Femmes autochtones : l'ONU appelle Ottawa à s'attaquer aux racines de la violence

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Mise à jour le lundi 1 février 2016 à 15 h 51 HNE  La Presse Canadienne
Des femmes autochtones assassinées ou disparues Photo : CBC/Radio-Canada
Des femmes autochtones assassinées ou disparues  Photo :  CBC/Radio-Canada

La commission d'enquête sur les femmes autochtones devra absolument prendre en compte les racines profondes de cette violence, à commencer par les facteurs socio-économiques, selon des représentants des Nations unies.
Ces représentants de différentes instances de l'Organisation des Nations unies (ONU) ont rencontré lundi les ministres responsables de l'élaboration des paramètres de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées.
Femmes autochtones disparues ou assassinées, notre dossier
Au cours d'un point de presse suivant cette rencontre avec les ministres Carolyn Bennett (Affaires autochtones et Nord), Patty Hajdu (Condition féminine) et Jody Wilson-Raybould (Justice), ils ont insisté sur le fait que cette enquête devait être aussi large que possible.
Pour Barbara Bailey, du Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), il sera « très difficile de briser le cycle de la violence », à moins de s'attaquer aux racines du problème. Le désavantage économique subi par les membres des Premières Nations devra être au coeur de cette enquête, selon elle.
Il faudra aussi être sensible aux « stéréotypes » laissés par « l'héritage colonial », qui est désormais intégré dans « le tissu social », a-t-elle soutenu.
« À moins de déconstruire ces stéréotypes, de les démanteler et de voir ces gens comme des êtres humains [...], nous allons manquer le bateau. »— Barbara Bailey, du CEDAW

Les cas allégués de Val-d'Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels perpétrés par des policiers de la Sûreté du Québec, devraient aussi être inclus dans l'enquête. Pour le rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes, Dubravka Simonovic, l'impunité doit être abordée dans le processus.
« Si nous avons une situation où, par exemple, les forces policières n'agissent pas de façon correcte, que le système ne fonctionne pas bien, alors [...] cela contrevient à l'obligation de diligence appropriée d'un pays de prévenir cette violence, d'imposer des mesures qui protégeront les victimes et de punir les auteurs », a signalé Mme Simonovic.
La ministre Carolyn Bennett a déjà laissé entendre que l'enquête engloberait notamment ces cas allégués de sévices à Val-d'Or.
Mme Bailey avait visité différentes villes et réserves au Canada en 2013 et avait conclu à de « graves violations » des droits des femmes autochtones.
Dans sa liste de 38 recommandations, le CEDAW demandait notamment au Canada de prendre des mesures pour améliorer de manière importante les conditions économiques des Premières Nations. Il appelait entre autres à des stratégies de lutte contre la pauvreté concernant le logement, le transport, l'accès à l'eau potable et l'éducation.
Pour James Cavallaro, de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), la mise sur pied d'une commission d'enquête sur la violence faite aux femmes autochtones ne doit pas être un prétexte pour se traîner les pieds sur les autres recommandations.
« Il s'agit d'un moment où des actions peuvent être prises, a-t-il soutenu. Je ne pense pas que les instances internationales [...] s'attendent à ce que durant les deux années de l'enquête, tout ce qui touche les femmes et filles autochtones - les politiques comme les programmes - soit mis en pause. »

Mise en demeure : Pierre Karl Péladeau a entendu raison, croit la CAQ

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Mise à jour le lundi 1 février 2016 à 22 h 14 HNE  La Presse Canadienne
Benoit Charette député de la CAQ
Benoit Charette, député de la CAQ (archives)  Photo :  PC/Jacques Boissinot

La Coalition avenir Québec croit que le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a fini par entendre raison, après avoir servi une mise en demeure à ses adversaires concernant le financement d'un institut de recherche qu'il veut fonder.
Le député caquiste Benoit Charette, qui était au nombre des personnes visées par cette procédure préliminaire à une poursuite, a affirmé qu'aucun développement ne s'est produit dans ce dossier.
La semaine dernière, la CAQ avait rejeté une invitation à la médiation formulée par M. Péladeau après l'envoi d'une mise en demeure.
Selon la formation politique, les questions soulevées sur le mode de financement de l'institut de recherche sur la souveraineté relevaient du débat politique et non de la justice.
Lors d'un point de presse, lundi, M. Charette a estimé que l'absence de réaction de M. Péladeau, à la suite de ce refus, montre qu'il s'est rangé à cet argument.
M. Charette, qui a participé lundi à l'audition du directeur général des élections, était visé par la procédure, tout comme le chef François Legault et le président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec.
« On n'a rien reçu de notre côté, a-t-il dit. Probablement que M. Péladeau a tout simplement compris que le débat était politique. Il n'y a pas eu de suites de notre côté. On va espérer qu'il a entendu raison tout simplement. »
Le mois dernier, après avoir sommé trois représentants caquistes de se rétracter, M. Péladeau les avait invités à participer plutôt à un processus de médiation.
La CAQ avait d'abord reçu une mise en demeure après avoir affirmé que le chef péquiste contreviendrait à la loi électorale et à ses dispositions sur le financement politique en dotant personnellement l'institut, qui n'a pas encore été créé, des fonds nécessaires à ses activités.
Plus tard, après avoir présenté un bilan de ses activités aux parlementaires, le DGE, Pierre Reid, a déclaré que ses services veilleront à s'assurer que la loi électorale soit respectée si le PQ va de l'avant avec son projet d'institut de recherche.
M. Reid a précisé qu'il faudra voir quel sera son lien avec la formation politique, peu importe la façon dont il est financé.
« Un député, de toute façon, pourrait financer des recherches qui se font à l'Université Laval, mais il s'agit d'examiner quelle relation un organisme pourrait avoir avec un parti politique », a-t-il dit.
Alors que les péquistes plaident qu'ils mettront sur pied l'équivalent de L'Idée fédérale, dont certains membres ont des liens avec le Parti libéral du Québec, M. Reid a affirmé que l'organisme ne fait rien d'illégal.
« On n'a pas d'indication, on n'a pas eu de plainte à cet égard-là, qu'ils contreviendraient à la loi électorale », a-t-il dit.

Congé forcé pour Pierre Moreau

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PIERRE MOREAU
Le ministre Pierre Moreau
Le ministre Pierre Moreau, qui vient tout juste d'obtenir le portefeuille de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, est en congé forcé après avoir subi un malaise le jour du remaniement ministériel. Il ne pourra pas être en fonction « pendant quelques jours », a indiqué son attachée de presse, après avoir confirmé que le ministre venait de recevoir son congé de l'hôpital.
Un texte de Julie Dufresne
« M. Moreau reviendra au travail progressivement », a expliqué Catherine Poulin, sans préciser s'il serait au prochain Conseil des ministres, mercredi, ou aux caucus des libéraux de jeudi et vendredi.
Pierre Moreau a quitté le Salon rouge en ambulance, jeudi dernier. Son bureau a alors indiqué qu'il avait eu une chute de pression. Il s'était présenté à l'Assemblée nationale, mais n'a pas pu être assermenté devant le public, comme tous les autres ministres. Il a prêté serment, avant d'être hospitalisé pour subir des examens médicaux. Il n'a pas été revu depuis. Il n'y a pas de diagnostic connu à l'heure actuelle, selon son cabinet.
L'un des pilliers du gouvernement Couillard, Pierre Moreau, avant le remaniement, occupait la double fonction de ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique - dans ce dernier cas, par intérim, en raison du congé de maladie de la ministre Lise Thériault.
Sous le gouvernement de Jean Charest, il a aussi été ministre des Transports, des Affaires intergouvernementales et de la Francophonie canadienne, ainsi que le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l'Accès à l'information. Il a également été l'un des adversaires de Philippe Couillard lors de la course à la direction du Parti libéral du Québec, qui s'est terminée en 2013. Il est arrivé deuxième devant Raymond Bachand. Pierre Moreau a été élu député de Châteauguay pour la première fois en 2003.
Son absence survient au moment où des parents ont à nouveau formé des chaînes humaines dans une centaine d'écoles au Québec pour l'interpeller en tant que nouveau ministre. Les manifestants réclament un réinvestissement massif en éducation.

Les États-Unis vont exécuter un prisonnier de 72 ans

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DEATH PENALTY

L'Etat américain de la Georgie se prépare à exécuter mardi le plus âgé de ses prisonniers dans le couloir de la mort, un cas emblématique des travers de la peine capitale, selon ses détracteurs.
Brandon Jones doit recevoir une injection létale dans un pénitencier de la ville de Jackson, à moins de deux semaines de son 73e anniversaire. Ce Noir, reconnu coupable du meurtre d'un commerçant blanc en 1979, a passé plus de 36 ans derrière les barreaux.
Pour beaucoup, le sort judiciaire de cet homme symbolise la "double peine" à laquelle sont soumis aux Etats-Unis certains condamnés, qui passent des décennies à l'isolement carcéral avec pour seule perspective leur mort à venir. 
Dans un avis remarqué l'an dernier, le juge progressiste de la Cour suprême Stephen Breyer avait dénoncé ces "durées d'une longueur qui défie la raison et qui sapent le fondement punitif de la peine de mort".
Des experts affirment de surcroît que de nombreux détenus dans le couloir de la mort ont été condamnés à une époque où ils ne pouvaient disposer d'un système de défense satisfaisant et que, jugés pour les mêmes faits aujourd'hui, ils échapperaient à la peine capitale.
"Le cas de (Brandon) Jones soulève la question de la proportionnalité et de l'application discriminatoire de la peine de mort", a ainsi estimé le Centre d'information sur la peine capitale (DPIC).
M. Jones et un comparse nommé Van Solomon avaient cambriolé en pleine nuit la supérette d'une station service, mais s'étaient retrouvés face au gérant qui faisait ses comptes. Ce dernier avait été tué par balle, Brandon Jones niant être celui qui avait tiré.
Van Solomon, un Noir également, est mort sur la chaise électrique en 1985. Brandon Jones avait eu lui son procès annulé, les jurés ayant consulté une Bible durant leurs délibérations. Il avait ensuite été de nouveau condamné à mort.
Durant ses décennies en prison, il a beaucoup lu et s'est fait connaître par ses écrits sur la vie carcérale ou les questions raciales.
Les autorités pénitentiaires de la Georgie ont précisé dans un communiqué qu'il serait exécuté mardi à 19H00 (00H00 GMT mercredi). 
Brandon Jones n'a pas souhaité choisir son dernier repas --une possibilité offerte aux condamnés à mort-- et se verra donc servir du poulet accompagné de riz, rutabagas, navets, haricots, pain au maïs et pudding, le tout arrosé d'un jus de fruit. 
Un total de 76 hommes se trouvent dans le couloir de la mort en Georgie, Etat du sud-est des Etats-Unis qui avait suspendu plusieurs mois en 2015 ses exécutions en raison de controverses sur le produit utilisé pour les injections létales.
Les Etats-Unis ont exécuté 28 personnes en 2015, le chiffre le plus bas depuis 1991. 

Québec pourrait payer les cotisations des médecins

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Publié par Charles Payette pour (Québec) CogecoNouvelles le mardi 02 février 2016 à 07h09. Modifié à 08h19.
Québec pourrait payer les cotisations des médecins
Freedigitalphotos.net
Exclusif QUÉBEC - Le gouvernement québécois pourrait défrayer les cotisations des médecins à leur ordre professionnel et à leur fédération.
Cogeco Nouvelles a appris que que cette mesure est envisagée dans le cadre des négociations pour les nouvelles ententes de rémunération des médecins, dont l'ancienne mouture est échue depuis mars dernier.

Le montant de la cotisation au Collège des médecins était de 1380 $ par membre actif pour l'année 2015-2016. La cotisation à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec s'élèvera à 1893 $ pour l'année 2016. Quant à la cotisation à la Fédération des médecins spécialistes du Québec, son montant est une "question de régie interne" selon sa porte-parole.

Le Conseil du Trésor et le cabinet du ministre de la Santé Gaétan Barrette ont refusé de commenter, mentionnant qu'on ne "négociait pas sur la place publique". Les deux Fédérations se sont elles aussi abstenu de commenter.

La semaine dernière, La Presse révélait que le gouvernement prévoyait ne pas verser l'entièreté des hausses de salaires versées aux employés de l'État aux médecins, qui disposent d'une clause remorque leur garantissant «minimalement les augmentations qui seront accordées aux personnels des secteurs public et parapublic».
Avec le 93FM