mercredi, juillet 08, 2015

Pétrole dans le Saint-Laurent: un moratoire de 12 ans requis par des Autochtones

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 08 juillet 2015 à 16h44.
Pétrole dans le Saint-Laurent: un moratoire de 12 ans requis par des Autochtones
MONTRÉAL — Redoutant un désastre environnemental, une coalition de nations autochtones présentes sur le territoire du Québec demande un moratoire de 12 ans avant que ne soient permises l'exploration et l'exploitation pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent.
Les nations innue, malécite et micmac — ces derniers étant aussi présents dans les Maritimes — ont profité de la réunion de l'Assemblée des Premières Nations à Montréal pour réitérer cette demande mercredi, et préciser la période d'arrêt requise.

Et en cette saison préélectorale, ils veulent aussi que les chefs des partis fédéraux indiquent clairement aux électeurs s'ils vont protéger ou non le golfe du Saint-Laurent de l'exploitation pétrolière.

Leur inquiétude face à la possibilité que ce fragile écosystème ne soit détruit a été renouvelée, disent-ils, car Québec a récemment laissé entrevoir qu'il prévoyait lever son moratoire et délivrer des permis d'exploration dans le golfe du Saint-Laurent.

Ils rappellent l'explosion survenue sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon de BP dans le golfe du Mexique, en 2010, qui a fait de nombreux morts et causé une catastrophe environnementale avec une marée noire hors de contrôle.

L'exploitation du golfe du Saint-Laurent, source de nourriture pour les peuples autochtones, ne peut être faite sans leur consentement, disent-ils. Ils rappellent que la Cour suprême du Canada a déjà tranché que les gouvernements ont un devoir de consultation et d'accommodement à l'égard des Premières Nations.

Et à défaut d'avoir leur accord, pas question de les faire taire avec de l'argent du pétrole, a déclaré le chef de la nation innue, Jean-Charles Piétacho.

«Jamais je ne vais accepter des redevances qui proviendraient de ce secteur.»

La grande chef Anne Archambault, de la nation malécite de Viger, près de Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, a été plus nuancée, soulignant qu'elle devrait consulter ses membres avant de prendre position à ce sujet. Quant au chef micmac Scott Martin, il souligne «qu'il n'y a pas que l'argent dans la vie» et que le mode de vie traditionnel compte pour beaucoup.

Ce dernier croit que ce moratoire est nécessaire jusqu'à ce que des études d'impact environnemental détaillées soient effectuées, car il y a encore d'importantes «lacunes de connaissances». La période de 12 ans a été fixée après un calcul des différentes étapes pour les études, la formulation des rapports et un processus de consultation auprès de la population.

«Même leurs scientifiques (ceux des gouvernements) leur disent qu'ils sont dans l'inconnu», a lancé le chef Piétacho.

Les chefs ont rappelé que les risques environnementaux de l'exploration et l'exploitation du pétrole en milieu marin sont encore mal connus, tel que l'indiquait en 2013 le rapport d'une évaluation environnementale stratégique demandée par le gouvernement libéral du Québec de l'époque. L'étude, qui portait sur les secteurs de l'île d'Anticosti, de la Gaspésie et des îles de la Madeleine, relevait que la capacité d'intervention en cas d'urgence est déficiente.

Pour la chef Archambault, les droits ancestraux de sa nation sur le saumon ont «préséance sur le pétrole». Elle souligne que 95 pour cent des revenus de sa nation proviennent de la pêche de ce poisson.

Les dirigeants de ces nations autochtones, qui occupent les régions côtières du golfe du Saint-Laurent, ont formé une coalition en 2013 afin de parler d'une seule voix pour «la protection de leurs droits et titres ancestraux pour l'ensemble du golfe contre les dangers posés par l'exploitation pétrolière».

Ils n'ont pas indiqué ce qu'ils entendaient faire, outre leurs demandes aux partis politiques fédéraux.

Mais les communautés autochtones se sont souvent adressées aux tribunaux pour faire respecter l'environnement et leurs droits. Plus tôt cette semaine, les micmacs de la Gaspésie ont déposé une poursuite contre le Nouveau-Brunswick et une entreprise pour empêcher le transport ferroviaire du pétrole des sables bitumineux vers le futur port de Belledune, situé dans cette province voisine.

Les Bourses nord-américaines culbutent avec le recul des marchés chinois

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 08 juillet 2015 à 17h59.
Les Bourses nord-américaines culbutent avec le recul des marchés chinois
TORONTO — Les marchés boursiers nord-américains ont clôturé mercredi en forte baisse, à la suite du plongeon des Bourses chinoises et de l'incertitude entourant les problèmes de dettes de la Grèce.
Ce déclin est survenu alors que la Bourse de New York a dû interrompre ses transactions pendant plus de trois heures en raison d'un problème technique. Les échanges ont repris moins d'une heure avant la fermeture des marchés et les autres places boursières américaines n'ont pas été touchées par le problème.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a plongé de 212,43 points pour terminer la séance à 14 412,07 points, tous ses secteurs ayant reculé.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,18 cent US à 78,49 cents US.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a retraité de 261,49 points à 17 515,42 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a chuté de 34,66 points à 2046,68 points et que l'indice composé du Nasdaq a perdu 87,70 points à 4909,76 points.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 68 cents US à 51,65 $ US le baril, pendant que le secteur torontois de l'énergie perdait 2,19 pour cent.

Seul le secteur des métaux et minerais diversifiés a fait pire que le groupe de l'énergie, avec une chute de 3,01 pour cent.

Le prix du lingot d'or a avancé de 10,90 $ US à 1163,50 $ US l'once à New York, ce qui n'a pas empêché le secteur aurifère du TSX de céder 0,24 pour cent.

Le retrait des places boursières nord-américaines faisait suite à celui des marchés chinois, qui ont perdu plusieurs plumes ces dernières semaines.

Mercredi, l'indice composé de la Bourse de Shanghai a plongé de six pour cent malgré l'annonce de nouvelles mesures du gouvernement chinois pour freiner le mouvement à la baisse. Entre autres choses, les sociétés d'État se sont fait ordonner d'acheter des actions et promettre de nouveaux crédits pour financer les opérations en Bourse. L'indice de Shanghai a perdu le tiers de sa valeur dans le dernier mois, mais il affiche toujours une hausse de 70 pour cent par rapport à l'an dernier.

L'indice Hang Seng, de Hong Kong, a lui aussi perdu six pour cent mercredi.

En Europe, la Grèce s'affairait à préparer un plan de réforme économique détaillé en vue de le présenter jeudi, une date limite déterminée par ses créanciers européens.

Les créanciers veulent avoir le temps d'étudier le plan avant que les leaders des 28 pays de l'Union européenne se réunissent dimanche pour un rencontre que certains observateurs considèrent comme la dernière chance pour la Grèce de rester dans la zone euro.

Climat: le Québec, l'Ontario et la Californie font pression sur Ottawa

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 08 juillet 2015 à 17h17.
Climat: le Québec, l'Ontario et la Californie font pression sur Ottawa
TORONTO — Les leaders de l'Ontario, du Québec et de la Californie ont appelé d'une seule voix, mercredi, à forcer la main de leurs gouvernements fédéraux respectifs pour accélérer le combat contre le réchauffement climatique.
Les deux provinces canadiennes les plus populeuses «comblent le vide» laissé par Ottawa, alors qu'elles tentent d'atténuer le problème des températures croissantes, a déclaré le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, au Sommet des Amériques sur le climat, à Toronto.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a dit souhaiter que le gouvernement fédéral «entende le message» que les provinces ne peuvent pas régler seules le problème. Le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, lui a fait écho, disant que le premier ministre Stephen Harper se devait de «monter à bord».

La ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, n'assiste pas au sommet — elle est dans sa circonscription pour célébrer la Fête du Nunavut —, mais un porte-parole a souligné que le gouvernement conservateur est le premier de l'histoire canadienne à avoir obtenu une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre, et qu'il a réussi à l'obtenir «sans implanter de taxes sur le carbone ou des plans de coût du carbone».

L'Ontario, le Québec et la Californie joignent leurs forces dans un système de plafonnement et d'échange, dans le cadre duquel les entreprises ont des plafonds d'émissions de gaz à effet de serre et peuvent vendre des crédits pour récompenser l'efficience et l'innovation.

M. Couillard a dit mercredi que le Québec avait signé un protocole d'entente pour se joindre à la Californie, l'Ontario et d'autres États infranationaux dans un plan qui engage les parties «envers des cibles très ambitieuses avec un seul objectif: maintenir le réchauffement à deux degrés Celsius ou moins d'ici 2050».

Les pays n'ont pas à attendre que les gouvernements fédéraux agissent contre les changements climatiques, a fait valoir M. Couillard au sommet, où sont réunis sur invitation des centaines de délégués d'États infranationaux.

Le gouverneur de la Californie s'est montré du même avis et a adopté un ton tranché sur les sombres perspectives mondiales si des gestes concrets ne sont pas réalisés.

«Au niveau infranational, nous voulons faire ce que nous pouvons pour forcer la main de nos leaders fédéraux pour faire avancer les choses, car le réchauffement du climat n'attend pas, a-t-il déclaré. C'est un désastre qui se profile.»

La première ministre de l'Ontario a demandé à tous les États infranationaux de collaborer pour résoudre la crise des changements climatiques, suggérant qu'il s'agit d'un problème universel ne pouvant être réglé individuellement.

«Nous ne pouvons plus prétendre ignorer ce que nous coûteront des délais additionnels», a déclaré Mme Wynne devant les délégués.

«Les océans continueront de monter et nous vivrons des vagues de chaleur, des pluies, de l'érosion, des inondations et des incendies de forêt plus intenses. Notre écosystème est compromis, nos infrastructures sont à risque.»

M. Couillard a prononcé le discours d'ouverture de la conférence. Il a parlé du succès que le Québec a eu avec la fixation des prix du carbone et le passage à une économie centrée sur l'environnement.

«Cela ne s'est certainement pas fait aux dépens de la croissance et de la création d'emplois», a-t-il dit à la foule.

«Rejetons donc ce faux choix pour plutôt bâtir un nouveau type de croissance, aussi solide, mais plus durable que notre économie d'aujourd'hui, qui s'appuie toujours sur les combustibles fossiles.»

Le sommet met l'accent sur le rôle que les provinces, les États et les autres gouvernements infranationaux peuvent jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L'ancien président mexicain Felipe Calderon et l'ex-vice-président américain Al Gore devaient également prononcer des allocutions.

Plus d'une centaine de personnes ont protesté devant un hôtel du centre-ville lors de l'ouverture du sommet, mercredi matin. Une organisatrice de la manifestation a affirmé qu'elle s'opposait à ce que le Sommet sur le climat et une conférence économique se tenant tous les deux au même hôtel soient fermés au public.

«Nous protestons contre les gens qui ont été invités à déterminer notre avenir et l'avenir de la planète», a déclaré Tings Chak, du chapitre torontois du groupe Personne n'est illégal.

«Nous demandons une transformation totale de la façon dont nos sociétés travaillent pour résoudre la crise du climat sans sacrifier nos communautés.»

Les Nations unies et l'Agence internationale de l'énergie ont sonné l'alarme, insistant sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d'éviter un réchauffement climatique qui pourrait atteindre jusqu'à quatre degrés Celsius, ce qui ferait hausser le niveau des océans en plus d'avoir des effets draconiens sur le climat.

Les sénateurs veulent stopper les étrangers qui prônent des idéologies radicales

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 08 juillet 2015 à 13h25. Modifié par Jean-François Cyr à 13h39.
Les sénateurs veulent stopper les étrangers qui prônent des idéologies radicales
Photo: archives Gouvernement du Canada
OTTAWA ? Un comité sénatorial demande au gouvernement de criminaliser la seule adhésion à une organisation considérée comme terroriste.
Le comité permanent de la sécurité nationale et de la défense recommande aussi la création d'une liste de «terroristes recherchés» et d'une liste de personnes qui prônent des idéologies radicales, afin de leur interdire l'entrée en territoire canadien.

Le rapport intérimaire du comité sénatorial, qui contient 25 recommandations, a été rédigé à la suite d'audiences consacrées aux menaces à la sécurité nationale.

Il représente l'avis des sénateurs conservateurs, majoritaires au sein du comité, puisque les libéraux n'ont pas appuyé le rapport intérimaire.

Les sénateurs se sont penchés sur le recrutement, les activités et le financement du terrorisme, les procédures criminelles et d'autres aspects de ce qu'ils considèrent comme des menaces tangibles au mode de vie canadien.

La Grèce présentera des propositions à ses créanciers jeudi

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Reuters
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras  Photo :  Vincent Kessler / Reuters

Le premier ministre grec Alexis Tsipras a demandé mercredi à ses partenaires de la zone euro de conclure un « compromis honorable » pour remettre son pays sur la voie de la croissance et régler la crise de l'endettement au bénéfice de toute l'Europe.
Les chefs d'État et de gouvernement de la zone euro ont décidé mardi de se donner jusqu'à dimanche pour conclure un accord d'aide financière contre des réformes avec le gouvernement d'Alexis Tsipras, qui doit présenter des propositions.
Les Grecs ont massivement rejeté dimanche dernier, par référendum, un plan proposé par les créanciers d'Athènes. Ses partenaires ne cachent plus leur exaspération, au point d'envisager unGrexit, soit une sortie de la Grèce de l'euro.
Au lendemain du sommet de Bruxelles, Alexis Tsipras s'est présenté devant les députés européens réunis à Strasbourg pour exhorter ses partenaires à faire des concessions.
« Nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture qui serait une rupture avec la tradition européenne. Nous sommes tous conscients des enjeux et nous sommes prêts de notre côté à prendre nos responsabilités historiques », a-t-il dit devant un hémicycle comble.
Alexis Tsipras a annoncé que son gouvernement présenterait jeudi des propositions concrètes à ses créanciers afin de trouver une solution avec ses partenaires européens pour mettre fin à la crise.
« Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables », a-t-il déclaré devant les députés européens.
« Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et l'évasion fiscale, nous voulons moderniser l'État. Ce sont pour nous des priorités et nous attendons l'accord de nos partenaires sur ces priorités », a déclaré le premier ministre grec, reconnaissant que les précédents gouvernements avaient gaspillé les fonds européens.
Le premier objectif, a-t-il ajouté, doit être de lutter contre le chômage et d'aider les entreprises, tout en faisant payer les contribuables les plus riches qui n'ont pas connu selon lui les effets de l'austérité.
Mais pour cela, il faudra trouver une solution durable sur la dette grecque impayable et qui a surtout servi selon lui à renflouer les banques des autres pays.
Athènes, a-t-il dit, ne veut pas faire peser la charge sur les contribuables européens, mais trouver une solution qui sortira l'Europe de son impuissance à régler la crise de l'endettement qui « s'autoalimente ».
La Grèce réclame au MES un prêt de trois ans, s'engage à réformer

La Grèce s'engage à réformer dès la semaine prochaine son système de retraites et sa fiscalité pour obtenir de ses partenaires européens un prêt de trois ans couvrant les remboursements de sa dette, écrit-elle dans une lettre adressée mercredi au Mécanisme européen de stabilité (MES).

Dans cette missive rendue publique par le gouvernement d'Alexis Tsipras, Athènes promet aussi d'honorer ses obligations financières et de détailler d'ici jeudi ses propositions pour qu'elles soient examinées par ses créanciers.

« Nous avons confiance dans le fait que les États membres comprennent l'urgence de notre demande de prêt étant donné la fragilité de notre système bancaire, notre pénurie de liquidités disponibles, nos obligations à venir, notre accumulation d'arriérés sur le plan intérieur et notre volonté affichée d'apurer nos arriérés vis-à-vis du FMI et de la Banque de Grèce », écrit le ministère grec des Finances.

Athènes salue aussi « l'occasion d'envisager des mesures potentielles » pour assurer la viabilité de sa dette dans le cadre des discussions plus larges susceptibles de s'ouvrir.

Le montant du prêt réclamé au MES n'est pas spécifié, selon une source de la zone euro ayant eu connaissance du document.

Maroc : le procès de deux femmes qui ont porté une jupe trop courte suscite des tensions

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Mise à jour le mardi 7 juillet 2015 à 21 h 42 HAE

De nombreuses manifestations ont eu lieu au Maroc il y a quelques jours pour protester contre l'arrestation de deux jeunes Marocaines de 23 et 29 ans, dont le procès s'ouvrait lundi pour attentat à la pudeur. Les deux jeunes femmes risquent une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans.
Les deux femmes ont été agressées par une foule qui jugeait leur tenue indécente, le 16 juin, pendant qu'elles magasinaient au souk. Elles se sont réfugiées dans une boutique, en attendant l'arrivée de la police, pour ensuite être arrêtées pour attentat à la pudeur.
Bien que le Maroc est un pays reconnu pour être tolérant et qu'il reconnaît le droit à la vie privée, le code pénal restreint beaucoup la liberté d'expression et de conscience, explique la spécialiste en relations interculturelles, Rachida Azdouz. Cette psychologue ajoute que ces événements se sont produits lors du mois du ramadan, un mois qui exacerbe les sensibilités religieuses.
L'arrestation de ces femmes a par ailleurs été effectuée au nom d'un article de loi très flou qui laisse place à l'interprétation, selon Mme Azdouz. La longueur tolérée d'une jupe, par exemple, peut varier. « Est-ce que le fait que cela se soit passé lors du mois du ramadan est un facteur aggravant? », s'interroge-t-elle.
« Ce qui se joue actuellement, ce n'est pas une guerre à finir entre les conservateurs et les progressistes, [...] mais plutôt la capacité du Maroc à apprendre à vivre ensemble et à intégrer les minorités au-delà de la tolérance. »— Rachida Azdouz, psychologue et spécialiste en relations interculturelles à l'Université de Montréal

Le Maroc en transformation?
Mme Azdouz affirme qu'il est dans les moeurs du Maroc que la police agisse aussi comme police des moeurs. Toutefois, il est inhabituel que la foule se fasse justice par elle-même en réprimant ceux qui ne respectent pas la religion du pays.
Un autre phénomène nouveau dans ce pays africain est la revendication des minorités d'être reconnues et d'obtenir des droits, et de ne plus être simplement tolérées et protégées. Les minorités marocaines, en regardant celles du reste du monde, souhaiteraient désormais pouvoir afficher leurs différences sur la place publique, plutôt que de les montrer dans le privé.
Toutefois, il existe des sacralités inviolables au Maroc, dont la religion. « Le Maroc est un peu mal pris, car comment concilier ça [sa tolérance] avec une religion d'État? », soutient Mme Azdouz.

CHUM: pas d'indemnité de départ pour le Dr Jacques Turgeon

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Publié le 07 juillet 2015 à 11h47 | Mis à jour le 08 juillet 2015 à 06h15
Selon un communiqué diffusé par le CHUM, le... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Selon un communiqué diffusé par le CHUM, le Dr Jacques Turgeon a accepté l'offre d'une entreprise américaine du secteur de la santé afin d'y poursuivre son travail en recherche et développement

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Comme il a choisi de quitter son poste de directeur du CHUM, le Dr Jacques Turgeon n'a droit à aucune indemnité de départ, a précisé mardi la direction du super hôpital après le nouveau coup de théâtre de l'annonce du départ du PDG.
«Il avait le même contrat que tous les PDG du réseau, il n'y a pas d'indemnité quand on démissionne», d'expliquer Irène Marcheterre, la responsable des communications du CHUM. Par contre, un cadre de la santé qui perd son poste a droit à un an de salaire.
La décision de M. Turgeon, transmise lundi soir au ministère de la Santé, a été officialisée par une réunion du conseil de direction de l'établissement mardi matin. Le pharmacien a accepté un poste aux États-Unis, des fonctions qu'il occupera à compter de septembre prochain. Son point de chute n'a pas été communiqué, mais il semble qu'il travaillera pour une organisation cotée en Bourse qui n'a pas l'intention de se faire connaître pour l'instant. Il aura été en poste au CHUM plus d'un an - il était entré en poste en juin 2014 et avait été renommé pour trois ans, ce printemps, conformément aux dispositions de la loi 10.
Pour Diane Lamarre, la critique du PQ en matière de santé, ce départ-surprise laisse l'impression qu'il demeure des inconnues dans les rapports entre M. Turgeon et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. M. Turgeon avait démissionné avec fracas en mars, accusant le ministre d'ingérence politique, pour étonnamment revenir sur sa décision une semaine plus tard. «Cette démission est très étonnante. On avait compris qu'il y avait entente et que M. Turgeon avait carte blanche, a souligné la député péquiste. M. Turgeon avait déjà à l'époque cette offre d'emploi, il l'aurait eue dans trois ans», soutient-elle. Selon elle, en coulisse, M. Turgeon n'a pu obtenir du ministre les garanties d'autonomie qu'il souhaitait pour sa gestion.
À l'époque de la querelle avec le ministre Barrette, M. Turgeon s'était rendu à un colloque à La Nouvelle-Orléans et des rumeurs d'emploi aux États-Unis avaient alors circulé.
Dans un communiqué diffusé mardi, le CHUM précise que «le Dr Turgeon a indiqué qu'il avait accepté l'offre d'une entreprise américaine oeuvrant dans le domaine de la santé, afin d'y poursuivre son travail en recherche et développement. Cette opportunité professionnelle permettra au Dr Turgeon de mettre en valeur ses connaissances, ses habiletés de gestionnaire de haut niveau et son expertise mondiale dans le domaine des interactions médicamenteuses».
Le Dr Turgeon soutient qu'il laisse le CHUM «en dépit des événements des derniers mois, avec le sentiment du devoir accompli». «Le CHUM est en bon ordre et le nouvel hôpital accueillera son premier patient à l'été 2016 comme prévu», a-t-il affirmé.
Un long feuilleton
C'est un nouveau développement dans un feuilleton rempli de volte-face qui aura suscité une crise sans précédent dans le principal établissement du réseau de la santé au Québec.
En mars dernier, M. Turgeon avait démissionné avec fracas du CHUM pour dénoncer l'intervention du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dans le choix du directeur du service de chirurgie. M. Barrette voulait que le poste soit réservé à une de ses bonnes connaissances. M. Turgeon avait qualifié cette intervention d'«abus de pouvoir» et d'«ingérence» et avait démissionné de son poste avec plusieurs membres du conseil d'administration.
Dès lors, a-t-on appris, M. Turgeon envisageait un poste aux États-Unis, mais après avoir exploré cette possibilité - il se serait même rendu sur place -, il s'était ravisé. Après une semaine de crise, tout était subitement rentré dans l'ordre. M. Turgeon avait, à la surprise générale, retiré sa démission et rendu publiquement hommage au ministre Barrette, qu'il avait dénoncé quelques jours plus tôt.

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Le Canada doit s'expliquer à l'ONU sur le respect des droits de la personne

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 07 juillet 2015 à 18h35. Modifié par Léandre Drolet à 21h48.
Le Canada doit s'expliquer à l'ONU sur le respect des droits de la personne
OTTAWA - Le gouvernement canadien a fait la sourde oreille à la demande du Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui voulait connaître les mesures prises ou envisagées par Ottawa pour surveiller le comportement des pétrolières, minières et gazières canadiennes à l'étranger.
Le comité des Nations unies avait aussi demandé au Canada d'indiquer les moyens juridiques dont disposent «les victimes d'atteintes aux droits de l'homme résultant des activités à l'étranger des entreprises extractives canadiennes». Certaines de ces compagnies canadiennes à l'étranger sont actuellement poursuivies pour mauvais traitements.

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a amorcé mardi, à Genève, son premier examen en 10 ans du bilan du Canada relativement au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont il est signataire.

Le comité avait aussi posé au gouvernement canadien des questions sur l'équité hommes-femmes, la disparition et l'assassinat de centaines de femmes et filles autochtones, ou certaines mesures antiterroristes — notamment l'échange d'informations avec des agences de renseignement étrangères.

Aiguillé au préalable par une vingtaine de groupes de défense des droits de la personne, dont la Commission canadienne des droits de la personne et Amnistie internationale, le comité avait posé au Canada 24 questions, par écrit, en novembre dernier.

Le gouvernement canadien comparaissait mardi pour y répondre, mais dans son préambule de six pages, la haute fonctionnaire Laurie Wright, du ministère de la Justice, n'a pas du tout évoqué la question des entreprises canadiennes à l'étranger. Elle a plutôt insisté sur quatre thèmes, soit le terrorisme, le traitement des immigrants et deux autres thèmes en lien avec le traitement des affaires autochtones.

Les membres du Comité des droits de l'homme sont ensuite revenus à la charge, tentant d'en apprendre plus sur les activités à l'étranger des entreprises extractives canadiennes et sur plusieurs autres thématiques que Mme Wright avait évité d'aborder dans son préambule.

Le secrétaire-général d'Amnistie internationale Canada, Alex Neve, était présent à l'audience. Il a souligné que des membres du comité avaient rappelé que le traité de l'ONU ne concernait pas uniquement ce qui se déroulait à l'intérieur des frontières d'un pays, mais également la conduite générale de ses citoyens.

Le gouvernement canadien était aussi invité à expliquer au comité de l'ONU «les restrictions illicites qui auraient été imposées au droit de réunion pacifique», notamment lors des manifestations étudiantes de 2012 au Québec, des manifestations au sommet du G-20 en 2010 à Toronto et des manifestations de communautés autochtones.

Le comité onusien devrait présenter ses conclusions dans deux semaines, après avoir passé en revue le bilan de plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, la France et l'Ouzbékistan.