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jeudi, mars 08, 2018

Donald Trump accepte une rencontre historique avec Kim Jong Un

AFP

Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité lors d'une brève allocution devant la «West Wing» de la Maison-Blanche.

AFP 
MISE à JOUR 
WASHINGTON | L’annonce est aussi inattendue que spectaculaire: le président américain Donald Trump a accepté jeudi de rencontrer prochainement le leader nord-coréen Kim Jong Un, avec lequel il s’était engagé dans une agressive joute verbale depuis son arrivée au pouvoir.
Le lieu et la date d’une telle rencontre entre le 45e président des États-Unis et le dirigeant de l’unique dynastie communiste qu’est la Corée du Nord, n’ont pas été précisés.
Ce rebondissement, impensable il y a quelques semaines, intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.
Dans une brève allocution devant la West Wing de la Maison-Blanche, à la nuit tombée, Chung Eui -yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, a annoncé que M. Trump avait accepté l’invitation pour ce sommet historique.

Le leader nord-coréen « a fait part de son désir de rencontrer le président Trump le plus vite possible », a-t-il dit. « Le président Trump a apprécié le compte-rendu et a dit qu’il rencontrerait Kim Jong Un d’ici fin mai pour parvenir à la dénucléarisation permanente », a-t-il ajouté.
La Maison-Blanche a confirmé que le président américain, 71 ans, avait accepté la proposition de l’énigmatique dirigeant trentenaire.

D’un tweet, Donald Trump, a salué de « grands progrès » sur le dossier nord-coréen, insistant sur le fait que l’homme fort de Pyongyang avait parlé de « dénucléarisation », pas seulement d’un « gel » des activités nucléaires. « Les sanctions doivent rester en place jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé », a-t-il ajouté.
Un responsable américain a précisé qu’aucune lettre du dirigeant nord-coréen n’avait été transmise au locataire de la Maison-Blanche, mais que son invitation avait été transmise « oralement ».
M. Chung a par ailleurs précisé que Kim Jong Un s’était engagé à œuvrer à la « dénucléarisation » de la péninsule coréenne et a promis de s’abstenir « de tout nouveau test nucléaire ou de missile » pendant d’éventuelles négociations.
Maintien des sanctions
Fils cadet de l’ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong Il, Kim Jong Un avait été désigné pour succéder à son père dès l’annonce de la mort de ce dernier, en décembre 2011.
Cette annonce intervient à l’issue de la remarquable détente qui s’est amorcée sur la péninsule depuis le début de l’année à la faveur des jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Après s’être longuement entretenu lundi avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, M. Chung avait assuré que ce dernier était désormais prêt à bouger sur le dossier longtemps tabou de l’arsenal nucléaire de Pyongyang. Il avait ajouté le nord était prêt à un « dialogue franc » avec les États-Unis pour évoquer la dénucléarisation.
Nord et Sud ont décidé selon Séoul de la tenue fin avril d’un troisième sommet intercoréen, après ceux de 2000 et 2007. Le sommet aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud.
« Dictature brutale » 
Le président américain Donald Trump avait salué mardi ces signes d’ouverture de la Corée du Nord tout en appelant à la prudence et en réaffirmant que toutes les options étaient sur la table.
« Ce serait bien pour le monde, bien pour la Corée du Nord, bien pour la péninsule, mais nous verrons ce qui va se passer », avait-il lancé.
D’autres responsables de son administration avaient néanmoins conseillé la prudence, certains se montrant même sceptiques que ce soudain apaisement diplomatique après des mois de guerre des mots entre Washington et Pyongyang, sur fond de progrès nord-coréens dans les domaines nucléaire et balistique.
La Corée du Nord affirme désormais que ses missiles sont en mesure d’atteindre le territoire américain.
Visé par une série de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies mais aussi américaines, le régime nord-coréen avait jusqu’ici toujours affirmé que le développement de son programme nucléaire n’était tout simplement pas négociable.
Il y a moins de trois semaines, M. Trump avait annoncé de nouvelles sanctions visant à isoler encore plus la Corée du Nord, quelques heures après l’arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques.
« Nous devons rester unis pour empêcher cette dictature brutale de menacer le monde de dévastation nucléaire », avait-il alors lancé.

LE PREMIER MINISTRE JAPONAIS SHINZO ABE SALUE LA PERSPECTIVE DE NÉGOCIATIONS 

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a salué vendredi l’annonce de la tenue d’ici mai d’un sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.
« J’apprécie hautement ce changement de la part de la Corée du Nord et le fait qu’elle va commencer des discussions fondées sur le principe d’une dénucléarisation », a dit M. Abe dans une déclaration télévisée, ajoutant qu’il comptait se rendre aux États-Unis pour rencontrer M. Trump « dès avril ».

La France et le Québec veulent créer un indice de l’égalité hommes-femmes

PHOTO AFP

Les premiers ministres Philippe Couillard et Édouard Philippe ont profité de la Journée internationale des droits des femmes pour annoncer la création d’un autre indice de l’égalité hommes-femmes.


Charles Lecavalier
PARIS | Les premiers ministres Philippe Couillard et Édouard Philippe ont profité de la Journée internationale des droits des femmes pour annoncer la création d’un autre indice sur l’égalité homme femme.
« Nous allons travailler avec le Québec à la création d’un indice de l’égalité afin de permettre de créer un outil de mesure, d’aide à la décision et de comparaison à la fois national et international en matière d’égalité entre les femmes et les hommes », a lancé le premier ministre français Édouard Philippe jeudi lors d’un point de presse dans le cadre des Rencontres alternées entre le Québec et la France.
Pas nouveau
Pourtant, d’autres indices existent déjà. L’indice Institutions sociales et égalité homme femme (ISE) de l’OCDE mesure, à l’échelle internationale, les discriminations à l’encontre des femmes dans les institutions sociales. Le Forum économique mondial a lui aussi créé un indice basé sur 14 indicateurs pour comparer la situation des femmes, comme le niveau d’instruction, la participation à la vie politique et l’écart de salaire, par exemple.
Pour justifier l’annonce, Philippe Couillard a pourtant qualifié les indices existants « d’ébauches » qui ne soulèvent pas de « sentiment d’adhésion ». Il croit qu’un indice appuyé par la France et le Québec pourrait s’imposer sur la scène internationale.
Une mission pauvre en femmes
Par ailleurs, la délégation économique du Québec en France ne comporte que très peu de femmes. Du côté de l’aéronautique, seules deux femmes étaient présentes contre 26 hommes. Pour les technologies de l’information, il n’y avait que trois femmes pour 18 hommes.
« Ça dépend des industries qui sont représentées. Ce que ça nous dit, c’est que dans l’industrie aéronautique, il y a encore une sous-représentation relative des femmes. C’est pour ça qu’on veut améliorer l’accès des jeunes filles à l’enseignement des sciences et technologies », a déclaré M. Couillard.

dimanche, mars 26, 2017

Maltraitance en CHSLD: Québec envisage la dénonciation obligatoire

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 25 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 08h52
Photo Erick Labbe, Le Soleil-CLSC Beauceville-253 route 108...
Photo Erick Labbe, Le Soleil-CLSC Beauceville-253 route 108 Beauceville Quebec-23/03/2017-le 23 Mars 2017-ACTUALITES-30-
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après avoir écarté l'idée depuis des mois, Québec songe à obliger les employés des CHSLD à dénoncer les actes de maltraitance dont ils sont témoin. L'histoire de la préposée aux bénéficiaires qui aurait maltraité 11 aînés du CHSLD de Beauceville alimente sa réflexion.
La ministre responsable des Aînés et de la... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC) - image 1.0
La ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
Comme La Presse l'a révélé vendredi, cette employée a été dénoncée par deux collègues de travail à la fin de février. La direction du CHSLD a alors déclenché une enquête interne. D'autres employés ont corroboré les allégations de maltraitance. Début mars, la préposée a été poussée à la retraite. Le dossier a été transmis à la Sûreté du Québec. Une histoire « troublante » et « triste », selon le gouvernement et l'opposition.
« Quand j'ai lu l'article, j'ai eu une réflexion et j'ai appelé ma gang pour lui dire : "Vous voyez, la dénonciation, ça fonctionne." Maintenant, il faut l'inciter encore plus et il faut renforcer, comme on veut le faire avec le projet de loi 115, tous les outils qu'on a », a affirmé la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, en entrevue à La Presse.
Déposé l'automne dernier, ce projet de loi vise à « lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité ». Québec veut faciliter la dénonciation.
Or, il ne va pas jusqu'à obliger tout employé du réseau de la santé et des services sociaux à dénoncer les actes de maltraitance. Cette mesure était pourtant comprise dans un projet de loi déposé par l'ex-députée Marguerite Blais lorsque les libéraux étaient dans l'opposition, en 2013.
En campagne électorale, Philippe Couillard s'était engagé à « reprendre » le contenu de cette pièce législative et donc à adopter le signalement obligatoire. Il promettait également d'imposer « des amendes pour toute personne qui entraverait la lutte contre la maltraitance », ce qu'on ne retrouve pas davantage dans le projet de loi 115.
Les choses sont toutefois en train de changer. « En CHSLD, est-ce qu'on ne se devrait pas de poser une obligation ? C'est une très bonne réflexion. Je suis en train de regarder toutes les possibilités qui s'offrent à moi. J'ai beaucoup d'ouverture », a indiqué Francine Charbonneau. Elle étudie ainsi « avec beaucoup d'attention » l'option de la dénonciation obligatoire. Mais pas pour tous les cas de figure. « Mon voisin de 63 ans, il habite seul, il a toute sa tête, il est très autonome, il fait du bénévolat, il est impliqué dans sa communauté, je ne suis pas sûre que je vais imposer dans son environnement la même obligation. Je veux trouver un espace sans enlever la volonté et l'autonomie des aînés au Québec », a expliqué la ministre. Pour les aînés qui ne sont pas en CHSLD, « on peut mettre d'autres outils pour que tout le monde se responsabilise ».
Le gouvernement a suspendu l'étude détaillée du projet de loi 115 en commission parlementaire. Francine Charbonneau entend « revenir bientôt avec des amendements » à sa pièce législative.
L'opposition piaffe d'impatience. « Il y a urgence d'avancer avec le projet de loi 115 », a soutenu le député François Paradis, porte-parole de la Coalition avenir Québec pour les aînés. « Dénonçons obligatoirement les actes de maltraitance pour faire en sorte qu'on n'ait pas à vivre encore une fois une histoire comme celle qu'on nous rapporte. » Avec Marguerite Blais, il a coécrit une lettre publiée dans La Presse le 20 mars pour faire pression sur le gouvernement.
Le Parti québécois réclame lui aussi la dénonciation obligatoire, après avoir été hésitant sur cet enjeu. Les consultations en commission parlementaire l'ont persuadé du bien-fondé de cette mesure. « Le cas de Beauceville me convainc encore plus qu'il faut trouver une façon de rendre le signalement obligatoire », a affirmé le député Harold LeBel, porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés.
Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, « le projet de loi ne va pas assez loin et manque de dents. Il est plus que temps que les dénonciations soient obligatoires ». Plusieurs groupes de défense des droits des aînés demandent également au gouvernement d'adopter cette mesure.

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lundi, mars 06, 2017

Présidentielle en France: Juppé renonce à remplacer Fillon

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 06 mars 2017 à 06h45 | Mis à jour à 06h45
Alain Juppé et François Fillon en novembre 2016.... (REUTERS)
Alain Juppé et François Fillon en novembre 2016.
REUTERS
THIBAULD MALTERREDAPHNÉ BENOIT
Agence France-Presse
Paris
L'ancien Premier ministre Alain Juppé a renoncé lundi à servir de recours à une droite française en crise et ne remplacera pas dans la course présidentielle François Fillon, déterminé à maintenir sa candidature malgré les soupçons d'emplois fictifs qui gangrènent sa campagne.
«Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République», a déclaré à la presse le rival malheureux de François Fillon à la primaire de droite, en expliquant d'un air grave qu'il n'incarnait pas le «renouvellement».
Pressé par une partie de son camp de suppléer François Fillon, en chute libre dans les sondages, Alain Juppé a souligné que «jamais sous la cinquième République, une élection présidentielle ne s'était présentée de façon aussi confuse», avec une gauche «déboussolée», une extrême droite qui «en rajoute dans le fanatisme anti-européen» et la popularité croissante du centriste Emmanuel Macron, malgré son «immaturité politique» et la «faiblesse» de son projet.
«Quel gâchis. François Fillon avait un boulevard devant lui», a-t-il lâché.
«Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse», a déploré cet homme politique de 71 ans qui jouit d'une bonne cote de popularité.
Le candidat désigné de la droite était initialement donné favori pour succéder en mai au socialiste François Hollande à l'Elysée mais le scandale déclenché par les salaires perçus par son épouse Penelope et deux de ses enfants avec des contrats d'assistants parlementaires a précipité sa chute dans les sondages.
Réunion de crise
Invité dimanche soir sur un plateau de télévision, François Fillon, 63 ans, a de nouveau exclu de jeter l'éponge malgré la multiplication des défections dans son propre camp, affirmant que «personne ne peut aujourd'hui l'empêcher d'être candidat».
Convoqué par les juges le 15 mars sans doute pour se voir signifier son inculpation, le candidat de la droite a réuni dimanche des dizaines de milliers de partisans à Paris près de la Tour Eiffel - 200 000 selon son entourage, 50 000 selon la police.
Alain Juppé a estimé lundi que le rassemblement des électeurs était «devenu plus difficile encore» du fait qu'une partie du centre a claqué la porte du parti et que le noyau dur des sympathisants du parti «s'est radicalisé».
Lundi, le feuilleton doit se poursuivre à 17h00 GMT (midi à Montréal) avec la réunion d'un Comité politique du parti de droite destiné à «évaluer la situation» alors que plus de 300 élus de la droite ont abandonné François Fillon, dont son directeur de cabinet et son porte-parole.
Dans la matinée, l'ancien président Nicolas Sarkozy avait proposé une rencontre avec François Fillon, son ancien Premier ministre, et Alain Juppé «pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer». «C'est mort pour Fillon», aurait-il confié à des membres du parti dimanche.
La «menace» Le Pen «existe»
La droite redoute de plus en plus sérieusement une nouvelle défaite, cinq ans après l'échec du président sortant Nicolas Sarkozy face au socialiste François Hollande. Les enquêtes d'opinion donnent désormais leur candidat éliminé dès le premier tour, le 23 avril, derrière la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande repositionné au centre.
Le président Hollande est sorti de sa réserve pour avertir que la «menace» d'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle «existe», dans une interview publiée lundi par six journaux européens dont Le Monde.
«Si d'aventure la candidate du Front national (FN) l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne», a-t-il prévenu.
Le vice-président du FN, Florian Philippot, a enfoncé le clou lundi en estimant que «beaucoup d'électeurs» indécis ou penchant pour François Fillon «voteront Marine Le Pen parce que ce sera le vote utile (...) et le vote qui correspond à leurs convictions».

dimanche, mars 05, 2017

Écoutes contre Trump: la commission du renseignement enquêtera

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 05 mars 2017 à 09h08 | Mis à jour à 18h00
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si... (ARCHIVES AP)
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», a lancé Donald Trump sans toutefois apporter de preuves.
ARCHIVES AP
ANDREW BEATTY
Agence France-Presse
WEST PALM BEACH
Des parlementaires américains vont se pencher sur les accusations d'espionnage que le président Donald Trump a lancé contre son prédécesseur Barack Obama, et sur lesquelles la Maison-Blanche a insisté dimanche, toujours sans preuves.
M. Trump a demandé dimanche au Congrès d'enquêter sur d'éventuelles écoutes de ses téléphones qui auraient été ordonnées avant l'élection du 8 novembre.
Quelques heures plus tard, le républicain Devin Nunes a assuré que la commission du renseignement qu'il préside à la Chambre des représentants chercherait «à savoir si le gouvernement (avait) mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique».
Donald Trump, qui passe le week-end en Floride, avait lancé la veille ces allégations dans des tweets matinaux. Elles ont été catégoriquement démenties par le porte-parole de l'ancien président et elles ont suscité beaucoup de scepticisme dans la classe politique américaine.
Rapports «inquiétants»
«Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants», a insisté dimanche Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, dans un communiqué.
«Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016», a-t-il ajouté.
Les mots sont pesés, la formulation très prudente contrairement aux tweets de la veille.
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», avait lancé Donald Trump, qualifiant son prédécesseur de «personne malfaisante (ou malade)».
Non étayées
Donald Trump a ainsi fait référence au scandale le plus retentissant de l'histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon a été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.
Cette salve de tweets accusateurs semble avoir été déclenchée par des affirmations non étayées du site d'informations d'extrême droite Breitbart, dont l'ex-patron est Steve Bannon, conseiller en stratégie du président.
Le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a répliqué en assurant samedi que l'accusation était «tout simplement fausse».
James Clapper, chef du renseignement américain (DNI) sous Obama, a affirmé qu'«aucune opération d'écoute (n'avait) été mise en oeuvre» par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.
Et selon le New York Times le directeur du FBI James Comey considère que ces accusations sont dénuées de fondement et a demandé au département de la Justice de les rejeter publiquement.
Affaires russes 
En demandant au Congrès, le Parlement américain, d'élargir ses enquêtes, Donald Trump a lui-même fait le lien avec les affaires russes dans lesquelles il est englué depuis le début de son mandat.
Au moins trois commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont lancé des investigations sur les ingérences de la Russie pendant la campagne électorale, dont le but aurait été de favoriser la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton.
L'administration Obama avait accusé les Russes d'être à l'origine du piratage des emails de proches d'Hillary Clinton et avait pris des sanctions contre Moscou fin décembre.
De plus, les multiples contacts entre des proches de Donald Trump et des responsables russes, pendant la campagne et dans les semaines ayant suivi la victoire du milliardaire, font peser le soupçon d'une collusion.
Le conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale Michael Flynn a dû démissionner le 13 février. Et la semaine dernière, c'est le ministre de la Justice Jeff Sessions, un autre très proche du président, qui a dû s'expliquer sur ses conversations avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.
M. Clapper a assuré que, sous son ère, «nous n'avions aucune preuve de collusion» entre l'entourage du milliardaire et la Russie. «Ca a pu être révélé ou être disponible depuis que j'ai quitté le gouvernement», a-t-il relevé.
Pour l'opposition démocrate, les accusations de Donald Trump contre Barack Obama n'ont qu'un but: détourner l'attention de ces dossiers russes qui accaparent une grande partie du débat politique depuis sa prise de fonctions.
Diversion 
«Je pense que ce n'est que de la diversion. Détourner les regards des très, très graves interférences d'une puissance étrangère dans notre démocratie», a déclaré Al Franken, un sénateur démocrate.
Les liens «politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c'est la vérité que nous voulons connaître», a martelé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants.
Ces nouvelles controverses surviennent alors que M. Trump avait reçu un accueil  favorable pour son discours «très présidentiel» mardi dernier devant le Congrès.
La semaine qui s'ouvre pourrait également être riche en controverses avec la signature par le président, probablement dès lundi, d'un nouveau décret anti-immigration qui devrait de nouveau interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

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mercredi, mars 01, 2017

L’empire américain

http://www.journaldemontreal.com/



 Comme tout le monde, j’aime le cinéma américain. Je connais ses acteurs, ses réalisateurs, ses classiques et même ses navets.
Bloc drapeau américain États-Unis USAMais à la différence de plusieurs, diman­che soir, j’avais autre chose à faire que me farcir la soirée des Oscars.
Non pas parce que je méprise ce rendez-vous, mais j’y vois, à bien des égards, une manifestation de l’impérialisme culturel américain.
Racisme
Et je suis renversé de voir à quel point nous nous laissons pénétrer mentalement par des débats qui nous sont étrangers et qui, bien souvent, ne nous concernent pas du tout.
Nous nous faisons américaniser mentalement. Nous apprenons à voir le monde avec des yeux qui ne sont pas les nôtres.
Un exemple. La société américaine est rongée depuis ses origines par la question du racisme.
De l’esclavage à la ségrégation, les Noirs américains ont été traités de la maniè­re la plus odieuse, d’autant qu’aujourd’hui encore cette discrimination histo­rique se fait ressentir.
Ces années-ci, cette question ressort aux Oscars.
On veut voir si le racisme progresse ou recule aux États-Unis. On mesure la place des Noirs dans la vie publique.
Le problème, c’est que certains décident d’importer chez nous la question du racisme, alors qu’elle n’a pas du tout façon­né l’histoire du Québec.
Noirs et blancs? Ce n’est pas ainsi que nous nous pensons comme société.
Le débat sur le racisme systémique qu’on nous impose médiatiquement est surtout un symptôme de notre américanisation.
Québec
Lorsqu’on fantasme sur les Américains au point de penser comme des Américains, on cesse de comprendre le Québec.
Qu’on me comprenne bien: j’admire le cinéma américain, qui touche souvent des thèmes universels. Mais il ne faut pas oublier que ce cinéma, justement, est... américain.
Une saine distance mentale ne nous ferait pas de mal pour éviter de nous faire digérer par un empire tout-puissant.
Nous ne sommes pas Américains et ne devons pas le devenir.

Drones: les artificiers du ciel de l'EI inquiètent l'Occident

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/

Publié le 01 mars 2017 à 06h44 | Mis à jour à 06h44
Des drones appartenant à l'EI à Mossoul, en... (Photo Khalid Mohammed, archives Assocated Press)
Des drones appartenant à l'EI à Mossoul, en Irak.
PHOTO KHALID MOHAMMED, ARCHIVES ASSOCATED PRESS
MICHEL MOUTOT
Agence France-Presse
Paris
Ils sont capables, grâce à des drones du commerce modifiés, de lâcher des bombes sur des voitures en Irak. Les artificiers du ciel du groupe Etat islamique, souvent des Occidentaux susceptibles de rentrer chez eux, donnent des cauchemars aux services antiterroristes du monde entier.
Depuis quelques mois, les services de propagande de l'EI diffusent des images, filmées par des caméras embarquées, d'obus ou de grenades lâchées avec précision par des drones sur des blindés de l'armée irakienne, des rassemblements de soldats ou des convois de 4x4.
On peut voir la munition, équipée d'ailettes ou même de plumes de volants de badminton, tomber en oscillant sur plusieurs centaines de mètres, puis exploser en touchant le sol ou un véhicule. Même s'il est évident qu'ils ne sélectionnent pour la mise en ligne sur internet que les coups au but, qui doivent être rares, l'effet est dévastateur.
«C'est évident, nous avons un problème», confie à l'AFP l'ancien chef d'un service français de renseignement, qui demande à rester anonyme. «Ces images-là font peur à tout le monde. Déjà les survols des centrales nucléaires avaient semé la panique, mais maintenant qu'ils sont capables de balancer des trucs, c'est encore pire. Des contre-mesures universelles contre ça: c'est simple, il n'y en a pas».
À la suite de survols répétés de sites sensibles en France par de petits engins en vente dans le commerce, la menace des drones a été étudiée de près. Des appareils capables notamment de brouiller le signal de guidage de l'engin, voire de le faire tomber, ont été testés. Des aigles royaux chasseurs de drones sont aussi à l'entrainement sur une base aérienne dans le sud-ouest de la France.
«Nous pouvons mettre en place des dispositifs capables d'empêcher ou de gêner des survols, mais sur des lieux donnés à des moments donnés, genre le stade de France un soir de match, visite officielle ou défilé du 14 juillet», ajoute la même source. «Mais balancer une grenade sur une foule, au hasard, on ne pourra pas l'empêcher. Les images qu'ils publient sur internet sont bien évidemment de la propagande, donc elles sont montées, trafiquées pour faire peur, mais le but est atteint».
«Mieux que du bidouillage»
La menace est prise d'autant plus au sérieux qu'en Irak les opérateurs de drones sont souvent des jihadistes venus de pays occidentaux, habitués aux commandes de jeux vidéos, dont un certain nombre ont entrepris, face à l'offensive anti-EI qui se développe, de rentrer dans leurs pays d'origine.
Dans un rapport publié le 31 janvier, le Combating Terrorism Center de l'école militaire américaine de West Point, écrit, sur la base de documents de l'EI saisis en Irak, que «l'EI a mis en place une unité de drones formelle, institutionnalisée, financée depuis 2015, sinon plus tôt. À court terme, nous devons nous attendre à ce qu'ils améliorent leur capacité de bombardement à partir de drones».
Les documents saisis montrent que les engins et leurs pièces sont achetés par l'EI le plus souvent sur internet, via des pays comme la Turquie ou la Jordanie, et que les capacités techniques des drones (rayon d'action, capacité d'emport) sont améliorées pour les rendre plus redoutables.
«C'est clairement une menace que nous envisageons», dit à l'AFP un responsable spécialiste de la question qui, étant donné la gravité du sujet, demande à ne pas être identifié. «Même si militairement, en raison des charges très limitées que ce genre d'engin peut pour l'instant emporter, ce n'est pas significatif, il est certain que la première attaque de ce genre en France marquerait les esprits».
«Nous étudions de nombreux dispositifs pour empêcher que cela ne se produise, mais protéger intégralement le territoire national contre cette menace est tout simplement impossible», ajoute ce responsable.
«Pour l'instant, en Irak c'est un peu mieux que du bidouillage, mais ils vont évoluer. En l'état actuel, ils ne sont pas en capacité d'emporter des charges sales, chimiques ou biologiques, ce qui est rassurant. Mais pour le reste, la question n'est pas de savoir si ça va se réaliser, mais plutôt quand».

Les candidats conservateurs débattent à Edmonton, sans Kevin O'Leary

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 28 février 2017 à 20h59 | Mis à jour le 28 février 2017 à 20h59
Kevin O'Leary, un homme d'affaires et vedette de téléréalité,... (PHOTO Paul Chiasson, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Kevin O'Leary, un homme d'affaires et vedette de téléréalité, a choisi de ne pas participer au débat bilingue, critiquant le format de l'événement.
PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
EDMONTON
Treize des quatorze candidats à la chefferie du Parti conservateur ont participé à un débat bilingue à Edmonton, mardi soir, alors que leur adversaire, Kevin O'Leary, avait organisé son propre rassemblement partisan à quelques rues de là.
L'homme d'affaires et vedette de téléréalité a choisi de ne pas participer au débat bilingue, critiquant le format de l'événement.
Dans leur discours d'ouverture, les 13 candidats ont souligné l'importance d'aider les familles, de protéger les valeurs des Canadiens et de soutenir la filière pétrolière de l'Alberta qui a été durement éprouvée par la chute des prix du pétrole.
Chaque candidat a tenté de se démarquer de ses rivaux.
L'ex-ministre Lisa Raitt a plaidé qu'elle comprenait les défis auxquels font face tous les Canadiens, tandis que la députée et ex-ministre Kellie Leitch a une fois de plus parlé de sa proposition de filtrer les immigrants selon les soi-disant valeurs canadiennes.
L'homme d'affaires de Vancouver Rick Peterson a montré son appartenance à sa province d'origine en arrivant sur scène avec un chandail des Oilers d'Edmonton, l'une des équipes de hockey de l'Alberta.

mardi, février 28, 2017

Juristes: la loi spéciale est adoptée

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/

Publié le 28 février 2017 à 10h43 | Mis à jour à 14h58
La loi spéciale a été adoptée à 52... (Photo Jacques Boissinot, PC)
La loi spéciale a été adoptée à 52 voix contre 38, les trois partis d'opposition ayant voté contre.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après une grève de quatre mois, les 1100 juristes de l'État rentreront au travail de force mercredi. La loi spéciale du gouvernement Couillard a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale.
La majorité parlementaire libérale a permis de faire passer la loi (52 voix contre 38). Les députés de l'opposition ont voté contre.
La loi spéciale prévoit une nouvelle ronde de négociations et le recours éventuel à un médiateur. Les parties ont maintenant un maximum de 105 jours pour s'entendre.
En cas d'échec des pourparlers, les avocats et les notaires se verront imposer des hausses salariales inférieures à la dernière offre du gouvernement et à celles accordées au reste de la fonction publique: 6,75% en cinq ans au lieu de 9,15%.
Le syndicat Les avocats et notaires du gouvernement du Québec (LANEQ) entend contester cette «odieuse» loi spéciale devant les tribunaux.
Le gouvernement espère néanmoins une reprise du travail sans accrochage. «Je ne sais pas s'ils sont vraiment en colère, mais je peux comprendre qu'ils sont en désaccord avec les opinions exprimées, a affirmé le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau. Je veux simplement leur dire que ces opinions ont été exprimées de façon respectueuse et que je souhaite que leur entrée au travail se fasse de la façon la plus harmonieuse.»
Il se dit prêt à créer un groupe de travail visant à étudier la principale revendication de LANEQ, un changement au régime de négociation des juristes, même s'il est en désaccord avec la position syndicale. Les juristes réclament la création d'un comité indépendant visant à déterminer leurs conditions de travail, comme c'est le cas pour les procureurs de la Couronne. Le gouvernement considère qu'il y a une «différence fondamentale» entre le statut professionnel de des procureurs et celui des avocats du gouvernement.
L'opposition a condamné le recours à la loi spéciale et a salué la bataille menée par les juristes. «Je vous implore de rentrer au travail la tête haute», a lancé la députée péquiste Nicole Léger à l'intention des avocats et des notaires qui se trouvaient dans les tribunes du Salon bleu quelques minutes avant le vote. «Je sais que le lien de confiance est ébranlé, brisé même, mais nous avons confiance dans votre sens de l'État.»
En conférence de presse, elle a déclaré qu'un gouvernement péquiste accorderait aux juristes un comité indépendant sur leur rémunération, comme celui qui existe pour les procureurs de la Couronne. La Coalition avenir Québec a pris le même engagement.
Le gouvernement a tout fait pour «décrédibiliser» les juristes, alors «quel va être le climat de travail» mercredi? s'est demandé l'élu caquiste Simon Jolin-Barrette, laissant entendre que ce climat pourrait être hostile.
Les débats sur la loi se sont déroulés sous le bâillon, c'est-à-dire en vertu d'une procédure exceptionnelle qui écourte leur durée normale à l'Assemblée nationale. La loi spéciale a été déposée vers 18h lundi pour être adoptée à 14h mardi.
Il s'agit du cinquième bâillon du gouvernement Couillard, mais du premier en ce qui concerne des conditions de travail. Les quatre autres touchaient des projets de loi: sur le discours budgétaire de 2015, la réorganisation du réseau de la santé, Uber et les hydrocarbures.
La grève des juristes est la plus longue à être survenue dans le secteur public de l'histoire du Canada.

Des manifestants accueillent les fils de Trump à Vancouver

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Publié le 28 février 2017 à 14h30 | Mis à jour à 14h30
Des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer l'ouverture... (Photo David Ryder, Reuters)
Des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer l'ouverture officielle de la tour Trump à Vancouver, mardi.
PHOTO DAVID RYDER, REUTERS
GEORDON OMAND
La Presse Canadienne
Vancouver
Des dizaines de policiers et de gardes de sécurité entouraient la tour Trump à Vancouver, mardi, alors que des manifestants étaient rassemblés pour dénoncer l'ouverture officielle de l'édifice à laquelle assistent deux des fils du président américain.
Cet endroit est devenu le théâtre de nombreuses manifestations contre Donald Trump.
Le complexe hôtelier et de condos - d'une valeur de 360 millions $ - a connu un lancement qui a fait beaucoup moins de bruit le mois dernier. Mardi, toutefois, Donald Trump Jr. et Eric Trump étaient présents pour la grande ouverture de cet immeuble de 69 étages conçu par le regretté architecte canadien Arthur Erickson.
Le Trump International Hotel and Tower a été construit par le président et directeur général du groupe Holborn, Joo Kim Tiah, qui est le fils d'un des hommes les plus riches de Malaisie.
La Trump Organization ne possède pas la tour Trump de Vancouver, mais détient un brevet sur la marque de commerce et le marketing qui y est associé. C'est l'organisation Trump Hotel Collection qui gère l'hôtel de 147 chambres.
L'un des manifestants présents mardi en face de l'imposant complexe immobilier, George de Young, ne mâchait pas ses mots pour critiquer Donald Trump.
«Trump est très effrayant», a dit l'homme en secouant la tête. «Je n'aime pas toute marque d'acceptation de ce que Trump représente.»
Un autre manifestant, Henry Ho, arborait une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Dump Trump» («Jetons Trump») et «Est-ce déjà 2020?».
«Nous n'allons pas simplement rester silencieux et laisser les choses se produire de la façon qu'elles le font», a dit l'homme de 27 ans, qui s'est décrit comme un partisan de la candidate démocrate défaite à la récente élection présidentielle, Hillary Clinton.
Une pétition qui presse le groupe Holborn de laisser tomber l'appellation «Trump» pour la tour a recueilli 56 000 signatures. Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est de ceux qui réclament l'abandon du nom du président américain.