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mercredi, mars 08, 2017

Migrants à la frontière: le Québec, principale terre d'accueil

http://www.lapresse.ca/actualites/

Publié le 08 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)
Le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté estime que l'augmentation du nombre de demandeurs de statut de réfugié n'a rien à avoir avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
La ruée des réfugiés vers le Canada ne cesse de s'intensifier en 2017. En février, 1239 personnes ont traversé la frontière avec les États-Unis pour demander l'asile au pays, un bond de 32% en un mois. Mais c'est le Québec qui est de loin leur principale terre d'accueil. Cette hausse n'est toutefois pas liée aux gestes posés par l'administration Trump, maintient le gouvernement Trudeau.
Depuis le début de l'année, 2176 demandes d'asiles ont été traitées par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) aux points d'entrées terrestres, dont la moitié au Québec (1087). Ainsi, en seulement deux mois, il y a déjà eu plus de demandes d'asiles au Québec qu'en 2015, et près de la moitié de celles de 2016.
En février dernier, 635 personnes ont traversé à pied la frontière entre les États-Unis et le Québec pour demander l'asile au pays. C'est davantage que dans toutes les autres provinces réunies. «Ce ne sont pas nécessairement des gens qui sont entrés illégalement ou légalement», précise Judith Gadbois-St-Cyr, porte-parole de l'ASFC.
Roxham Road
Les migrants qui traversent la frontière illégalement au Québec privilégient le passage de Roxham Road, une route reculée située à 4 kilomètres du Parc Safari à Hemmingford. Mardi dernier, La Presse avait constaté à cet endroit l'arrivée de plus d'une cinquantaine de réfugiés, arrêtés immédiatement par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Ces demandeurs d'asile débarquent généralement en taxi ou en autobus tout près de la frontière.
Hier, même le prestigieux New York Times a consacré un long reportage sur Roxham Road, cette populaire porte de sortie des États-Unis.
Des raisons géographiques
Le Québec est devenu la terre de prédilection des migrants pour des raisons «simplement géographiques», soutient Me Jean-Sébastien Boudreault, président de l'Association québécoise des avocats en droits de l'immigration. «Il y a une plus grande partie de la population qui vit sur la côte est américaine», résume-t-il.
Selon Me Boudreault, une «augmentation constante et significative» du nombre de réfugiés est «très possible» au Canada, surtout à la suite du nouveau décret migratoire du président Trump. «Les gens ont peur de rester aux États-Unis, ils ont peur d'être déportés, ils ont peur pour leur sécurité, alors ils cherchent un meilleur endroit», dit-il.
Rien à voir avec l'arrivée de Trump
Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, estime que l'augmentation du nombre de demandeurs de statut de réfugié n'a rien à avoir avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. «Nous travaillons de très près avec les États-Unis. Certains des individus qui traversent nos frontières n'ont jamais eu l'intention de rester aux États-Unis. Pour eux, le Canada avait toujours été leur destination, même s'ils détiennent des visas américains valides», a-t-il dit.
Selon lui, cela démontre que le Canada n'a pas à suspendre l'entente de pays tiers sûr avec les États-Unis, comme le réclame notamment le NPD. Le ministre Hussen a aussi souligné que le nombre de demandeurs d'asile était déjà en hausse avant les élections présidentielles.
La situation bien en main
Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué que la GRC et l'ASFC ont la situation bien en main et qu'il n'est pas nécessaire d'embaucher de nouveaux effectifs pour traiter les nouveaux cas d'immigrants qui entrent illégalement au pays, loin des postes douaniers canadiens. Il a expliqué que la GRC et l'ASFC ont réalloué des effectifs à certains endroits de la frontière canado-américaine pour contrer les passages clandestins.
«Certains présument qu'en franchissant la frontière de la sorte, c'est un billet gratuit pour le Canada. Ce n'est pas le cas. Quand vous traversez la frontière de cette façon, vous êtes arrêtés et il y a un processus juridique qui s'enclenche. Cela comprend une identification des individus en utilisant l'information biométrique, et une vérification des bases de données de criminels et de terroristes», a indiqué le ministre Goodale.
Qui sont ces réfugiés?
Difficile d'avoir un portrait précis de la situation. Selon les témoignages recueillis, certains sont Soudanais, d'autres Irakiens. Il y a aussi des Érythréens et des Burundais. Malgré les demandes d'entrevues répétées de La Presse, personne n'a voulu donner de détails sur ces migrants illégaux. Silence radio à l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et au Centre pour demandeurs d'asile YMCA-Praida de Montréal.
Avocat spécialisé en immigration, Me Stéphane Hanfield a expliqué à La Presse qu'il était peu probable que ces demandeurs d'asile acceptent de parler aux médias dans les circonstances. Même leurs avocats risquent fort de décliner toute demande d'entrevue de peur de nuire à la demande d'asile de leur client.
- Avec Tristan Péloquin
***
EN CHIFFRES 
Nombre de demandes d'asiles traitées par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) aux points d'entrées terrestres, en février 2017, par région du Canada :
  • Québec : 635
  • Nord de l'Ontario : 8
  • Sud de l'Ontario : 464
  • Prairies : 110
  • Pacifique : 22
  • TOTAL : 1239
***
Nombre de demandes d'asiles traitées par l'ASFC au Québec :
  • 2017 : 1087 (janvier et février)
  • 2016 : 2527
  • 2015 : 1054
  • 2014 : 881

lundi, février 06, 2017

Trump promet de vaincre le «terrorisme islamique radical»

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 06 février 2017 à 14h06 | Mis à jour à 15h23

Agence France-Presse
BASE MILITAIRE MACDILL
Le président américain Donald Trump a assuré lundi que les États-Unis et leurs alliés vaincraient le « terrorisme islamique radical » sans donner la moindre indication sur sa stratégie ou un éventuel changement d'approche par rapport à celle de Barack Obama.
Prenant la parole depuis la base de MacDill, à Tampa, en Floride, centre militaire névralgique de la lutte contre le groupe État islamique (EI), le président républicain a promis de ne jamais laisser l'organisation « prendre racine » sur le sol américain.
« Aujourd'hui, nous envoyons un message uni à ces forces de mort et de destruction : les États-Unis et leurs alliés vous vaincront », a-t-il lancé depuis cette base qui abrite le siège du commandement militaire américain au Moyen-Orient (CENTCOM) et quartier général des forces spéciales américaines.
Le président républicain a signé fin janvier un décret donnant jusqu'à fin février à ses responsables militaires pour lui présenter un plan détaillant « une stratégie exhaustive pour vaincre l'EI ».
Le CENTCOM a mené près de 18 000 frappes en Syrie et en Irak depuis le début en août 2014 des opérations de la coalition internationale dirigée par les Américains contre le groupe État islamique (EI).
Le président américain Donald Trump a prononcé une... (PHOTO MANDEL NGAN, AGENCE FRANCE PRESSE)
Le président américain Donald Trump a prononcé une allocution lors de son passage à la base militaire MacDill située à Tampa, en Floride, le 6 février.
PHOTO MANDEL NGAN, AGENCE FRANCE PRESSE
Ce dernier est engagé « dans une campagne de génocide, commettant des atrocités à travers le monde », a ajouté M. Trump, promettant, sans autres précisions, des investissements « historiques » dans les forces armées américaines.
« Les terroristes islamiques radicaux sont déterminés à frapper notre pays comme ils l'ont fait lors des attentats du 11-Septembre, comme ils l'ont fait de Boston à Orlando en passant par San Bernardino, et à travers l'Europe ».
Affirmant, sans aucun élément factuel pour appuyer ses dires, que certaines attaques n'étaient parfois « même pas mentionnées » dans les médias, il s'en est une nouvelle fois pris « à la presse très malhonnête » qui, a-t-il affirmé, « ne veut pas en parler ». « Ils ont leurs raisons », a-t-il ajouté, sans la moindre explication sur cette étonnante déclaration.
Coordination avec Moscou ?
Aux États-Unis, l'organisation djihadiste a revendiqué le pire attentat commis sur le sol américain depuis le 11-Septembre, avec 49 personnes tuées dans un club gai d'Orlando en Floride, en juin 2016. Et l'EI avait salué l'attaque à San Bernardino en décembre 2015, qui a fait 14 morts.
En campagne, Donald Trump avait mis ces attentats sur le compte de l'ouverture des frontières, promettant même, après les attentats de Paris, d'interdire aux musulmans d'entrer aux États-Unis.
À peine arrivé au pouvoir, il a signé le 27 janvier un décret interdisant temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés et des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).
Une décision hautement emblématique, et polémique, qui a provoqué un tollé mondial et a depuis été bloquée par la justice américaine.
Si les lignes directrices de la stratégie de Donald Trump face à l'EI restent à définir, il a déjà ordonné à son ministre de la Défense, James Mattis, « d'identifier de nouveaux partenaires pour la coalition ». Une consigne perçue comme un signe en direction de la Russie.
Moscou a d'ailleurs indiqué que Donald Trump et Vladimir Poutine voulaient « une réelle coordination contre l'EI en Syrie », après un appel téléphonique entre les deux présidents.
Les Américains ont pour l'instant déployé un peu plus de 5000 militaires en Irak aux côtés des troupes irakiennes, et près de 500 soldats des forces spéciales en Syrie, aux côtés essentiellement des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde.
Les soldats américains sont censés jouer un rôle de conseil, mais des démineurs, des formateurs et des forces spéciales épaulent aussi la campagne des FDS pour reprendre Raqa.
Assurant soutenir « fortement » l'OTAN, M. Trump a par ailleurs une nouvelle fois insisté sur la nécessité pour tous ses membres de remplir « pleinement » leurs engagements financiers, « ce que nombre d'entre eux n'ont pas fait ».

jeudi, juillet 21, 2016

Les États-Unis n'honoreraient pas automatiquement leurs engagements dans l'OTAN si Donald Trump devenait président

http://ici.radio-canada.ca/breve/


Donald Trump
Photo : Joshua Roberts / Reuters

Dans des propos rapportés par The New York Times, Donald Trump explique que s'il est élu président, il ne porterait pas automatiquement assistance aux alliés des États-Unis au sein de l'OTAN. Il évaluerait d'abord la portée de leur contribution au sein de l'Alliance atlantique.

mercredi, février 24, 2016

La fermeture de Guantanamo, un sujet délicat pour Cuba

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le mercredi 24 février 2016 à 6 h 55 HNE
Prison de Guantanamo, Cuba
Prison de Guantanamo, Cuba  Photo :  SRC/AFP/MICHELLE SHEPHARD

Pour Cuba, la situation des prisonniers de Guantanamo s'inscrit dans un scénario complexe, qui est directement relié à ce qu'ils appellent ici « l'occupation illégale américaine d'un territoire cubain ».
Un texte de Martin MovillaTwitterCourriel
La fermeture complète de la base militaire américaine et le retour du territoire à Cuba est l'une des exigences des Cubains pour avancer dans les négociations avec les États-Unis.
Bien que le gouvernement cubain et ses représentants se soient fait discrets sur la question après le dévoilement du plan de fermeture par le président américain Barack Obama mardi, les médias cubains et les analystes locaux ont abordé ouvertement le sujet. Ils soulignent que, pour Cuba, le plus important est la fermeture complète de la base militaire américaine.
Le pays souhaite que les soldats, et non seulement les prisonniers, quittent le pays et que les États-Unis rendent aux Cubains les terrains qu'il considère comme occupés illégalement.
Guantanamo est une enclave de 117 kilomètres carrés qui a été cédée par Cuba aux États-Unis en 1903 à la suite de la guerre de libération cubaine. Selon l'article premier de l'accord entre les États-Unis et la République de Cuba, les États-Unis paieront à Cuba la somme annuelle de 2000 $ en monnaie d'or des États-Unis aussi longtemps qu'ils occuperont Guantanamo.
Au-delà des droits de la personne
À Cuba, la situation des prisonniers est dénoncée depuis longtemps, mais la discussion a toujours dépassé largement le discours sur les droits de la personne ou le terrorisme international : les Américains doivent fermer la base de Guantanamo s'ils veulent une relation constructive avec l'Amérique latine et Cuba.
Pour le politologue et économiste Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane, l'annonce faite mardi par le président américain est une bonne nouvelle pour tout le monde, mais cela ne résout pas les problèmes avec Cuba.
« M. Obama a parlé des prisonniers, mais il n'a pas abordé la possibilité de fermer la base militaire. Peut-être que les Américains vont comprendre ce que la fermeture totale représente pour toute la région latino-américaine », explique-t-il.
« Pour Cuba, c'est un impératif historique, politique, moral et de défense. Il faut récupérer les terrains occupés illégalement par les Américains. »— Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane

La base militaire de Guantanamo a toujours été un sujet sensible pour les Cubains et la seule présence de troupes « hostiles » sur son territoire a permis au gouvernement de parler « d'une guerre de basse intensité » et de justifier plusieurs de ses décisions.
« Dormir avec l'ennemi »
Pour Cuba, et même pour ceux qui ont toujours soutenu la décision des États-Unis de maintenir la base de Guantanamo, envers et contre tous, la présence de soldats américains sur le territoire cubain place le gouvernement communiste dans une situation assez particulière, celle de « dormir avec l'ennemi ».
Une phrase qui prend tout son sens au moment de faire un bilan de plus 50 ans de tensions, mauvaises relations et tentatives d'invasion.
Néanmoins, ce que certains ignorent, c'est que plusieurs des fonctionnaires de la base militaire américaine de Guantanamo sont Cubains. Des hommes et des femmes de la région qui arrivent chaque matin à la base pour y travailler. À une certaine époque, ils étaient plusieurs dizaines, aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques-uns.
Un silence « diplomatique » convenable
Cuba a toujours réclamé la dévolution des terrains occupés par la base militaire américaine de Guantanamo. Cette exigence fait maintenant partie de la négociation entre Américains et Cubains pour la normalisation totale des relations bilatérales.
Le gouvernement cubain n'a pas parlé publiquement de la décision de l'administration américaine d'aller de l'avant avec son projet de fermeture de la prison de Guantanamo. Un choix qui semble s'inscrire dans la logique avec laquelle Cuba a abordé les conversations avec son ancien ennemi juré : exiger que tout accord soit le résultat des dialogues faits avec prudence et indépendance et en respectant les principes de non-intervention et non-ingérence.
Le gouvernement cubain estime qu'il n'est pas nécessaire de se prononcer sur une décision interne et unilatérale des États-Unis et qui n'a aucun effet sur les exigences présentées par l'île aux négociateurs américains.
Trois semaines d'intenses négociations
Les trois prochaines semaines seront très intenses pour les négociateurs américains et cubains. Selon la vision et les attentes du gouvernement américain, la visite du président Barack Obama à La Havane, les 21 et 22 mars prochain, devrait être accompagnée d'un ou plusieurs gestes positifs, voire des concessions, du gouvernement cubain.
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a aussi annoncé aujourd'hui qu'il se rendra à Cuba pour préparer la visite d'Obama. Les enjeux de cette visite historique sont d'une grande importance pour les États-Unis, alors que le pays est en pleine campagne électorale.
De plus, le président des États-Unis avait déjà dit qu'il rencontrerait les dissidents et ceux-ci espèrent que le dirigeant américain tiendra parole.
D'un autre côté, le gouvernement de Cuba ne peut pas se montrer, surtout devant les plus puristes du Parti communiste, comme un « allié faible » des États-Unis qui n'a pas encore obtenu des concessions américaines sur deux sujets fondamentaux : la levée ou l'adoucissement de l'embargo et la fermeture de la base militaire de Guantanamo.
Le président cubain Raul Castro doit aussi arriver au prochain congrès du parti en avril avec une proposition de réforme constitutionnelle. Pour cela, il a besoin de montrer des résultats positifs pour Cuba dans le cadre de la négociation avec les Américains.

samedi, janvier 02, 2016

Les États-Unis officiellement considérés comme une menace pour la Russie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/


Mise à jour le samedi 2 janvier 2016 à 8 h 13 HNE    Reuters

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine  Photo :  Getty/AFP/Mikhail Klimentyev

Vladimir Poutine a signé le 31 décembre un document officiel dans lequel les États-Unis sont qualifiés de menace pour la sécurité de la Russie, ce qui est inédit.
Ce document sur « la stratégie de sécurité nationale de la Fédération de Russie » remplace la version adoptée en 2009, alors que Dimitri Medvedev, aujourd'hui premier ministre, était président. Ni l'OTAN ni les États-Unis n'y étaient mentionnés.
Dans la dernière version, l'exécutif russe dit jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, ce qui a, selon lui, provoqué une réaction des puissances occidentales.
« Le renforcement de l'influence de la Russie se déroule sur fond de nouvelles menaces pour la sécurité nationale, qui sont de nature complexe et interdépendante », disent ses auteurs.
La mise en oeuvre d'une politique indépendante, « tant sur le plan international qu'intérieur », a provoqué « une réaction de la part des États-Unis et de leurs alliés, qui s'efforcent de préserver leur rôle dominant dans les affaires mondiales », poursuivent-ils, évoquant le risque de pressions « politiques, économiques, militaires et technologiques ».
Le conflit ukrainien a donné lieu à des tensions Est-Ouest sans précédent depuis la guerre froide. L'annexion de la Crimée, en mars 2014, et le soutien de Moscou aux séparatistes de l'est de l'Ukraine ont amené les États-Unis et l'Union européenne à imposer d'importantes sanctions à la Russie, qui a riposté en limitant les importations européennes.
Selon le document sur la sécurité nationale, Washington et Bruxelles ont soutenu « un coup d'État anticonstitutionnel ».

samedi, décembre 26, 2015

Après les tornades: la pluie, les inondations et la neige sur les États-Unis

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le samedi 26 décembre 2015 à 15h15. Modifié par 98,5 fm à 16h38.
Après les tornades: la pluie, les inondations et la neige sur les États-Unis
L'eau a envahit un secteur de la rue Harmony à Montgomery, en Alabama, samedi./Albert Cesare/The Montgomery Advertiser via AP
BIRMINGHAM, Ala. - Des résidents du nord de l'Alabama surveillaient la possible venue d'inondations modérées à sévères, samedi, au lendemain du passage d'une tornade sur la ville la plus peuplée de l'État, alors que le bilan des victimes depuis mercredi passait à 17.
Les autorités ont en effet averti la population de la possibilité de crues suivant des pluies diluviennes qui tombent sur le sud-est des États-Unis depuis mercredi. À Mobile, par exemple, 10 centimètres de pluie sont tombées mercredi, fracassant le dernier record de 5,6 centimètres en 1990.

Des températures anormalement élevées pour la saison ont aidé la formation de vents, de tornades et de précipitations qui, jusqu'à samedi, avaient fait 17 morts et détruit les maisons de dizaines de familles.

Les corps de deux personnes portées disparues depuis mercredi ont été trouvés au Mississippi, portant le bilan pour cet État à 10 décès. Parmi eux figure un garçon de sept ans, mort lorsque l'automobile dans laquelle il prenait place a été emportée par la tempête.

Six autres victimes venaient du Tennessee, dont deux qui ont été trouvées dans une voiture submergée dans une rivière. Une autre personne a perdu la vie en Arkansas.

Des dizaines de maisons sont détruites ou endommagées.

Le gouverneur de l'Alabama, Robert Bentley, a annoncé samedi qu'il se rendrait dans les régions touchées du comté de Coffee. Un communiqué de son bureau indiquait que 190 routes à travers l'État sont fermées à cause d'inondations.

Le Service météorologique national a demandé à la population d'éviter de prendre la route dans les régions où des inondations étaient attendues. Les prévisions étaient peu rassurantes pour la rivière Big Nance Creek, dans le nord de l'Alabama, dont le niveau ne devrait pas redescendre sous le stade d'inondation avant lundi.

Un avertissement d'inondation était en vigueur également pour la rivière Coosa, qui a gonflé de 20 centimètres au cours de la dernière semaine, menaçant la ville de Gadsden.

Le nord-ouest du Texas et de l'Oklahoma se préparaient à ce que les prévisions qualifient de «blizzard historique», bien que les régions menacées sont peu peuplées. Entre 15 et 38 centimètres de neige sont attendus. Les vents entraîneront un refroidissement éolien de -23 degrés Celsius et réduiront considérablement la visibilité. L'avertissement de blizzard devait entrer en vigueur à 18 h samedi.

La saison des tornades dans le sud des États-Unis a lieu au printemps, mais des tempêtes telles qu'ont connu cette semaine l'Alabama et la Géorgie, entre autres, ne sont pas impossibles à d'autres moments de l'année. Il y a exactement un an, des tornades avaient frappé le Mississippi, tuant cinq personnes.

Les dommages encourus par la tornade à Birmingham vendredi sont limités. Elle a été localisée par des témoins vers 17 h, à l'extérieur de la ville. Des arbres ont été abattus et des gens ont été coincés à l'intérieur de maisons endommagées. Plusieurs ont été transportés à l'hôpital pour des blessures mineures.

dimanche, décembre 06, 2015

Obama s'adressera à la nation dimanche en abordant la menace terroriste

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le samedi 05 décembre 2015 à 21h44. Modifié par Jacques Thériault à 22h33.
Obama s'adressera à la nation dimanche en abordant la menace terroriste
whitehouse.gov
WASHINGTON - Le président américain, Barack Obama, fera un discours à la nation, dimanche à 20 h, à propos des mesures que prendra le gouvernement pour assurer la sécurité du pays après la fusillade survenue mercredi en Californie.
La Maison-Blanche a indiqué que M. Obama ferait le point sur l'attaque à San Bernardino, lors de laquelle un homme et une femme lourdement armés ont fait 14 morts dans une fête d'employés du comté, et discuterait plus largement de la menace du terrorisme. Il devrait aborder la nature de cette menace, la façon dont elle a évolué et la manière avec laquelle le pays prévoit l'éradiquer.

Le président Obama parlera aussi de sa détermination à détruire le groupe armé État islamique et du fait que les États-Unis doivent puiser dans leurs valeurs — la justice, l'égalité et la liberté — pour l'emporter sur les groupes terroristes.

vendredi, novembre 20, 2015

Hillary Clinton veut une coalition mondiale contre l'EI

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 19 novembre 2015 à 13h24 | Mis à jour le 19 novembre 2015 à 13h24
Hillary Clinton s'exprimait devant le centre de réflexion... (PHOTO SETH WENIG, AP)
Hillary Clinton s'exprimait devant le centre de réflexion
Council on Foreign Relations.
PHOTO SETH WENIG, AP

Agence France-Presse
NEW YORK
La candidate démocrate à la présidence américaine Hillary Clinton a insisté jeudi sur la nécessité d'une coalition internationale, dirigée par les États-Unis, pour lutter contre le groupe djihadiste État islamique (EI) et empêcher la circulation de ses combattants, après les attentats de Paris.
«Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger», a-t-elle déclaré dans un discours à New York, appelant également les alliés européens et arabes des États-Unis à en faire plus.
Mme Clinton, qui s'exprimait devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations, a demandé une intensification des frappes aériennes sur des cibles de l'EI en Syrie et en Irak, par une coalition plus efficace et plus large, un gros effort en matière de renseignement, et l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne, pour que le régime syrien cesse de bombarder les civils.
Mme Clinton n'a cependant pas appelé au déploiement important de troupes américaines au sol, préférant demander un soutien accru pour les troupes locales ou de la région.
Elle a ajouté que les États-Unis devaient travailler avec la Russie pour imposer une zone d'exclusion aérienne.
«Il faut que la Turquie arrête de bombarder les combattants kurdes en Syrie qui combattent l'EI, et devienne un partenaire à part entière», a-t-elle également déclaré, demandant également à Ankara de fermer sa frontière poreuse avec la Syrie.
«Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger.»
Hilarry Clinton
L'Arabie saoudite, le Qatar et d'autres pays doivent arrêter les citoyens qui financent directement les organisations extrémistes, a également suggéré Mme Clinton, pour laquelle le Conseil de sécurité de l'ONU doit aussi actualiser sa liste de sanctions contre les «terroristes».
«Les États-Unis doivent travailler avec l'Europe pour améliorer immédiatement et radicalement le partage et la coordination en matière de renseignement», a poursuivi la candidate à la présidence, ancienne secrétaire d'État du président Obama.
«Les pays européens ne s'alertent parfois pas entre eux quand ils refoulent un présumé djihadiste, ou quand un passeport est volé», a-t-elle souligné. «Trop souvent, les liens n'ont pas été faits. Je sais à quel point c'est dur, mais cela doit changer».
Évoquant également le problème des communications cryptées utilisées par les terroristes, elle a demandé à la Silicon Valley «de ne pas voir le gouvernement comme un adversaire» et de «développer des solutions qui assureront notre sécurité et protègeront notre vie privée».
Elle a aussi insisté sur le fait que les musulmans ordinaires ne pouvaient pas être considérés comme une menace.
«Nous sommes dans une lutte d'idées, contre une idéologie de haine, et nous devons gagner. Mais soyons clairs, l'islam n'est pas notre adversaire», a déclaré Mme Clinton.

dimanche, octobre 25, 2015

Des caméras vidéo pour surveiller l'Esplanade des mosquées

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le dimanche 25 octobre 2015 à 1 h 36 HAE   Radio-Canada avec Reuters
L'Esplanade des mosquées à Jérusalem
L'Esplanade des mosquées à Jérusalem  Photo :  Ammar Awad / Reuters

Les États-Unis ont proposé samedi une série de mesures, dont une surveillance vidéo permanente de l'Esplanade des mosquées, afin de mettre fin à trois semaines de violences entre Israéliens et Palestiniens exacerbées par la crainte des fidèles musulmans d'une remise en cause du statu quo régissant le lieu.
Le secrétaire d'État américain John Kerry a indiqué soutenir une « excellente suggestion » de la part du roi Abdallah de Jordanie avec lequel il s'est entretenu après une entrevue avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Le secrétaire d'État américain John Kerry s'entretient avec le roi Abdallah de Jordanie, à Amman, le 24 octobre 2015.Le secrétaire d'État américain John Kerry s'entretient avec le roi Abdallah de Jordanie, à Amman, le 24 octobre 2015.  Photo :  POOL New / Reuters
Le souverain jordanien, dont le pays est chargé d'administrer l'Esplanade des mosquées, a proposé une surveillance permanente du site qui est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine.
Selon la pratique, l'esplanade peut être visitée par des fidèles juifs, chrétiens ou d'autres cultes, mais ceux-ci ne sont pas autorisés à y prier, une règle que les musulmans estiment ne pas être toujours respectée par les juifs qui vénèrent également l'endroit qu'ils appellent Mont du temple.
Dans un communiqué, le premier ministre Benyamin Nétanyahou a indiqué qu'Israël reconnaissait « l'importance du Mont du temple pour les fidèles des trois religions monothéistes et réaffirmait son engagement à maintenir inchangé le statu quo, dans les paroles et dans les actes ».
Le chef du gouvernement israélien a repris les déclarations de John Kerry selon lesquelles Israël s'engageait à maintenir sa politique autorisant les musulmans à être les seuls croyants à pouvoir prier sur le site.
John Kerry a précisé que responsables jordaniens et israéliens allaient se rencontrer prochainement pour déterminer les détails de la mise en œuvre de la surveillance vidéo.
La nouvelle vague de violences entre Palestiniens et Israéliens s'explique en partie par un non-respect des règles de conduite auquel se livreraient les visiteurs juifs, selon les Palestiniens.
Depuis le 1er octobre, ces violences ont fait 52 morts palestiniens, dont la moitié étaient des assaillants selon les autorités israéliennes, et neuf victimes israéliennes.
« J'espère qu'aujourd'hui nous pouvons commencer à tourner la page de cette période très difficile. »— Le secrétaire d'État américain John Kerry
Un responsable américain a précisé à la presse qu'il n'avait pas encore été déterminé qui allait assurer la surveillance vidéo du site religieux. Cette question technique devra être réglée lors de la rencontre entre responsables jordaniens et israéliens.
« Israël a un intérêt à placer des caméras sur le Mont du temple afin de réfuter les accusations selon lesquelles il souhaite modifier le statu quo », a dit un officiel israélien sous le sceau de l'anonymat. « Nous souhaitons montrer que les provocations ne viennent pas de notre camp », a-t-il ajouté.
Selon John Kerry, cette surveillance pourrait « modifier la donne, car elle découragera quiconque de troubler le caractère sacré » du site.

mercredi, août 05, 2015

La Russie réclame plus d'un million de kilomètres carrés dans l'Arctique

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le mardi 4 août 2015 à 18 h 11 HAE   Associated Press

La Russie a soumis aux Nations unies de vastes revendications territoriales dans l'Arctique, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère a précisé par voie de communiqué que Moscou réclame 1,2 million de kilomètres carrés du plateau continental arctique qui s'étire à 650 kilomètres des côtes.
Le Canada, les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège tentent tous d'asseoir leur souveraineté dans l'Arctique, une région qui pourrait contenir jusqu'à 25 % des réserves non découvertes en hydrocarbures de la planète. La fonte de la glace arctique intensifie la rivalité.
La Russie avait été la première à présenter ses revendications en 2002, mais l'ONU avait jugé le dossier incomplet et l'avait renvoyé à Moscou.
Le ministère affirme que la nouvelle version contient « amplement » de données scientifiques récoltées au fil des dernières années.
La Russie s'attend à ce que la Commission des limites du plateau continental de l'ONU commence à étudier sa soumission cet automne, ajoute le ministère.
En 2007, lors d'une revendication territoriale symbolique, Moscou avait envoyé un sous-marin déposer un drapeau russe sur le fond de l'océan Arctique. Moscou a depuis entrepris d'augmenter considérablement sa présence militaire dans la région.

samedi, juillet 18, 2015

Les États-Unis et Cuba rouvrent leurs ambassades

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Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez serre la main de la sénatrice américiane Susan Collins.

RAMON SAHMKOW / AFP
MISE à JOUR 
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez serre la main de la sénatrice américiane Susan Collins.  WASHINGTON - Les États-Unis et Cuba formaliseront lundi le rétablissement de leurs relations diplomatiques avec la réouverture de leurs ambassades à Washington et La Havane, après plus d'un demi-siècle de rupture.
Pour la première fois depuis 1961, quand les relations entre les deux voisins furent rompues, le drapeau cubain flottera sur la grande villa de pierre calcaire un peu délabrée de la 16e Rue de Washington, qui abrite aujourd'hui la section d'intérêts de Cuba aux États-Unis.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, fera le déplacement pour la cérémonie, à laquelle 500 personnes devraient assister. Une plaque sera dévoilée officialisant le nouveau statut d'ambassade.
Ce sera la première visite d'un chef de la diplomatie cubaine à Washington depuis 1959. Bruno Rodriguez se rendra ensuite quelques kilomètres plus au sud dans le centre de Washington pour rencontrer son homologue américain, John Kerry, au département d'État. Là aussi le drapeau cubain sera hissé, au milieu de ceux de tous les pays où Washington dispose d'une ambassade.
À La Havane, le bâtiment qui abrite la représentation diplomatique américaine sera transformé en ambassade au même moment, mais sans cérémonie officielle, en attendant un possible déplacement de John Kerry.
Le rapprochement est le fruit de «ce nouvel esprit pragmatique qui façonne le climat» entre les deux pays, dit à l'AFP Ted Piccone, spécialiste de Cuba au centre de réflexion Brookings Institute.
Le 17 décembre, les présidents américain et cubain avaient annoncé simultanément, à la surprise générale, le rapprochement entre leurs deux nations, des annonces suivies de plusieurs mois de négociations.
La réouverture des ambassades correspond, selon Raul Castro, à la conclusion de «la première phase» de la normalisation, un processus qui bute encore sur l'embargo commercial américain contre l'île, décrété en 1962 par John F. Kennedy et que le Congrès américain, dominé par des républicains très hostiles, est le seul habilité à lever.
Le 20 juillet lancera «une nouvelle phase, longue et complexe, vers la normalisation des relations, qui nécessitera de la volonté pour trouver des solutions aux problèmes qui se sont accumulés pendant plus de cinq décennies et qui affectent les liens entre nos pays et nos peuples», a dit Raul Castro mercredi.
Les sujets de coopération bilatérale ne manquent pas: aviation civile, environnement, lutte contre le trafic de drogue, accès des entreprises américaines au marché cubain...
Des diplomates plus libres
Selon Ted Piccone, Washington veut se rapprocher du gouvernement cubain pour participer in fine au développement de la société cubaine, tandis que La Havane a besoin du «moteur économique» américain pour «actualiser son modèle socialiste sans avoir à faire de réformes politiques».
«Les deux approches ont des points communs, mais aussi des grandes différences, et la confiance sera essentielle pour aller de l'avant», dit l'expert.
La fin du statu quo diplomatique, si elle ne lèvera pas toutes les restrictions pour l'ambassade américaine à La Havane, est en soi une amélioration, a expliqué Roberta Jacobson, sous-secrétaire d'État à l'Amérique latine.
La présence policière sera réduite autour de l'énorme bâtiment, construit en 1953 sur le célèbre front de mer de Malecon, les visiteurs ne seront plus filtrés par les Cubains, et l'inviolabilité de la valise diplomatique devra être respectée, a-t-elle dit.
Alors qu'il y a dix mois, une telle liberté était impensable, désormais les diplomates américains seront libres de leurs mouvements et pourront rencontrer qui ils veulent dans la société cubaine, sans autorisation du gouvernement. Même chose pour les Cubains aux États-Unis.
Le rapprochement diplomatique dopera la confiance envers les entreprises américaines, qui n'auront plus l'impression d'être en «terre inconnue», sans protection légale, dit à l'AFP Pedro Freyre, conseiller juridique d'entreprises américaines à Cuba.
Déjà, les restrictions sur les voyages ont été assouplies, bien que les touristes américains ne soient toujours pas libres de se rendre individuellement à Cuba.
La compagnie aérienne JetBlue commencera cet été un vol charter hebdomadaire entre New York et La Havane, Airbnb a ajouté Cuba à son catalogue, et les États-Unis ont commencé à accorder des licences pour le transport de passagers par ferry vers Cuba. Les premiers bateaux pourraient partir en septembre ou octobre de Floride, à 150 km de l'île.

lundi, juin 22, 2015

Trudeau veut un réchauffement des relations du Canada avec ses partenaires nord-américains

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

La Presse Canadienne
Le chef du Parti libéral du Canada, à Ottawa, le 22 juin
Le chef du Parti libéral du Canada, à Ottawa, le 22 juin

L'amélioration des relations entre le Canada et les États-Unis passe notamment par un réchauffement des liens diplomatiques entre le Canada et le Mexique, estime Justin Trudeau.
Il s'agit de l'une des pistes de solution mises de l'avant par le chef libéral afin de réparer des liens diplomatiques canado-américains qui, selon lui, n'ont cessé de se détériorer sous la gouverne du premier ministre Stephen Harper.
Car au fil des dernières années, le chef conservateur a intoxiqué la relation cruciale entre Ottawa et Washington en raison de son approche hyper partisane, comme en témoignent les accrocs dans le dossier de l'oléoduc Keystone XL, a soutenu M. Trudeau dans un discours livré à Ottawa, lundi.
Si le Parti libéral du Canada (PLC) est porté au pouvoir aux élections prévues le 19 octobre prochain, son chef promet de donner un coup de barre pour opérer un « vrai changement » de nature diplomatique avec les États-Unis.
Le Mexique est l'une des clés de voûte pour y parvenir, car ce pays constitue désormais une préoccupation stratégique « équivalente », voire « plus importante » que le Canada aux yeux de Washington, selon Justin Trudeau.
Il s'engage donc à travailler « immédiatement » à lever les exigences sur les visas pour les ressortissants mexicains qui visitent le Canada - une mesure adoptée sous le gouvernement Harper - et à organiser un nouveau sommet trilatéral avec les États-Unis et le Mexique.
Évidemment, la relation privilégiée entre Ottawa et Washington déborde de la question mexicaine. Et pour l'entretenir, il faut s'assurer de véritablement comprendre la nature profonde des intérêts américains, qui définissent ce lien, selon M. Trudeau.
C'est pourquoi il s'engage à créer un comité au sein de son cabinet pour suivre l'évolution de cette relation, spécifiant qu'il souhaiterait que l'ambassadeur du Canada à Washington assiste à ses rencontres sur une base régulière.
Par ailleurs, le chef libéral, qui soutient le projet d'oléoduc Keystone XL à condition que de robustes mesures de contrôle environnemental soient mises en place, croit aussi qu'il faut négocier avec Washington un accord sur les énergies propres et l'environnement.

jeudi, avril 23, 2015

La famille de Michael Brown poursuit la Ville de Ferguson

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Reuters
Michael Brown, 18ans, a été tué à Ferguson le 9 août 2014.
Michael Brown, 18ans, a été tué à Ferguson le 9 août 2014.
La famille de Michael Brown - ce jeune homme de 18 ans abattu par un policier blanc l'été dernier à Ferguson, aux États-Unis - intente une poursuite civile contre la ville du Missouri.
Les avocats de la famille, Benjamin Crump et Daryl Parks, déposeront la poursuite au cours de la journée. Les avocats ont refusé de dévoiler le montant des dommages qui seront réclamés, mais ils ont précisé qu'ils rencontreront la presse après le dépôt des documents.
La famille a déclaré, par voie de communiqué, qu'elle intentait « un procès au civil contre la ville de Ferguson pour la mort injuste de Michael Brown ».
L'annonce de la poursuite survient au lendemain de la décision du Département de la Justice qui a statué que le policier qui a tué Michael Brown, Darren Wilson, n'avait commis aucune violation des droits civiques du suspect.
Le rapport du Département de la Justice révèle toutefois que les policiers de Ferguson ont des préjugés à l'endroit des Afro-Américains. Le chef de police de Ferguson, Thomas Jackson, a démissionné le mois dernier dans les jours qui ont suivi la publication du rapport.
Un grand jury avait écarté le dépôt de toute accusation criminelle contre le policier Wilson qui a quitté le corps de police depuis.
Michael Brown a été abattu le 9 août 2014 par le policier Darren Wilson au cours de son arrestation parce qu'il était soupçonné d'avoir volé une boîte de cigarillos.
La mort de M. Brown a entraîné une vague de manifestations contre la violence policière, particulièrement à l'endroit des minorités.

mercredi, avril 22, 2015

Avant les États-Unis, le pape François fera escale à Cuba

http://www.lepoint.fr/monde/

Le Point - Publié le 

Le souverain pontife, qui a joué un rôle important dans le rétablissement des relations entre Cuba et les États-Unis, se rendra sur l'île en septembre.

Le pape François lors de son discours devant les députés au Parlement européen (photo d'illustration).
Le pape François lors de son discours devant les députés au Parlement européen
(photo d'illustration).
 © Pol Emile / Sipa

Le pape fera étape à Cuba, à l'invitation des autorités et des évêques, avant de se rendre aux États-Unis en septembre prochain, a confirmé mercredi le Vatican. Il s'agit du premier déplacement dans ce pays du pape François, qui a joué un rôle important dans le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis. Le Vatican avait fait état d'une médiation personnelle du souverain pontife. 
"Je peux confirmer que le Saint-Père, ayant reçu et accepté l'invitation des autorités et des évêques de Cuba, a décidé d'accomplir une étape dans l'île avant d'arriver aux États-Unis pour le voyage qui a déjà été annoncé" du 22 au 27 septembre, a annoncé le porte-parole du Saint-Siège, le père jésuite Federico Lombardi, dans un communiqué.
Le 17 avril, cette visite du premier pape latino-américain de l'histoire avait été envisagée par le Vatican comme une "hypothèse" très solide, mais n'avait pas été confirmée.

Normalisation des relations

Benoît XVI s'était rendu à La Havane en 2012 et son prédécesseur, Jean-Paul II, en 1998.
Depuis longtemps, la diplomatie vaticane, avec le soutien actif des évêques cubains, travaille à la normalisation des relations avec les États-Unis et aussi à la démocratisation du régime.
Le pape argentin avait envoyé une lettre aux présidents cubain Raúl Castro et américain Barack Obama, et le Vatican avait reçu des délégations des deux pays en octobre.