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jeudi, mai 14, 2015

Les fermetures de centres de jour qui aident les aînés inquiètent un syndicat

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Mise à jour le mercredi 13 mai 2015 à 17 h 44 HAE  La Presse Canadienne
Une personne âgée dans un centre de jour
Une personne âgée dans un centre de jour  Photo :  ICI Radio-Canada

La réduction des heures et la fermeture de centres de jour risquent fort de priver les aînés de certains services de santé, dénonce l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).
Et les personnes âgées devront être placées plus tôt en établissement parce qu'elles ne pourront plus rester chez elles sans aide, ajoute le syndicat.
La présidente de l'APTS, Carolle Dubé, craint « une véritable hécatombe ».
« L'austérité fait toujours les mêmes victimes : les plus vulnérables, les personnes âgées, les personnes avec des problèmes de santé mentale. Il faut que ça cesse. »— Carolle Dubé, présidente de l'APTS

L'Alliance a recensé la fermeture d'une vingtaine de centres au cours des derniers mois et d'autres sabrent leurs heures d'ouverture, un peu partout au Québec.
Le coût du transport quotidien et du repas servi aux usagers a bondi de 9 $ à 16,50 $, une augmentation de 83 %, signale l'Alliance. Pour certaines personnes plus démunies, cette différence peut faire en sorte qu'elles cessent d'y aller, craint Mme Dubé.
Ces centres de jours offrent de nombreux services, comme la réadaptation physique après des chirurgies, du soutien psychologique, des conseils de nutrition, des soins en ergothérapie et d'autres visant à maintenir l'autonomie des usagers. Les centres vont chercher en minibus les personnes âgées et les reconduisent après leurs rendez-vous. Ils offrent aussi un répit aux aidants naturels.
Mais pour la présidente du syndicat, les centres permettent aussi de briser l'isolement et de faire de la prévention.
Selon les informations transmises par les membres de l'APTS, les usagers dont le centre sera fermé seront notamment dirigés vers des organismes communautaires.
Mais cette réorganisation inquiète Mme Dubé, car ces organismes n'auraient pas les travailleurs spécialisés qui oeuvrent dans les centres de jour, comme des ergothérapeutes et des physiothérapeutes, et n'ont pas toutes les ressources nécessaires.
Elle craint que ces personnes âgées ne reviennent dans le réseau de santé par les salles d'urgence des hôpitaux et que la perte de leur autonomie ne fasse en sorte qu'elles soient contraintes d'aller vivre dans des CHSLD.
« Ça va à l'encontre de ce qui devrait être fait, qu'on investisse dans la prévention pour que les gens demeurent à domicile. C'est ce que les gens veulent et ça coûte moins cher au système de santé. »— Carolle Dubé, présidente de l'APTS

La cadence des fermetures et des réductions d'heures a augmenté lors de la dernière année, dit Mme Dubé, qui y voit une réponse aux compressions budgétaires.
Les Centres de jour sont là pour rester
Au ministère de la Santé, on indique ne pas être responsable de ces fermetures. Le ministère dit accorder des budgets aux Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et aux Centres intégrés universitaires de santé et services sociaux (CIUSSS) qui décident de la façon dont ils vont livrer les services.
Mais on insiste sur le fait que « les centres de jour sont là pour rester ». Les CISSS peuvent toutefois décider de livrer les services autrement. Et la directive du ministère demeure : toute démarche « d'optimisation doit se faire sans affecter les services aux usagers ».
« C'est une question d'optimisation », a déclaré le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, reprenant le même vocabulaire, lorsqu'interrogé mercredi à ce sujet.
À propos des usagers qui seront dirigés vers des organismes communautaires, il réfute les prétentions de l'APTS sur deux fronts.
D'abord, il maintient que tous les services ne seront pas redirigés vers le communautaire, qui est toutefois en mesure d'accepter plus de clientèle, selon lui.
Mais surtout, il tient à préciser que le secteur communautaire va recevoir du gouvernement 521,4 millions de dollars en 2014-2015 et 528,9 millions en 2015-2016.
« Le financement n'a pas baissé. Un autre mensonge », s'est-il exclamé dans les corridors de l'Assemblée nationale.
L'APTS est une organisation syndicale qui regroupe 32 000 personnes occupant des postes professionnels et techniques dans le réseau de la santé et des services sociaux.
Exemples de services offerts dans les centres de jour pour aînés : 

  • Transport et repas
  • Soins de santé, suivis médicaux, réadaptation physique
  • Ateliers de création et activités sociales

Éducation en français au Yukon : la Cour suprême du Canada tranchera aujourd'hui

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Mise à jour le jeudi 14 mai 2015 à 3 h 12 HAE
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Cour suprême du Canada  Photo :  SRC/PC/Sean Kilpatrick

La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) saura aujourd'hui si la Cour suprême du Canada lui donne raison dans la cause qui l'oppose au gouvernement du Yukon sur la question du financement de l'éducation en français.
Un texte de Annick R. Forest TwitterCourriel
La CSFY demande la pleine gestion de ses écoles. La cause touche différents aspects, dont l'administration et l'affectation des ressources ainsi que la gestion du personnel, des programmes éducatifs, des bâtiments et du terrain.
La CSFY veut également le pouvoir d'admettre elle-même des élèves qui n'auraient habituellement pas droit à l'école en français. Ce pouvoir est actuellement détenu par le gouvernement yukonnais. Elle souhaite elle-même autoriser des descendants d'ancêtres francophones, des immigrants et des francophiles à fréquenter ses établissements. La CSFY estime que ce pouvoir « est clé pour réparer les torts de l'assimilation », soutient-elle dans son mémoire déposé devant la Cour suprême du Canada.
En juillet 2011, le juge Vital Ouellette de la Cour suprême du Yukon a donné raison à la CSFY. Il a entre autres ordonné que le gouvernement du territoire accorde à la CSFY les ressources humaines et financières nécessaires pour lui permettre de satisfaire aux obligations que lui imposent la Loi sur l'éducation et le Règlement sur l'instruction en français.
Le gouvernement du Yukon a interjeté appel affirmant que le juge Ouellette n'était pas impartial et qu'il avait commis des erreurs dans sa décision.
Une cause suivie partout au pays
La poursuite est suivie de près par l'ensemble des 28 conseils scolaires francophones et acadiens, qui desservent près de 150 000 élèves au pays. Ils voient le droit de gérer les admissions de non-ayants droit comme un moyen d'assurer la survie du fait français hors Québec.
Les conseils scolaires francophones et parents francophones de plusieurs provinces et territoires ont entrepris des poursuites en justice semblables au cours des dernières années qui se trouvent toujours devant les tribunaux.
Dans une décision unanime le 23 avril dernier, la Cour suprême du Canada a tranché en faveur de l'Association des parents de l'École Rose-des-Vents de Vancouver dans une cause qui les opposait au gouvernement de la Colombie-Britannique.
La plus haute instance juridique du pays a jugé à l'unanimité (7-0, 7 des 9 juges avaient entendu la cause) que la Colombie-Britannique a enfreint le droit constitutionnel à l'instruction d'une communauté francophone en mettant à sa disposition des installations scolaires de qualité insuffisante.

1800 postes abolis chez Bombardier Aéronautique

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le jeudi 14 mai 2015 à 06h05. Modifié à 07h36.
1800 postes abolis chez Bombardier Aéronautique
(Cogeco Nouvelles) - Bombardier Aéronautique a annoncé, ce matin, la suppression de 1800 postes dans son réseau de production à l'échelle mondiale.

De ce nombre, 1000 emplois seront abolis à Montréal et Mirabel.
La compagnie est confrontée aux difficultés de sa nouvelle gamme d'avion commerciaux et à des retards de la mise en service de sa CSeries.
Ces nouvelles coupes s'ajoutent aux 1000 emplois manufacturiers qui avaient été abolis en janvier 2014 dans la région métropolitaine.
En juillet dernier, Bombardier Aéronautique avait également annoncé la suppression de 1800 postes administratifs dans l'ensemble de son réseau mondial.

Québec craint pour la sécurité des personnes menacées d'éviction à Kahnawake

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Conseil de bande de Kahnawake
Conseil de bande de Kahnawake

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelly, est préoccupé par la situation tendue à Kahnawake et a tenu à s'assurer auprès du grand chef de la communauté que les policiers mohawks veillent à la protection des non-Autochtones et des couples mixtes menacés d'expulsion.
Un texte de Jean-Philippe RobillardTwitterCourriel
« Je suis très préoccupé par la sécurité des personnes concernées. J'ai partagé mes inquiétudes. J'ai contacté le grand chef, qui m'a assuré que les Peacekeepers suivent la situation de près, parce que je pense que le monde a le droit de vivre en paix et en sécurité au Québec », a dit le ministre Kelly.
Nous sommes allés à Kahnawake pour tenter de mieux comprendre la situation dans la communauté, et fait plutôt rare, des résidents ont accepté de briser le mur du silence et de nous parler du climat qui y règne.
Si les tensions y sont vives, c'est que le conseil de bande ne veut que des Mohawks, et seulement des Mohawks, sur la réserve. Il a donc entrepris, en s'appuyant sur un règlement adopté en 1981, d'expulser les non-Autochtones et les couples mixtes qui vivent à Kahnawake.
Quitter ses terres ancestrales
Keith Myow est un Mohawk qui a toujours vécu à Kahnawake, mais à l'âge de 59 ans, il pourrait devoir quitter les terres de ses ancêtres. Il a reçu une lettre lui demandant de quitter la réserve, car sa conjointe Michelle Allaire n'est pas Mohawk. Il déplore cette décision du conseil de bande qu'il qualifie d'illégale et de raciste.
Keith MyowKeith Myow  Photo :  Radio-Canada
Michelle Allaire, de son côté, se dit bouleversée de vivre une telle situation. « Quand j'ai reçu la lettre, j'ai paniqué, explique-t-elle. Je trouve que c'est bouleversant. C'est à n'y rien comprendre. C'est comme si la guerre était déclarée en dedans. »
Depuis qu'elle a reçu la lettre, Michelle Allaire, affirme qu'elle craint pour sa sécurité et limite ses déplacements par crainte de subir des représailles.
« J'aime autant ne pas trop sortir, je vais faire mes affaires, mais un point final parce que je ne me sens pas en sécurité avec tout ce qui se passe dans le village et avec ce que j'entends. »— Michelle Allaire

Ce sentiment d'insécurité, plusieurs à Kahnawke le ressentent, mais peu osent en parler ouvertement par peur de représailles. Certains membres semblent prêts à tout pour que les résidents n'ayant pas de sang mohawk quittent la réserve. Des actes de vandalisme ont été commis. Des manifestations ont même été organisées devant certaines résidences.
Gabriel Lépine et Cheryl Diabo, un autre couple menacé d'éviction, redoutent plus que jamais le jour où l'on viendrait manifester devant leur maison, eux qui ont déjà été victimes d'intimidation et de vandalisme.
« Il y a eu du vandalisme, la maison a été bombardée d'œufs et puis les vandales avaient une pancarte devant notre maison qui disait : "mon nom est Cheryl Diabo et j'habite avec un homme blanc", relate Gabriel Lépine. Ce qui nous a fait penser rapidement à l'Holocauste. On s'est dit que c'est comme quand les nazis accrochaient des étoiles juives sur les maisons des juifs pour signifier que c'étaient des personnes qu'il fallait persécuter ou dont il fallait se méfier. »
Cheryl DiaboCheryl Diabo  Photo :  Radio-Canada
Le travail des Peacekeepers remis en question
Mais certains des couples menacés d'expulsion, qui ont été victimes d'intimidation ou de vandalisme, remettent en question le travail des Peacekeepers et la façon dont leur dossier a été traité par les policiers. C'est le cas de Cheryl Diabo et Gabriel Lépine, qui affirment avoir porté plainte à la police mohawk sans aucun résultat.
« Les Peacekeepers sont venus. Ils ont pris la pancarte. Ils ont dit qu'ils feraient la recherche d'empreinte digitale, mais on n'a toujours pas eu aucun retour là-dessus, déplore Cheryl Diabo. Et c'était l'année passée déjà. »
Cette situation en inquiète plusieurs au ministère québécois de la Sécurité publique. Les Peacekeepers ont refusé de commenter, tout comme le conseil de bande.
Keith Myow, lui, n'a pas l'intention de quitter le territoire de ses ancêtres. Il veut rester à Kahnawake avec sa conjointe et il prévient ceux qui voudraient l'expulser qu'il est prêt à tout pour protéger ses droits, même au péril de sa vie.
Les prochains mois s'annoncent chauds à Kahnawake, 25 ans exactement après la crise d'Oka.
Pour le conseil de bande, la loi vise à assurer la survie de la communauté. Un choix que défend l'ancien grand chef mohawk de Kanesatake, Steven Bonspille.
« Ce n'est pas raciste. C'est une forme de protection pour la culture, la langue mohawk dans un territoire mohawk. »— Steven Bonspille

175 postes supprimés à la CSDM

http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/

Mise à jour le jeudi 14 mai 2015 à 5 h 27 HAE  La Presse Canadienne
Les employés syndiqués ont exprimé leur mécontentemennt lors de l'assemblée
Les employés syndiqués ont exprimé leur mécontentemennt lors de l'assemblée  Photo :  Radio-Canada

Les commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont annoncé mercredi soir la suppression de 175 postes d'employés professionnels et de soutien pour 2015-2016.
La CSDM veut ainsi répondre aux demandes de compressions exigées par le gouvernement Couillard.
La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, a affirmé que c'était avec une « immense tristesse » que la commission scolaire devait procéder à ces coupes touchant par exemple des psychoéducateurs, des techniciens en loisir et des employés de cafétéria. Elle a dit comprendre le mécontentement qui touche aussi d'autres commissions scolaires au Québec.
Environ 200 employés syndiqués en colère se sont présentés à l'assemblée des commissaires mercredi soir pour demander aux élus de refuser les mesures d'austérité exigées par Québec.