Information sur la politique 1

samedi, mai 21, 2016

Un comité évaluera si Justin Trudeau doit être sanctionné pour la bousculade aux Communes

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 1 H 27
Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes
Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes   PHOTO : ADRIAN WYLD / PC
Le premier ministre Justin Trudeau s'est excusé pour son rôle joué lors d'une échauffourée au Parlement cette semaine, mais l'histoire ne s'arrêtera pas là. Le Comité de la procédure et des affaires de la Chambre formé de tous les partis, les ennemis politiques autant que les alliés, se réunira la semaine prochaine pour se pencher sur l'affaire.
LA PRESSE CANADIENNE
Le comité à majorité libérale aura une variété d'options à sa disposition concernant la question de privilège qui a suivi la bousculade de mercredi avant la tenue d'un vote sur la loi du gouvernement Trudeau de l'aide à mourir.
Le conservateur et leader de l'opposition à la Chambre, Andrew Scheer, a souligné qu'il existait une longue liste d'options qui ont été utilisées dans l'histoire quand des parlementaires s'étaient mal comportés.
Les possibilités sont multiples. Le comité pourrait simplement recommander, par exemple, que le président de la chambre, Geoff Regan, clarifie ses attentes sur le comportement des parlementaires.
Le comité pourrait aussi recommander que Justin Trudeau soit appelé à la barre - une tige de laiton à l'entrée de la Chambre des communes - afin que le président de la Chambre le réprimande.
La sanction pourrait aller aussi loin que la suspension du premier ministre pour une certaine période de temps ou son expulsion.
Les membres du comité pourraient également demander à ce que le premier ministre soit mené en détention par le sergent d'armes. Une telle mesure n'a toutefois pas été appliquée depuis 1913.
Des recommandations, mais pas de pouvoir
Le comité n'a pas le pouvoir de punir Justin Trudeau directement. Il peut seulement suggérer à la chambre des actions à prendre qui peuvent être refusées ou acceptées.
Il pourrait demander au premier ministre de témoigner sa version des évènements, mais ne peut pas l'obliger à le faire. Justin Trudeau a dit qu'il était prêt à accepter la décision du comité et qu'il respecterait le souhait des Communes.
Or, puisque les libéraux sont majoritaires au sein du comité, un expert affirme qu'il est peu probable que le premier ministre connaisse une sanction pour avoir empoigné le whip conservateur Gord Brown par le bras et, au passage, heurté avec le coude la députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau.
L'avocat à la retraite de la Chambre des communes, Rob Walsh, pense que le comité recommandera que les excuses de premier ministre soient acceptées de tous, avant de passer à autre chose.

Il est fort probable qu'ils ne voudront pas que cette affaire reçoive plus d'attention que nécessaire.Rob Walsh, avocat à la retraite de la Chambre des communes
Le député libéral Arnold Chan a affirmé qu'il ne voulait pas préjuger la décision. « Je serai heureux d'entendre ce que mes collègues de tous les côtés ont à dire et nous partirons de là », a dit M. Chan.
Pour le député néo-démocrate David Christopherson, un vice-président du comité, il sera politiquement difficile pour ses collègues libéraux de simplement clore le dossier rapidement.
M. Christopherson espère que les députés vont mettre de côté leur partisannerie pour traiter l'affaire en tant que parlementaires.

Les «Poëti Papers»...

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MISE à JOUR 
On y dépense des milliards chaque mois, mais le ventripotent ministère des Transports (MTQ) n’est pas le royaume du travail bien fait. Des lettres confidentielles, un rapport d’enquête secret et ses annexes, les «Poëti Papers», démontrent que les fonds publics y sont plutôt administrés avec désinvolture.
Estimés approximatifs, heures supplémentaires au pif, règles administratives flouées, contrats fractionnés systématiquement sans parler des relations incestueuses avec les faucons du privé.
On comprend que la sous-ministre Dominique Savoie n’ait pas voulu assouvir la curiosité de l’ex-ministre Robert Poëti et de sa mandataire Annie Trudel.
Il aurait été gênant d’admettre que, cinq ans après le verdict dévastateur du Vérificateur général, les pratiques douteuses persistent. On se demande d’ailleurs si l’ajout d’un inspecteur général à l’organigramme changera quoi que ce soit à ce foutoir.
Panier de crabes
Mercredi, en commission parlementaire, après avoir débité des banalités durant des heures, la sous-ministre Savoie a heureusement été ramenée sur terre par Martine Ouellet, la députée péquiste de Vachon.
Pourquoi ne pas avoir donné suite aux requêtes de l’ex-ministre Poëti? Pourquoi un rapport si tardif? À quoi riment tous ces secrets?
Amenée aux Transports par Sam Hamad, Mme Savoie a fini par laisser tomber qu’un ministère relève du sous-ministre. Autrement dit, M. Poëti ne se mêlait pas de ses affaires. L’ancien policier a été démis de ses fonctions et puis... rien!
Le premier ministre Couillard n’aurait pas su avant cette semaine que le MTQ était toujours un panier de crabes. Étonnant, c’est le moins qu’on puisse dire.
Après le triste épisode de la commission Charbonneau, les libéraux devraient être les plus vigilants et les plus sensibles aux enjeux d’éthique et de gouvernance.
M. Poëti n’exigeait pas une révolution, mais des changements organisationnels logiques. Par exemple, que ceux qui sont chargés de débusquer les pratiques douteuses ne soient pas sous l’autorité de ceux qui les ordonnent! De là le silence forcé des gens honnêtes...
Et que dire des dizaines de retraités embauchés à gogo et triplant leurs revenus, mais payés par le biais de compagnies à numéro? Qu’est-ce que cette pratique dans un État lui-même obsédé par l’évitement fiscal?
Daoust, désintéressé
Ce n’est pas le genre de trucs qui suscite d’emblée l’indignation de l’actuel ministre des Transports, Jacques Daoust.
Quand l’affaire a éclaté mercredi, il a téléphoné à la sous-ministre Savoie pour lui dire en rigolant que sa journée serait aussi mauvaise que la sienne. Quand ça va mal, la noblesse a souvent la solidarité joyeuse...
M. Daoust aurait pu gagner un Olivier, ce jour-là. En matinée, il disait avoir appelé l’Unité permanente anticorruption (UPAC), mais, en après-midi, il avait plutôt expédié des documents. En vérité, il n’avait rien fait. Son chef de cabinet, Pierre Ouellet, avait simplement refilé une clef USB à l’UPAC contenant l’enquête menée sur son ministère.
M. Daoust ne sachant rien de son contenu, c’est encore son estafette qui, dans un moment de burlesque télévisé, en a donné un aperçu aux journalistes. M. Ouellet qui a perdu son emploi ensuite pour une lettre manquante.
Le tollé a aussi fait tomber sa majesté Dominique Savoie, vite remplacée par Denis Marsolais, un ex-coroner devenu sous-ministre de la Sécurité publique. C’est peut-être ce qui manque au MTQ, un regard judiciaire sur ses activités...
Quant à Jacques Daoust, il est heureux de voir l’affaire refilée à l’UPAC. Il n’a d’ailleurs jamais eu les mêmes inquiétudes que son prédécesseur. Il l’a admis, jeudi. «Chacun a ses priorités», a-t-il dit.
Pourtant, le MTQ a besoin d’un sérieux coup de barre. Les contribuables les plus taxés d’Amérique en ont marre de l’incurie systématique. Maintenant que l’inspecteur Lafrenière est forcé de se grouiller, on verra si les appréhensions de Robert Poëti étaient justifiées. Lui, en tout cas, aura tout fait pour laver son honneur.

Donald Trump pour un dialogue avec Kim Jong-un

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Publié par Jean-François Cyr pour CogecoNouvelles le vendredi 20 mai 2016 à 17h39.
Donald Trump pour un dialogue avec Kim Jong-un
Kim Jong-un/Photo: AP
(98,5 FM) - Le candidat républicain à la présidence américaine, Donald Trump, a affirmé mecredi qu'il rouvrirait le dialogue avec le dirigeant nord-coréen Kim Jung-un, ce qui marquerait un changement radical de diplomatie avec celle mise de l'avant actuellement par la Maison-Blanche.
ON EN PARLE EN ONDES :
Les deux pays n'ont plus de relations diplomatiques officielles depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Le gouvernement américain tente depuis cette époque d’isoler le gouvernement de Pyongyang par l’entremise de sanctions économiques en réponse au programme nucléaire de la Corée du Nord.
Rappelons que de son côté, la Corée du Nord multiplie les provocations et les menaces à l’endroit des États-Unis.

Hivon veut reconnecter le projet souverainiste au quotidien des Québécois

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 20 mai 2016 à 14h14. Modifié par Jean-François Cyr à 00h00.
Hivon veut reconnecter le projet souverainiste au quotidien des Québécois
La candidate à la course à la direction du Parti québécois
Véronique Hivon/
Photo: Presse Canadienne, Graham Hughes
QUÉBEC - La candidate à la course à la direction du Parti québécois Véronique Hivon veut reconnecter le projet souverainiste à la vie de tous les jours des Québécois.
Mme Hivon a promis vendredi que sa démarche d'accession à la souveraineté sera précisée six mois avant les prochaines élections.
Dans une conférence de presse, Mme Hivon a présenté un plan de relance du projet souverainiste, qui pourra être exécuté à partir de l'an prochain, incluant notamment une tournée de mobilisation.
Selon la candidate, les électeurs doivent voir la dimension concrète du projet, trop présenté jusqu'ici comme un idéal.
Entourée d'ex-représentants d'Option nationale et de Québec solidaire, Mme Hivon a répété que la convergence des forces souverainistes demeure au coeur de sa démarche.
Tout comme elle l'a exprimé depuis le lancement de sa campagne, Mme Hivon ne veut pas entrer dans la «mécanique» de l'accession à l'indépendance.

L'ex-maire de Boisbriand condamné à la prison

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 20 mai 2016 à 19h55. Modifié par Danielle Arsenault à 00h00.
L'ex-maire de Boisbriand condamné à la prison
L'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier/Capture d'écran
MONTRÉAL - L'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier a été condamné vendredi à 18 mois de prison après avoir été reconnu coupable de fraude, de complot et d'abus de confiance.
Il a appris sa peine en cour criminelle du palais de justice de Saint-Jérôme.
Robert Poirier et une ancienne vice-présidente de la firme de génie-conseil Roche, France Michaud, avaient été reconnus coupables, en septembre, de la majorité des chefs d'accusation portés contre eux en lien avec un stratagème d'attribution de contrats municipaux. L'imposition de la peine de cette dernière a été reportée en raison de ses problèmes de santé.
Ces chefs d’accusation avaient été déposés à la suite d'une enquête menée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
En déterminant la peine, le juge Normand Bonin, de la Cour du Québec, a tenu compte du fait que M. Poirier avait banalisé ses actes en déclarant à quelques reprises «autres temps, autres moeurs».
«Ce type de discours favorise l'émergence d'une culture de déviance et de transgression des règles établies tout en cherchant à maintenir auprès de l'opinion publique une image favorable», écrit le magistrat.
Le tribunal a noté que l'homme se croyait «intouchable».
La Couronne avait réclamé 30 mois de pénitencier et la défense, une peine à purger dans la communauté.
Le juge a noté que la fraude impliquait dans ce cas-ci des pertes de centaines de milliers de dollars pour la municipalité.
Il a aussi relevé la préméditation de cette affaire, qu'il déduit par la planification et la mise en place d'un système fort complexe.
De plus, «l'accusé Poirier ne reconnaît pas avoir commis de crime et n'a en conséquence aucun remords», note le juge. Il n'a pas remboursé l'argent ni indiqué qu'il allait le faire, peut-on lire dans le jugement sur la peine.
L'homme de 56 ans n'a toutefois aucun antécédent judiciaire, occupe un emploi où il est apprécié et le risque de récidive serait faible, selon son agent de probation.
La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Brigitte Bélair, estime que le juge devait livrer un message de dissuasion «clair et sans équivoque».
Elle affirme que «la peine de 18 mois tient compte du fait également que M. Poirier était aux premières loges, et c'est le terme (que le juge) a utilisé, aux premières loges d'un stratagème qui a contribué au maintien d'une culture de collusion et de corruption à Boisbriand».
La mairesse de la ville, Marlene Cordato, a pris acte de la peine et a déclaré par communiqué que pour elle, «tromper la population à titre d'élu est le pire crime qui puisse être commis en démocratie».
La Ville de Boisbriand affirme avoir entrepris en décembre des procédures pour récupérer une partie des sommes volées. Des mises en demeure totalisant 10,6 millions $ ont été signifiées aux firmes et collusionnaires qui ont avoué leur culpabilité ou qui ont été condamnés par les tribunaux.
Robert Poirier a été maire de Boisbriand de 1998 à 2005.