Dénonciatrice coupable de voies de fait

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Une autochtone qui a témoigné à l’émission Enquête s’en est déjà prise par deux fois à des policiers


Bianca Moushoom est en prison depuis le 6 octobre pour avoir frappé un policier qui tentait de la protéger alors qu’elle était intoxiquée.

DAVID PRINCE
MISE à JOUR 
Bianca Moushoom est en prison depuis le 6 octobre pour avoir frappé un policier qui tentait de la protéger alors qu’elle était intoxiquée.   VAL-D’OR | Une des autochtones qui a témoigné dans l’émission Enquête a été rabrouée par une juge au début du mois parce qu’elle s’en était prise à des policiers qui tentaient de la protéger.
Le Journal a aussi appris que Bianca Moushoom n’a jamais porté plainte à la police pour les agressions sexuelles qu’elle dit avoir subies.
Son témoignage et ceux de deux autres femmes autochtones ont soulevé l’indignation au Québec.
La jeune femme de 26 ans avait plaidé coupable à des accusations de voies de fait contre un policier et entrave au travail d’agents de la paix le 6 octobre devant la juge Renée Lemoyne.
«Les policiers sont intervenus au départ pour votre protection. Votre réaction est nettement démesurée. Vous vous en prenez à des policiers qui ne font que leur travail», avait dit la juge Lemoyne, avant de la condamner à 45 jours de prison.
Il s’agissait de la deuxième fois que Bianca Moushoom était condamnée à une peine de prison pour des gestes de violence contre des agents de la Sûreté du Québec. Elle s’était alors engagée à ne plus les molester.
Celle-ci a affirmé à Enquête, l’émission de journalisme d’investigation diffusée à Radio-Canada, avoir fait des fellations à sept policiers de Val-d’Or. Elle a aussi allégué que les policiers lui donnaient 200 $ chacun, 100 $ pour le service et 100 $ pour qu’elle se taise.
Elle a aussi soutenu que les policiers avaient de la bière dans leur coffre de voiture et que parfois ils la payaient en cocaïne.
Intoxiquée
Le 21 septembre 2014, Mme Moushoom était fortement intoxiquée par l’alcool et se battait devant un bar de la 3e Avenue à Val-d’Or lorsque les policiers sont intervenus. Elle s’est débattue fortement au point où les policiers l’ont échappée à deux reprises.
Elle a tenté de mordre un des agents. Une fois assise dans l’autopatrouille, elle a asséné un coup de pied à l’un des patrouilleurs.
Rendue au poste où on l’amenait pour qu’elle dégrise, Mme Moushoom était en crise et se frappait violemment la tête contre le sol. Elle a été transportée à l’hôpital où l’on a dû utiliser une camisole de force pour la contenir.
Crise
Les allégations de l’émission Enquête ont causé une crise qui a mené vendredi à la suspension de huit policiers qui font l’objet d’une enquête pour abus de pouvoir.
Le Journal a appris que Mme Moushoom ne fait pas partie des autochtones qui ont porté plainte. Ses allégations d’agressions sexuelles ne sont donc pas prises en compte par le SPVM, qui a été mandaté pour enquêter sur les policiers de Val-d’Or.

1 milliard $US dans la CSeries: le gouvernement s'est fait avoir, dit l'opposition

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«Dans Bombardier, le gouvernement libéral s’est fait avoir. Il a agi comme un enfant d’école devant une grande entreprise qui a tout obtenu, mais les contribuables prennent tous les risques et c’est une mauvaise entente», a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

LOUIS GAGNÉ
MISE à JOUR 
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard s’est fait avoir comme un enfant d’école en investissant 1 milliard $US dans un projet aussi risqué que la CSeries, ont dénoncé les partis d’opposition jeudi.
«Dans Bombardier, le gouvernement libéral s’est fait avoir. Il a agi comme un enfant d’école devant une grande entreprise qui a tout obtenu, mais les contribuables prennent tous les risques et c’est une mauvaise entente», a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.
Ce dernier croit que le gouvernement aurait dû investir dans les deux divisions de Bombardier qui sont rentables, celles des Transports et des avions d’affaires, au lieu de mettre tous ses œufs dans le seul panier de la CSeries.
«Je n’en reviens pas comment le gouvernement libéral a mal négocié, a dit le chef du deuxième groupe d’opposition. Il a eu l’air d’un enfant en culottes courtes.»
De «piètres négociateurs»

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a abondé dans le même sens que son adversaire caquiste.
«J’en conclus que le gouvernement, le premier ministre et son ministre de l’Économie sont de piètres négociateurs. [...] Le gouvernement va prendre tous les risques, et ce sont les actionnaires de Bombardier qui vont en récupérer les bénéfices», a-t-il déploré.
M. Péladeau a soutenu que la Caisse de dépôt et placement, qui gère le bas de laine des Québécois, n’aurait jamais accepté d’investir uniquement dans la CSeries, sans prendre de participation dans la compagnie mère.
«Honnêtement, je crois que la Caisse de dépôt ne serait jamais rentrée dans un “deal” de cette nature», a indiqué le chef péquiste.
Le gouvernement a investi «dans une filiale, alors qu’il y a des actifs extrêmement importants et avantageux dans Bombardier, particulièrement la division Transport, a-t-il relevé. Pourquoi ne met-il pas son argent au même niveau que la famille Bombardier, au même niveau que l’ensemble des actionnaires de Bombardier? C’est ça qui est inquiétant.»

Le départ des Nordiques responsable de la défaite du «oui»?

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Alors que les Nordiques couraient à leur perte, Me Guy Bertrand aurait contacté par lettre Jacques Parizeau pour lui dire qu’il n’avait «pas le droit de laisser partir les Nordiques» lors de l’année référendaire.

KATHRYNE LAMONTAGNE
MISE à JOUR 
Alors que les Nordiques couraient à leur perte, Me Guy Bertrand aurait contacté par lettre Jacques Parizeau pour lui dire qu’il n’avait «pas le droit de laisser partir les Nordiques» lors de l’année référendaire.  À en croire l’avocat Guy Bertrand, le départ des Nordiques de Québec serait en grande partie responsable de la défaite du camp du «oui» au référendum de 1995.

Le bien connu avocat de Québec a fait cette sortie mercredi, sur les ondes du 1040 AM du grand Montréal. Alors que l’équipe professionnelle de Québec courait à sa perte, Me Bertrand aurait contacté par lettre Jacques Parizeau pour lui dire qu’il n’avait «pas le droit de laisser partir les Nordiques» lors de l’année référendaire.

Selon lui, nul doute que l’émotivité liée à ce départ a eu un impact sur les intentions de vote des gens de Québec et des régions avoisinantes. «Ça a joué. Le référendum n’a pas été perdu à cause de l’argent et des votes ethniques», a-t-il plaidé, ajoutant qu’il avait lui-même préparé une «stratégie» pour conserver l’équipe dans la capitale.

En tant qu’«ambassadeur» de la nation québécoise, les Nordiques avaient permis à la Ville de Québec de s’installer parmi les «grands», soutient-il. «On joue contre Montréal, Chicago, New York, Philadelphie et on est gonflé comme étant parti du grand monde», analyse-t-il.

Mais le départ de l’équipe aurait «rapetissé» et «humilié» psychologiquement les citoyens. «On ne pouvait plus vivre parmi les grands. Il y a eu une grande humiliation et c’est clair que c’est fatal, le référendum s’est perdu là», plaide Me Bertrand.

L’avocat affirme que le «oui» s’est égaré dans l’approche effectuée par M. Parizeau, qui ne «marchait pas». Me Bertrand lui aurait fait parvenir une seconde lettre dans laquelle il proposait une stratégie différente qui «aurait fait gagner le oui facilement, avec une grande majorité», a-t-il soutenu, avant d’ajouter que les détails de cette affaire se retrouveront dans sa biographie.

L’industrie du livre référendaire

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LISE RAVARY
MISE à JOUR 
Le 20e anniversaire du référendum de 1995 inspire nos éditeurs. Sur mon bureau, une pile d’ouvrages récents racontent l’histoire du référendum, exposent le vol du référendum ou grattent le bobo du référendum.
Dans son décapant, mais néanmoins jouissif essai L’avenir du bluff québécois. La chute d’un peuple hors de l’Histoire (Liber), le professeur de philosophie et pamphlétaire Christian Saint-Germain n’est pas tendre envers ceux qu’il estime incapables de concevoir et de vouloir l’indépendance au-delà de «l’agitation tribale» des années 1970.
Le Québec a changé depuis 20 ans. Le référendum de 1995 pour beaucoup, c’est de l’histoire ancienne.
L’auteur attribue en partie l’échec de 1995 à la Révolution tranquille. Nous aurions été distraits par la modernité au point de perdre les repères historiques et culturels qui auraient permis de comprendre pourquoi l’indépendance était essentielle­­.
«Nous sommes, écrit-il, dans une dynamique de préarrangements funéraires avec le Canada et dans la recherche des plus hauts standards vétérinaires pour l’agonie individuelle». C’est comme ça pendant 88 pages.
Que reste-t-il d’hier ?
Dans La Souveraineté en héritage (Boréal), le professeur de sociologie Jacques Beauchemin désespère de son peuple. «Nos ancêtres auraient-ils résisté et lutté avec courage depuis la Conquête pour voir leurs descendants dilapider l’héritage?» demande-t-il.
La nation et l’identité, deux thèmes de prédilection chez Beauchemin, sont aussi explorées. «Le doute, le déni et l’ambivalence sont lovés dans les replis secrets de notre identité.» Rien pour nous faire giguer de bonheur. Un très beau livre, mais empreint de tristesse et de lassitude.
Les avocats Frédéric Bérard et Stéphane Beaulac y sont allés d’un ouvrage à saveur juridique, Droit à l’indépendance (XYZ), qui examine tant la loi sur la clarté référendaire, les décisions de la Cour suprême que la quête de souveraineté de l’Écosse, de la Catalogne, du Monténégro, de Slovénie et du Kosovo. Accessible et instructif.
Demain, Jean-François Lisée lancera Octobre 1995 – Tous les espoirs, tous les chagrins (Québec Amérique), nul doute le plus candide de tous les ouvrages sur le référendum de 1995 qui contiendra son lot de révélations politiquement croustillantes, dont seul Lisée possède la recette.
Enfin, le polémiste Robin Philpot a réédité­­ son ouvrage de 2005, Le référendum volé : 20 ans plus tard (Baraka), une charge à fond de train contre le ROC, le gouvernement fédéral et l’organisme fantoche Option Canada. Philpot sait comment donner des jabs littéraires.
Aujourd’hui, qu’en reste-t-il ?
Des Québécois intelligents et lucides ont répondu non en toute connaissance de cause en 1995, mais ils n’écrivent pas beaucoup de livres. C’est malheureux, car il y a certainement une autre manière de revivre les événements du 30 octobre 1995 que par une séance d’autoflagellation.
Mis à part Le livre qui fait dire oui d’Option nationale, les ouvrages sur le référendum de 1995 sont absents des palmarès de ventes. Astérix, Boucar Diouf, Millenium 4, Foglia, les recettes de Famille futée et le Livre de la lumière. Interrogez le ciel et il vous répondra, de Ginette Reno, se battent pour la première place.
Le Québec a changé depuis 20 ans. Le référendum de 1995 pour beaucoup, c’est de l’histoire ancienne. Il n’aurait rien à en tirer. Si le Québec veut devenir un pays, il devrait se préoccuper de l’avenir plus que du passé. Une nation ne peut se nourrir exclusivement de nostalgie, de colère et de ressentiment.

Nègres rouges d’Amérique

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RICHARD MARTINEAU
MISE à JOUR 
Avez-vous consulté les données de Statistique Canada concernant la population autochtone à Val-d’Or pour l’année 2006?
Elles brossent un portrait assez alarmant, merci.
UNE COMMUNAUTÉ À LA DÉRIVE
Les enfants autochtones de Val-d’Or sont proportionnellement plus nombreux que les enfants non autochtones à vivre avec un seul parent (30 % contre 19 %).
Les jeunes autochtones sont moins susceptibles de fréquenter l’école que les jeunes non autochtones (56 % contre 66 %).
La majorité des Autochtones n’ont pas terminé leurs études secondaires (66 % des hommes et 48 % des femmes).
Le taux de chômage des Autochtones est plus élevé.
Le revenu total est plus faible.
Près de trois Autochtones sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté.
Un Autochtone sur six habite dans un logement nécessitant des réparations majeures.
Plus de la moitié souffrent d’un problème de santé chronique.
Etc., etc.
TIRER LE DIABLE PAR LA QUEUE
Un rapport sur la santé des Premières Nations rendu public en 2012 nous apprenait que 40 % des Autochtones consommaient de la cocaïne et du cannabis contre 13 % dans la population québécoise en général.
Et que la consommation excessive d’alcool était deux fois plus répandue chez les Autochtones que chez les non-Autochtones (40 % contre 18,5 %).
Bref, ça va mal à la shop.
Ils sont pauvres, malades, mal logés, peu éduqués, et sont plus susceptibles d’être saouls comme une botte ou gelés comme une balle.
Sans oublier les cas de violence conjugale et de maltraitance d’enfants.
Pas étonnant que tant de femmes autochtones aient recours à la prostitution!
Plus tu tires le diable par la queue, plus tu es susceptible de «tirer le diable par la queue», si vous comprenez ce que je veux dire.
La misère attire la misère.
EN ROIS ET MAÎTRES
Et le pire est que plusieurs Conseils de bande, qui sont censés venir en aide à ces pauvres gens, leur tournent très souvent le dos.
Ils empochent des centaines de millions de dollars en subvention, mais ne font pas grand-chose pour les sortir de leur merde.
C’est comme si on avait pris des milliers de malheureux, et qu’on les avait littéralement «livrés» aux Conseils de bande en leur disant: «Tenez, c’est votre peuple, occupez-vous-en, nous on s’en lave les mains, c’est votre problème, pas le nôtre...»
N’est-il pas temps de revoir cette façon de faire?
Accepterait-on que des gangs organisés règnent en rois et maîtres sur certaines communautés? En toute impunité? Sans avoir à rendre de comptes?
On se donne bonne conscience en se disant: «Ils veulent qu’on les traite comme un peuple autonome? Eh bien, qu’ils règlent leurs problèmes eux-mêmes, ce n’est pas de nos affaires, nous n’avons pas à nous en mêler...»
Mais ce n’est pas «leur» problème, c’est «notre» problème.
AUCUNE LEÇON À DONNER
On juge la valeur d’un peuple à la façon dont il traite ses aînés, dit le proverbe.
On pourrait ajouter: «À la façon dont il traite sa population autochtone».
On dénonce souvent la façon dont les Américains traitent les Noirs.
Mais qu’en est-il des «nègres rouges d’Amérique»?

Le suicide tranquille des Québécois

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MATHIEU BOCK-CÔTÉ
MISE à JOUR 
terrebonne  Longtemps, les Québécois ont redouté leur assimilation. Ils regardaient le sort des Canadiens français hors Québec, condamnés à voir leur poids démographique régresser à chaque génération. Fatalement, ils passaient du français à l’anglais.
Michel Carpentier devenait Michael Carpenter, Jonathan Boisvert devenait John Greenwood. D’autres conservaient leur nom tout en s’anglicisant. Dans les provinces anglaises, on croise souvent des Brandon Plamondon ou des Peter Doucet. Ou encore, on ne dira plus Justin, mais Justiiine!
Mais tout cela se passait loin de chez nous, à l’extérieur des frontières québécoises.
Et on se faisait une raison: le sort des Canadiens français hors Québec était scellé. Il n’y avait rien à faire. C’était bien triste, mais c’était ainsi. Les souverainistes ajoutaient toutefois une importante nuance: si le Québec ne devenait pas un pays, il risquait de connaître le même sort. L’indépendance serait le meilleur moyen de se prémunir contre l’assimilation. Elle seule garantirait notre survie culturelle et linguistique.
Assimilation
Mais ces dernières années, cette crainte s’est étrangement dissipée. Peut-être à cause de la Révolution tranquille? Elle a permis l’affranchissement socio-économique des Québécois. De temps en temps, ils ont même l’impression d’être déjà un pays.
On ajoute aussi que la loi 101 a assuré la protection définitive de la langue française au Québec. Avec elle ou ce qui en reste (n’a-t-elle pas l’air d’une mamie édentée?), le statut du français serait confirmé. On passera donc à autre chose. Et parler d’assimilation, c’est négatif, donc on ne le fait pas.
C’est justement au moment où nous ne redoutons plus l’assimilation qu’elle redevient d’actualité.
Étrange certitude. Car c’est justement au moment où nous ne redoutons plus l’assimilation qu’elle redevient d’actualité. Pire encore: on a moins à la redouter dans quelques années qu’on doit bien constater qu’elle est commencée. Ce n’est plus une possibilité aussi effrayante que lointaine.
C’est une bonne part de notre quotidien même si nous le nions nonchalamment. Elle se révèle par mille indices. Par exemple, les jeunes francophones, pour peu qu’ils se veuillent «branchés», se parlent en anglais entre eux, ou alors, ils franglisent et se croient sophistiqués.
Indifférence
On connaît l’habitude montréalaise du bonjour-hi. Elle incarne concrètement le déclassement du français. Elle envoie un message clair, surtout aux immigrants: vous avez le choix du français ou de l’anglais, c’est à votre guise. Dans un contexte où nous recevons plus de 50 000 immigrants par année, cette désinvolture identitaire est suicidaire.
Mais c’est un suicide doux, cool. Un suicide tranquille. Nos élites, jamais en manque d’euphémismes, n’y voient pas une régression, mais une évolution.
En fait, c’est la conscience nationale qui se dissipe. Les jeunes Québécois, bien souvent, alternent entre l’amnésie et la mauvaise conscience. Soit ils se fichent de leur histoire, et ne s’intéressent qu’au présent, soit ils ont appris à la détester et n’y voient qu’une suite de vexations xénophobes faites aux minorités.
Pourquoi dès lors vouloir la poursuivre? Et les Québécois, peu à peu, deviennent indifférents au Québec et à ses intérêts nationaux. Ils deviennent sans trop s’en rendre compte des Canadiens comme les autres.
Il y a 20 ans, nous avons bêtement refusé de devenir un pays. Maintenant, nous en payons le prix. Mais ne le dites pas trop fort. Mieux vaut disparaître en douce et en faisant la fête. C’est moins honteux.

La retraite à la sauce libérale

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Publié le 28 octobre 2015 à 06h27 | Mis à jour le 28 octobre 2015 à 06h27

Avec l'élection du Parti libéral du Canada, se pourrait-il que les astres soient enfin alignés en 2016 pour une réforme nationale de notre système de retraite ? Il serait bien temps !
Pendant une décennie, cet enjeu crucial a été balayé sous le tapis par les conservateurs, malgré les pressions des provinces. Mais voilà que durant la campagne, Justin Trudeau a promis de s'y attaquer.
Tant mieux ! Il y a du travail à faire. Le système canadien comporte des lacunes, si je me fie à la plus récente mouture de l'indice Mercer Melbourne diffusé cette semaine. Sur 25 pays, le Canada se classe en septième position, avec la note « B ».
Pas trop mal. Mais pour obtenir un « A », comme le Danemark et les Pays-Bas, il y aurait lieu d'améliorer les régimes publics, estime Michel St-Germain, actuaire au bureau montréalais de Mercer.
Actuellement, la moitié des travailleurs québécois n'ont aucune forme de régime de retraite avec leur employeur. Et beaucoup n'économisent pas assez de leur propre chef. Cela fait en sorte que de larges pans de la classe moyenne risquent de manquer d'argent pour maintenir leur train de vie à la retraite, selon la Régie des rentes du Québec (RRQ).
Pendant ce temps, l'espérance de vie augmente, mais les travailleurs âgés de la retraite. Il faut dire que les entreprises font tout pour se débarrasser de leurs employés plus âgés.
D'autre part, les taux d'intérêt sont au plancher. Mais le Canada n'a pas réussi à hausser le niveau d'épargne pour contrer la baisse des rendements, comme le Danemark et les Pays-Bas sont parvenus à le faire.
Si rien n'est fait, certains travailleurs auront une retraite bien maigrichonne, à commencer par les femmes.
***
Les femmes sont déjà le parent pauvre de la retraite. Leurs revenus ne représentent que 59 % de celui des hommes, soit 27 200 $ par rapport à 45 800 $.
Ce grand écart reflète le fait que les femmes ont des revenus inférieurs aux hommes durant leur carrière. Et cela reste vrai, encore aujourd'hui, constate Ruth Rose, professeure associée au département des sciences économiques de l'UQAM.
Les revenus des travailleuses québécoises ne représentent que 71 % de ceux des hommes. Malgré l'avènement de l'équité salariale, leur salaire horaire demeure inférieur de 10 % à celui des hommes.
De plus, les femmes sont moins présentes sur le marché du travail, car elles sont plus susceptibles de s'occuper des enfants ou d'un proche malade par exemple.
Heureusement, les régimes publics permettent de compenser partiellement le travail non rémunéré des femmes. Par exemple, la Régie des rentes du Québec (RRQ) permet d'effacer du calcul de la rente les années où elles ont peu cotisé parce qu'elles avaient la charge d'un tout-petit.
N'empêche, les femmes touchent une rente de la RRQ bien inférieure à celle des hommes. Par contre, elles reçoivent davantage de supplément de revenu garanti (SRG), signe qu'elles sont plus nombreuses à avoir du mal à joindre les deux bouts.
Mais cela n'est pas toujours suffisant pour sortir les aînées de la misère. Pour certaines femmes immigrantes, la situation est particulièrement criante, indique M. St-Germain. Elles n'ont droit qu'à une pension partielle, car les rentes fédérales sont établies en fonction du nombre d'années de résidence au Canada.
N'empêche, pour Mme Rose, les régimes publics sont « la seule solution viable » pour lutter contre la recrudescence de la pauvreté, particulièrement chez les femmes vivant seules.
***
Ça tombe bien, les libéraux se sont engagés à bonifier de 10 % le SRG pour les personnes seules, le plus souvent des femmes. Cela procurera presque 1000 $ de plus par année aux aînés les plus démunis. Il s'agit d'un cadeau de 720 millions pour l'année 2016-2017, si je me fie au cadre financier du Parti libéral.
Le parti de Justin Trudeau a aussi l'intention de ramener l'âge d'admissibilité à la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) de 67 à 65 ans.
Mais surtout, il a ouvert la porte à une bonification « modeste » du Régime de pension du Canada (RPC), l'équivalent de la RRQ dans le reste du Canada. Depuis le temps que les provinces le réclament !
Certaines avaient même décidé de faire cavalier seul. L'Ontario veut lancer son propre régime de retraite, qui offrirait aux retraités une rente équivalente à 15 % de leurs revenus d'emploi, en sus des 25 % du RPC/RRQ.
Mais nos voisins pourraient laisser tomber ce plan si le fédéral allait de l'avant avec une bonification pancanadienne.
Reste à voir si le Québec se fera tirer l'oreille. Je vous rappelle que la province mise déjà sur le Régime volontaire d'épargne retraite (RVER). La RRQ mène d'ailleurs une campagne de promotion, ce mois-ci, pour mieux le faire connaître.
Malheureusement, le RVER n'est pas une formule parfaite. C'était une solution de rechange, alors qu'Ottawa refusait de se mouiller.
Mais il serait préférable de mettre en place un régime pancanadien (ou équivalent dans chaque province) fondé sur une infrastructure publique permettant de réduire les frais. Remarquez qu'une partie de la gestion pourrait être confiée au privé, de manière à favoriser la concurrence.
Dans un monde idéal, ce régime serait pleinement capitalisé, pour préserver l'équité intergénérationnelle. L'indexation de la rente serait fonction des résultats, pour garder une soupape.
Enfin, ce régime devrait être avantageux pour les bas salariés. Il serait particulièrement odieux qu'Ottawa les force à cotiser à un nouveau régime de retraite, alors qu'ils n'en ont pas les moyens, pour ensuite les priver de leur SRG à la retraite. Ce serait une étrange façon de regarnir les coffres du fédéral sur le dos des gagne-petit.

La loi 20 va garantir l'accès à un médecin, assure le ministre Barrette

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 Mise à jour le jeudi 29 octobre 2015 à 0 h 20 HAE  La Presse Canadienne
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette  Photo :  Radio-Canada

L'adoption du projet de loi 20 va garantir l'accès à un médecin, assure le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, sorti indemne, mercredi, d'un marathon de 151 heures d'étude de son projet de loi controversé.
L'étape cruciale de l'étude article par article maintenant terminée, ce n'est plus qu'une question de jours avant de voir le projet adopté, malgré l'opposition farouche du Parti québécois (PQ) et de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui voteront contre, jugeant qu'il ne répond pas aux attentes et qu'il contrevient au principe de la gratuité des soins de santé.
Malgré les engagements du ministre, qui brandit son entente avec les médecins omnipraticiens en guise de police d'assurance, l'opposition péquiste demeure très sceptique quant aux chances de voir la loi entraîner un effet majeur et bénéfique sur l'accessibilité aux médecins.
Depuis le début du processus, imperméable aux critiques et toujours d'attaque, le ministre Barrette accuse l'opposition péquiste en général, et la députée de Taillon, Diane Lamarre, en particulier, de faire preuve de mauvaise foi dans ce dossier et de s'adonner à la « petite politique » partisane.
 Un projet de loi qui ratisse large
Le projet de loi 20, qui ratisse très large, vise essentiellement trois objectifs : assurer un meilleur accès aux médecins en forçant ces derniers à prendre plus de patients, revoir le mode de financement des traitements de procréation assistée et encadrer les frais accessoires imposés aux patients par les cliniques.
Au départ, le projet de loi imposait des quotas de patients aux médecins, sous peine de lourdes sanctions financières aux récalcitrants.
Devant le tollé soulevé par cette approche au sein de la profession médicale, le ministre Barrette a finalement conclu une entente avec la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) ayant pour effet de suspendre l'application des sanctions, en échange de garanties formelles de la part des médecins d'augmenter le nombre de leurs patients.
« La FMOQ aura l'obligation de respecter son entente. Elle a l'obligation de respecter son entente. Je vais le répéter une troisième fois : elle a l'obligation de respecter son entente. Est-ce que c'est clair? », a martelé le ministre pour confondre les sceptiques, au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne, à la fin des travaux.
Son message : les médecins n'ont plus le choix. Ils savent qu'une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de leur tête. Ils auront jusqu'au 1er janvier 2018 pour changer leur pratique.
Une entente semblable est sur le point d'être conclue avec la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), a indiqué le ministre.
« Penser que le projet de loi 20 n'aura pas d'effet, c'est de la mauvaise foi »— Gaétan Barrette

 La porte-parole péquiste, Diane Lamarre, convient que le nombre d'inscriptions augmentera sûrement une fois la loi adoptée, mais elle craint que cette hausse n'ait pas nécessairement d'impact sur l'assiduité des médecins pratiquant en groupes de médecine familiale (GMF), donc sur l'accessibilité.
« On a diminué les obligations d'ouverture des GMF » au lieu de les augmenter, a-t-elle déploré, en point de presse. La plupart des GMF devaient être ouverts 68 heures par semaine, fait-elle valoir, alors que selon l'entente avec la FMOQ, certains pourront fermer leurs portes après 54 ou 60 heures, et demeurer fermés le soir ou le week-end.
Frais accessoires
Le nouvel encadrement des frais accessoires imposés aux patients constitue l'autre source majeure de mésentente entre l'opposition et le gouvernement autour du projet de loi 20.
Mme Lamarre voit dans le nouvel encadrement législatif de ces frais piloté par le ministre Barrette non pas une brèche, mais « une déchirure » des principes de la gratuité et de l'équité en matière de soins de santé, reconnus légalement au Québec et au Canada.
Il faudra désormais être à l'aise financièrement pour s'en sortir gagnant, a-t-elle déploré.
« Les gens qui ont 50 dollars pourront voir leur ophtalmologiste plus vite, et ceux qui ne l'ont pas vont attendre leur tour très longtemps »— Diane Lamarre

« Il n'y a aucune brèche, d'aucune manière », a répliqué le ministre, qui fait une lecture différente, en insistant pour dire que les frais accessoires dataient de l'époque du gouvernement de René Lévesque, en 1979. Le projet de loi 20 vient abolir les abus, répète M. Barrette depuis des mois.
Mais l'opposition péquiste soutient que c'était auparavant un phénomène marginal, exceptionnel, qui a pris de l'ampleur au fil des ans, représentant une facture toujours plus élevée pour les patients.
La CAQ a tenté elle aussi, en vain, de faire fléchir le ministre Barrette sur les frais accessoires.
« Malgré toutes les tentatives et de nombreux dépôts d'amendement, le ministre reste campé sur ses positions. C'est une des déceptions majeures » relatives à ce processus « ardu » d'étude du projet de loi, a commenté le porte-parole caquiste en santé, le député François Paradis, qui cherchait à éviter aux patients de devoir « mettre la main dans leur poche » pour se faire soigner.

Comment Justin Trudeau peut-il gouverner sans sénateurs?



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Mise à jour le mercredi 28 octobre 2015 à 19 h 16 HAE
Jean Chrétien et le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, à la fin de la campagne électorale fédérale (15 octobre)
Jean Chrétien et le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau,
à la fin de la campagne électorale fédérale
(15 octobre)
 Photo :  PC/PC/Jonathan Hayward

Les libéraux ont peut-être obtenu la majorité de sièges le 19 octobre dernier, mais ils ne sont pas majoritaires au Sénat. De plus, Justin Trudeau a expulsé les sénateurs de son caucus, il y a près de deux ans. Comment alors faire adopter ses projets de loi?
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Un gouvernement qui ne dispose pas de la majorité au Sénat, ça n'a rien de nouveau. Le conservateur Stephen Harper a connu ce contexte et, avant lui, le libéral Jean Chrétien aussi. Mais Justin Trudeau fait face à une situation inédite qui soulève bien des questions, même chez les sénateurs.
Paul Massicotte, nommé au Sénat par le premier ministre libéral Jean Chrétien, reconnaît que Justin Trudeau devra trouver un moyen de présenter ses projets de loi à la chambre haute, puisqu'il a exclu les sénateurs libéraux de son caucus en janvier 2014.
« Historiquement, c'était fait par le leader de notre parti. Maintenant, notre parti n'est pas membre du caucus national. On est des sénateurs avec des valeurs libérales, mais on est indépendants, on n'a pas de whip, on vote comme on veut. Ça change un peu la donne », souligne M. Massicotte.
Son collègue sénateur libéral Jim Munson affirme qu'il s'agit d'un « territoire inconnu ».
« Je pense que M. Trudeau devra se trouver un ou des alliés au sénat pour y présenter ses projets de loi. Comment il va s'y prendre, je n'en sais rien. »— Le sénateur Jim Munson

Il laisse entendre que le premier ministre désigné dispose tout de même d'un peu de temps devant lui. Jim Munson ne s'attend pas à devoir se pencher sur d'importants projets de loi avant le début de l'an prochain.
Pour Sébastien Grammond, professeur de droit à l'Université d'Ottawa, cette situation présente un défi pour Justin Trudeau, s'il veut assurer l'efficacité du processus législatif.
« Ça suppose qu'il y ait des gens au Sénat qui en déterminent un peu l'ordre du jour, parce que sinon des projets de loi pourraient être retardés indéfiniment », note-t-il.
Le leader conservateur au Sénat, Claude Carignan, assure que son parti est de bonne foi. « C'est notre intention d'agir de façon responsable pour étudier les projets de loi en se basant sur leur mérite et non de façon idéologique », insiste-t-il.
Il ajoute que les sénateurs conservateurs ont l'intention de respecter la volonté des Canadiens exprimée le 19 octobre.

Chamaillage extrême entre frère et soeur

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Publié le 28 octobre 2015 à 20h52 | Mis à jour le 28 octobre 2015 à 20h52
La première fois, l'adolescent avait brandi un couteau... (Photothèque Le Soleil)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
La première fois, l'adolescent avait brandi un couteau lors d'une violente querelle avec sa soeur.

Isabelle Mathieu
(Québec) Les chicanes entre frères et soeurs sont le lot de toutes les familles. Dans un cas exceptionnel, des parents de la région ont porté plainte à la police - pour une deuxième fois - contre leur adolescent qui brutalisait sa jeune soeur.
L'adolescent de 15 ans, dont l'identité est protégée par la Loi, a plaidé coupable à des voies de fait et voies de fait armées sur sa soeur âgée de 12 ans. Il a reconnu devant la Chambre de la jeunesse lui avoir notamment lancé une télécommande. La soeur allègue que son frère lui a également maintenu la tête dans la cuvette des toilettes et, à une autre occasion, dans la litière du chat.
La Couronne et la défense se sont entendues pour suggérer à la juge Andrée Bergeron d'imposer à l'adolescent une probation de 12 mois ainsi que l'obligation de faire 50 heures de travaux communautaires.
Le jeune homme, qui vit désormais chez un oncle, n'aura pas le droit de se trouver seul en présence de sa soeur.
C'était la deuxième fois qu'une plainte concernant ce jeune était ainsi judiciarisée. La première fois, il avait brandi un couteau lors d'une violente querelle avec sa soeur.
Le procureur de la Couronne Me Hugo Breton a expliqué à la cour que le jeune a davantage un trouble de comportement qu'une problématique de délinquance. Il fonctionne d'ailleurs tout à fait normalement à l'école et avec ses amis.
Un rapport préparé pour la cour a établi que le jeune homme s'est senti délaissé, ce qui aurait accentué les tensions avec sa soeur.

Investissement Québec injecte 1 milliard $ US dans Bombardier

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Publié le 29 octobre 2015 à 08h23 | Mis à jour à 08h23
L'investissement a été approuvé par le conseil d'administration... (Fournie par Bombardier)
FOURNIE PAR BOMBARDIER

L'investissement a été approuvé par le conseil d'administration de Bombardier de même que par le Conseil des ministres du gouvernement du Québec

La Presse Canadienne
Montréal
La compagnie Bombardier (TSX:BBD.B) confirme jeudi que le gouvernement du Québec prend une participation de 1 milliard $ US à son capital.
Dans un communiqué publié jeudi, la multinationale précise que par l'intermédiaire d'Investissement Québec, le gouvernement possédera ainsi 49,5 % des actions d'une société en commandite nouvellement constituée à laquelle seraient transférés les actifs, passifs et obligations du programme d'avions CSeries. Cette société sera détenue à 50,5 % par Bombardier qui poursuivra les activités liées au programme CSeries.
L'investissement a été approuvé par le conseil d'administration de Bombardier de même que par le Conseil des ministres du gouvernement du Québec.
La multinationale montréalaise rapporte d'autre part une perte nette de 4,9 milliards $ US au 3e trimestre ayant pris fin le 30 septembre, ou 2,20 $ US par action, comparativement à un résultat net de 74 millions US, ou de 0,03 $ US par action au trimestre correspondant de l'exercice précédent.
La compagnie impute les piètres résultats du dernier trimestre aux éléments spéciaux, surtout liés aux charges de dépréciation de l'outillage des programmes CSeries et Learjet 85.

À vendre : la (vraie) Batmobile des années 1960

http://www.lepoint.fr/cinema/

Le célèbre bolide de Bruce Wayne, alias Batman, dans la série de 1966 vient d'être mis aux enchères pour 5 millions de dollars. Avis aux amateurs de créneaux !



Publié le  | Le Point.fr
Batmobile cherche nouvel acquéreur pour virées en toute discrétion.
Avis aux (riches) collectionneurs : le bolide manœuvré par l'acteur américain Adam West alias Bruce Wayne tout au long des 120 épisodes de la série de William Dozier est à nouveau sur le marché. Pour 5 millions de dollars – soit environ 4,5 millions d'euros –, la maison Barrett-Jackson vient de mettre aux enchères l'auto vedette du petit écran entre 1966 et 1968.
Livrée avec tous ses gadgets, du Batcomputer au duo de parachutes en passant par le coupe-câble, la Batmobile du chevalier noir résulte d'une adaptation de la Lincoln Futura, un concept-car réalisé par la division Lincoln de la Ford Motor Company. Conçu en seulement trois semaines par George Barris en 1965, le modèle, toujours en vogue en dépit de sa silhouette un brin désuète, avait coûté 4,6 millions de dollars en 2013 à son précédent acquéreur. Les pilotes nostalgiques de l'homme chauve-souris n'ont plus qu'à se cotiser.