Des Américains manifestent contre l'élection de Trump

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Publié le 09 novembre 2016 à 15h55 | Mis à jour à 15h55
Des étudiants de l'école secondaire Berkeley, en Californie,... (PHOTO Elijah Nouvelage, REUTERS)
PHOTO ELIJAH NOUVELAGE, REUTERS
La Presse Canadienne
OAKLAND, Californie
Des manifestants descendent dans les rues partout aux États-Unis depuis mardi soir pour exprimer leur mécontentement face aux résultats de l'élection présidentielle.
À Oakland, en Californie, la manifestation lancée peu avant minuit a dégénéré, menant au vandalisme de cinq commerces. Certains des quelque 250 protestataires ont réalisé des graffiti et fracassé des fenêtres, dont celles du quotidien local The Oakland Tribune.
Tôt mercredi, une manifestante a été happée par un véhicule sur l'autoroute où se poursuivait la marche. Elle aurait subi de graves blessures.
Simultanément, en Californie, 1500 élèves du secondaire de la ville de Berkeley ont quitté leurs classes pour se rassembler dans la cour d'école, tandis que plus de 500 personnes ont défilé autour du campus de l'Université de Californie à Los Angeles.
Du côté de l'Oregon, des manifestations ont perturbé la circulation automobile dans le centre-ville de Portland, provoquant aussi un ralentissement sur deux lignes ferroviaires.
Près de 300 personnes se sont rassemblées dans leur indignation face à l'arrivée de Donald Trump aux portes de la Maison-Blanche. Les protestataires ont brûlé des drapeaux américains et scandé «Ce n'est pas mon président!».
La plupart des manifestations ailleurs aux États-Unis, notamment dans la ville de Seattle, se sont déroulées de manière pacifique.

Vladimir Poutine salue la victoire de Donald Trump

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Publié le 09 novembre 2016 à 08h14 | Mis à jour à 08h14
Le président Vladimir Poutine « dit être certain qu'un... (photo Sergei Karpukhin, AFP)
PHOTO SERGEI KARPUKHIN, AFP
Le président Vladimir Poutine « dit être certain qu'un dialogue constructif sera établi entre Moscou et Washington, basé sur des principes d'égalité, de respect mutuel, de prise en compte réelle des positions des uns et des autres, dans l'intérêt de (leurs) peuples et de la communauté internationale ».

Agence France-Presse
Le président russe Vladimir Poutine a félicité mercredi Donald Trump pour son élection à la Maison-Blanche et dit espérer une amélioration des relations russo-américaines.
M. Poutine a « exprimé l'espoir que (soit mené) un travail mutuel pour sortir les relations entre la Russie et les États-Unis de leur situation critique », a annoncé le Kremlin dans un communiqué.
Il a également « dit être certain qu'un dialogue constructif sera établi entre Moscou et Washington, basé sur des principes d'égalité, de respect mutuel, de prise en compte réelle des positions des uns et des autres, dans l'intérêt de (leurs) peuples et de la communauté internationale », selon le Kremlin.
Le républicain Donald Trump, élu mercredi 45e président des États-Unis, a été plusieurs fois accusé par sa rivale démocrate Hillary Clinton d'être la « marionnette » de Vladimir Poutine.
Moscou a également été soupçonnée par Washington d'avoir cherché à peser sur la campagne en faveur de Donald Trump en orchestrant une fuite de 20 000 messages de cadres du Parti démocrate.
De son côté, Trump a plusieurs fois loué les qualités de dirigeant de Vladimir Poutine et dit espérer avoir une « très bonne relation » avec lui.
Le président russe a pour sa part déjà qualifié M. Trump d'« homme brillant et plein de talent », disant apprécier le fait qu'il soit » prêt à rétablir entièrement les relations russo-américaines ».
La Russie et les États-Unis connaissent de graves tensions en raison de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne.
Cette détérioration de leur relation, inédite depuis la fin de la guerre froide, a débuté par l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en mars 2014 par la Russie, accusée par les États-Unis de soutenir les rebelles prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Élection de Trump: recul majeur en vue dans la lutte aux GES, selon Lisée

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Publié le 09 novembre 2016 à 09h11 | Mis à jour à 09h11
Jean-Francois Lisée... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)
Jean-Francois Lisée
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Québec
Une période de turbulence et d'incertitude s'amorce avec l'élection mardi du président américain Donald Trump, particulièrement en ce qui a trait à la lutte aux changements climatiques, a estimé mercredi le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée.
Car M.Trump fait partie des leaders qui nient l'importance du problème du réchauffement planétaire, ce qui n'augure rien de bon pour l'avenir, a-t-il commenté en point de presse.
Avec l'élection de Donald Trump à la tête de la plus grande puissance mondiale, cette lutte aux changements climatiques vient de subir un recul majeur, d'une ou deux décennies, selon le chef péquiste.
Il s'est par ailleurs montré rassurant sur le plan des relations commerciales entre le Québec et les États-Unis, le pays qui accueille la plus grande part des exportations québécoises. M. Lisée est d'avis qu'aucun des deux partenaires n'a intérêt à ériger des barrières tarifaires.
Les Américains feront donc preuve de réalisme économique, prévoit-il, en laissant les frontières ouvertes, malgré les positions ouvertement protectionnistes tenues par M. Trump durant la campagne électorale.
« Les Québécois ne doivent pas s'inquiéter », selon lui.
Dans le dossier du bois-d'oeuvre, les négociations entre le Canada et les États-Unis étaient déjà difficiles avant l'élection de M. Trump, alors il ne voit pas de changement à ce chapitre.

SIQ : le PQ veut entendre Monique Jérôme-Forget et trois solliciteurs libéraux

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PUBLIÉ LE MARDI 8 NOVEMBRE 2016 À 14 H 33 | Mis à jour le 8 novembre 2016 à 15 h 58
L'ancienne présidente du Conseil du Trésor et ministre des Finances dans le gouvernement libéral de Jean Charest, Monique Jérôme-Forget.
L'ancienne présidente du Conseil du Trésor et ministre des Finances dans le
 gouvernement libéral de Jean Charest, Monique Jérôme-Forget.
   PHOTO : RADIO-CANADA
Le Parti québécois veut entendre l'ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget et trois solliciteurs de fonds libéraux concernant la gestion des actifs immobiliers du gouvernement, après la diffusion d'allégations de fraude dans certaines transactions.
LA PRESSE CANADIENNE
La députée péquiste Nicole Léger a réclamé que la commission des finances publiques de l'Assemblée nationale se saisisse d'un mandat pour faire la lumière sur les transactions de la Société immobilière du Québec (SIQ), maintenant intégrée à la Société québécoise des infrastructures (SQI).
Dans une lettre transmise au président de la commission, Raymond Bernier, Mme Léger demande également que William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau, des organisateurs libéraux, soient entendus, tout comme l'ex-président-directeur général de la SIQ, Marc-André Fortier.
Dans un reportage diffusé jeudi, Radio-Canada a indiqué que le président-directeur général de la SIQ ainsi que trois collecteurs de fonds libéraux se seraient partagé près de 2 millions de dollars dans le cadre de prolongations de baux.
Selon Mme Léger, l'importance des sommes en jeu nécessite que les parlementaires se saisissent du dossier, dont les faits se sont déroulés de 2004 à 2007.
Les résultats d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) sont actuellement entre les mains de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui devra déterminer si des accusations doivent être déposées.
Lors de la période de questions, mardi, à l'Assemblée nationale, la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, a demandé au gouvernement de déposer le rapport juricomptable dans cette affaire.
« Le rapport juricomptable est entre les mains du Parti libéral. Or ce sont des gens du Parti libéral qui sont soupçonnés de fraude qui vont jusqu'à 120 millions de dollars. Le rapport juricomptable pourrait nous montrer qui sont les vrais pas bons. Ce serait intéressant de les avoir les vrais pas bons. Alors est-ce qu'on peut avoir le rapport juricomptable pour qu'on sache enfin ce qui s'est passé avec des organisateurs libéraux qui étaient à la tête de la SIQ et des dossiers qui se sont retrouvés à Enquête. »
Ce à quoi les libéraux, notamment le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a répondu qu'il fallait laisser l'enquête se faire. « Laissons l'UPAC faire son travail, et s'il y a des coupables, ils en paieront le prix », a-t-il dit. 

Élection de Donald Trump : Philippe Couillard craint pour l'économie québécoise,

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PUBLIÉ IL Y A 25 MINUTES
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Réagissant ce matin à l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, le premier ministre du Québec s'est voulu rassurant quant au ton rassembleur qu'emploie le nouveau président ce matin, mais a exprimé des craintes en matière d'économie, notamment pour les régions, les marchés d'exportation et le dossier du bois d'œuvre.

Barack Obama félicite Donald Trump pour sa victoire

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Publié le 08 novembre 2016 à 19h21 | Mis à jour le 09 novembre 2016 à 09h25
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Donald Trump, président

CHRISTOPHE VOGT
Agence France-Presse
WASHINGTON
Donald Trump, dont l'élection surprise a fait l'effet d'une bombe, a tenté dès son premier discours de président élu d'atténuer l'immense onde de choc provoquée en Amérique et dans le monde par son triomphe électoral.
Le républicain a réussi à amasser plus que les 270 grands électeurs nécessaires pour gagner la Maison-Blanche. L'Associated Press lui en attribue ce matin 276 (218 à Hillary Clinton), le New York Times 279 (218 à Clinton) et CNN 289 (218 à Clinton).
Barack Obama a appelé Donald Trump tôt mercredi matin afin de le féliciter pour sa victoire à l'élection présidentielle et lui a exprimé « son admiration pour la solide campagne qu'il a menée à travers le pays », selon un communiqué de la Maison-Blanche.
« Le président a invité le président élu à venir le rencontrer à la Maison-Blanche jeudi 10 novembre pour faire le point sur la planification de transition sur lequel son équipe travaille depuis presque un an. Assurer une transition du pouvoir harmonieuse est l'une des priorités que le président a identifiées en début d'année, et rencontrer le président élu en est la prochaine étape », ajoute le communiqué.
« Le président fera une déclaration mercredi à la Maison-Blanche pour évoquer les résultats de l'élection et voir quelles mesures nous pouvons prendre en tant que pays pour nous rassembler après cette rude campagne », indique enfin l'exécutif américain.
La candidate démocrate malheureuse à la présidentielle Hillary Clinton s'adressera quant à elle à ses partisans mercredi matin. Ce sera sa première allocution publique depuis sa défaite face à Donald Trump. Son équipe de campagne a annoncé qu'elle s'exprimerait à 10 h 30 depuis un hôtel new-yorkais. 
Les centaines de partisans venus fêter avec lui sa victoire sur Hillary Clinton ont pu entendre un Donald Trump au ton posé, au geste apaisé et porteur d'un message de réconciliation.
Si l'exercice est convenu pour tout président élu, il a surpris chez le milliardaire populiste, dont la violence du ton et des propos pendant la longue campagne ont contribué à fissurer un peu plus encore une société américaine déjà très divisée.
Président de tous
« Je m'engage à être le président de tous les Américains », a promis l'homme d'affaires de 70 ans. « L'heure est venue pour l'Amérique de panser les plaies de la division », a-t-il ajouté.
Le choc du résultat - sans appel - a jeté les marchés dans la tourmente et précipité les investisseurs vers les valeurs refuges. Il a aussi semé le trouble dans nombre de capitales, l'ébauche de politique étrangère du candidat Trump ayant suscité plus de questions qu'elle n'a apporté de réponses.
Huit ans après l'élection de Barack Obama, qui devait marquer l'avènement d'une Amérique post-raciale, force est de constater que les électeurs américains ont choisi un homme taxé de sexisme, de xénophobie, de mensonge, d'isolationnisme et d'incompétence par ses adversaires.
Ses partisans - des électeurs blancs souvent modestes - voient en lui l'homme au parler-vrai, qui sait nommer les problèmes qui les affligent : chômage, déclassement social, absence de reconnaissance, condescendance de l'establishment, ras-le-bol d'une certaine manière de faire de la politique et défenseur de leurs valeurs sociales conservatives.
« Nous avons un bon programme économique », a affirmé M. Trump, qui avait fait campagne comme l'outsider déterminé à mettre fin à la corruption des élites politiques. « Nous allons de nouveau rêver de grandes choses pour notre pays ».
« Nous allons nous mettre au travail immédiatement pour le peuple américain », a-t-il ajouté.
Sa victoire surprise est une gifle pour le président Obama qui avait joué de tout son charisme pour pousser la candidature de son ancienne secrétaire d'État. Elle était la garantie de la continuité, là où M. Trump, fort d'une majorité au Congrès, a promis de démonter pièce par pièce l'édifice législatif de M. Obama.
Un travail de démolition encore décuplé par le pouvoir qu'il aura, dans les prochaines années, de rendre la Cour suprême encore plus conservatrice.
Surprises en série
Les résultats sont progressivement tombés au cours de la soirée : des régions considérées acquises à Hillary Clinton ont préféré exprimer un vote de contestation en appuyant son adversaire républicain.
Les experts ont rapidement braqué leur regard sur les localités désindustrialisées qui forment la « rust belt » (ceinture de rouille) près des Grands Lacs, une population de cols bleus en colère contre les effets de la mondialisation. Des électeurs traditionnellement acquis aux démocrates, avec de forts liens syndicaux, mais qui semblent avoir été convaincus par le discours protectionniste du candidat républicain.
Les bons scores de Trump dans les États du nord du pays ont ainsi surpris les analystes, qui y prédisaient une victoire relativement confortable de Hillary Clinton. Ce fut notamment le cas au Wisconsin, au Michigan et en Pennsylvanie. Hillary Clinton avait quelque 6 ou 7 points d'avance selon les sondages dans ce dernier État, pourtant finalement enlevé par Donald Trump avec 48,8 % des voix, contre 47,7 % pour Hillary Clinton. Cette dernière n'avait même pas cru bon de faire campagne dans le Wisconsin voisin, qu'elle croyait fermement acquis. M. Trump l'a finalement remporté, avec près d'un point d'avance.
L'importante Floride et ses 29 votes au collège électoral sont passés de mains en mains pendant une bonne partie de la soirée, avant de s'installer durablement du côté de M. Trump : 49,1 % des électeurs floridiens l'ont appuyé, contre 47,7 % pour son adversaire.
L'Ohio, un État important sur lequel les démocrates comptaient, a été accordé à Donald Trump avec neuf points d'avance (52,1% vs 43.5%), tout comme la Caroline du Nord, cette fois avec quatre points.
La Californie et l'État de New York, deux importantes victoires de Mme Clinton, n'auront pas réussi à compenser l'hémorragie.
Colère et frustration
Plus de 60 % des Américains pensent que Donald Trump n'avait pas le caractère pour devenir président. Mais il a réussi à capter la colère et les frustrations d'une partie de l'électorat.
Hillary Clinton a reconnu sa défaite dans un appel téléphonique à son rival, mais n'a pas voulu paraître devant ses partisans réunis eux aussi à New York.
Elle doit s'exprimer mercredi matin, selon l'une de ses collaboratrices.
L'homme d'affaires, en qui personne ne croyait lorsqu'il a lancé sa candidature en juin 2015, n'a jamais occupé le moindre mandat électif, mais a su lire mieux que quiconque la frustration d'une partie de la population et fabriquer sa propre marque de populisme.
« Le pays veut du changement »
« C'est incroyable ! », soulignait de son côté Glenn Ruti, 54 ans. « Le pays veut du changement ».
Plus de 200 millions d'Américains avaient été appelés aux urnes mardi pour choisir le successeur de Barack Obama, extrêmement populaire, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier après huit années au pouvoir.
Sa première élection, en 2008, avait nourri l'espoir d'un pays plus uni. La campagne 2016 l'a profondément divisé.
Donald Trump sera le président le plus âgé à jamais entrer à la Maison-Blanche.
Il a brisé le rêve de 30 ans d'Hillary Clinton.
Celle qui a été tour à tour première dame, sénatrice de New York puis chef de la diplomatie américaine, présentait un CV impressionnant, mais sa personnalité suscitait peu d'enthousiasme, la majorité des Américains doutant de son honnêteté.
Elle était détestée par une partie des républicains, qui scandaient jour après jour « enfermez-la » quand Donald Trump dénonçait sa corruption présumée dans ses rassemblements.
Les Américains ont aussi voté mardi pour renouveler 34 des 100 sièges du Sénat à Washington et la totalité de la Chambre des représentants. Les républicains ont gardé leur majorité dans les deux chambres du Congrès, une très bonne nouvelle pour Donald Trump.
Douze des 50 États américains élisaient aussi de nouveaux gouverneurs, et des dizaines de référendums locaux étaient organisés. La Californie est ainsi devenue le cinquième État américain à légaliser la marijuana à usage récréatif.
Onde de choc
Les marchés ont réagi à la progression de Donald Trump en punissant de façon importante les indices américains : le Dow Futures perdait ainsi 5 % de sa valeur à un moment de la soirée, le maximum possible avant d'interrompre les transactions. Le NASDAQ Futures et le S&P500 Futures perdaient eux aussi 5 % de leur valeur.
Le peso mexicain, pour sa part, a perdu plus de 10 % de sa valeur vis-à-vis du dollar américain en quelques heures. Donald Trump a tenu un discours ferme, à la limite de la véhémence, envers le Mexique et ses ressortissants tout au long de la campagne électorale.
- Avec Philippe Tesceira-Lessard de La Presse

Des réactions dans le monde qui vont de la surprise à l'inquiétude

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 4 H 06 | Mis à jour il y a 41 minutes
François Hollande
Le président français François Hollande   PHOTO : POOL NEW / REUTERS
L'élection du républicain Donald Trump à la présidence américaine a suscité de multiples réactions allant de la surprise à l’inquiétude. Malgré la diversité des réactions, les dirigeants de la planète ont tous appelé à la collaboration avec le 45e président américain.
RADIO-CANADA AVEC LA PRESSE CANADIENNE ET REUTERS
L'un des dirigeants les plus touchés par l'élection de Donald Trump, le président mexicain Enrique Pena Nieto s'est dit prêt à travailler avec le futur président américain pour le bien des relations bilatérales entre les deux pays voisins. « Le Mexique et les États-Unis sont des amis, des partenaires et doivent continuer de travailler ensemble pour la compétitivité de l'Amérique du Nord », a-t-il déclaré sur Twitter en dépit des attaques de M. Trump contre les migrants mexicains.
En campagne électorale, Donald Trump avait promis de construire un mur entre les deux pays pour empêcher les migrants illégaux mexicains, qu'il a qualifié de violeurs et de criminels, de venir s'établir au pays de l'Oncle Sam. Il avait ajouté l'injure à l'insulte en promettant d'en refiler la facture au gouvernement mexicain.
Le président russe Vladimir Poutine a envoyé un télégramme de félicitations à Donald Trump, dans lequel il « exprime l'espoir d'un travail conjoint pour restaurer des relations russo-américaines en crise et pour résoudre des questions internationales pressantes et chercher des réponses efficaces aux défis touchant à la sécurité mondiale ».
Le président russe a également dit espérer que la collaboration avec les États-Unis en Syrie s’améliorerait avec l’élection de M. Trump.
L’Europe s’inquiète
En France, le président François Hollande - qui s'est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel avant de prendre la parole - a dit que la victoire de M. Trump constituait la démonstration que la France devait se renforcer et que l’Europe devait rester unie. La relation France-États-Unis se poursuivra « sans concession et en toute indépendance », a déclaré M. Hollande.
Cette élection américaine ouvre une période d'incertitude.François Hollande
M. Hollande a également souligné l'importance pour son gouvernement d'établir de bonnes relations avec la Maison-Blanche. « Les États-Unis constituent un partenaire de tout premier plan pour la France et ce qui est en jeu c'est la paix, c'est la lutte contre le terrorisme, la situation au Moyen-Orient, les relations économiques et la préservation de la planète. »
Angela Merkel
La chancelière allemande Angela Merkel   PHOTO : AXEL SCHMIDT / REUTERS
La chancelière allemande Angela Merkel a félicité le républicain Donald Trump et a rappelé les valeurs communes qui unissent les deux pays, non sans se permettre d'y aller d'une mise en garde voilée.
« L'Allemagne et les États-Unis sont unis par des valeurs de démocratie, de liberté, de respect de l'État de droit, de la dignité humaine indépendamment des origines, de la couleur de la peau, de la religion, de l'orientation sexuelle ou des opinions politiques », a déclaré la chancelière allemande.
Sur la base de ces valeurs, je propose mon entière collaboration au futur président des États-Unis, Donald Trump.Angela Merkel
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen, Donald Tusk, ont fait écho à M. Hollande en appelant l’Europe à se serrer les coudes devant l’Amérique de M. Trump. « Il est plus que jamais important aujourd'hui de renforcer les relations transatlantiques », ont-ils déclaré dans une lettre de félicitations.
« Ce n'est que grâce à une coopération étroite que l'Union européenne et les États-Unis pourront continuer à faire bouger les choses face aux défis sans précédent que constituent Daech [le groupe armé État islamique], les menaces à l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine, le changement climatique et les migrations. »
Marine Le Pen
Marine Le Pen   PHOTO : JACQUES BOISSINOT
La présidente du parti français Front national, Marine Le Pen, avait été la première à réagir dans le milieu politique français, félicitant sur Twitter le « nouveau président des États-Unis Donald Trump et le peuple américain, libre! » - alors que le vainqueur de l’élection n'avait toujours pas été confirmé.
La réaction la plus virulente est venue de l'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, qui a déclaré sur Twitter : « C'est la fin d'une époque, celle du néolibéralisme. Reste à savoir ce qui lui succédera. »
Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s'effondre devant nos yeux. Un vertige.L'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud
La première ministre britannique, Theresa May, a également félicité M. Trump. « Je suis impatiente de travailler avec le président élu Donald Trump pour renforcer les relations et garantir la sécurité et la liberté de nos nations au cours des années à venir », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
En Allemagne, la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a quant à elle parlé d'une grande surprise et d'un vote « contre Washington, contre l'establishment ». Mme Von der Leyen a abordé la question de l’OTAN à la télévision publique allemande.
Estimant, à la lumière de ses déclarations en campagne électorale, que Donald Trump allait probablement questionner ses partenaires de l'OTAN sur leurs réalisations. Elle a toutefois prévenu que ses partenaires allaient également lui demander « sa position à l'égard » de l'OTAN.
Espoirs au Moyen-Orient
L’Iran a appelé le nouveau président américain à respecter ses engagements envers le pays. « Les États-Unis doivent respecter leurs engagements contenus dans le plan global d'action conjoint [accord de juillet 2015 sur le nucléaire] en tant qu'accord international multilatéral », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, cité par l'agence Tasnim.
« J'espère que ce choix du peuple américain conduira à des mesures bénéfiques pour le monde entier en ce qui concerne les libertés et les droits fondamentaux, la démocratie et l'évolution de notre région », a pour sa part déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, au cours d’un discours à Istanbul. 
Son premier ministre a profité de l’occasion pour réclamer de nouveau l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen. Ce dernier est accusé par la Turquie d’être à l’origine du coup d’État avorté du 15 juillet dernier.
En Égypte, le président Abdel Fattah Al-Sissi a dit espérer que l’élection de M. Trump allait contribuer à un réchauffement des relations avec les États-Unis.
« La République arabe égyptienne attend avec impatience la présidence de Donald Trump pour imprégner d'un nouvel esprit les relations américano-égyptiennes, avec davantage de coopération et de coordination dans l'intérêt des deux peuples », a-t-il déclaré par voie de communiqué.
La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale
Enthousiasme en Asie
En Chine, des médias d'État ont rappelé la préférence du gouvernement pour Donald Trump. L'universitaire Mei Xinyu a écrit dans le journal du Parti communiste Global Times qu'une victoire de M. Trump « serait plus facile pour la Chine », disant que la « ligne politique » prônée par M. Obama et Mme Clinton rendait les frictions militaires et politiques entre la Chine et les États-Unis « plus fréquentes ».
L'agence d'État Chine Nouvelle a avancé que la campagne électorale américaine avait mis en lumière qu'une « majorité des Américains se rebellaient contre la classe politique et les élites financières américaines ».
Le président philippin, Rodrigo Duterte (à droite), et son homologue chinois, Xi Jinping
Le président philippin, Rodrigo Duterte (à droite), et son homologue chinois, Xi Jinping   PHOTO : THOMAS PETER / REUTERS
Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte a exprimé ses « chaleureuses félicitations » au président Trump dans un communiqué. Il « attend avec impatience de travailler avec la prochaine administration pour renforcer des relations bilatérales fondées sur le respect mutuel, l'intérêt mutuel et l'engagement partagé en faveur des idéaux démocratiques et de l'État de droit ».
Nombre d'Indonésiens, percevant Donald Trump comme intolérant et réactionnaire, se demandent comment autant d'Américains ont pu voter pour lui.
Les Indonésiens s'interrogent, sur des sites comme Twitter, Facebook et des forums de discussion, sur la politique d'immigration des États-Unis sous le régime Trump. Ils se demandent s'il suivra sa rhétorique de campagne, notamment une interdiction d'entrée pour les musulmans aux États-Unis, ou s'il assouplira ses positions une fois assis à la Maison-Blanche.
Le premier ministre japonais Shinzo Abe a affirmé à un membre de son entourage que « la course était plus serrée que prévu ». Tout comme les pays membres de l'OTAN, le Japon s'inquiète pour les engagements américains dans les traités internationaux. Le chef de cabinet de M. Abe, Yoshihide Suga, a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers l'alliance de sécurité entre les États-Unis et le Japon. Il a affirmé aux journalistes que l'alliance demeurerait la pierre angulaire de la diplomatie entre les deux pays.

Réaction posée et diplomatique du président mexicain à l'élection de Donald Trump

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Dans une série de tweets, le président mexicain Enrique Pena Nieto écrit : « Je félicite les États-Unis pour le déroulement de l'élection et je réitère à Donald Trump notre disposition à travailler ensemble. Le Mexique et les États-Unis sont amis, partenaires, et alliés qui doivent continuer de collaborer à la compétitivité et au développement de l'Amérique du Nord. J'ai confiance que le Mexique et les États-Unis maintiendront leurs liens de coopération dans un respect mutuel. »

« Nous sommes impatients de travailler avec M. Trump » -Trudeau

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 49 | Mis à jour il y a 18 minutes
Justin Trudeau, lors de sa visite officielle aux États-Unis, en mars 2016.
Justin Trudeau, lors de sa visite officielle aux États-Unis, en mars 2016.   PHOTO : PAUL CHIASSON

Dans une courte déclaration publiée mercredi matin, le premier ministre canadien Justin Trudeau a félicité Donald Trump pour sa victoire électorale. Il souligne d'emblée que le Canada « n'a pas d'ami, de partenaire ou d'allié plus proche que les États-Unis » et dit être « impatient » de travailler avec le président élu.
Nous sommes impatients de travailler de très près avec le président élu, M. Trump, et avec son administration et le Congrès des États-Unis au cours des prochaines années, notamment sur les dossiers du commerce, de l'investissement ainsi que de la paix et de la sécurité internationales.Auteur
« La relation qui unit nos deux pays est un exemple pour le reste du monde. Nos valeurs communes, nos liens culturels profonds ainsi que nos économies fortes et intégrées continueront de servir de bases à l'avancement de notre partenariat solide et prospère », a-t-il ajouté.
Au cours de la campagne électorale, Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises qu'il voulait renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à l'avantage des États-Unis. Cettte entente constitue le « pire accord de notre histoire » a-t-il déclaré.
M. Trump aura également à se prononcer au cours des prochains mois sur le dossier du bois d'oeuvre, la dernière entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis étant arrivée à échéance en octobre. Ce dossier a déjà empoisonné les relations entre les deux pays.
La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale
Lisée « sonné »
« C'est troublant, mais on va faire avec », a commenté le chef péquiste Jean-François Lisée, qui n'a pas caché être « un peu sonné » par la victoire de M. Trump.
« En bons démocrates, on félicite le nouveau président », a-t-il néanmoins affirmé. « La démocratie américaine a parlé, il faut la respecter ».
On entre dans une période de turbulences, c'est certain. Une période d'incertitude.Jean-François Lisée
Le chef de l'opposition officielle à Québec a dit croire que la lutte contre le réchauffement planétaire sera la « principale victime » de la future administration Trump. Le retrait anticipé des États-Unis de l'accord de Paris, si difficile à conclure, constituera un « recul majeur d'une ou deux décennies », a-t-il dit. « Aujourd'hui, on vient de perdre un joueur majeur. »
Le chef péquiste ne croit cependant pas que M. Trump pourra compromettre l'ALENA. Une telle approche « se heurterait à la totalité des lobbys d'affaires américains », a-t-il déclaré. « Je pense que ce n'est pas dans les cartes et qu'un certain réalisme américain va s'imposer. »
En ce qui concerne le bois d'œuvre, M. Lisée a souligné que la position des États-Unis était déjà « inflexible » dans ce dossier et qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que cela s'améliore. 
Le chef de l'opposition ne croit pas que la vente d'hydro-électricité à des États américains soit compromise, puisque les États qui achètent l'énergie du Québec se sont eux-mêmes engagés à augmenter leurs achats d'énergie verte, indépendamment de la volonté de Washington.
M. Lisée croit par ailleurs que M. Trump l'a emporté parce qu'il a réussi à canaliser la colère d'une partie de la population américaine, qui s'explique en bonne partie par les inégalités sociales dans la société américaine. Il déplore cependant que les solutions proposées par M. Trump constituent un « remède pire que le mal. »
Selon lui, Bernie Sanders aurait pu l'emporter contre M. Trump, car il aurait pu mieux répondre à la colère des hommes blancs que Mme Clinton.

Un tweet de Denis Coderre sur les élections américaines fait le tour du monde

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PUBLIÉ IL Y A 32 MINUTES
Le message à saveur humoristique publié par le maire Denis Coderre le jour du scrutin aux États-Unis.
Le message à saveur humoristique publié par le maire Denis Coderre le jour du scrutin aux États-Unis.
Un tweet à saveur humoristique publié hier par le maire de Montréal a fait réagir en France, en Allemagne, en Bulgarie et même jusqu'en Turquie. Faisant allusion au résultat des élections américaines et au fait que des Américains ont menacé de trouver refuge au Canada en cas de victoire de Donald Trump, le maire a écrit : Veuillez prendre note : notre Bureau d'Intégration des Nouveaux Arrivants de Montréal sera ouvert exceptionnellement après vote Américain... »