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mercredi, mars 08, 2017

Migrants à la frontière: le Québec, principale terre d'accueil

http://www.lapresse.ca/actualites/

Publié le 08 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)
Le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté estime que l'augmentation du nombre de demandeurs de statut de réfugié n'a rien à avoir avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
La ruée des réfugiés vers le Canada ne cesse de s'intensifier en 2017. En février, 1239 personnes ont traversé la frontière avec les États-Unis pour demander l'asile au pays, un bond de 32% en un mois. Mais c'est le Québec qui est de loin leur principale terre d'accueil. Cette hausse n'est toutefois pas liée aux gestes posés par l'administration Trump, maintient le gouvernement Trudeau.
Depuis le début de l'année, 2176 demandes d'asiles ont été traitées par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) aux points d'entrées terrestres, dont la moitié au Québec (1087). Ainsi, en seulement deux mois, il y a déjà eu plus de demandes d'asiles au Québec qu'en 2015, et près de la moitié de celles de 2016.
En février dernier, 635 personnes ont traversé à pied la frontière entre les États-Unis et le Québec pour demander l'asile au pays. C'est davantage que dans toutes les autres provinces réunies. «Ce ne sont pas nécessairement des gens qui sont entrés illégalement ou légalement», précise Judith Gadbois-St-Cyr, porte-parole de l'ASFC.
Roxham Road
Les migrants qui traversent la frontière illégalement au Québec privilégient le passage de Roxham Road, une route reculée située à 4 kilomètres du Parc Safari à Hemmingford. Mardi dernier, La Presse avait constaté à cet endroit l'arrivée de plus d'une cinquantaine de réfugiés, arrêtés immédiatement par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Ces demandeurs d'asile débarquent généralement en taxi ou en autobus tout près de la frontière.
Hier, même le prestigieux New York Times a consacré un long reportage sur Roxham Road, cette populaire porte de sortie des États-Unis.
Des raisons géographiques
Le Québec est devenu la terre de prédilection des migrants pour des raisons «simplement géographiques», soutient Me Jean-Sébastien Boudreault, président de l'Association québécoise des avocats en droits de l'immigration. «Il y a une plus grande partie de la population qui vit sur la côte est américaine», résume-t-il.
Selon Me Boudreault, une «augmentation constante et significative» du nombre de réfugiés est «très possible» au Canada, surtout à la suite du nouveau décret migratoire du président Trump. «Les gens ont peur de rester aux États-Unis, ils ont peur d'être déportés, ils ont peur pour leur sécurité, alors ils cherchent un meilleur endroit», dit-il.
Rien à voir avec l'arrivée de Trump
Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, estime que l'augmentation du nombre de demandeurs de statut de réfugié n'a rien à avoir avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. «Nous travaillons de très près avec les États-Unis. Certains des individus qui traversent nos frontières n'ont jamais eu l'intention de rester aux États-Unis. Pour eux, le Canada avait toujours été leur destination, même s'ils détiennent des visas américains valides», a-t-il dit.
Selon lui, cela démontre que le Canada n'a pas à suspendre l'entente de pays tiers sûr avec les États-Unis, comme le réclame notamment le NPD. Le ministre Hussen a aussi souligné que le nombre de demandeurs d'asile était déjà en hausse avant les élections présidentielles.
La situation bien en main
Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué que la GRC et l'ASFC ont la situation bien en main et qu'il n'est pas nécessaire d'embaucher de nouveaux effectifs pour traiter les nouveaux cas d'immigrants qui entrent illégalement au pays, loin des postes douaniers canadiens. Il a expliqué que la GRC et l'ASFC ont réalloué des effectifs à certains endroits de la frontière canado-américaine pour contrer les passages clandestins.
«Certains présument qu'en franchissant la frontière de la sorte, c'est un billet gratuit pour le Canada. Ce n'est pas le cas. Quand vous traversez la frontière de cette façon, vous êtes arrêtés et il y a un processus juridique qui s'enclenche. Cela comprend une identification des individus en utilisant l'information biométrique, et une vérification des bases de données de criminels et de terroristes», a indiqué le ministre Goodale.
Qui sont ces réfugiés?
Difficile d'avoir un portrait précis de la situation. Selon les témoignages recueillis, certains sont Soudanais, d'autres Irakiens. Il y a aussi des Érythréens et des Burundais. Malgré les demandes d'entrevues répétées de La Presse, personne n'a voulu donner de détails sur ces migrants illégaux. Silence radio à l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et au Centre pour demandeurs d'asile YMCA-Praida de Montréal.
Avocat spécialisé en immigration, Me Stéphane Hanfield a expliqué à La Presse qu'il était peu probable que ces demandeurs d'asile acceptent de parler aux médias dans les circonstances. Même leurs avocats risquent fort de décliner toute demande d'entrevue de peur de nuire à la demande d'asile de leur client.
- Avec Tristan Péloquin
***
EN CHIFFRES 
Nombre de demandes d'asiles traitées par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) aux points d'entrées terrestres, en février 2017, par région du Canada :
  • Québec : 635
  • Nord de l'Ontario : 8
  • Sud de l'Ontario : 464
  • Prairies : 110
  • Pacifique : 22
  • TOTAL : 1239
***
Nombre de demandes d'asiles traitées par l'ASFC au Québec :
  • 2017 : 1087 (janvier et février)
  • 2016 : 2527
  • 2015 : 1054
  • 2014 : 881

mercredi, février 08, 2017

Bombardier : plaire à Bay Street, ne pas froisser Donald Trump

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 10 H 01

dimanche, février 21, 2016

Le gouvernement Trudeau serait prêt à voler au secours de Bombardier

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/

 Mise à jour le dimanche 21 février 2016 à 7 h 48 HNE Radio-Canada avec Reuters
Une usine de Bombardier où l'on assemble des avions de la C Series.
Une usine de Bombardier où l'on assemble des avions de la C Series.

Le géant québécois de l'industrie aérospatiale pourrait recevoir une aide allant jusqu'à 1 milliard de dollars d'Ottawa, selon ce que des sources gouvernementales ont confié à l'agence Reuters.
« Il est très, très probablement que le gouvernement va intervenir, mais les détails doivent encore être élaborés », selon une personne au fait du dossier à Ottawa, qui s'exprimait à l'agence Reuters.
Le caucus libéral de Philippe Couillard aurait insisté auprès du premier ministre Justin Trudeau sur l'importance de supporter Bombardier.
En retour de cette aide, le gouvernement fédéral pourrait demander, entre autres, que les Bombardier-Beaudoin renoncent au contrôle majoritaire de la compagnie, ce que l'entreprise a déjà rejeté.
D'autres concessions importantes pourraient être réclamées.
Reuters affirme qu'Ottawa craint une réaction négative de l'ouest du pays, face à une aide potentielle à l'entreprise québécoise.
Air Canada a annoncé cette semaine la signature d'une lettre d'intention avec Bombardier portant sur 45 commandes fermes de C Series et sur des options en vue de l'achat de 30 appareils supplémentaires.
Bombardier annonçait au même moment la suppression de 11 % de sa main-d'oeuvre à l'échelle mondiale, dont 2400 au Québec.
L'automne dernier, Québec a décidé d'injecter 1 milliard de dollars américains dans Bombardierpour l'aider à compléter le développement de la CSeries et à la commercialiser.

mardi, janvier 19, 2016

Le Canada tenu à l'écart d'une réunion sur les frappes aériennes contre l'EI

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 19 janvier 2016 à 08h17 | Mis à jour à 08h53
Justin Trudeau... (PHOTO CHRIS YOUNG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Justin TrudeauPHOTO CHRIS YOUNG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

(Saint-Andrews, Nouveau-Brunswick) Le Canada est tenu à l'écart d'une réunion de haut niveau pour discuter des frappes aériennes contre le groupe armé État islamique, dans la foulée de sa décision de retirer ses avions CF-18 de la mission de combat.
Cette réunion se tiendra à Paris mercredi et impliquera les principaux participants à ses frappes, dont les États-Unis, l'Allemagne, la France et l'Italie et l'Australie, selon des informations rapportées par le Globe and Mail mardi.
La nouvelle tombe au moment où le gouvernement Trudeau essuie des critiques sur son plan de lutte contre le terrorisme et sa décision de retirer ses avions de chasse, dans la foulée d'attentats terroristes qui ont coûté la mort de sept Québécois en Indonésie et au Burkina Faso au cours des derniers jours.
Le Parti conservateur demande aux libéraux de revenir sur leur décision.
Le premier ministre a maintenu sa position lundi et précisé qu'il fournira sous peu plus de détails quant à la manière dont le Canada continuera à lutter contre l'État islamique en Syrie et en Irak.
Le Canada n'a pas encore annoncé précisément quand il compte retirer ses avions CF-18. Le mandat voté par le Parlement prend fin en mars.

mardi, décembre 01, 2015

Début des opérations pour transférer 25 000 Syriens

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/

Début des opérations pour transférer 25 000 Syriens
L'Organisation internationale pour les migrations a mobilisé plus
 de 100 collaborateurs sur place.
Photo Paul Chiasson / Reuters
GENÈVE -  Les premiers des quelque 25 000 réfugiés syriens qui doivent être accueillis par le Canada jusqu'à fin février ont été enregistrés en Jordanie, a annoncé mardi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
«Ils ont entamé le processus dimanche. Les premiers vols auront lieu bientôt», a souligné un porte-parole de l'OIM, Leonard Doyle, lors d'un point de presse.
Le gouvernement Trudeau a déjà indiqué qu'il va orchestrer un pont aérien dès les premiers jours de décembre, avec des avions nolisés et des avions militaires, afin d'acheminer 10 000 premiers réfugiés syriens sur son sol avant fin décembre.
Ces réfugiés se trouvent actuellement en Jordanie, au Liban et en Turquie.
Dimanche, Ottawa a ouvert le centre d'enregistrement situé à proximité d'Amman, en Jordanie, en présence, entre autres, du ministre de la Défense Harjit Sajjan, de la ministre de la Santé Jane Philpott et du ministre de l'Immigration John McCallum.

COOPÉRATION

L'OIM a mobilisé plus de 100 collaborateurs sur place et coopère aussi avec le Conseil danois pour les réfugiés, le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) et le gouvernement Trudeau qui a dépêché 500 agents consulaires dans les trois pays concernés pour mener à bien cette opération.
Pour l'instant, plus de 200 personnes ont été sélectionnées en deux jours. L'OIM espère bientôt pouvoir en enregistrer quelque 500 par jour.
Selon les autorités canadiennes, les 25 000 réfugiés seront tous sélectionnés d'ici la fin de l'année sur la base de vérifications de sécurité, grâce à des analyses morphologiques et des enquêtes des services de renseignement, en plus d'être soumis à des examens médicaux.
Ottawa compte privilégier les familles et «les femmes vulnérables». Seuls les homosexuels seront accueillis ou les célibataires hommes accompagnés d'autres membres de leur famille, selon le gouvernement.
AUSSI SUR CANOE.CA

dimanche, novembre 15, 2015

Le gouvernement Trudeau maintient sa position sur les frappes aériennes en Irak et en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 0 h 37 HNE

Le gouvernement Trudeau entend toujours mettre fin aux frappes aériennes menées par des CF-18 canadiens en Irak et en Syrie, malgré les attaques qui ont secoué Paris, indique un porte-parole du bureau du premier ministre.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Ces commentaires rejoignent ceux formulés par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, plus tôt samedi en entrevue à Radio-Canada.
« Si on réinvestit nos efforts dans l'entraînement des combattants locaux, dans l'assistance qu'on peut donner pour la gouvernance de l'Irak, pour les forces policières, pour l'aide humanitaire, on va être un partenaire plus efficace dans la coalition que d'investir tant d'efforts et tant d'argent pour aboutir à 2 % seulement des forces de frappe aériennes », a-t-il fait valoir. 
Cette vision est toutefois loin d'être partagée par les conservateurs, qui exhortent Justin Trudeau à maintenir les avions canadiens au sein de la coalition. Selon la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, un retrait ne démontrerait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial.
Réfugiés : Ottawa garde le cap 
Le porte-parole du bureau du premier ministre indique aussi que le gouvernement Trudeau a toujours l'intention d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année, en se disant sûr d'y arriver de façon « sécuritaire et responsable ».
Même si le sommet du G20 est traditionnellement axé sur l'économie, ces enjeux seront assurément soulevés à Antalya, en Turquie, où est arrivé le premier ministre, samedi.
Le premier ministre Trudeau participera à une série de réunions bilatérales au cours des deux prochains jours. Il rencontrera le président mexicain et son homologue indonésien dimanche. Puis, lundi, il rencontrera le premier ministre italien, la chancelière allemande, ainsi que les présidents chinois et turc.

vendredi, novembre 13, 2015

Accueil des réfugiés syriens: Montréal accélère les préparatifs

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 13 novembre 2015 à 06h46 | Mis à jour à 06h46
Montréal a créé le comité Solidarité Syrie pour... (PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE)
PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Montréal a créé le comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de réfugiés attendus dans les prochains mois.

Montréal se prépare activement à l'arrivée d'une partie des 25 000 réfugiés syriens que le gouvernement Trudeau s'est engagé à accueillir au Canada d'ici la fin de l'année. La Ville a mis sur pied un comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de personnes attendues dans la métropole québécoise.
Alors que le Québec se prépare à recevoir le quart des réfugiés, plusieurs s'attendent à ce que la majorité d'entre eux atterrissent dans la métropole et dans la capitale. Le maire Denis Coderre doit d'ailleurs s'entretenir aujourd'hui avec le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum.
Un document du gouvernement fédéral obtenu par la chaîne de radio Sirius XM révèle que les plans d'Ottawa prévoient l'arrivée de 1000 réfugiés par jour en provenance d'Amman, en Jordanie. Ceux-ci atterriraient aux aéroports de Montréal et de Toronto ainsi qu'à la base militaire de Trenton, en Ontario. Les réfugiés seraient hébergés pendant 12 semaines dans des logements temporaires. Le plan évoque l'utilisation de bases militaires et même de bateaux de croisière, sans préciser leur emplacement.
Montréal a entrepris des discussions avec le gouvernement Couillard sur les mesures d'accueil. La Ville et le ministère québécois de l'Immigration coordonneront les travaux du comité Solidarité Syrie, qui doit se réunir pour la première fois la semaine prochaine. Ce groupe doit « alimenter la réflexion sur les actions et les moyens à privilégier ainsi que sur les services et les ressources à déployer par la Ville et les arrondissements pour faciliter la venue, l'accueil et l'intégration des réfugiés syriens à Montréal », explique Valérie De Gagné, porte-parole de Montréal.
Deux arrondissements convoqués
Plusieurs services de la Ville seront appelés à contribuer aux travaux du comité, dont celui de la diversité sociale, la Direction de l'habitation, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Direction de la sécurité civile. Fait révélateur, deux arrondissements ont été invités à y participer activement, soit Ahuntsic-Cartierville et Saint-Laurent. Ces deux secteurs voisins abritent une importante population arabe.
D'autres organisations seront appelées à participer aux travaux. Parmi elles, l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui gère un parc de 23 000 logements sociaux, la Société de transport de Montréal, la Croix-Rouge et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.
Le fédéral étant responsable du transport et de l'hébergement initial des réfugiés, la première tâche du comité Solidarité Syrie sera de trouver où loger ces nouveaux venus à long terme. 
« La question du logement sera certainement parmi les besoins prioritaires. », affirme Valérie De Gagné, porte-parole de la Ville de Montréal.
Une fois les besoins primaires des réfugiés assurés - soit le logement, les vêtements et l'alimentation -, le travail du comité Solidarité Syrie se concentrera sur les mesures à prendre pour assurer leur intégration. Montréal pourra ainsi mettre des locaux à disposition pour organiser des rencontres d'information, embaucher des interprètes ou encore accompagner les réfugiés pour qu'ils puissent se familiariser avec les loisirs ou les activités sportives et culturelles offerts dans la ville.
L'Office municipal d'habitation de Montréal a confirmé avoir été convoqué à une rencontre la semaine prochaine pour discuter des préparatifs. Celui-ci peut notamment aider à trouver de l'hébergement pour une période allant jusqu'à trois mois en vertu d'ententes avec des hôtels. Lors du rapatriement de 14 000 ressortissants canadiens du Liban en 2006, 1800 personnes avaient requis un hébergement temporaire. Une centaine de familles avaient aussi eu recours à une telle aide à la suite du tremblement de terre de 2010 en Haïti.
La Croix-Rouge canadienne a aussi entrepris des préparatifs puisqu'on juge probable que ses services soient requis. Après tout, l'organisation avait participé au soutien des 5500 réfugiés kosovars arrivés en 1999 de même qu'au rapatriement des ressortissants canadiens d'Haïti (2010) et du Liban (2006).
D'autres organisations, comme la Société Saint-Vincent-de-Paul, qui fournit de l'aide alimentaire, s'attendent à voir une augmentation des besoins avec cette arrivée massive de réfugiés.

Des scénarios pour le logement

Bases militaires
Scénario le plus probable: Ottawa demandera aux Forces canadiennes de gérer l'arrivée des 25 000 réfugiés syriens que le nouveau gouvernement libéral s'est engagé à accueillir d'ici la fin de l'année. L'armée dit d'ailleurs s'attendre à recevoir une telle demande. Elle élabore donc des plans de transport, d'hébergement et de soutien aux réfugiés.
Longue-Pointe, porte d'entrée
Montréal a souvent joué un rôle de premier plan dans l'accueil massif de réfugiés. De 1978 à 1981, la base a servi à gérer l'arrivée massive de près de 57 000 réfugiés d'Asie du Sud-Est. En 1999, l'armée s'était toutefois tournée vers la base de Valcartier, en périphérie de Québec, pour recevoir une partie des 5500 réfugiés kosovars accueillis par le Canada.
Miser sur les logements sociaux?
Techniquement, les règles actuelles ne permettraient pas aux réfugiés de bénéficier des logements sociaux parce que ceux-ci n'auront pas vécu au Québec depuis 12 mois. Le gouvernement Couillard pourrait toutefois changer les règles de façon exceptionnelle pour donner priorité aux réfugiés syriens.
Miser sur les logements privés
Plutôt que de miser sur les logements sociaux, Québec pourrait voter un programme spécial pour aider les réfugiés à vivre dans des logements privés. Il s'agirait d'un supplément au loyer qui serait offert aux familles.
Des bateaux de croisière?
«Ce serait une solution viable», assure Luc Généreux. Cet entrepreneur avait sérieusement étudié cette possibilité pour pallier la crise du logement vécue à Sept-Îles il y a quelques années, projet qui est toutefois tombé à l'eau. «Tu peux mettre 2000 personnes sur un bateau. C'est une solution viable, mais à coût élevé», nuance-t-il.

samedi, novembre 07, 2015

L'ambassadeur de France croit que Trudeau jouera un rôle important à Paris

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 06 novembre 2015 à 20h23.
L'ambassadeur de France croit que Trudeau jouera un rôle important à Paris
OTTAWA — L'ambassadeur de France estime que la position pro-environnement du gouvernement Trudeau influencera d'autres pays réticents à signer un accord ambitieux à la conférence internationale sur le climat à Paris dans moins d'un mois.
En entrevue à La Presse Canadienne, vendredi, Nicolas Chapuis a affirmé que même s'il est encore tôt, quelques jours après l'assermentation du premier ministre, les premiers propos de Justin Trudeau laissent croire qu'il jouera un rôle important.

«Il va apporter quelque chose, a-t-il dit. Nous nous attendons à ce qu'il rallie ceux qui ne sont pas encore tout à fait confortables avec l'accord.»

«C'est une négociation et nous avons besoin de pays comme le Canada, qui se disent ambitieux et veulent une réussite (à la conférence).»

D'après l'ambassadeur, le rôle du Canada sera tout autre que celui auquel on aurait pu s'attendre du précédent gouvernement conservateur.

«Ce nouveau gouvernement apporte un élan politique qui n'était pas là avant le 19 octobre, a-t-il ajouté. Nous accueillons favorablement les premières déclarations de ce nouveau gouvernement, qui a mis les changements climatiques au coeur de ses actions.»

M. Trudeau fera partie des quelque 80 leaders mondiaux devant prendre part à une réunion spéciale le 30 novembre dans le cadre de la conférence qui se prolonge en décembre, a souligné M. Chapuis.

Il a rappelé les propos du président français, François Hollande, qui a déjà déclaré que le monde n'avait jamais été si près d'une entente contraignante sur la réduction des gaz à effet de serre.

«Mais en même temps, nous sommes conscients que le risque d'échec n'a jamais été si grand», a-t-il admis.

«Donc la voix du Canada, de ce nouveau gouvernement, est propice à susciter l'optimisme — c'est un autre mot du premier ministre — à la table, pour créer les conditions du succès.»

La nouvelle ministre de l'Environnement du Canada, Catherine McKenna, s'envole pour Paris pour une rencontre sur trois jours avec des homologues, à partir de dimanche.

Déjà, des groupes environnementalistes ont critiqué le nouveau gouvernement, soutenant que les libéraux avaient simplement adopté les cibles de l'ancien gouvernement conservateur et qu'ils ne semblaient pas avoir de plan solide pour les rencontres de Paris.

M. Chapuis a dit s'être entretenu avec Mme McKenna, vendredi, et avoir été impressionné par sa volonté de contribuer au succès de la conférence de Paris.

«Son expérience est de très grande qualité pour cela», a-t-il précisé, écartant du même souffle les inquiétudes à l'effet que le nouveau gouvernement soit trop inexpérimenté pour apporter une contribution significative. À titre d'exemple, il a mentionné le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui avait déjà été à la tête du ministère de l'Environnement et qui sera à la tête du comité du cabinet chargé de l'environnement, du changement climatique et de l'énergie.

De plus, le fait que le titre du ministre de l'Environnement comprenne désormais les changements climatiques est éloquent, selon lui.

«Il y a un ministère des Changements climatiques. C'est un très bon signal, trois semaines avant la conférence de Paris sur les changements climatiques, qu'un partenaire du G7 mette les changements climatiques dans son cabinet», a-t-il fait valoir.