroristes, la France] est toujours une nation coloniale, revendiquant parfois ses racines chrétiennes, soutenant ouvertement Israël, vendant des armes aux pays dits “mécréants et corrompus” du Golfe et du Moyen-Orient.»

• Quels types d'actions?

Celui qui est maintenant vice-président du tribunal de grande instance de Lille est très inquiet quant au mode opératoire des futurs attentats. Il prévoit des attentats d'envergure et avertit que «la vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé». «Les hommes de Daech ont les moyens, l'argent et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils veulent. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Il reste “le prix Goncourt du terrorisme” à atteindre, les attentats du 11-Septembre 2001 contre les tours du World Trade Center.» Fin août, dans un article du Canard enchaîné, des spécialistes du renseignement prévenaient de la même façon d'un risque «d'un 11-Septembre à la française où les services [de renseignement] seront de simples spectateurs.»

• Quelle réponse apporter?

L'inquiétude laisse place à la colère froide lorsque le juge se penche sur la réponse à apporter aux terroristes et projets d'attentats. «On ne peut plus les empêcher, lâche-t-il. Il y a là quelque chose d'inéluctable.» Un avis glaçant de la part de celui qui a été un rouage essentiel de la lutte contre le terrorisme. La raison: «Les moyens affectés à la lutte antiterroriste sont clairement devenus très insuffisants. On frise l'indigence à l'heure où la menace n'a jamais été aussi forte. Sentinelle, Vigipirate [ne résolvent] rien. Cela ne freinera pas les hommes de l'EI le jour où ils auront décidé de passer à la vitesse supérieure. Ces dispositifs protègent certains endroits, rassurent la population. Mais en fait, ils déplacent la menace. Si cela paraît trop compliqué de s'en prendre à un objectif sous surveillance, [les terroristes] en trouveront un autre.»

Le président Trump renverrait les réfugiés syriens chez eux

http://www.lapresse.ca/international/crise-migratoire/

Publié le 01 octobre 2015 à 07h52 | Mis à jour à 07h52
Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump s'entretient... (PHOTO GRETCHEN ERTL, REUTERS)
PHOTO GRETCHEN ERTL, REUTERS

Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump s'entretient avec ses partisans à Keene, au New Hampshire, le 30 septembre.

Agence France-Presse
WASHINGTON
Donald Trump, candidat aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle américaine, a déclaré mercredi vouloir renvoyer des milliers de réfugiés syriens dans leur pays s'il était élu en novembre 2016.
Ces propos de M. Trump sur la chaîne américaine CNN interviennent alors que la Russie a annoncé mercredi que son aviation avait commencé à effectuer des frappes en Syrie contre le groupe armé État islamique (EI).
M. Trump a estimé que cette intervention pouvait être bénéfique. «Si la Russie veut attaquer et écraser l'ISIS (autre acronyme utilisé pour désigner l'EI, NDLR) et peut-être stabiliser cette grande migration, avec 200 000 personnes arrivant aux États-Unis», cela peut être une bonne chose, a-t-il déclaré.
Le secrétaire d'État américain John Kerry a annoncé le 20 septembre que les États-Unis comptaient accueillir 85 000 réfugiés en 2016, dont 10 000 Syriens, puis 100 000 en 2017, soit près de 200 000 en deux ans.
«Si je gagne, ces 200 000 personnes - elles doivent le savoir et le monde doit l'entendre - repartiront», a déclaré M. Trump.
«Nous n'allons pas accepter 200 000 personnes», a poursuivi M. Trump, évoquant le risque que certains de ces réfugiés fassent partie de l'EI. «Nous n'avons aucune idée de qui ils sont», a-t-il dit.

Élections Canada 2015 Trudeau promet d'investir 3 milliards dans les soins à domicile

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 15 h 12 HAE
Justin Trudeau, à Halifax le 20 septembre
Justin Trudeau, à Halifax le 20 septembre  Photo :  PC/Adrian Wyld

Promettant de « moderniser » le système de santé pour tenir compte du vieillissement de la population, le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, s'est engagé à améliorer l'accès aux soins à domicile, auxquels il entend consacrer 3 milliards de dollars sur quatre ans.
Un texte de Sophie-Hélène LebeufTwitterCourriel
Cette promesse est fondée sur une approche « multidisciplinaire » qui passe notamment par l'aide à domicile, par un soutien financier et, au besoin, par des soins palliatifs, a-t-il précisé mercredi, au cours d'un arrêt de campagne à Surrey, en Colombie-Britannique.
S'immisçant dans un champ de compétences provincial, il a promis de « travailler avec les provinces et les territoires », dénonçant du même souffle l'approche « unilatérale » de son rival conservateur. Stephen Harper « refuse de s'asseoir avec les premiers ministres pour en parler », a-t-il soutenu.
Le chef libéral a rappelé que plus de 2 millions de Canadiens recevaient déjà des soins à domicile, un chiffre qui augmentera avec le vieillissement de la population. Il a d'ailleurs évoqué les dernières estimations de Statistique Canada, publiées la veille, qui révélaient que le pays comptait dorénavant plus d'aînés de plus de 65 ans que de jeunes de moins de 15 ans.
Une situation prévisible à laquelle les conservateurs ne se sont pourtant pas préparés, a-t-il affirmé.
Justin Trudeau a également promis de réduire le coût des médicaments d'ordonnance grâce à une politique d'achat en vrac avec les provinces et les territoires.
Le chef libéral a en outre soutenu qu'il améliorerait les services de santé mentale, notamment pour les anciens combattants et les premiers répondants.
La santé, génératrice d'une économie forte
Affirmant que les soins de santé universels constituaient une « marque de commerce » du pays, il a lié la qualité du système de santé à la « sécurité économique de la classe moyenne ». « Non seulement [notre système de santé] offre une sécurité économique aux familles, mais il assure aussi notre réussite économique », a-t-il martelé.
Accusant les conservateurs de ne pas vouloir agir et les néo-démocrates de ne pas pouvoir le faire au cours d'un premier mandat en raison de leur promesse d'atteindre l'équilibre budgétaire, Justin Trudeau a affirmé que sa formation était la seule à présenter « un vrai plan » pour des investissements immédiats.
Par voie de communiqué, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a critiqué la promesse libérale, affirmant qu'elle ne permettrait pas de « réparer les dégâts causés à notre système de santé par le gouvernement de Stephen Harper ». La formation de Justin Trudeau ne compte pas rétablir l'indexation annuelle de 6 % consentie aux provinces dans les transferts en santé, a déploré le NPD.
Dans une lettre envoyée au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, au début de la campagne, Justin Trudeau s'est engagé à négocier avec les provinces une nouvelle entente à long terme sur le financement des soins de santé s'il remportait les élections du 19 octobre.

Contrats truqués: Montréal réclame 8 millions à «monsieur Trottoir»

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 30 septembre 2015 à 06h59 | Mis à jour le 30 septembre 2015 à 06h59
Véritable vedette de la commission Charbonneau, Nicolo Milioto... (Photo archives La Presse)
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Véritable vedette de la commission Charbonneau, Nicolo Milioto y a été dépeint comme un rouage important d'un cartel dans l'aménagement des trottoirs à Montréal et comme l'intermédiaire entre les entrepreneurs et la mafia.

Daphné Cameron
DAPHNÉ CAMERON
La Presse
La Ville de Montréal veut se faire rembourser les sommes qu'elle a « injustement » versées à l'entrepreneur Nicolo Milioto dans le cadre d'un vaste stratagème de collusion qui a duré plus d'une décennie dans l'industrie du trottoir et des égouts. Dans une poursuite déposée vendredi à la Cour supérieure, la Ville réclame 8 millions au célèbre « monsieur Trottoir » et à ses associés.
La poursuite fait suite à l'entrée en vigueur, en avril 2015, d'une loi qui permet aux donneurs d'ouvrages publics de récupérer les sommes payées injustement à la faveur de fraudes ou de manoeuvres dolosives.
Véritable vedette de la commission Charbonneau, Nicolo Milioto y a été dépeint comme un rouage important d'un cartel dans l'aménagement des trottoirs à Montréal, ainsi que comme l'intermédiaire entre les entrepreneurs et la mafia.
Nicolo Milioto a été président de l'entreprise en construction Mivela 1998 à 2010, aujourd'hui connue sous le nom Irebec. La poursuite vise aussi l'entreprise et ses cofondateurs Girolamo Vella et Alfonso Polizzi.
De 1998 à 2009, Mivela Construction a obtenu plus de 33 millions en contrats d'infrastructures de la Ville de Montréal. À cette époque, une poignée d'entreprises se divisaient environ 90 % du marché du trottoir à Montréal.
« La majoration injustifiée des contrats publics obtenus par Mivela grâce à des fraudes et des manoeuvres dolosives au détriment de la Ville et ses contribuables oscillait entre 20 % et 30 % de la valeur des contrats octroyés », peut-on lire dans la poursuite déposée au palais de justice de Montréal.
« Sur la base de ces majorations injustifiées, la créance de la Ville à l'endroit de Irebec/Mivela s'élèverait à 10 [millions]. Nonobstant ce qui précède, la Ville limite son préjudice réclamé à 20 % du montant total payé pour l'ensemble des contrats obtenus par Mivela depuis 1998 », poursuit la requête.
Enquêtes internes et commission Charbonneau
Pour faire sa preuve, la Ville de Montréal se servira d'enquêtes internes menées par la Bureau du contrôleur général et d'informations diffusées lors de la commission Charbonneau.
« Grâce à certaines informations privilégiées reçues à l'avance de fonctionnaires corrompus [...] Milioto a réussi à obtenir, sur une base régulière, la liste des projets à venir pour des périodes plus ou moins longues avant tous les entrepreneurs qui ne faisaient pas partie du groupe de collusionnaires. Il pouvait donc déterminer avant même la publication d'un appel d'offres qui du groupe le remporterait », allègue la poursuite.
« L'entrepreneur choisi par Milioto avait alors la tâche d'appeler à tour de rôle les autres membres du groupe pour s'assurer que le prix de la soumission qu'ils allaient déposer serait supérieur au sien. »
- Avec la collaboration de Vincent Larouche

Séquestrations: la résidence du pasteur abritait aussi une garderie

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 01 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 06h21
Un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant... (PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL)
PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL

Un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu'il gardait prisonniers dans son sous-sol, dans un quartier résidentiel de Québec.

Au sous-sol, des jeunes battus à coups de poing et maltraités, soumis à la tyrannie d'un pasteur baptiste qui les y emprisonnait. Au rez-de-chaussée, une garderie en milieu familial.
Le jumelé anonyme d'un quartier résidentiel de Québec au centre d'une intervention de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et d'une enquête de la police de Québec pour maltraitance extrême accueillait aussi des bambins d'âge préscolaire, a apprisLa Presse. Ils n'auraient toutefois pas été victimes de sévices.
Cette information émerge alors que le pasteur en cause nie - par la voix de son avocat - avoir commis un geste criminel. «Il nie totalement quelque mauvais traitement que ce soit», a fait valoir MeStéphane Beaudoin.
La ministre déléguée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), choquée par les révélations d'hier, a ordonné le déclenchement de vérifications internes sur l'intervention des services sociaux. «L'ensemble du dossier» a troublé Lucie Charlebois, selon son attachée de presse Alexandra Bernier.
La Presse a révélé hier que deux mineurs ont été placés en famille d'accueil au début de l'année après avoir passé respectivement six et dix ans confinés au sous-sol du pasteur de leur communauté religieuse. Les jugements en protection de la jeunesse évoquent des coups de poing au ventre, des séances d'exercices interminables sans manger et un contrôle de tous les instants.
«Tu capotes un peu», dit un parent
Le ministère de la Famille n'a pas pu confirmer à La Pressel'existence d'une garderie dans la résidence. En début de journée, la porte-parole avait toutefois souligné qu'une garderie en milieu familial de moins de six enfants n'a pas à s'enregistrer auprès des autorités.
Selon nos informations, ce sont des femmes proches du pasteur faisant l'objet de l'enquête qui s'occupaient des enfants.
«Quand la DPJ t'appelle à 23h un soir de semaine et te réveille pour te dire qu'ils ont eu une plainte concernant le milieu de garde de ton enfant, et de ne pas l'envoyer jusqu'à nouvel ordre... Tu capotes un peu», a confié à La Presse le parent d'un enfant qui a fréquenté la garderie au cours des dernières années.
«Personne ne peut te confirmer quoi que ce soit, car l'enquête débute. Quelques semaines plus tard, j'ai finalement appris par la DPJ que cela ne touchait pas les enfants de la garderie. Mais je ne connaissais pas les faits reprochés...»
En entrevue, hier, la DPJ de la région de Québec a affirmé ne pas pouvoir agir directement sur l'accueil d'enfants dans un milieu qui fait l'objet d'une enquête. 
«Nous, c'est sûr qu'on n'a pas la légitimité de fermer un service de garde», a indiqué Patrick Corriveau, porte-parole de l'organisation. «Notre rôle, c'est de sensibiliser, de faire des recommandations, de faire parfois de fortes recommandations aux parents de retirer un enfant d'un milieu.»
«Dans un dossier comme celui dont on se parle, comme DPJ, c'est certain qu'on va s'assurer qu'il n'y a plus d'enfants en contact par exemple avec un individu problématique», a-t-il ajouté. «Et c'est certain qu'on s'assurerait de sécuriser le milieu.»
«Rien à se reprocher»
Les juges de Chambre de la jeunesse qui ont dépeint le pasteur de l'Église baptiste évangélique de Québec-Est comme un tortionnaire ont tout faux, selon Stéphane Beaudoin, avocat de ce dernier.
«C'est sûr qu'il n'a rien à se reprocher. C'est sûr et certain que c'est complètement nié», a indiqué Me Beaudoin en entrevue téléphonique. «On ne sait même pas s'il va être accusé, mais s'il est accusé, c'est sûr et certain que ça va être contesté.»
«C'est sûr qu'il y en a des enfants qui lui ont été confiés. Mais il nie totalement quelque mauvais traitement que ce soit», a-t-il ajouté.
Le criminaliste a confirmé qu'une perquisition avait eu lieu chez son client. Les policiers auraient toutefois fait déposer plusieurs requêtes pour prolonger le délai dont ils disposent pour faire enquête sur les articles saisis. 
Me Beaudoin s'est opposé, en vain, à l'une d'elles.
L'avocat a aussi reconnu avoir tenté - encore une fois en vain - d'assister aux audiences qui ont mené au placement en famille d'accueil de mineurs. «C'est sûr que [le pasteur] aurait aimé savoir ce qu'on lui reprochait exactement», a indiqué Me Beaudoin. Les juges ont refusé qu'il demeure dans la salle d'audience.

Nouveau bilan: 464 Iraniens sont morts durant le hajj

http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/

Publié le 01 octobre 2015 à 08h06 | Mis à jour à 08h06
Des Iraniens en colère manifestent devant l'ambassade de... (PHOTO VAHID SALEMI, ARCHIVES AP)
PHOTO VAHID SALEMI, ARCHIVES AP

Des Iraniens en colère manifestent devant l'ambassade de l'Arabie saoudite à Théran, le 27 septembre.

Agence France-Presse
TÉHÉRAN
L'Iran a fortement revu à la hausse jeudi le nombre de ses pèlerins victimes du drame de La Mecque, 464 morts dont les premiers corps devraient être prochainement rapatriés grâce à un accord conclu sur fond de tensions entre Riyad et Téhéran.
Cet accord entre Riyad et Téhéran est intervenu au lendemain d'une virulente mise en garde de l'Ayatollah Khamenei à l'Arabie saoudite.
Une semaine après la bousculade meurtrière de Mina, près de la Mecque, qui, selon Riyad, a coûté la vie à 769 pèlerins, le dernier bilan iranien ne devrait plus évoluer de manière significative, la plupart des disparus étant désormais considérés comme morts. Il en reste 16, selon le ministre iranien de l'Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli.
Un précédent bilan faisait état de 239 pèlerins iraniens morts et 241 disparus. L'Iran affirme que le bilan total de l'Arabie saoudite est très en deçà de la réalité et avance le chiffre de 2000 à 4000 morts.
«Sept jours après ce tragique accident (la bousculade de Mina) et de recherches sans relâche (...) le nombre de pèlerins iraniens montés au paradis pendant qu'ils accomplissaient les rituels du hajj à Mina est de 464», selon le comité iranien d'organisation du hajj.
Il ajoute que ce dernier bilan intervient après des recherches incessantes «dans tous les hôpitaux et centres de traitement de La Mecque, Jeddah, Taëf, Mina et Arafat», le Croissant-Rouge iranien, chargé du rapatriement des morts, précise que la morgue principale de La Mecque a également été inspectée.
Onze Iraniens blessés sont hospitalisés à La Mecque, deux à Taëf, un à Jeddah et six ont été ramenés en Iran, selon le Croissant-Rouge.
Le ministre iranien de la Santé, Hassan Hachemi, qui se trouve en Arabie saoudite, a confirmé qu'un accord avait été trouvé avec son homologue saoudien, Khaled al-Faleh, pour rapatrier «au plus vite» les corps des pèlerins iraniens en Iran.
«Les deux parties ont convenu du rapatriement des corps des Iraniens identifiés aussi vite que possible», avait indiqué l'agence officielle SPA tôt jeudi, après une réunion à Jeddah entre les deux ministres.
Lors de la rencontre, le ministre saoudien a transmis à l'ayatollah Khamenei, au gouvernement et à la nation iranienne «les condoléances» du roi Salmane, a indiqué Hassan Hachemi.
Personnalités parmi les victimes
Parmi les victimes figurent des personnalités iraniennes, dont l'ancien ambassadeur d'Iran à Beyrouth de 2010 à 2014, selon l'agence de presse Isna. Le ministre de l'Intérieur est allé rendre visite à sa famille pour lui transmettre les condoléances du président Hassan Rohani, selon cette agence.
Mercredi, l'ayatollah Ali Khamenei avait estimé que «le gouvernement saoudien ne (faisait) pas son devoir en ce qui concerne le rapatriement des corps» et promis de réagir «durement» s'il n'agissait pas rapidement. Il avait ajouté que si l'Iran devait réagir, les Saoudiens «ne feront pas le poids».
Ses déclarations ont renforcé le sentiment de défiance entre l'Iran et l'Arabie saoudite qui a accusé Téhéran de «politiser» la bousculade de Mina.
L'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite s'opposent pratiquement sur tout - Syrie, Yémen, Liban - et s'accusent mutuellement de déstabiliser le Moyen-Orient pour pouvoir le dominer politiquement, militairement et religieusement.
Riyad a de nouveau montré du doigt son rival régional en annonçant mercredi l'arraisonnement au large d'Oman d'un bateau iranien bourré d'armes destinées aux rebelles chiites Houthis du Yémen en guerre, en violation d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
Selon la coalition militaire arabo-sunnite conduite par l'Arabie saoudite au Yémen, parmi les équipements saisis figuraient 18 obus antiblindés, 54 obus antichars BGM17 et des systèmes de guidage de tirs. Outre le capitaine, 14 Iraniens étaient à bord du navire, enregistré comme «embarcation de pêche» en Iran.
L'Iran a qualifié ces informations de «propagande» relevant d'une «guerre psychologique sans fondement».

Paradis fiscaux : les banques devront participer à la commission parlementaire

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

 Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 13 h 24 HAE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Palmiers
 Photo :  Jean-Michel Dufaux

Les banques et les institutions financières pourraient être contraintes à participer à la commission parlementaire sur les paradis fiscaux, a déclaré ce matin le député péquiste Nicolas Marceau.
M. Marceau a affirmé qu'il était favorable à cette éventualité si ces institutions continuent de bouder l'invitation des parlementaires : « Le cas échéant, je suis prêt à recommander à cette commission d'utiliser tous les pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur l'Assemblée nationale, dont celui de contraindre », a déclaré le député de Rousseau. 
« Mais, a-t-il ajouté, je suis convaincu qu'on n'aura pas besoin d'aller jusque là. »
La commission des finances publiques sur le phénomène du recours aux paradis fiscaux entreprend aujourd'hui des consultations particulières et des auditions publiques pour examiner les stratégies et les mécanismes employés à des fins d'évasion et d'évitement fiscaux.
Le président de la commission, le député libéral Raymond Bernier, a expliqué d'entrée de jeu que les institutions financières et les grandes firmes de stratèges-comptables n'ont, jusqu'à présent, pas manifesté d'intérêt à participer aux travaux des députés. De l'avis de M. Bernier, le mandat de la Commission n'est pas de mener « une chasse aux sorcières ». Il consiste plutôt à recommander la mise en place de mesures destinées à « récupérer les sommes qui sont dues ».
Dans cette optique, M. Bernier recommande de ne pas procéder sur-le-champ par la contrainte, mais par « gradation » en invitant de nouveau les banques et les institutions financières à se joindre aux discussions.
Une deuxième chance laissée aux banques
Lors d'un échange avec la presse parlementaire, mercredi, M. Marceau, porte-parole péquiste en matière de finances, a affirmé qu'une deuxième invitation sera transmise à ces groupes.
« Il y a des gens qui ont certainement des choses à se reprocher, mais ce n'est pas à nous de les accuser. Ce qu'on veut, c'est bien comprendre comment ça se passe, comment ça se déroule. »— Nicolas Marceau, député de Rousseau

M. Marceau a estimé que les réticences perceptibles de ces groupes envoient un message ambigu sur les stratagèmes d'évasion fiscale.
« Les banques canadiennes ont toutes des succursales dans les paradis fiscaux, a-t-il dit. On sait fort bien, il y a des stratagèmes qui ont été éventés, que c'est à travers les banques que ça s'est fait. Maintenant, coupable, pas coupable, je ne suis pas là-dedans. Ce que nous voulons, c'est bien comprendre les mécanismes qui sont à l'oeuvre, bien comprendre comment la Loi sur les banques permet que ça survienne. »
Selon le député, si « les banques n'ont rien à se reprocher, elles ont intérêt à être entendues à l'Assemblée nationale ». 
« Que chacun paie sa juste part d'impôt est une nécessité et une obligation », conclut Nicolas Marceau.
Un « désaveu », selon Amir Khadir
Pour sa part, le député de Québec solidaire Amir Khadir affirme que les banques et des entreprises telles que KPMG expriment un « désaveu » des travaux de la commission en ne répondant pas sur-le-champ à l'invitation de venir y témoigner. 
Le député de Mercier affirme que, par le passé, des commissions parlementaires avaient forcé la participation d'intervenants « pour bien moins que ça ».
À son avis, les banques et les firmes comptables sont des intervenants « majeurs et centraux dans ce dossier de l'évasion fiscale ». Par conséquent, dit-il, il serait avantageux dès maintenant de leur signifier « que le cas échéant, l'Assemblée pourrait recourir à un mandat de subpoena ».

Port du niqab : Québec solidaire lance un appel au calme

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Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 21 h 49 HAE
Françoise David de Québec solidaire
Françoise David de Québec solidaire

Québec solidaire déposera jeudi à l'Assemblée nationale une motion contre l'islamophobie. Le parti veut lancer un appel au calme, a affirmé sa porte-parole Françoise David à Céline Galipeau au Téléjournal 21 h mercredi.
« Parce qu'on a perdu notre calme. Parce que dans les médias sociaux, et je pourrais vous en montrer des catalogues, de phrases franchement haineuses, agressives, intolérantes, à l'égard de la communauté musulmane, parce qu'hier à Montréal, y'a une femme qui a été bousculée et agressée par des jeunes qui voulaient lui arracher son foulard de sur la tête », a dit Françoise David.
Elle invite les politiciens à passer à autre chose et à laisser le débat se faire dans un autre contexte que celui d'une campagne électorale.
« Je ne suis pas une pro-niqab, c'est une prison pour les femmes. », a-t-elle ajouté en précisant que le 19 octobre « n'est pas un référendum sur le niqab, mais bien un référendum sur les neuf ans de pouvoir d'un gouvernement conservateur antifemmes, antiécologiste, antitravailleurs, antiréfugiés et guerrier. »
« Je n'accepte pas de vivre dans un Québec intolérant. La question du niqab se réglera en Cour suprême, mais la question des rapports entre la majorité au Québec et ses minorités, dont la minorité musulmane, ça doit se régler au Québec en dehors d'une campagne électorale », a-t-elle conclu.
La motion 

« Que l'Assemblée nationale prenne acte des nombreuses déclarations inappropriées faites à l'encontre des réfugié-es syriens; Qu'elle s'inquiète de l'augmentation des vidéos et déclarations à caractère islamophobe et raciste qui fusent sur les réseaux sociaux; Que l'Assemblée nationale affirme que les Québécoises et les Québécois de confession musulmane sont des citoyens à part entière et que cette Assemblée condamne sans réserve les appels à la haine et à la violence contre tous les citoyens du Québec. »

Présentée par Françoise David, députée de Gouin
1er octobre 2015

Lise Thibault est condamnée à 18 mois de prison

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Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 18 h 37 HAE

L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault, qui a reconnu sa culpabilité à des accusations de fraude à l'endroit des gouvernements fédéral et provincial, est condamnée à une peine de 18 mois en milieu carcéral et à un remboursement de 300 000 $. Son avocat n'a pas tardé à signifier son intention de porter cette décision en appel.
Le juge Carol St-Cyr a rendu sa décision mercredi après-midi au palais de justice de Québec sur la peine imposée à la femme de 76 ans. En plus de la peine de prison, Lise Thibault devra rembourser les gouvernements en versant 200 000 $ au fédéral et 100 000 $ au provincial.
Lors du prononcé de la peine, le juge St-Cyr a affirmé que Lise Thibault avait entretenu « une culture de la mensongerie », qu'elle avait eu une conduite « hautement répréhensible » aux conséquences sérieuses.
Le juge a souligné que sans avoir mis en place un système frauduleux sophistiqué, Lise Thibault a agi de manière à se faire rembourser des dépenses indues. 
Il retient qu'en 7 ans, Lise Thibault a floué les deux paliers de gouvernement de 429 676 $. Selon le juge St-Cyr, Lise Thibault n'a pas fait la preuve qu'elle n'a pas les moyens de rembourser.
Le juge note aussi que les regrets et remords de Lise Thibault sont plutôt mitigés et qu'elle s'inquiète davantage de son image que des torts causés à sa fonction.
Il a également mentionné que l'état de santé de Lise Thibault n'apparaissait pas comme un fait à prendre en compte dans la détermination de la peine.
L'ancienne lieutenante-gouverneure n'a pas réagi lorsque la peine a été prononcée. Au sortir de la salle d'audience, Lise Thibault a pris le chemin de la prison menottée et entourée de trois agents correctionnels.
L'avocat Marc Labelle déposera une demande devant la Cour d'appel.L'avocat Marc Labelle déposera une demande devant la Cour d'appel. Photo :  ICI Radio-Canada
Demande d'appel
L'avocat de la défense, Me Marc Labelle, juge la peine trop sévère. Peu de temps après le prononcé de la peine, il a déposé une requête en autorisation d'interjeter appel de la décision du juge.
Il estime que la jurisprudence qu'il a citée dans son plaidoyer lors des recommandations sur la peine aurait dû inciter le juge à accorder à sa cliente une peine dans la communauté.
« On pense que le juge a accordé trop de poids à l'aspect exemplarité de la peine par rapport à l'aspect individualisation de la peine », soutient Me Labelle.
L'avocat entend demander dès jeudi matin que Lise Thibault soit remise en liberté, en attendant que la Cour d'appel entende sa cause.
Selon l'avocat criminaliste Jean-Claude Hébert, il sera toutefois difficile pour Mme Thibault de convaincre les trois juges de la Cour d'appel que la peine qu'elle a reçue est déraisonnable. « La question est de savoir: Est-ce que à sa face même, compte tenu des motifs qui précèdent le dispositif de la peine, est-ce que tout ça c'est déraisonnable? Le juge a-t-il commis une erreur de substance quelque part dans son raisonnement? C'est un lourd fardeau », analyse-t-il.
Réactions favorables
Le procureur de la Couronne, Me Marcel Guimont, estime que le juge « a tiré les bons arguments »Le procureur de la Couronne, Me Marcel Guimont, estime que le juge « a tiré les bons arguments »  Photo :  ICI Radio-Canada
Le procureur de la Couronne, Me Marcel Guimont, se montre pour sa part satisfait de la décision. « Le juge a bien développé. Je pense qu'il a tiré les bons arguments. On verra pour la suite. C'est une peine de prison, et je pense que ça méritait une peine de prison effectivement. »
De son côté, la députée de Taschereau et leader parlementaire adjointe de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Agnès Maltais, refuse de commenter la peine, mais elle se réjouit de l'ensemble du processus judiciaire.
« Ce n'est pas parce qu'on est lieutenant-gouverneur ou qu'on représente la reine qu'on est au-dessus de la loi et qu'on a le droit de frauder les Québécois. Il y a une commission parlementaire en 2008 qui a exposé tous les faits, qui fait qu'aujourd'hui on se réjouit, parce que nul n'est au-dessus des lois. Ça va redonner confiance aux gens envers le système de justice, j'espère. » 
La Couronne réclamait une peine « exemplaire et dissuasive » de 4 ans de prison et le remboursement de 430 000 $.
La défense avait suggéré une peine de 12 mois à purger dans la communauté et un remboursement d'au moins 92 000 $ pouvant aller jusqu'à 372 000 $.
Lise Thibault a plaidé coupable, en décembre dernier, à des accusations de fraude et d'abus de confiance. L'ex-lieutenante-gouverneure a réclamé aux gouvernements 700 000 $ en remboursement de frais liés à des voyages, des fêtes et des repas de 1997 à 2007.

Front commun : les syndiqués de la CSN votent à 85 % pour la grève

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Mise à jour le jeudi 1 octobre 2015 à 5 h 00 HAE
Le président de la CSN, Jacques Létourneau
Le président de la CSN, Jacques Létourneau

La journée de grève qui a été tenue mardi par les membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) dans les écoles de la grande région de Montréal et de l'Outaouais s'annonce comme le début d'un mouvement d'une plus grande ampleur.
Un texte de Michel PepinTwitterCourriel
Les 170 000 salariés du Front commun, membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont accordé un appui massif pour la tenue de six jours de grève tournante cet automne. En moyenne, les syndiqués, qui ont été consultés au cours des quatre dernières semaines, ont appuyé à 85 % ce mandat de grève.
Parmi ces syndiqués, on retrouve entre autres des employés dans l'ensemble du secteur de la santé et des services sociaux, des enseignants de cégeps et des employés de soutien.
Ces journées de grève pourraient être exercées selon l'évolution des négociations avec le gouvernement du Québec.
Les autres organisations membres du Front commun syndical, la FTQ, la CSQ, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS) et le Syndicat de la fonction publique (SFPQ) devraient faire connaître sous peu le résultat de leurs consultations. Des votes tenus dans différentes régions indiquent déjà des appuis importants pour ces six journées de grève tournante. Au total, le Front commun regroupe 400 000 membres.
Sur le plan salarial, le Front commun syndical réclame des augmentations de 13,5 % sur trois ans, tandis que les offres de Québec prévoient un gel pour les deux premières années, suivi d'une augmentation de 1 % pour chacune des trois années suivantes.
Le gouvernement Couillard demande également plusieurs concessions du côté des retraites, notamment en faisant passer l'âge de la retraite sans pénalité de 60 à 62 ans.
Le Front commun syndical tiendra une manifestation samedi à Montréal pour dénoncer les offres du gouvernement.