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dimanche, février 28, 2016

Énergie est: PKP incapable de dire que l'opposition du PQ est définitive

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 28 février 2016 à 10h46. Modifié par Valérie Beaudoin à 11h13.
Énergie est: PKP incapable de dire que l'opposition du PQ est définitive
PC - Jacques Boissinot
TROIS-RIVIÈRES - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a été incapable, dimanche, d'assurer que l'opposition du Parti québécois au projet d'oléoduc Énergie Est est définitive.
M. Péladeau a constaté que la population et plusieurs municipalités de la région de Montréal sont contre le projet de l'entreprise TransCanada, qui doit transporter du pétrole de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick.

Avant de participer à la dernière journée d'un conseil national, M. Péladeau a rappelé aux journalistes que les militants péquistes ont adopté une résolution pour s'opposer au projet, en novembre dernier.

L'adoption d'une deuxième résolution sur Énergie Est, qui n'a pas été rendue publique, est également à l'ordre du jour des débats ce dimanche à Trois-Rivières.

Lors d'un deuxième point de presse où il revenait clarifier sa position, M. Péladeau a toutefois laissé la porte ouverte à d'autres changements.

Selon le chef péquiste, l'opposition des péquistes au projet de TransCanada n'est pas définitive.

«Pour l'instant, je réitère que le Parti québécois s'est opposé au projet, a-t-il dit. Maintenant, est-ce qu'il va s'opposer à jamais, je ne peux pas vous donner la réponse définitive. C'est au parti et au militants de décider.»

Dans un discours prononcé samedi, M. Péladeau avait affirmé son opposition au projet parce qu'il ne reçoit pas l'appui de la population et qu'il n'est pas soumis aux lois québécoises.

Dimanche, le chef péquiste a répété le même message, durant deux échanges consécutifs avec les journalistes.

«On sait que ça va passer sous le fleuve Saint-Laurent, des dizaines et des dizaines de cours d'eau alors ce n'est pas pour rien que la population est opposée et particulièrement ceux qui détiennent l'autorité municipale, parce que c'est un projet qui ne souhaite pas être assujetti aux lois du Québec», a-t-il dit.

mercredi, février 03, 2016

La Caisse de dépôt doit bloquer la vente de Rona, tonne Péladeau

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Le chef du PQ Pierre Karl Péladeau
Le chef du PQ Pierre Karl Péladeau  Photo :  PC/Paul Chiasson

La Caisse de dépôt et placement du Québec approuvera la vente de Rona à la firme américaine Lowe's, malgré l'avis contraire exprimé par le chef du Parti québécois. « Dans l'ensemble, la Caisse estime que la transaction mènera au maintien ou à la croissance de l'activité économique générée par les bannières de Rona au Québec », écrit-elle dans un communiqué.
La Caisse, actionnaire minoritaire de Rona, dit avoir pris sa décision après avoir considéré « la recommandation unanime du conseil d'administration de Rona en faveur de cette offre, la prime de 105 % par rapport à la valeur moyenne de l'action à la Bourse de Toronto dans les 30 derniers jours (11,68$), les responsabilités de la Caisse envers ses déposants et les engagements pris par Lowe's quant à sa présence au Québec et au Canada ».
Dans une série de messages publiés un peu plus tôt sur Twitter, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a affirmé que la Caisse de dépôt et placement « peut et doit bloquer » cette transaction de 3,2 milliards de dollars annoncée par les conseils d'administration des deux entreprises mercredi matin. 
Rona : La Caisse détient 17%, elle peut et doit bloquer transaction: + de Provigo, Alcan, Astral au Québec. Gardons nos entreprises.
« Le Québec de Couillard : vendre nos entreprises à l'étranger! Un autre siège social perdu après Alcan et Provigo » a-t-il réagi dans un premier temps sur les réseaux sociaux.
Le chef de l'opposition officielle estime que cette transaction constitue une « première épreuve » pour la nouvelle ministre de l'Économie du Québec, Dominique Anglade.
« Laissera-t-elle perdre un autre siège social » établi au Québec, écrit-il. « Résistera-t-elle à son PM ? »
M. Péladeau tombe aussi à bras raccourci sur le premier ministre Philippe Couillard qui, dit-il, « s'écrase encore » dans ce dossier.
Il rappelle au passage que l'ex-premier ministre Jean Charest et son ministre des Finances Raymond Bachand avaient « défendu » Rona lorsque Lowe's avait lancé une offre d'achat à son endroit en 2012.
À l'époque, Lowe's avait toutefois présenté une offre d'achat non sollicitée. Le scénario est cependant différent cette fois-ci : la transaction a été approuvée par les conseils d'administration des deux entreprises.
Les administrateurs de Rona recommanderont d'ailleurs aux actionnaires de l'approuver lors d'une assemblée extraordinaire à ce sujet qui doit avoir lieu au cours des prochaines semaines.
Dans leur communiqué conjoint, les deux entreprises affirment que le siège social de Rona, à Boucherville, deviendra le siège social des activités canadiennes de Lowe's, que les mutliples bannières de Rona seront maintenues et que la « vaste majorité » des employés conserveront leur emploi. « Les hauts dirigeants clé de la solide équipe de direction de Rona » seront aussi maintenus en poste. Lowe's et Rona indiquent aussi qu'elles vont « poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie d'approvisionnement local et éthique de Rona, et potentiellement accroître les liens avec les fabricants et fournisseurs canadiens qui ont été développés tant avec Lowe's qu'avec Rona ».
Pierre Karl Péladeau doute visiblement de ces assurances. « Rio Tinto a dit la même chose sur Alcan », écrit-il dans un autre message publié sur Twitter.
Dans une entrevue accordée à ICI RDI, la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, dit être inquiète pour les emplois en jeu. « Moi je voudrais qu'on soit assuré de garder la totalité des emplois », a-t-elle indiqué. 
Mme David s'interroge aussi sur le rôle que doit jouer la Caisse de dépôt et placement dans ce dossier. Elle n'est cependant pas allée jusqu'à demander le blocage de la transaction.
« Moi je dirais en tout cas que si la Caisse de dépôt a été capable d'aider Pierre Karl Péladeau - sans la CDP, il n'aurait pas pu acheter Vidéotron comme tout le monde sait - comment ça se fait que la Caisse de dépôt, aujourd'hui, est étrangément silencieuse », demande-t-elle.
« Est-ce que le gouvernement du Québec ne devrait pas sans mêler un peu? », ajoute-t-elle. « Rona, c'est une belle entreprise québécoise qui existe depuis fort longtemps. Il faut absolument, en tout cas, préserver les emplois et s'assurer que les fournisseurs québécois vont continuer d'être dans le décor de façon importante. »
Plus de détails à venir.

mardi, décembre 29, 2015

L'opposition cherche la voie pour contrer le «monopole libéral»

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 28 décembre 2015 à 11h30 | Mis à jour le 28 décembre 2015 à 18h31
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil)
PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault ont tous les deux relevé la nécessité de surmonter la division de l'opposition d'ici le scrutin de 2018 afin de contrer le «monopole libéral».

ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
QUÉBEC
À quelques mois de la mi-mandat du gouvernement de Philippe Couillard, la lutte devrait s'intensifier, entre les partis de l'opposition, pour contrer le «monopole libéral» qu'ils craignent de voir s'installer.
Avec trois formations dans l'opposition à l'Assemblée nationale, dont deux souverainistes, les libéraux de M. Couillard se sont maintenus en tête des sondages, cet automne, malgré des politiques budgétaires critiquées, des négociations avec le secteur public et le dépôt du rapport de la Commission Charbonneau.
En concluant les travaux parlementaires, début décembre, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault ont tous les deux relevé la nécessité de surmonter la division de l'opposition d'ici le scrutin de 2018.
M. Legault est même allé jusqu'à prédire que, si rien ne change, le «monopole libéral» sur le gouvernement pourrait se prolonger jusqu'à 2026.
Au cours des derniers mois, chacun a commencé à esquisser sa stratégie dans le but d'élargir sa base d'appuis dans l'électorat adverse.
L'arrivée de M. Péladeau à la tête du Parti québécois a augmenté la polarisation du débat politique sur l'axe fédéraliste-souverainiste, ce qui a notamment forcé M. Legault à définir sa position constitutionnelle «pour un Québec fort» à l'intérieur du Canada.
Proposant plus de revendications que les libéraux, notamment sur le front de la langue, de la culture et de l'immigration, la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait le pari qu'au moins une partie de l'électorat péquiste pourrait répondre à son appel au ralliement «nationaliste».
Avec ce virage, par lequel la CAQ a enterré sa promesse de trêve constitutionnelle, M. Legault espère donner un nouveau souffle à son parti, éprouvé cette année par les départs des députés Gérard Deltell et Sylvie Roy.
Jusqu'ici campé dans son profil d'homme d'affaires qui a fait le saut en politique, M. Legault a peiné à se distinguer, au cours des derniers mois, de M. Péladeau. En plus de mettre également de l'avant ses réalisations en affaires, le nouveau chef péquiste jouit déjà du statut de personnalité médiatique.
Cette difficulté de M. Legault est apparue clairement quand le chef caquiste s'est appuyé sur des sources anonymes pour affirmer, en juin, que le profil souverainiste de M. Péladeau nuirait au retour des Nordiques à Québec, un projet auquel est associé le conglomérat Québecor dont le chef péquiste est actionnaire de contrôle.
M. Legault a eu recours au même procédé pour affirmer plus tard qu'il existait au Québec des acheteurs potentiels intéressés à faire l'acquisition du bloc d'actions du chef péquiste, qui craint un déménagement de son siège social s'il le mettait en vente.
De son côté, M. Péladeau a répété, durant la course à la direction du début de l'année, qu'il se croyait en position de rallier des électeurs caquistes au PQ ainsi qu'au projet souverainiste.
Au début du mois, M. Péladeau a une nouvelle fois mis de l'avant son crédo économique pour établir un parallèle entre les électeurs de la CAQ et les objectifs du PQ.
«Je pense que dans son parti il y a de très nombreux nationalistes qui partagent cette volonté de continuer à nous enrichir», a-t-il dit.
En septembre, M. Péladeau a aussi fait de l'oeil aux électeurs des deux autres formations souverainistes, Québec solidaire (QS) et Option nationale, lorsqu'il a affirmé que le PQ n'a pas le monopole du projet indépendantiste.
Les embûches qui parsèment la route du ralliement sont apparues en octobre dernier, quand QS a fait bande à part au moment de marquer le 20e anniversaire du dernier référendum sur la souveraineté.
Fin juin, plus d'un mois après l'élection de M. Péladeau à la tête du PQ, QS avait lancé une opération de mobilisation sur le terrain pour «faire connaître sa démarche d'accession à l'indépendance».
L'objectif était notamment de démontrer que «Québec solidaire est un acteur incontournable du mouvement indépendantiste québécois».
S'exprimant sur l'hypothèse récurrente d'alliances électorales avec le PQ, le député Amir Khadir a donné un aperçu des attentes de sa formation politique, début décembre.
M. Khadir a invité les péquistes à se prononcer en faveur d'une réforme qui permettrait un mode de scrutin proportionnel, tel que les libéraux fédéraux veulent le proposer à Ottawa.
«Ce qui rend difficile toute entente électorale, entre guillemets, c'est le système actuel», a-t-il dit.
L'élection de 1989 a été la dernière à consacrer le bipartisme en Chambre dominé par le Parti libéral du Québec, qui avait remporté 92 des 125 sièges avec 49% des votes, et le PQ, qui avait obtenu 29 sièges grâce à 40% des suffrages.
À partir de 1994, avec l'élection d'un premier député, les appuis à l'Action démocratique du Québec sont allés croissants, pour culminer en 2007 à 30% des suffrages, ce qui lui a permis de former l'opposition officielle.
Sa fusion à la CAQ n'a pas empêché l'érosion de ce créneau dans l'électorat, malgré un rebond de la campagne de M. Legault en 2014, qui a donné aux caquistes un caucus de 22 députés avec 23% des votes.
Un premier député de QS avait fait son entrée à l'Assemblée nationale, en 2008, grâce à un total panquébécois de 3,8% des suffrages. Ce résultat a progressé à 7,6%, en 2014, agrandissant l'équipe à trois élus.
Au dernier scrutin, les libéraux ont fait élire 70 députés, avec 41% des votes, contre 30 au PQ, qui a reçu 25% des suffrages, son pire résultat.
Si le PQ a regagné du terrain depuis l'élection de son nouveau chef, les jeux sont encore loin d'être faits d'ici le scrutin de 2018.
Le temps qui reste d'ici là ouvre la porte à toutes les conjectures, mais une certitude demeure: la question du ralliement des électeurs de l'opposition, sous une forme ou une autre, demeurera au coeur des stratégies.

jeudi, novembre 12, 2015

Aide sociale: les libéraux s'attaquent aux plus démunis, dit PKP

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/

Aide sociale: les libéraux s'attaquent aux plus démunis, dit PKP
Pierre Karl Péladeau.Photo Archives / Agence QMI

Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 11-11-2015 | 18h37
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard décrète le retour des «Boubous Macoutes» avec ses nouvelles mesures visant les futurs assistés sociaux, dénonce le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
Avec son projet de loi 70, le ministre Sam Hamad veut obliger les nouveaux demandeurs d'aide sociale aptes au travail à suivre une formation d'intégration en emploi, sous peine de voir leur chèque amputé. Plus encore, les participants devront accepter «tout emploi convenable» qui leur est proposé, même si ce job se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile.
«Le gouvernement libéral a décidé de faire porter tout le poids de l'austérité aux plus démunis de la société. Ils en sont rendus à cibler les jeunes. [...} Le modèle du gouvernement semblait être celui du gouvernement conservateur à Ottawa, qui a causé un tort immense aux chômeurs», a dénoncé mercredi le leader souverainiste.
Selon le chef du Parti québécois, le gouvernement libéral compense ses lacunes économiques en s'attaquant aux plus vulnérables.
«Est-ce que le gouvernement exigera qu'une famille déménage sous la menace d'être coupée? Que feront les parents qui ont des enfants à l'école, s'ils sont contraints d'accepter un emploi à des centaines de kilomètres? C'est un plan économique dont le Québec a besoin, pas le retour des Boubous Macoutes!», a insisté M. Péladeau.

LA «MISÈRE NOIRE»

Pour la députée de Québec solidaire, Françoise David, les mesures que propose le ministre Sam Hamad sont inadmissibles. Elle rappelle qu'une personne seule vivant de l'aide sociale ne reçoit que 616 $ par mois.
«On parle ici de gens qui vivent déjà dans une grande pauvreté. Ce à quoi on va contraindre certains d'entre eux, c'est à la misère noire!»
Elle croit que le projet de loi 70 ne passera pas le test des chartes. «Toute personne a le droit de vivre dans la dignité, et ce projet de loi là, c'est une atteinte à la dignité des personnes», plaide-t-elle.
De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est dite favorable à l'idée d'inciter les personnes aptes à travailler à se trouver un emploi. Le deuxième groupe d'opposition croit toutefois que le gouvernement aura de la difficulté à forcer des assistés sociaux à accepter un emploi situé loin de chez eux.
«Faire travailler les gens qui sont aptes à travailler, je pense que c'est une bonne chose, a réagi le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel. Ce qui, selon moi, va être difficilement applicable, c'est comment on va dire aux gens: "Bien, écoute, on vient de te trouver une job à 150 kilomètres de chez vous, à 200 ou à 75, il faut que tu déménages." J'ai hâte de voir comment le gouvernement va être capable d'appliquer ça.»

ASSISTÉS SOCIAUX DE PÈRE EN FILS

Sam Hamad soutient que les mesures qu'il propose visent à empêcher les jeunes de «tomber» dans la pauvreté. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale veut également mettre fin au phénomène des assistés sociaux de père en fils.
«Nous allons compenser l'effort. Nous allons aider tous les jeunes qui arrivent à l'aide sociale pour briser le cycle vicieux de l'aide sociale. Vous savez, quand je suis un enfant d'une famille de l'aide sociale, je m'en vais demander l'aide sociale, c'est inacceptable.»
-Avec la collaboration de Louis Gagné
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jeudi, octobre 01, 2015

Péladeau accuse David de mal connaître la radio et la télévision

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/


Publié par La Presse Canadienne le mercredi 30 septembre 2015 à 15h42.
QUÉBEC — Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a défendu son bilan de diffusion de production québécoise en télévision, mercredi, sans préciser s'il est personnellement en faveur du maintien de quotas par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
M. Péladeau a accusé la ministre de la Culture, Hélène David, d'avoir déformé les faits en laissant entendre qu'il pourrait être d'accord avec l'abolition des quotas de musique francophone à la radio, un dossier examiné actuellement par le CRTC.

Lors d'un point de presse, M. Péladeau a affirmé que les émissions du réseau de télévision TVA, une filiale du conglomérat Québecor dont il est actionnaire de contrôle, dépassent les normes de contenu canadien exigées par le CRTC.

Mardi, Mme David a constaté une incohérence entre la position du Parti québécois sur les quotas de chansons en français à la radio et un plaidoyer de M. Péladeau, en 2009, contre les quotas de production canadienne imposés aux télévisions généralistes.

L'intervention de la ministre est survenue après l'adoption unanime, à l'Assemblée nationale, d'une motion présentée par le PQ pour dénoncer «la volonté du CRTC de revoir les exigences relatives à la radiodiffusion de musique de langue française au Québec».

Mme David a réclamé ces précisions étant donné que M. Péladeau était absent au moment du vote, mardi.

Aux journalistes, mercredi, M. Péladeau a affirmé que Mme David a exposé sa méconnaissance de ce secteur des médias en confondant télévision et radio.

«C'est dommage, peut-être qu'elle ne connaît pas très, très bien l'industrie des télécommunications et des communications, mais on ne peut pas confondre la radio avec la télévision», a-t-il dit.

mardi, septembre 22, 2015

Les députés péquistes boycotteront l'assermentation du lieutenant-gouverneur

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

EXCLUSIF
Publié le 22 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h52
PIerre Karl Péladeau brillera par son absence jeudi au... (JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)
JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

PIerre Karl Péladeau brillera par son absence jeudi au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

<p>Jean-Marc Salvet</p>
(Québec) L'opposition officielle du Parti québécois boycottera la cérémonie d'assermentation du nouveau lieutenant-gouverneur du Québec, J. Michel Doyon. Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et ses députés auront mieux à faire ce jour-là, dit-on.
Le whip du Parti québécois, Harold Lebel, a confirmé au Soleil que l'aile parlementaire de l'opposition officielle brillera par son absence jeudi au Salon rouge de l'Assemblée nationale. De son côté, l'attaché de presse de M.Péladeau a confié qu'il en sera de même pour ce dernier.
«On est logique avec ce qu'on pense et ce qu'on dit», justifie simplement le député de Rimouski, Harold Lebel.
Ce n'est pas la personne de J. Michel Doyon, un avocat de la capitale, qui est visée. Mais la fonction qu'il exercera, celle de représentant de la reine Élisabeth II au Québec, explique-t-on.
L'attitude de la formation souverainiste ne surprendra personne. Si l'absence de représentants à cette cérémonie ne s'inscrit pas dans une tradition établie, elle suit néanmoins un flot de critiques et de dénonciations tous azimuts relancé depuis quelques années.
Motion claire
En 2012, tout juste élu, le gouvernement de Pauline Marois avait réclamé, à travers une motion, l'abolition du poste de lieutenant-gouverneur. Elle avait été présentée par le député Alexandre Cloutier, qui était alors aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste.
La motion était claire : «Que l'Assemblée nationale réitère que la fonction de lieutenant-gouverneur est essentiellement symbolique et héritée du passé colonial du Québec et du Canada; [...] que l'Assemblée nationale réitère qu'elle est dépositaire de l'expression démocratique du peuple québécois; qu'elle demande que la fonction de lieutenant-gouverneur soit abolie au Québec.» Et que, d'ici là, ajoutait le texte, l'Assemblée nationale nomme elle-même le titulaire de cette charge.
Les libéraux et les caquistes avaient refusé de débattre du sujet. Le gouvernement péquiste s'en était offusqué, mais il n'en était évidemment pas surpris. Il voulait marquer le coup, lancer des salves politiques- ce qu'il était parvenu à faire.
Après l'avoir ignoré la plupart du temps, la formation souverainiste a placé le poste de lieutenant-gouverneur dans son collimateur en juin 2010. Alors dans l'opposition, le député Pascal Bérubé avait déposé une pétition réclamant son abolition.
Quelques mois plus tôt, sa collègue Agnès Maltais avait présenté une motion dans laquelle elle proposait que l'Assemblée nationale «s'oppose à l'adoption de tout crédit budgétaire lié à la fonction». Elle voulait lui couper les vivres.
Le budget alloué par l'État québécois au cabinet du lieutenant-gouverneur est de 750000 $ pour l'année en cours. Il a été réduit ces dernières années.
J. Michel Doyon a été désigné lieutenant-gouverneur en juillet par le premier ministre canadien, Stephen Harper. Il remplacera Pierre Duchesne, qui exerce cette fonction depuis le 7 juin 2007.
Ce jour-là, le chef intérimaire du Parti québécois, François Gendron, figurait parmi les personnalités présentes à la cérémonie d'investiture de M. Duchesne.

mercredi, septembre 16, 2015

Québecor: Péladeau reconnaît qu'il n'avait parlé que de la fiducie et non du mandat

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 15 septembre 2015 à 17h14. Modifié par Léandre Drolet à 17h50.
Québecor: Péladeau reconnaît qu'il n'avait parlé que de la fiducie et non du mandat
Pierre Karl Péladeau./Twitter
QUÉBEC - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a reconnu, mardi, qu'il n'avait pas mentionné son intention de confier ses actifs à un mandataire, l'an dernier, lorsqu'il a réagi aux craintes de conflits d'intérêts suscitées par sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor.
M. Péladeau n'avait évoqué que l'option d'une fiducie sans droit de regard, en octobre 2014, alors qu'il a plutôt annoncé la semaine dernière le choix d'un mandat sans droit de regard.

Rappelant que ces deux structures sont offertes par le code d'éthique des députés, M. Péladeau a admis mardi qu'au départ, il n'avait mentionné que la possibilité de placer ses actifs en fiducie.

«J'ai fait une déclaration, peut-être qu'elle était incomplète dans le sens où j'aurais dû dire fiducie ou mandat. Effectivement j'ai dit fiducie, mais je voulais surtout faire référence à la loi. Donc, la loi prévoit ou la fiducie ou le mandat», a-t-il dit, avant une réunion des députés péquistes, à l'Assemblée nationale.

Commentant une suggestion de restructuration du capital de Québecor afin d'écarter les filiales du secteur des médias de sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat, M. Péladeau a soutenu qu'il n'a plus le pouvoir d'effectuer ces changements.

Le chef péquiste a expliqué qu'il n'est plus en position d'imposer de telles modifications à l'entreprise, active également dans le secteur des télécommunications.

«Je ne suis plus décisionnel depuis mars 2014 et en plus j'ai mis mes actions dans un mandat sans droit de regard», a-t-il dit.

M. Péladeau a annoncé la semaine dernière qu'il a confié son bloc d'actions de contrôle de Québecor à une société mandataire administrée par l'ancien p.d.-g. du Mouvement Desjardins Claude Béland.

Le cabinet du chef de l'opposition a indiqué que le mandat a été confié conformément aux déclarations de M. Péladeau qui ne souhaite pas vendre ses actions.

Actuellement, seuls les membres du conseil des ministres sont tenus de confier leurs actifs à un tiers pour éviter les conflits d'intérêts.

En juin, le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, Claude Bisson, avait estimé que le mandat était la formule la plus «permissive» prévue dans le code d'éthique.

À la différence d'une fiducie sans droit regard, les intérêts visés par une convention de mandat sans droit de regard ne sont pas transférés dans un patrimoine distinct.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a estimé que la position de M. Péladeau est contraire à la morale, même si ses actions sont confiées à un mandataire ou un fiduciaire.

«C'est impensable et immoral de penser qu'on puisse faire de la politique et en même temps posséder un groupe de médias au Québec, a-t-il dit. Les médias, entre autres, ont pour rôle de critiquer les politiques.»

mercredi, septembre 09, 2015

Le remaniement marque le début d'une nouvelle période, dit Péladeau

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 09 septembre 2015 à 14h13.
Le remaniement marque le début d'une nouvelle période, dit Péladeau
QUÉBEC — Le remaniement du caucus péquiste marque le début d'une nouvelle période au Parti québécois, a déclaré le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
M. Péladeau s'est défendu d'avoir écarté le député Stéphane Bédard du poste de leader parlementaire, confié à son ancien adversaire dans la course à la direction, Bernard Drainville.

En se rendant à une réunion du caucus péquiste, mercredi, M. Péladeau a rendu hommage à M. Bédard au poste de leader, qu'il occupait depuis près de sept ans.

«Écarté, c'est pas, je ne pense pas... La première chose que je voudrais souligner, c'est que Stéphane a fait un travail exceptionnel», a-t-il dit.

Selon le chef péquiste, le remaniement de son caucus, par lequel certains dossiers ont été confiés à de nouveaux députés, était adéquat à la suite de son élection comme chef en mai dernier.

«Nouvelle session et une nouvelle période s'ouvre, je pense qu'il était adéquat, puisque nous avons des compétences exceptionnelles au PQ dans notre députation, de faire en sorte de mettre en valeur ces compétences, cette diversité et cette énergie», a-t-il dit.

De son côté, M. Bédard a pris acte de la décision de M. Péladeau de lui confier les dossiers de la justice au sein du caucus, tout en soulignant au passage que ses fonctions de leader lui ont permis de développer ses compétences à gérer les crises.

«Je pense que Bernard et M. Péladeau ont donné les motifs et tout cela est bien correct, a-t-il dit. Quand on vient en politique, c'est pour servir une cause, des citoyens, les citoyens de Chicoutimi, tout comme l'ensemble des citoyens du Québec, ce que je vais continuer de faire.»

Mardi, M. Drainville a expliqué que le PQ devait sortir de la «bulle parlementaire» pour se reconnecter aux préoccupations de la population.

M. Bédard, qui a été chef intérimaire durant la dernière course à la direction, a affirmé qu'il n'a aucune intention de quitter ses fonctions en raison du remaniement.

«Je suis attaché au Parti québécois profondément, j'ai milité depuis l'âge de dix ans dans ce parti, a-t-il dit. Je suis né, presque, avec, je suis né en 1968.»

Mercredi, M. Péladeau a affirmé que le PQ veut être prêt à répondre aux attaques de ses adversaires contre le projet souverainiste, d'ici la prochaine campagne électorale de 2018.

«Nous allons avoir des réponses aux questions que les fédéralistes ont toujours posées et aussi, surtout, les campagnes de peur que nous connaissons, a-t-il dit. Nous l'avons connu en 1980, nous l'avons connu en 1995.»

Radio-Canada a rapporté mardi que le PQ veut mettre en place une stratégie pour transformer la formation en «machine de guerre», créant notamment une école pour enseigner aux militants les arguments pour l'indépendance du Québec, ce qui a suscité des railleries dans le camp libéral.

«Ils parlent d'ouvrir des écoles de souveraineté, ils veulent endoctriner, essayer d'exposer un point de vue à partir de réponses qu'ils disent qu'ils n'ont pas, a affirmé le leader parlementaire Jean-Marc Fournier. M. Péladeau nous a annoncé qu'il y aurait un institut (sur la souveraineté) parce qu'en ce moment il n'y a pas les réponses.»

Par ailleurs, M. Péladeau a tendu la main au gouvernement fédéral pour faciliter l'accueil au Québec de réfugiés syriens, dont l'exode massif provoque une crise en Europe.

Le PQ a offert son soutien au gouvernement avec le dépôt la semaine prochaine d'une motion soulignant l'ouverture du Québec envers les réfugiés.

Le chef péquiste a plaidé pour une accélération du traitement des demandes de réfugiés, s'en remettant à Ottawa pour évaluer les risques potentiels pour la sécurité intérieure.

«Les délais qui existent, qui se situent autour d'une année, sont absolument inconciliables avec le sentiment d'ouverture que nous devons avoir à l'égard de ce drame humain», a-t-il dit.

jeudi, août 27, 2015

Nordiques: PKP laisse la Caisse de dépôt décider si c'est une bonne affaire

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 26 août 2015 à 16h32. Modifié par Charles Payette le jeudi 27 août 2015
Nordiques: PKP laisse la Caisse de dépôt décider si c'est une bonne affaire
Le chef péquiste et actionnaire de contrôle de Québecor Pierre Karl Péladeau, à gauche, et le député péquiste Nicolas Marceau, qui s'est opposé à tout soutien financier du gouvernement pour le retour des Nordiques./Photo: PC
RIMOUSKI, Qc - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau estime qu'il n'est pas nécessaire de subventionner le projet de retour des Nordiques piloté par le conglomérat Québecor et il laisse la Caisse de dépôt décider si une participation est judicieuse.
M. Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor, a aussi évoqué mercredi la possibilité que le Fonds de solidarité FTQ soit un partenaire financier.

«Si la Caisse est éventuellement sollicitée et considère que ça peut être une bonne affaire, ce sera à eux autres comme dirigeants de déterminer, a-t-il dit. Ce n'est pas moi qui vais prendre leur décision.»

En concluant un caucus de deux jours des députés péquistes à Rimouski, en prévision de la rentrée parlementaire, M. Péladeau a cependant exclu toute subvention de l'État.

«Je ne crois pas qu'il y ait de subvention qui soit requise, a-t-il dit en conférence de presse. Maintenant, si le promoteur de la candidature de la propriété d'une équipe de hockey professionnel à Québec, pour ne pas dire les Nordiques, souhaite solliciter des gestionnaires de fonds, c'est une éventualité qui est offerte à ces entreprises qui sont gestionnaires de fonds pour investir.»

Le conglomérat Québecor a déposé cet été un dossier de candidature dans le cadre du processus d'expansion de la Ligue nationale de hockey. L'entreprise a annoncé en juillet qu'elle était à la recherche de partenaires financiers dans l'éventualité d'une transaction.

Mercredi, le vice-président aux affaires publiques de Québecor, Martin Tremblay, a affirmé qu'aucune demande n'a été formulée aux représentants gouvernementaux.

«Nous n'avons eu aucune discussion avec des représentants gouvernementaux quant à un soutien financier dans le cadre du processus d'expansion de LNH, a-t-il répondu dans un courriel. Dans le même sens, nous n'avons eu aucune discussion formelle avec des partenaires privés potentiels. Québecor est le promoteur unique soumis à la LNH dans son dossier de candidature.»

En septembre 2014, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, avait évoqué la possibilité d'un partenariat avec Québecor pour ramener une équipe de la LNH à Québec, bien que l'entreprise n'ait alors formulé aucune demande à ce sujet.

L'amphithéâtre de Québec, construit par la Ville de Québec et le gouvernement dans le but de favoriser un retour des Nordiques, doit être inauguré au début du mois de septembre prochain.

Le ministre de l'Économie et du Développement économique, Jacques Daoust, était demeuré plus réservé sur la possibilité que le gouvernement accorde une garantie de prêt à Québecor.

Plus tôt mercredi matin, le député péquiste Nicolas Marceau s'est opposé à tout soutien financier du gouvernement pour le retour des Nordiques.

Dans un bref échange avec des journalistes, M. Marceau, porte-parole en matière de finances, a estimé que l'État n'a pas à financer ce projet, qui doit selon lui relever uniquement du secteur privé.

«Moi je ne vois pas de ce genre de choses, a-t-il dit. C'est une entreprise privée qui doit faire des sous, c'est tout.»

En conférence de presse, M. Péladeau a annoncé qu'il effectuera une tournée pour rencontrer les acteurs économiques, dont des dirigeants d'institutions comme Hydro-Québec et Investissement Québec, des représentants de fonds de travailleurs ainsi que des chefs d'entreprises.

Le chef péquiste a accusé le premier ministre Philippe Couillard de ne pas avoir de plan économique et de laisser toute la place «à la logique comptable et doctrinaire du président du Conseil du trésor», Martin Coiteux, «qui n'hésite pas à sacrifier le modèle québécois».

M. Péladeau a également estimé que la tendance à la polarisation entre libéraux et péquistes, observée récemment, donnera plus de place au discours sur l'indépendance du Québec.

«Cette polarisation va faire en sorte que nous reparlions de l'indépendance du Québec, chose que nous n'avons, tristement, pas suffisamment fait dans les années antérieures», a-t-il dit.

Le chef péquiste n'a pas donné d'indication sur la position qu'il a l'intention de prendre dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public.

«Nous allons voir, un petit peu, la façon dont les choses vont tourner, a-t-il dit. Vous connaissez notre position au PQ, c'est celle du modèle québécois. Est-ce que l'État est à parfaire? Toute organisation est à parfaire. Est-ce qu'on doit tout démolir? Certainement pas.»

Vantant les vertus du modèle québécois, M. Péladeau a refusé tout étiquetage gauche-droite.

«Je ne pense pas que ce soit utile d'exprimer aussi simplement, mais ce que je peux vous dire et je vais le réitérer: est-ce que le développement économique est à gauche ou à droite? Moi je dirais qu'il est d'abord et avant tout dans l'intérêt des Québécois», a-t-il dit.

M. Péladeau a insisté sur le caractère distinct du Québec, dont la fiscalité plus lourde que dans le reste de l'Amérique du Nord a pour contrepartie les services à la population.

«C'est ce qui fait notre singularité et c'est ce qui fait aussi notre solidarité, a-t-il dit. Le Québec se distingue par ses attributs et ses caractéristiques de solidarité beaucoup plus importante que celle que nous retrouvons ailleurs en Amérique du Nord.»

lundi, août 24, 2015

Péladeau reste prudent avec les résultats du Bloc au scrutin d'octobre prochain

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 24 août 2015 à 21h00. Modifié par Léandre Drolet à 21h43.
Péladeau reste prudent avec les résultats du Bloc au scrutin d'octobre prochain
RIMOUSKI - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré lundi qu'il ne faudra pas tirer de conclusion sur l'avenir de son parti à la lumière des résultats du Bloc québécois au prochain scrutin fédéral.
M. Péladeau a multiplié les apparitions sur le parcours de la caravane du chef bloquiste Gilles Duceppe depuis le début de la campagne électorale, début août.

Le chef péquiste, dont les députés seront réunis pour un caucus de deux jours à Rimouski à partir de mardi, a croisé son collègue bloquiste à deux occasions lundi.

Lors d'un point de presse en compagnie de quelques uns de ses députés, M. Péladeau est demeuré toutefois prudent concernant les conclusions qu'il faudra tirer des résultats du Bloc après le vote du 19 octobre.

«C'est tout à fait normal que nous nous engagions dans cette perspective, a-t-il dit aux journalistes. Nous allons continuer à le faire, comme je l'ai fait en ce qui concerne les partielles de Jean-Talon et Chauveau. Lorsque nous partageons cet objectif, nous devons travailler ensemble et il ne faut pas tirer de conclusions du résultat.»

Juste avant d'aller à un rassemblement militant organisé par des jeunes péquistes où M. Péladeau était également attendu, M. Duceppe, dont le parti ne compte plus que deux députés, a reconnu l'importance de la contribution du chef péquiste.

«Pierre Karl fait énormément et je l'apprécie énormément», a-t-il dit dans un point de presse.

M. Duceppe a cependant affirmé que cette collaboration n'est pas sans précédent. Il a notamment évoqué la collaboration de l'ex-chef péquiste Jacques Parizeau et de l'ex-chef bloquiste Lucien Bouchard.

«À travers toutes ces années, il y a eu des efforts constants des uns et des autres, pour travailler ensemble, parce qu'on partage le même objectif», a-t-il dit.

Quatre employés du Parti québécois, dont son directeur général, Alain Lupien, ont été temporairement prêtés au Bloc, qui les rémunère pour leur travail sur sa campagne.

M. Duceppe a dévoilé mercredi sa stratégie maritime avec laquelle il prévoit qu'un Québec indépendant s'enrichirait notamment grâce à la création d'une garde côtière québécoise avec des bases à Gaspé, Rimouski et une antenne aux Îles-de-la-Madeleine.

Le chef bloquiste, qui était entouré de députés péquistes pour son annonce, a affirmé que ses collègues souverainistes de Québec partagent son point de vue.

S'adressant par la suite aux militants péquistes réunis dans un bar de Rimouski, en début de soirée, M. Duceppe a insisté sur l'importance du vote stratégique souverainiste.

«La bonne stratégie, c'est le vote stratégique, a-t-il dit. Le vote stratégique, c'est d'accorder notre confiance à des hommes et des femmes qui partagent nos intérêts, nos idéaux, nos projets. Si on veut un pays, stratégiquement, on appuie ceux et celles qui veulent un pays, c'est ça avoir une stratégie.»

M. Duceppe a insisté sur le fait que les 53 députés du Bloc ont joué un rôle important, lors du référendum sur la souveraineté de 1995, compartivement à celui de 1980, où la totalité des députés fédéraux étaient fédéralistes.

«Ç'a fait toute une différence, a-t-il dit. C'est ensemble qu'on va construire un pays.»

Par ailleurs, après s'être fait accuser par le premier ministre Philippe Couillard de vanter les mérites de l'indépendance du Québec sans avancer de chiffres sur son impact économique, M. Péladeau a accusé son adversaire de faire pareil concernant les bienfaits du fédéralisme.

Le chef péquiste a soutenu que le premier ministre libéral devrait également préciser les retombées positives du fédéralisme pour l'économie québécoise.

«Lui, il devrait également avoir des chiffres pour faire en sorte de dire que le fédéralisme est payant pour le Québec, au contraire, a-t-il dit. Qui a interrogé les chiffres de la péréquation? Qui a interrogé les chiffres concernant les recettes que nous envoyons à Ottawa et les dépenses qu'Ottawa prétend faire au Québec? Ça non plus, il ne l'a pas fait cet exercice-là.»

mardi, mai 26, 2015

Commissaire à l'éthique: PKP met ses adversaires en garde

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 25 mai 2015 à 18h29. Modifié par Charles Payette le mardi 26 mai 2015
Commissaire à l'éthique: PKP met ses adversaires en garde
Pierre Karl Péladeau/PC

QUÉBEC - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a mis ses adversaires en garde contre la tentation aujourd'hui d'utiliser contre lui une commission parlementaire qui doit réfléchir sur le code d'éthique des députés.
M. Péladeau a affirmé que les libéraux et caquistes devront assumer les conséquences de leurs gestes s'ils instrumentalisent politiquement l'analyse du rapport du commissaire à l'éthique Jacques Saint-Laurent, prévue aujourd'hui en commission parlementaire.
Lors d'un point de presse, pendant qu'il faisait campagne avec son candidat Clément Laberge, en prévision d'une élection partielle, M. Péladeau a reconnu que la commission parlementaire qui entendra M. Saint-Laurent est nécessaire puisque cette audition fait suite à l'entrée en vigueur progressive du code d'éthique, de 2010 à 2012.
«C'est une commission qui est chargée de recevoir et de discuter du rapport du commissaire à l'éthique, de son expérience des trois ou quatre dernières années, a-t-il dit. C'est de ça dont il s'agit. Si maintenant on décide de faire autre chose et qu'effectivement on l'instrumentalise politiquement, le cas échéant, ce seront ceux qui ont décidé de s'engager dans cette direction qui auront à subir les conséquences des gestes qu'ils posent.»

Au cours des derniers mois, libéraux et caquistes ont répété que la situation de M. Péladeau, en raison de sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor, était incompatible avec ses fonctions politiques, en raison des risques de conflits d'intérêts.

M. Péladeau a exprimé lundi le souhait que les députés libéraux et caquistes participant à la commission s'en tiennent au contenu du rapport, dont certaines des recommandations évoquent toutefois indirectement la situation du chef péquiste.

«Osons espérer que les libéraux et les caquistes ne feront pas d'instrumentalisation politique mais avec les libéraux tout est à prévoir», a-t-il dit.

À ce stade-ci, M. Péladeau ne s'attend pas à avoir à s'exprimer dans le cadre des travaux de la commission parlementaire.

«Nous verrons bien la tournure des événements mais j'ose espérer, comme je viens de le réitérer, que ce sera une commission qui s'en tiendra à l'analyse du rapport», a-t-il dit.

Lundi, M. Péladeau a répété qu'il placera volontairement ses actifs dans une fiducie sans droit de regard, alors que seuls les membres du conseil des ministres doivent se conformer à une telle exigence.

Le chef péquiste interdira toutefois à son fiduciaire toute vente d'actifs, une instruction que ses adversaires jugent incompatible avec le concept de fiducie sans droit de regard.

Dans le document déposé l'hiver dernier à l'Assemblée nationale, le commissaire Jacques Saint-Laurent recommande de revoir les règles sur les conflits d'intérêts pour les simples députés qui détiendraient des actifs les plaçant dans des «situations exceptionnelles», un cas qui n'avait pas été prévu quand le code a été adopté en 2010.

«À ce moment, les élus n'avaient pas anticipé la possibilité qu'un membre de l'Assemblée nationale, qui n'est pas membre du Conseil exécutif, détienne des intérêts dont l'importance ou la nature soit telle qu'ils le mettent constamment à risque de se retrouver en situation de conflit d'intérêts ou de faire l'objet d'une allégation à cet égard», a écrit le commissaire.

M. Saint-Laurent souhaite également que les parlementaires clarifient «si l'élu peut, lorsqu'il confie ses intérêts à un fiduciaire ou un mandataire indépendant, donner une instruction formelle de ne pas aliéner ses biens».

«Il est impératif que la fiducie ou le mandat sans droit de regard ne soit pas rendu fictif par des instructions qui pourraient porter atteinte à l'indépendance ou à l'autonomie du fiduciaire ou du mandataire», a-t-il écrit.

La semaine prochaine, la commission entendra ensuite le jurisconsulte Claude Bisson, qui avait déjà formulé un avis précisant qu'un député ne pouvait interdire à son fiduciaire de vendre ses actifs.

Cette déclaration, faite en réponse à une demande d'information des libéraux, avait mené M. Péladeau a accusé M. Bisson d'être en conflit d'intérêts car son fils a été licencié par Québecor à la suite du lock-out au Journal de Montréal, une filiale du conglomérat.

La semaine dernière, le député péquiste Jean-François Lisée a affirmé qu'il ne participerait pas aux travaux de la commission afin d'éviter d'exprimer un point de vue différent de celui de M. Péladeau.

L'automne dernier, M. Lisée avait affirmé que la situation de M. Péladeau, dont l'entreprise est active dans les secteurs des médias et des télécommunications, était «une bombe à retardement».

Lundi, une porte-parole péquiste, Antonine Yaccarini, a indiqué que l'aile parlementaire sera représentée par les députés Stéphane Bédard, Stéphane Bergeron, Pascal Bérubé et Agnès Maltais.

Par ailleurs, dans son rapport, le commissaire suggère aussi aux députés de revoir les règles pour déterminer si les députés peuvent exercer d'autres fonctions simultanément.

«Le risque d'être placé dans une situation de conflit d'intérêts est inévitablement plus important lorsqu'il y a cumul de fonctions», indique le document.