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vendredi, mai 13, 2016

Un important chef du Hezbollah tué en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 10
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine
 (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.  
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Le Hezbollah libanais a annoncé vendredi que l'un de ses commandants, Moustafa Badreddine, avait été tué en Syrie, ce qui fait perdre au groupe l'un de ses plus importants chefs depuis la mort de son chef militaire en 2008.
REUTERS
« Il avait participé à la plupart des opérations de la résistance islamique depuis 1982 », annonce le parti chiite dans un communiqué, en référence à sa date de création en 1982.
Le Hezbollah précise que les informations initiales indiquent que Badreddine aurait été tué dans une importante explosion dans une des bases du groupe près de l'aéroport de Damas. Le Parti de Dieu enquête sur l'origine de l'explosion, qui pourrait être une frappe aérienne, un missile ou un tir d'artillerie.
Dans son communiqué, le Hezbollah ne précise pas quand Moustafa Badreddine est mort, mais dit qu'il rentrera de Syrie victorieux ou en martyr.
La chaîne de télévision libanaise al Mayadine avait auparavant déclaré que Badreddine avait été tué en Syrie par des frappes aériennes israéliennes.
Israël, qui a frappé plusieurs membres du Hezbollah dans le pays depuis le début du conflit syrien, n'a pas confirmé l'information.
L'année dernière, une déclaration du département du Trésor américain détaillant les sanctions prises à son encontre le décrivait comme responsable des opérations militaires du groupe en Syrie depuis 2011.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances. 
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Badreddine, qui était sous le coup de sanctions américaines, était le beau-frère du commandant militaire du groupe, décédé, Imad Moughniyah. Il a été inculpé par le Tribunal spécial pour le Liban de l'ONU, dans le procès sur l'assassinat en 2005 de l'homme d'affaires et ancien chef du gouvernement Rafic Hariri.
Le commandant avait été condamné à mort au Koweït pour son rôle dans des attentats à la bombe commis en 1983, mais était parvenu à s'échapper des prisons koweïtiennes après l'invasion du pays par l'Irak, alors gouvernée par Saddam Hussein, en 1990.
Pendant de nombreuses années, Badreddine a organisé des opérations militaires contre Israël à partir du Liban et d'autres pays, tout en échappant à la justice des pays arabes et occidentaux qui le recherchaient.
Le communiqué du Trésor américain affirme en outre qu'il a accompagné le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors de réunions stratégiques avec Bachar Al-Assad à Damas.
Le commandant avait conduit des offensives au sol à Qousseïr, en Syrie, en février 2013, lors d'une bataille clé où les combattants libanais ont vaincu des rebelles syriens à quelques kilomètres de la frontière libanaise.
Syrie : l'engrenage de la guerre
Selon les estimations, environ 1200 combattants du Hezbollah sont morts dans le conflit syrien.
Le Hezbollah accuse Israël d'avoir tué en 2008 son chef militaire Imad Moughniyah, mort dans l'explosion d'une bombe à Damas.

vendredi, avril 29, 2016

Une clinique bombardée à Alep après le carnage dans un hôpital

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 29 avril 2016 à 07h28 | Mis à jour à 07h28
Des bombardements mettent à rude épreuve les habitants... (PHOTO AMEER ALHALBI, AFP)
PHOTO AMEER ALHALBI, AFP
Des bombardements mettent à rude épreuve les habitants de la ville d'Alep, en Syrie. La guerre dans ce pays qui est entrée dans sa sixième année a fait plus de 270 000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer.

KARAM AL-MASRI
Agence France-Presse
Alep
Une clinique a été touchée vendredi par un bombardement dans la partie rebelle d'Alep, plus de 24 heures après des raids sur un hôpital qui a fait des dizaines de morts dans la deuxième ville de Syrie.
« La terre est en train de trembler sous nos pieds », a témoigné un habitant du quartier populaire de Boustane al-Qasr, de nouveau pris pour cible vendredi par des raids intenses menés par l'armée de l'air du régime.
« Les bombardements n'ont pas arrêté dans la nuit ; on n'a pas fermé l'oeil », a-t-il précisé à l'AFP.
Pour les habitants d'Alep, la trêve imposée par les Russes et les Américains au régime syrien et aux rebelles depuis fin février n'est plus qu'un lointain souvenir. Plus de 200 civils ont en effet péri en une semaine dans les bombardements ayant touché la grande ville du nord, divisée depuis 2012.
Les raids sur les quartiers rebelles ont fait vendredi au moins deux nouveaux morts, une femme et un enfant, selon un bilan établi en milieu de matinée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La télévision syrienne a fait état de trois personnes tuées par des tirs de roquettes de rebelles sur les quartiers tenus par régime.

Un correspondant de l'AFP dans la partie rebelle a compté au moins dix frappes tandis que secouristes et ambulanciers, débordés, s'activaient de quartier en quartier.
Le raid sur la clinique située à Marjé, un quartier de la partie est, a blessé plusieurs personnes, dont un infirmier, et fortement endommagé le bâtiment, a indiqué la Défense civile à l'AFP.
Prière annulée
Par peur de nouveaux bombardements, la prière du vendredi a été suspendue pour la première fois dans les quartiers rebelles, selon une instance religieuse.
Cette décision a été prise au lendemain de la pire journée depuis la rupture du cessez-le-feu à Alep il y a une semaine, avec 54 civils tués, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moins 32 d'entre eux, dont trois enfants, ont péri dans des frappes du régime, la majorité dans le bombardement de l'hôpital al-Qods. 22 autres, dont deux enfants, ont été tués dans des tirs rebelles, d'après cette ONG.
L'ONU a jugé « inexcusable » l'attaque de cet hôpital, son patron Ban Ki-moon appelant à ce que « justice soit faite pour ces crimes ».
M. Ban a condamné les « récents bombardements aveugles par les forces gouvernementales et les groupes d'opposition, et des tactiques terroristes employées par des extrémistes ». Il a appelé tous les belligérants à « s'engager de nouveau immédiatement à cesser les hostilités ».
Le régime de Bachar al-Assad a démenti avoir bombardé l'hôpital, le ministre de l'Information Omrane al-Zoabi affirmant même que l'établissement n'existait pas.
Les États-Unis se sont dits jeudi soir « scandalisés » par ces raids qui ont visiblement « visé délibérément un bâtiment médical connu » et « s'ajoutent au bilan édifiant du régime Assad qui s'en est déjà pris à de telles installations et à des secouristes », selon le secrétaire d'État John Kerry.
« Désastre humanitaire »
Médecins sans frontières (MSF), qui soutenait l'hôpital, a condamné cet acte « révoltant ayant encore visé un centre de santé en Syrie ». Cet établissement était « le principal centre pédiatrique de la région », a précisé l'ONG. Le dernier pédiatre de la zone y a d'ailleurs trouvé la mort.
Face au carnage, M. de Mistura a appelé la Russie et les États-Unis, parrains de la trêve entrée en vigueur le 27 février, à prendre une « initiative urgente » pour la remettre en selle.
Pour le Comité international de la Croix Rouge, Alep est désormais « aux portes d'un désastre humanitaire ». « Où que vous alliez, vous entendez les explosions de mortiers, les bombardements et le vol des avions », selon Valter Gros, le représentant du CICR dans la ville. « Les habitants vivent sur le fil du rasoir. Tous craignent pour leur vie ».
L'ONU a averti jeudi que des centaines de milliers de Syriens risquaient de ne plus pouvoir recevoir d'aide d'urgence si les combats se poursuivaient.
La guerre dans ce pays qui est entrée dans sa sixième année a fait plus de 270 000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer.

mercredi, mars 02, 2016

Un fanatique gatinois de l'État islamique arrêté

Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le mercredi 02 mars 2016 à 06h59.
Un fanatique gatinois de l'État islamique arrêté
Il semble que le Gatinois d'adoption visionnait plusieurs vidéos du groupe armé État islamique.

Un présumé djihadiste gatinois est actuellement détenu après avoir été arrêté alors qu'il songeait à quitter pour aller combattre en Turquie et en Syrie au nom de l'État islamique.
Ismael Habib fait l'objet d'une enquête de la police de Gatineau à la suite d'une affaire de violence conjugale.
LeDroit rapporte que sa conjointe gatinoise, qu'il a rencontrée avant les Fêtes, l'aurait dénoncé à la police après l'avoir entendu parler à sa véritable femme en Turquie.
Cette femme là-bas, lui aurait suggéré de prendre une arme et de tuer au nom de l'Islam, pour passer le temps.
L'individu aurait eu en sa possession un faux passeport au nom d'Alexandre Fortin.
Toujours selon le quotidien, il transportait régulièrement d'importantes sommes d'argent liquide entre Gatineau et Montréal. Un appareil servant à clôner des cartes bancaires a été saisi.
Ismael Habib aurait menacé la Gatinoise de placer une bombe dans sa voiture si elle le dénonçait. Il insistait aussi pour qu'elle quitte son travail puisqu'elle croisait d'autres hommes sur place.

dimanche, février 21, 2016

Accord entre les Américains et les Russes pour un arrêt des hostilités en Syrie

http://www.lapresse.ca/international/dossiers

Publié le 21 février 2016 à 08h17 | Mis à jour à 08h17
John Kerry... (PHOTO SAUL LOEB, AFP)
John Kerry
PHOTO SAUL LOEB, AFP

Associated Press
AMMAN, Jordanie
Le secrétaire d'État américain John Kerry a annoncé dimanche qu'un «accord provisoire» avait été conclu avec la Russie pour un éventuel arrêt des hostilités en Syrie.
John Kerry a précisé qu'il avait discuté au téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov, et qu'ils s'étaient entendus sur les termes du processus de cessation des hostilités.
Il a ajouté que l'accord pourrait entrer en vigueur dans les prochains jours.
Les présidents américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, devraient se parler sous peu pour que le cessez-le-feu débute rapidement.
La guerre civile en Syrie perdure depuis cinq ans.

mardi, décembre 08, 2015

Quatre Ontariennes ont tenté de rejoindre l'EI en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

 Mise à jour le lundi 7 décembre 2015 à 21 h 08 HNE  Radio-Canada avec CBC
L'institut Al-Huda à Mississauga
L'institut Al-Huda à Mississauga  Photo :  Site Internet de l'institut

Exclusif - CBC a appris qu'au moins quatre jeunes femmes de l'Ontario se sont jointes ou ont essayé de se joindre au groupe armé État islamique (EI) au cours des derniers mois. Les quatre personnes ont fréquenté l'institut Al-Huda, à Mississauga, un institut connu pour un enseignement rigoriste de l'islam, notamment la soumission des femmes aux hommes.
La sœur d'une jeune fille qui se trouve actuellement en Syrie a indiqué au réseau anglais de Radio-Canada que sa sœur a fréquenté l'institut de Mississauga durant quelques mois. Elle a indiqué qu'elle a été prise de panique lorsqu'elle a appris que sa sœur, âgée de 23 ans, avait disparu du jour au lendemain. Elle a été dévastée lorsqu'elle a appris par téléphone que sa sœur se trouvait en Syrie.
« Je l'aurais secouée, je ne l'aurais laissé partir nulle part, je lui aurais caché son passeport », a-t-elle dit à CBC.
Les trois autres filles, de Brampton, qui étaient mineures, ont été interceptées et refoulées par les autorités turques au Canada. Elles essayaient de rejoindre l'EI en Syrie.
L'Institut Al-Huda a indiqué qu'il n'avait aucune connaissance du cas des quatre jeunes filles, mais a indiqué que le Service canadien de renseignement et de sécurité avait pris attache avec l'école au sujet de deux autres jeunes filles qui se sont jointes à l'EI, et qui avaient fréquenté l'institut Al-Huda.
Refusant de s'exprimer devant la caméra, les responsables de l'école ont diffusé sur leur site Internet un communiqué condamnant les idéologies terroristes.
Lien avec le massacre de San Bernardino
La fondatrice de l'institut Al-Huda, Farhat Hashmi, a également fondé une école portant le même nom à Matula, au Pakistan.
Il se trouve que la branche pakistanaise d'Al-Huda a été fréquentée il y a quelques années par Tashfeen Malik, qui est avec son mari à l'origine du massacre de San Bernardino en Californie.
CBC n'a pu joindre la fondatrice de l'institut, car elle se trouverait actuellement au Pakistan.
Les responsables de l'école ne croient pas que les quatre jeunes filles se soient radicalisées à l'école. Mais le lien entre l'établissement et la tuerie de San Bernardino leur fait craindre des répercussions sur l'école.
Les mêmes responsables disent qu'ils travaillent avec la police afin de protéger les étudiants.

vendredi, décembre 04, 2015

L'Allemagne rejoint les opérations militaires contre l'EI en Syrie

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 04 décembre 2015 à 08h36 | Mis à jour à 08h36
Berlin a prévu notamment de participer avec six... (PHOTO AFP/DPA)
PHOTO AFP/DPA
Berlin a prévu notamment de participer avec six avions Tornado à des missions de reconnaissance en Syrie.

ANTOINE LAMBROSCHINI
Agence France-Presse
BERLIN
Les députés allemands ont autorisé vendredi, en soutien à la France après les attentats de Paris, le déploiement de jusqu'à 1200 soldats et une demi-douzaine d'avions pour participer aux opérations militaires internationales contre l'organisation État islamique (EI).
Le Bundestag, la chambre basse du Parlement, a approuvé sans surprise par 445 voix pour (146 contre et sept abstentions) le plan du gouvernement d'Angela Merkel qui dispose d'une très large majorité réunissant chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates.
Le projet d'engagement militaire prévoit le déploiement d'au maximum 1200 soldats en 2016, ce qui en ferait la plus grosse mission de la Bundeswehr à l'étranger. Berlin a prévu notamment de participer avec six avions Tornado à des missions de reconnaissance en Syrie depuis la Turquie et d'engager une frégate au côté du porte-avions français Charles-de-Gaulle.
La date du début de la mission n'a pas été précisée.
L'armée allemande ne procèdera à aucun bombardement, contrairement à la France ou aux États-Unis, et depuis jeudi la Grande-Bretagne qui a mené ses premières frappes en Syrie une heure après un vote du Parlement en ce sens.
Les opérations occidentales ne sont cependant pas concertées avec la Russie accusée de ne pas viser que l'EI, mais aussi les rebelles syriens non djihadistes pour sauver le régime de Bachar al-Assad, son allié.
La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen s'est félicitée du vote tout en notant que cette mission serait «dangereuse et dure» et que la coalition anti-EI devait se préparer à un combat de «longue haleine».
De son côté, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Harlem Désir a salué «le vote large du Bundestag» et «la solidarité exceptionnelle de l'Allemagne avec la France».
«À la vitesse du Tornado»
La décision allemande, annoncée il y a une semaine en réponse à une demande française après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts, a passé en un temps record les étapes nécessaires à sa mise en oeuvre, au grand dam de l'opposition.
«En trois jours, nous devons décider si l'Allemagne entre à nouveau en guerre et nous ne pouvons pas décider d'entrer en guerre à la vitesse du Tornado», martelait vendredi la députée du parti de gauche radicale Die Linke, Petra Sitte. Le Vert Anton Hofreiter a lui dénoncé «l'absence de stratégie mûrie» des Occidentaux au-delà des bombardements.
Du côté du gouvernement, pourtant hésitant sur les frappes en Syrie jusqu'aux attentats de Paris, on insiste désormais sur la légalité de la mission et la nécessité pour le régime d'Assad et ses opposants de combattre ensemble les djihadistes.
«On a besoin d'hommes qui ont un intérêt vital pour reprendre le contrôle de leur patrie», a relevé Mme von der Leyen, appelant «les différentes parties en conflit à déposer les armes entre elles pour combattre EI ensemble de manière soudée».
Dans la foulée des attentats de Paris, la France avait appelé ses partenaires européens à participer aux opérations contre l'EI, tout en ajoutant que le régime d'Assad n'avait pas d'avenir, mais qu'il devait faire plus contre les djihadistes.
De nombreux pays se montrent hésitants à s'engager dans cette bataille, à l'instar des Pays-Bas qui assurent vouloir d'abord examiner «tous les aspects politiques et militaires».
«Transition politique»
Si les Occidentaux excluent de déployer en nombre des troupes au sol, Washington compte envoyer des forces spéciales - une centaine d'hommes - en Irak et en Syrie.
Mais des voix s'élèvent pour que les pays arabes et les troupes syriennes engagent leurs forces contre l'EI : «Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à DAECH (acronyme arabe de l'EI), ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes», a déclaré le secrétaire d'État américain John Kerry.
Dès lors, les Occidentaux assurent tout faire pour un accord pour une transition politique en Syrie afin que «l'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres (aillent) combattre DACEH», a souligné M. Kerry jeudi.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York à une date indéterminée pour trouver une issue politique au conflit. Des opposants syriens doivent eux se réunir en Arabie saoudite la semaine prochaine

jeudi, novembre 19, 2015

Hollande ordonne l'"intensification" des frappes anti-EI en Syrie mais aussi en Irak

http://www.lepoint.fr/politique/

Comme la Russie, le chef de l'Etat a annoncé la multiplication des frappes aériennes, six jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis.



Publié le  | Le Point.fr
Des avions au-dessus du sol syrien, photo d'illustration.

L'Elysée a publié un communiqué dans lequel est écrit que le président François Hollande a ordonné l'"intensification" des opérations des frappes contre le groupe État islamique (EI) en Syrie mais aussi en Irak. "François Hollande a donné les instructions nécessaires à l'intensification des opérations militaires en cours pour lutter contre Daesh en Syrie comme en Irak", écrit la présidence dans ce communiqué diffusé à l'issue d'un Conseil de défense. Ce Conseil de défense, réuni jeudi à 17H00, avait aussi vocation à "faire le point des opérations menées pour appréhender les responsables des attentats du 13 novembre à Paris et leurs complices", selon le communiqué.

Proposition de résolution à l'ONU

En outre, "le conseil a examiné toutes les mesures destinées à renforcer la protection de nos concitoyens sur notre territoire". "Il a évoqué les modalités du traitement diplomatique de la situation en Syrie, en particulier les visites du président de la République à Washington (le 24) et à Moscou (le 26), ainsi que la proposition de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", selon la présidence. François Hollande avait déjà annoncé lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles une intensification des opérations contre le groupe EI en Syrie, mais n'avait pas mentionné l'Irak.

dimanche, novembre 15, 2015

Le gouvernement Trudeau maintient sa position sur les frappes aériennes en Irak et en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 0 h 37 HNE

Le gouvernement Trudeau entend toujours mettre fin aux frappes aériennes menées par des CF-18 canadiens en Irak et en Syrie, malgré les attaques qui ont secoué Paris, indique un porte-parole du bureau du premier ministre.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Ces commentaires rejoignent ceux formulés par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, plus tôt samedi en entrevue à Radio-Canada.
« Si on réinvestit nos efforts dans l'entraînement des combattants locaux, dans l'assistance qu'on peut donner pour la gouvernance de l'Irak, pour les forces policières, pour l'aide humanitaire, on va être un partenaire plus efficace dans la coalition que d'investir tant d'efforts et tant d'argent pour aboutir à 2 % seulement des forces de frappe aériennes », a-t-il fait valoir. 
Cette vision est toutefois loin d'être partagée par les conservateurs, qui exhortent Justin Trudeau à maintenir les avions canadiens au sein de la coalition. Selon la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, un retrait ne démontrerait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial.
Réfugiés : Ottawa garde le cap 
Le porte-parole du bureau du premier ministre indique aussi que le gouvernement Trudeau a toujours l'intention d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année, en se disant sûr d'y arriver de façon « sécuritaire et responsable ».
Même si le sommet du G20 est traditionnellement axé sur l'économie, ces enjeux seront assurément soulevés à Antalya, en Turquie, où est arrivé le premier ministre, samedi.
Le premier ministre Trudeau participera à une série de réunions bilatérales au cours des deux prochains jours. Il rencontrera le président mexicain et son homologue indonésien dimanche. Puis, lundi, il rencontrera le premier ministre italien, la chancelière allemande, ainsi que les présidents chinois et turc.

mardi, octobre 27, 2015

Autres exécutions macabres du groupe État islamique à Palmyre

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le mardi 27 octobre 2015 à 08h34. Modifié par Charles Payette à 09h00.
Autres exécutions macabres du groupe État islamique à Palmyre
James Gordon
BEYROUTH - Le groupe armé État islamique a exécuté trois captifs dans la ville ancienne de Palmyre, en Syrie, selon ce que rapporte un militant sur place.
Les trois hommes auraient été ligotés à des colonnes romaines auxquelles avaient été attachés des explosifs.

Cette exécution macabre ne serait que la plus récente dont les djihadistes se sont rendus coupables. Leurs prisonniers avaient précédemment été décapités, noyés et même brûlés vifs.

Des images mises en ligne plus tôt cette semaine montrent possiblement un char qui écrase un soldat syrien qui avait apparemment lui-même écrasé des membres du groupe.

Le militant et l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, ont dit que les trois hommes ont été exécutés lundi à Palmyre. Leur identité n'est pas connue mais on sait qu'il s'agissait de civils.

samedi, octobre 10, 2015

Obama change de stratégie en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le vendredi 9 octobre 2015 à 16 h 59 HAE  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le président américain, Barack Obama
Le président américain, Barack Obama  Photo :  PC/Carolyn Kaster

L'administration Obama a décidé de mettre un terme à la formation de rebelles en Syrie après avoir constaté l'échec de ce programme. Washington en a fait l'annonce vendredi en précisant qu'il se concentrerait désormais sur la fourniture d'armes à des groupes ciblés.
« Est-il préférable de placer ces gars dans des programmes de formation pendant des semaines ou de les laisser combattre sur le terrain en leur offrant plus de soutien? Je pense que la bonne réponse est la deuxième et c'est ce que nous allons faire », a résumé Brett McGurk, conseiller de M. Obama chargé de la lutte contre l'EI.
La nouvelle a fait pavoiser les républicains. La sénatrice Deb Fischer s'est félicitée que Washington admette « ce que nous savions depuis quelque temps: l'entraînement des rebelles syriens est un échec ».
L'administration américaine a reconnu avoir rencontré des difficultés à trouver des recrues parce que le programme ne prévoyait qu'un engagement contre le groupe armé État islamique et non contre les forces en faveur du président syrien Bachar Al-Assad.
L'entrée récente de la Russie dans le conflit a accentué les doutes sur la stratégie de l'administration américaine en Syrie et remis en cause l'influence de Washington
dans la région.

Le groupe État islamique s'empare de plusieurs villages au nord d'Alep, en Syrie

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le vendredi 09 octobre 2015 à 21h35.
Le groupe État islamique s'empare de plusieurs villages au nord d'Alep, en Syrie
BEYROUTH — Le groupe armé État islamique s'est emparé vendredi de plusieurs villages près d'Alep, en Syrie, qui étaient jusqu'à présent occupés par d'autres insurgés.
Les djihadistes ont lancé cette attaque surprise en dépit des lourdes frappes aériennes russes qui, selon Moscou, ciblent le groupe extrémiste.

Moscou affirme depuis le début de son opération qu'elle vise d'abord et avant tout des combattants du groupe armé État islamique (ÉI), mais des représentants américains et les rebelles syriens disent que les frappes russes ont principalement ciblé les positions des rebelles dans un appui au régime du président Bachar el-Assad. Plusieurs factions rebelles se battent également contre les extrémistes du groupe ÉI.

Selon Bahaa al-Halaby, un militant à Alep, ceux qui disent vouloir combattre le groupe armé ÉI veulent en fait s'en prendre aux opposants au régime de Bachar el-Assad au pays.

M. Al-Halaby affirme que les Russes n'ont pas attaqué les extrémistes de l'ÉI à Alep, ville divisée entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes rebelles.

«Ils tentent d'en finir avec les rebelles», a-t-il lancé.

D'autres militants se demandaient également où étaient les Américains dans toute cette opération. «Pourquoi les États-Unis n'ont pas attaqué les combattants (de l'ÉI) pendant leur attaque?», a dit Rami Abdurrahman, de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le chef-adjoint de l'État-major général de l'armée russe Igor Makushev a indiqué que les avions chasseurs avaient mené 67 frappes au cours de la dernière journée, une augmentation significative par rapport aux jours précédents. Les tirs auraient tué 100 combattants, selon M. Makushev.

«Les militants enregistrent des pertes importantes avec les frappes russes et doivent changer leurs stratégies, rassembler leurs forces», a soutenu le dirigeant militaire.

Selon l'organisme Human Rights Watch (HRW), l'opération des Russes à Tabiseh, le 30 septembre dernier, a causé la mort d'au moins 17 civils et en a blessé 72 autres. L'événement devrait faire l'objet d'une enquête pour des possibles crimes de guerre, selon le HRW.

Des groupes affiliés au HRW ont indiqué que des avions qui semblaient être russes avaient tiré sur les villes de Zaafaraneh et Rastan, tuant 17 autres civils.

La presse officielle iranienne rapporte par ailleurs qu'un général de la puissante Garde révolutionnaire a été tué près d'Alep, mais on ne sait pas si la mort du général Hossein Hamedani est liée à l'offensive du groupe État islamique.

L'agence de presse iranienne IRAN indique que le général se trouvait en Syrie à titre de conseiller.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, à Londres, affirme que cette percée des djihadistes a débuté jeudi soir. Les militants se seraient emparés des villages de Tal Qrah, de Tal Sousin et de Kfar Qares, ce qui représenterait leurs gains les plus importants des derniers mois.

Les djihadistes auraient aussi capturé une ancienne base militaire que des insurgés avaient pris aux forces gouvernementales il y a deux ans. La base se trouve à une quinzaine de kilomètres au nord-est d'Alep et à environ un kilomètre d'une zone industrielle contrôlée par le régime le long de la frontière nord de la ville.

Des médias associés au groupe État islamique affirment que les djihadistes se sont tout d'abord emparés de l'ancienne base militaire, avant de poursuivre une offensive qui aurait vu six villages tomber entre leurs mains.

Des militants rapportent également une vingtaine d'explosions à Raqqa, une autre ville contrôlée par le groupe État islamique dans le nord de la Syrie. L'Observatoire dit que 14 djihadistes ont été tués et plus d'une vingtaine blessés. L'origine des explosions n'est pas connue, mais le ministre français de la Défense a reconnu vendredi que son armée de l'air a bombardé un camp d'entraînement à Raqqa.

mercredi, octobre 07, 2015

Syrie: seuls deux raids aériens russes ont ciblé l'EI

http://www.lapresse.ca/international/

Publié le 07 octobre 2015 à 07h33 | Mis à jour à 07h33
La Turquie a dénoncé deux violations de son... (Photo Khalil Ashawi, Reuters)
PHOTO KHALIL ASHAWI, REUTERS

La Turquie a dénoncé deux violations de son espace aérien lors du week-end par des avions russes et convoqué l'ambassadeur de Russie pour lui faire part de sa «ferme protestation».

Agence France-Presse
ANKARA
Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a affirmé mercredi que seuls deux raids aériens russes avaient ciblé le groupe de l'État islamique (EI) en Syrie, et que la Turquie ne fera «pas de concessions» sur les violations russes de son espace aérien.
«Seuls deux des 57 frappes de la Russie ont visé Daech» (l'acronyme arabe de l'EI) et les autres l'opposition modérée en Syrie, soutenue par la Turquie et les États-Unis, alliés de l'OTAN, a-t-il dit devant la presse. Ces chiffres proviennent des renseignements militaires turcs, a-t-il expliqué.
«Si l'opposition syrienne est affaiblie, c'est Daech qui en sortira renforcé (...) S'il y a une lutte contre Daech faisons-le ensemble», a-t-il dit dans des propos télévisés.
Le chef du gouvernement a en outre prévenu que la Turquie ne fera «pas de concessions» au sujet des violations de son espace aérien à la frontière syrienne par des chasseurs russes, qu'elle a dénoncées ces derniers jours.
«Nous ne ferons pas de concessions en ce qui concerne la sécurité de nos frontières et de notre espace aérien», a-t-il déclaré devant la presse au sujet des tensions entre la Turquie et la Russie qui s'est militairement impliquée en Syrie.
M. Davutoglu a cependant souligné que la Turquie «ne veut pas de tensions avec la Russie», avec laquelle elle a d'étroits rapports commerciaux, mais en précisant que «l'espace turc est aussi naturellement l'espace de l'OTAN».
«Nous discutons (des violations) avec la partie russe d'une manière franche et amicale (...) Nous attendons de la Russie qu'elle prenne en compte les inquiétudes sécuritaires de la Turquie», a-t-il ajouté.
La Turquie a dénoncé deux violations de son espace aérien lors du week-end par des avions russes et convoqué l'ambassadeur de Russie pour lui faire part de sa «ferme protestation».
L'émissaire russe a une nouvelle fois été convoqué mardi au ministère des Affaires étrangères pour discuter de cette affaire, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.
Les autorités turques sont prêtes à rencontrer les responsables militaires russes pour faire le point sur les mesures que Moscou serait prête à prendre pour éviter une répétition de ces incidents, a souligné le texte.
La diplomatie turque a toutefois démenti des informations selon lesquelles un groupe de travail serait constitué entre les parties.
Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi que des discussions étaient en cours avec les Turcs pour mettre en place un «mécanisme» afin d'éviter de tels incidents.

samedi, octobre 03, 2015

Les leaders à Paris expriment leurs craintes sur les frappes russes en Syrie

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le vendredi 02 octobre 2015 à 22h16.
PARIS — Alors que les avions de combat russes bombardaient la Syrie pour une troisième journée, le président français François Hollande a réitéré au président russe Vladimir Poutine, vendredi, que les frappes aériennes de Moscou devaient cibler seulement les combattants de l'État islamique, et non d'autres rebelles s'opposant au gouvernement syrien de Bachar el-Assad.
M. Hollande a profité d'un sommet sur la paix en Ukraine, à Paris, pour soulever les craintes de l'Occident de voir les frappes russes servir à renforcer la position du président syrien Bachar el-Assad en ciblant des rebelles opposés au régime.

Un communiqué conjoint de la France, de la Turquie, des États-Unis, de l'Allemagne, du Qatar, de l'Arabie saoudite et du Royaume-Uni exprime des craintes que les actions de la Russie ne fassent qu'«alimenter davantage d'extrémisme et de radicalisation».

M. Hollande a dit avoir affirmé à M. Poutine que seulement une frappe aérienne de la Russie en trois jours avait atteint une cible de l'État islamique. Les autres, a ajouté le président français, ont été effectuées dans des secteurs contrôlés par l'opposition à Bachar el-Assad.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui prenait aussi part à la rencontre avec M. Poutine, a affirmé que les leaders avaient signifié «très clairement que (l'État islamique) était l'ennemi qu'il fallait combattre». Mme Merkel a indiqué que les leaders avaient aussi déclaré qu'une solution politique en Syrie était nécessaire, et qu'elle devrait prendre en considération les intérêts de l'opposition.

À Washington, le président américain Barack Obama a aussi dit que les gestes de la Russie éloignaient le monde d'une solution au conflit en Syrie. M. Poutine a quitté la conférence de Paris sans faire de commentaires sur la Syrie, et sans se présenter aux côtés des leaders français et allemand.

Les États-Unis, qui s'opposent au président syrien et qui dirigent la campagne internationale de frappes contre les extrémistes au Moyen-Orient, ont remis en question les intentions de Moscou, soutenant que l'armée russe avait frappé près de Homs, où sont établis des rebelles opposés au régime El-Assad.

Les frappes contre l'ÉI seraient «inutiles» sans coordination avec la Syrie

Plus tôt, vendredi, devant l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé que les frappes contre le groupe armé État islamique étaient «inutiles» sans une intervention coordonnée avec le gouvernement syrien.

Alors que la communauté internationale réagissait de façon mitigée au lancement de l'opération militaire russe en Syrie en appui au régime controversé de Bachar el-Assad, Walid al-Moallem a expliqué que Moscou avait pris sa décision après avoir reçu une demande du président syrien.

Selon lui, l'intervention des Russes est plus efficace puisqu'elle appuie la Syrie qui veut aussi s'attaquer au terrorisme. Le ministre syrien a affirmé qu'il n'était pas possible de vaincre contre les terroristes seulement en menant une campagne de frappes aériennes.

Ainsi, a-t-il expliqué, les raids aériens ne servent à rien s'ils ne sont pas organisés de concert avec l'armée syrienne qui est «la seule» sur le terrain, en Syrie.

Le ministre Al-Moallem a indiqué que son pays poursuivrait son combat contre la «terreur», s'engageant du même coup à trouver une solution politique au conflit. Il a d'ailleurs annoncé que la Syrie participerait à des pourparlers visant à organiser une troisième ronde de négociations de paix supervisées par les Nations unies, à Genève.

La date de ces discussions n'a pas encore été fixée, selon une porte-parole de l'ONU.

Malgré les revers des derniers mois et la demande de renforts à la Russie et l'Iran, Walid Al-Moallem a assuré que son pays était apte à «nettoyer son pays des terroristes».

La guerre civile en Syrie, qui a commencé en mars 2011, a fait plus de 250 000 victimes et forcé plus de quatre millions d'habitants à fuir leur domicile.

vendredi, octobre 02, 2015

Syrie : merci Poutine ?

http://www.lepoint.fr/monde/

Question taboue : et si l'intervention de la Russie permettait finalement de trouver une solution politique à une crise inextricable ?



Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr

La Russie de Vladimir Poutine a mené ses premiers raids en Syrie.

C'est entendu : Vladimir Poutine est un affreux. Il a, sans coup férir, occupé l'an dernier la Crimée (comme jadis Catherine II, l'amie de Diderot) et ose aujourd'hui se mêler spectaculairement des affaires de l'Orient compliqué : il dépêche ses cosaques aériens dans les cieux syriens. Chaque jour, les esprits les plus éclairés, les âmes les plus immaculées, les meilleurs spécialistes en chambre fulminent des anathèmes contre ce nouveau tsar ivre de puissance. Ils décortiquent ses intentions nécessairement malfaisantes, scrutent ses arrière-pensées obligatoirement maléfiques.
Scandale ! Que les Américains, les Français, les Iraniens, les Turcs, les Saoudiens, les Qataris et quelques autres plus discrets s'ingèrent, avec le succès que l'on sait, dans la sanglante pétaudière syrienne, quoi de plus normal. Mais les Russes ! Quelle légitimité ont-ils donc d'intervenir, ces bouseux de moujiks ? Et ce Poutine avec ses mauvaises manières ! On croirait parfois remonter le temps : en 1717, quand, sous la Régence, Pierre le Grand visita la France, les courtisans, déjà, se pinçaient le nez face au comportement de soudard du tsar de toutes les Russies…
Évidemment, à regarder de plus près, Moscou estime avoir quelques raisons pas plus mauvaises que d'autres d'expédier ses Sukhoï en Syrie.

Les trois raisons de Moscou

Raison stratégique d'abord : l'effondrement du régime de Bachar el-Assad signifierait à coup sûr la perte du seul point d'appui militaire et politique russe en Méditerranée. Or, l'accès aux « mers chaudes » est depuis des siècles le souci constant du Kremlin, pour ne pas se laisser enfermer dans un rôle purement continental.
Deuxième raison ensuite : une  victoire même partielle des djihadistes risquerait de donner une formidable impulsion aux groupes islamistes qui s'agitent dans la Fédération russe (Tchétchénie, Daguestan). Celle-ci compte officiellement environ 20 millions de musulmans, et sans doute beaucoup plus.
Troisième raison enfin : la Russie s'estime historiquement en charge de la protection des orthodoxes, notamment ceux d'Orient, donc de Syrie. L'affaire n'est pas nouvelle : en 1774, le traité de Koutchouk-Kaïnardji (aujourd'hui situé en Bulgarie) mettait fin à la guerre russo-turque. La Sublime Porte concédait à la Russie de la Grande Catherine la libre circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore et la protection de Moscou sur les orthodoxes.
Au Congrès de Berlin en 1878, Moscou s'érige, face à un Empire ottoman « homme malade de l'Europe », en défenseur acharné des Arméniens, en grande majorité orthodoxes. L'histoire ne s'efface pas comme la craie sur un tableau noir. Même si la pratique religieuse de la Russie contemporaine est modérément assidue, l'orthodoxie fait partie de l'ADN identitaire du peuple russe.
Poutine, quant à lui, ne veut pas être le fossoyeur des ambitions internationales de la Russie. Sa volonté d'être présent sur le théâtre syrien n'a peut-être pas que des inconvénients.

Le réceptacle de tous les conflits

La Syrie est devenue, comme le Liban des années 70-80, le réceptacle de tous les conflits, de toutes les rivalités : sunnites contre chiites, Iran contre Arabie saoudite, Turquie contre Iran, Al-Qaïda (via Al-Nosra) contre Daesh. Sans compter la surenchère entre le Qatar et l'Arabie, et la grenade dégoupillée kurde qui menace l'intégrité de la Turquie, de l'Irak, voire de l'Iran. Dans ce chaos infernal, seul, à terme, un compromis entre grands parrains pourrait ramener, sinon une paix définitive, du moins un peu de calme. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : le départ de Bachar est un objectif, il ne peut être un préalable. On ne négocie pas en récusant d'emblée l'une des parties. La méthode devrait être « n'en parler jamais, y penser toujours ». En intervenant ouvertement, le Kremlin renforce en tout cas son influence sur le régime syrien. Ce n'est peut-être pas si négatif que cela…

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient Jean Chrétien voit d’un bon œil l'aide offerte par Moscou en Syrie

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 Mise à jour le vendredi 2 octobre 2015 à 2 h 48 HAE  La Presse Canadienne
L'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien
L'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Ottawa devrait se réjouir du désir de Vladimir Poutine de faire son bout de chemin pour combattre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie, selon Jean Chrétien.
L'ancien premier ministre fédéral a reconnu que la participation de Moscou dans cette lutte peut certes soulever la controverse, mais que l'Occident réaliserait un bon coup en acceptant la main tendue par le président russe.
Il a effectué cette sortie, jeudi, à son passage à Vancouver en soutien à la campagne du Parti libéral du Canada en Colombie-Britannique.
Il en a profité pour dire qu'il avait eu l'occasion de rencontrer M. Poutine par le passé et qu'il a pu constater qu'il s'agissait d'un « type dur » et « déterminé ».
M. Chrétien a enchaîné en mentionnant que pour pouvoir « gérer la Russie, il ne faut pas être un minet ».
De toute évidence, le premier ministre fédéral sortant ne partage pas l'enthousiasme de Jean Chrétien par rapport à la proposition d'aide formulée par Vladimir Poutine.
Dernièrement, Stephen Harper a multiplié les critiques acerbes contre ce chef d'État qui est un allié du président syrien Bachar Al-Assad.
Il a, entre autres, lancé que les efforts de M. Poutine pour envoyer du matériel militaire et des troupes pour soutenir le régime Assad risquaient d'entraîner une dégradation de la situation en Syrie, un pays qui est déjà une véritable poudrière.
Des inquiétudes ont aussi été exprimées du côté de Washington dans la foulée de frappes aériennes menées par la Russie en sol syrien.
Les États-Unis ont indiqué qu'ils soupçonnaient Moscou d'avoir effectué ces opérations pour renforcer les positions des forces gouvernementales de Bachar Al-Assad plutôt que pour nuire au groupe extrémiste État islamique.

mercredi, septembre 30, 2015

Moscou commence à bombarder des rebelles en Syrie

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Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 4 h 24 HAE   Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Vladimir Poutine
Vladimir Poutine  Photo :  RIA Novosti / Reuters

Les forces armées russes ont commencé à bombarder des positions détenues par des rebelles syriens mardi. Selon le ministère de la Défense, cité par des agences de presse russes, les frappes aériennes visent du matériel militaire, des systèmes de communication ainsi que des dépôts d'armes, de munitions et de carburant de l'État islamique.
« Conformément à la décision du commandant en chef des forces armées Vladimir Poutine, nos avions ont mené une opération aérienne et réalisé des frappes de précision sur des cibles au sol des terroristes du groupe État islamique en Syrie », a déclaré le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense, cité par ces mêmes agences.
« Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international -- en Syrie comme sur les territoires voisins -- (...) est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils contrôlent et ne pas attendre qu'ils arrivent chez nous », a pour sa part déclaré le président russe Vladimir Poutine, selon des propos retransmis à la télévision russe.
Un responsable américain a toutefois déclaré à Reuters sous le couvert de l'anonymat qu'il n'est pas clair que les frappes russes visent bel et bien l'État islamique. Selon lui, les frappes sont survenues dans les environs de Homs. Ce responsable affirme que les États-Unis continuent de mener leurs propres opérations en Syrie, comme ils le font depuis plus d'un an maintenant, avec l'appui d'autres pays, dont le Canada et la France. 
Les frappes ont commencé peu après que les sénateurs russes eurent autorisé à l'unanimité le président Poutine à déployer les forces armées russes en Syrie à la demande du président syrien Bachar Al-Assad. Les troupes syriennes ne contrôlent plus qu'une portion de leur territoire, le reste étant maintenant aux mains du groupe armé État islamique ou d'autres groupes rebelles. Bachar Al-Assad soutient que tous ses ennemis sont « des terroristes », peu importance leur allégeance. 
La requête soumise au Conseil de la Fédération par le Kremlin ne concerne que le recours à la force aérienne et pas à des troupes au sol, a précisé Sergueï Ivanov, chef de l'administration présidentielle. « Le président syrien a demandé à la direction de notre pays une assistance militaire », a précisé Ivanov.
Ces développements surviennent peu après que Vladimir Poutine eut profité d'un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, lundi, pour appeler à la création d'une coalition élargie en Syrie contre les djihadistes de l'État islamique. Les pays occidentaux le soupçonnent de vouloir avant tout réhabiliter Al-Assad. Le président syrien a l'appui de Moscou depuis le début de ce conflit. 
« S'il doit y avoir une coalition unie, ce dont je doute, ou au final deux coalitions, une dirigée par les Américains et l'autre par les Russes, il faudra qu'ils coordonnent leurs actions », a déclaré à Reuters Ivan Konovalov, un expert militaire.
C'est précisément l'objet d'un centre de coordination mis en place à Bagdad et dont la création a été annoncée le week-end dernier. Cette cellule de coordination en matière de renseignement et de sécurité comprend l'Irak, l'Iran, autre allié indéfectible de Damas, la Russie et la Syrie. Selon un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, les Américains ont été invités à y participer, mais ont décliné l'offre.