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jeudi, mars 02, 2017

Menaces à Concordia: des accusations déposées contre un Montréalais de 47 ans

http://www.ledevoir.com/societe/

2 mars 2017 16h45 |Jessica NadeauGuillaume St-Hilaire | Justice
L'accusé, Hisham Saadi
Photo: SPVML'accusé, Hisham Saadi
Hisham Saadi fait face à des accusations de méfait public, de menaces de mort et d’incitation à craindre un attentat terroriste à la suite de l’alerte à la bombe lancée à l’Université Concordia mercredi.
 
L’homme de 47 ans a brièvement comparu par vidéoconférence au palais de justice de Montréal jeudi après-midi. Il avait été appréhendé la nuit précédente dans un appartement de la rue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges.
 
Il n’a ni nié ni reconnu sa responsabilité quant aux accusations déposées contre lui.
 
Il devra se représenter vendredi pour son enquête sur remise en liberté. Il sera rencontré par un criminologue de l’urgence psychosociale d’ici là.
 
Rappelons que l’Université Concordia avait été avisée vers 9 h mercredi d’une menace « sérieuse » à la sécurité de ses étudiants de confession musulmane. Un courriel soi-disant envoyé par un groupe d’extrême droite, acheminé à la direction et à plusieurs médias – dont Le Devoir –, prévenait que des bombes artisanales exploseraient à des endroits précis dans deux pavillons. La direction de l’établissement universitaire avait décidé d’évacuer les édifices en question peu avant midi.

mercredi, mars 01, 2017

Retrait du crucifix au CHU de Québec: un homme arrêté pour menaces

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/faits-divers/

Publié le 01 mars 2017 à 10h57 | Mis à jour à 10h57
La décision du CHU de Québec de retirer... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)
La décision du CHU de Québec de retirer un crucifix, qui était accroché dans le hall d'entrée de l'Hôpital du Saint-Sacrement depuis 1927, avait fait suite à la plainte d'un patient.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE
La Presse Canadienne
Un homme de Québec âgé d'une cinquantaine d'années a été arrêté, mardi soir, pour avoir proféré des menaces contre la direction du CHU de Québec, dans la foulée du retrait du crucifix à l'Hôpital du Saint-Sacrement.
Selon David Poitras, agent aux communications du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l'individu a ensuite été libéré sous une promesse de comparaître. Le dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Mardi, le CHU de Québec-Université Laval (CHU) avait publié un communiqué disant avoir reçu « une importante menace à l'intégrité de l'hôpital et de ses dirigeants » en lien avec sa décision de retirer le crucifix. Cette décision de retirer le crucifix a engendré une vive polémique dans la région de Québec.
Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a notamment qualifié de « manque de respect » le refus du centre hospitalier universitaire de remettre en place le crucifix de l'Hôpital du Saint-Sacrement. Exprimant sa « vive déception », l'archevêque de Québec a évoqué à mots couverts le débat sur la laïcité, estimant que le retrait du crucifix exprimait tout le contraire de la discussion publique « de tolérance, d'accueil, de respect de la différence et d'ouverture » qui a cours présentement.
De passage à Rimouski mercredi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé que la protection du patrimoine du Québec était importante. Selon lui, la gestion de la diversité ne veut pas dire qu'il faille tourner le dos au patrimoine ou à l'histoire. Il a soutenu que ça ne dérangeait pas les gens des « autres cultures » de voir le crucifix à l'Assemblée nationale ou dans un hôpital.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Un Palestinien poignarde un colon israélien, qui l'abat

http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/

Publié le 01 mars 2017 à 10h30 | Mis à jour à 10h30
Sur la photo, une colonie de la Cisjordanie.... (Photo MENAHEM KAHANA, Archives AFP)
Sur la photo, une colonie de la Cisjordanie.
PHOTO MENAHEM KAHANA, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
JÉRUSALEM
Un Palestinien a blessé mercredi à l'arme blanche un Israélien qui l'a ensuite abattu dans une colonie du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne, a indiqué cette dernière.
Le Palestinien, armé d'un couteau, s'est infiltré dans l'après-midi dans la colonie de Teneh Omarim et est entré dans l'une des maisons où il a agressé un civil, a dit l'armée. Le civil, blessé, a ouvert le feu et tué son agresseur, a dit l'armée.
Plus de détails à venir.

Les avocats feront sentir leur mécontentement

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/

Publié le 01 mars 2017 à 07h02 | Mis à jour à 07h02
La grève des juristes de l'État prend fin aujourd'hui après quatre... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)
La grève des juristes de l'État prend fin aujourd'hui après quatre mois de débrayage.
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Forcés de rentrer au travail aujourd'hui après quatre mois de grève, les juristes de l'État vont faire sentir au gouvernement leur mécontentement. L'employeur ne doit attendre aucune collaboration de ses avocats.
Jean Denis, président de l'association Les avocats et... (photo Jacques Boissinot, la presse canadienne) - image 1.0
Jean Denis, président de l'association Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE
Obtenu par La Presse, un courriel qui circule chez les juristes de la Société de l'assurance automobile du Québec est limpide sur le climat de résistance qui s'installera dans les contentieux des ministères et organismes. La missive en 11 points précise que les horaires de travail de sept heures par jour seront « respectés scrupuleusement ». Mais la direction aura à préciser les directives quand les avocats sont affectés a l'extérieur ; « il faudra que les gens aient le choix de revenir le soir s'ils le désirent et soient payés pour les heures supplémentaires que cela implique ».
Au Tribunal administratif du Québec, les avocats devront « geler à leur agenda le temps de préparation et de déplacement ». Les autres demandes « seront donc traitées à la lumière du temps disponible » avec temps supplémentaire s'il y a lieu. « On veut davantage jouer le livre », a expliqué l'auteur de la note, Me Jean-François Tardif, joint hier soir. Le temps de déplacement « ne se transformera plus en bénévolat », par exemple.
« Le temps supplémentaire sera demandé systématiquement de façon formelle à l'aide du formulaire approprié même si la direction a déjà annoncé sa décision de le refuser. » De plus, « toute demande de temps supplémentaire se fera en argent puisque le choix nous revient en vertu de la convention collective ».
Dès leur retour au tribunal, les juristes vont demander des remises, des reports et n'accepteront plus de surcharge pour trois mois « pour reprendre le contrôle de [leurs] bureaux ». Les syndiqués opposeront un « refus de tout nouveau mandat, projet, comité pour l'instant, surtout si cela a pour but de "rattraper" les effets de la grève ». Il n'y aura pas de « service-conseil » pendant trois mois, « réévaluation par la suite ».
PAS DE « MOT D'ORDRE »
En point de presse après l'adoption de la loi, le président de l'association Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ), Jean Denis, soutenait pourtant que la loi interdisait une grève du zèle. « On va respecter la loi [...]. Est-ce qu'il y aura un mot d'ordre de lancé ? Absolument pas, les gens vont rentrer au travail, les gens que je représente sont des gens responsables. » 
« Pensez-vous que les juristes vont être heureux en rentrant au travail ? Absolument pas ! Est-ce qu'ils vont faire leur travail ? On a toujours fait notre travail, on est respectueux des autorités, des institutions. » « On rentre la tête haute, mais le retour au travail va être évidemment très difficile », a-t-il lancé.
Pour Me François Desroches Lapointe, membre du bureau de direction de l'association, on doit s'attendre à ce que les syndiqués « soient plus pointilleux », mais un article de la loi adoptée hier prévoit que les juristes devront respecter la loi, et le message du syndicat ira en ce sens, indiquait-il en soirée.
Mais le courriel des syndiqués prévient que les cadres se feront demander « de ne pas en mettre trop sur le bonheur de nous revoir. Nous ne sommes pas trop d'humeur pour une chanson, une fête ou une célébration ». Il n'y aura pas de « rencontre individuelle pour discuter de nos sentiments. Rencontre de groupe seulement ».
UNE « ODIEUSE » LOI 
Plus tôt après l'adoption de la loi, le syndicat avait prévenu qu'il entendait transporter son combat sur le terrain des tribunaux. Avec deux recours plutôt qu'un.
Des démarches sont lancées pour contester devant la Cour supérieure « l'odieuse » loi spéciale du gouvernement Couillard sitôt qu'elle a été adoptée sous le bâillon, hier, par 52 voix contre 38. Les députés de l'opposition ont voté contre.
Pour le syndicat, cette loi est inconstitutionnelle, car elle « brime le droit de grève ». 
« C'est une loi faible, assez facile à contester, jusqu'à la Cour suprême s'il le faut », dit Jean Denis, président de LANEQ.
Les juristes poursuivent également Québec pour près de 37 millions devant le Tribunal administratif du travail, l'accusant de « négociation de mauvaise foi ».
« On peut donc dire que ce n'est que partie remise », a affirmé M. Denis.
105 JOURS
La loi spéciale prévoit une nouvelle ronde de négociations et le recours éventuel à un médiateur. Les parties ont maintenant un maximum de 105 jours pour s'entendre. En cas d'échec des pourparlers, les avocats et les notaires se verront imposer des hausses salariales inférieures à la dernière offre du gouvernement et à celles accordées au reste de la fonction publique : 6,75 % en cinq ans au lieu de 9,15 %.
Pour Jean Denis, « c'est un autre fusil sur la tempe » de la part du gouvernement. « On n'a pas plié devant ce gouvernement-là, et on ne pliera jamais », a-t-il lancé, laissant présager des pourparlers ardus au cours des prochaines semaines.
Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, souhaite que le retour au travail « se fasse de la façon la plus harmonieuse ». La loi spéciale est nécessaire en raison de l'intransigeance du syndicat et parce que la grève « constitue une entrave sérieuse au fonctionnement du gouvernement et au processus judiciaire », a-t-il plaidé.
Après avoir condamné le recours à la loi spéciale, le Parti québécois comme la Coalition avenir Québec se sont engagés à accorder aux juristes un comité indépendant sur leur rémunération, comme celui qui existe pour les procureurs de la Couronne, s'ils forment le gouvernement.

Arrêt Jordan: quatre hommes pourraient ne pas être jugés pour meurtre

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/

Publié le 01 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 06h25
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec... (PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPECIALE)
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu.
PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPECIALE
CAROLINE TOUZIN
La Presse
La famille de Fehmi Sen crie à l'injustice. Le jeune homme de 28 ans a été assassiné il y a trois ans près d'un parc dans Côte-des-Neiges, victime d'une erreur sur la personne, selon ses proches.
Marlon Henry, 24 ans, Rakesh Jankie, 24 ans,... (Photo Archives La Presse) - image 1.0
Marlon Henry, 24 ans, Rakesh Jankie, 24 ans, et Shorn Carr, 31 ans
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec... (PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE) - image 1.1
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu. Sur notre photo, l'un des suspects est arrêté.
PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE
Or, les quatre hommes accusés du meurtre pourraient être libérés sans jamais avoir été jugés.
« On ne peut pas croire que c'est ça la justice au Canada. Nous, on est encore en deuil et eux, ils pourraient se retrouver libres comme l'air dans les rues de Montréal », déplore l'une des soeurs de la victime, Behice Yanar.
Au grand dam de la famille de M. Sen, les coaccusés ont récemment demandé l'arrêt du processus judiciaire, invoquant l'arrêt Jordan - cette décision de la Cour suprême rendue l'été dernier qui a eu l'effet d'un électrochoc sur le système judiciaire en venant resserrer les délais pour être jugé.
Cette décision impose désormais à la poursuite un délai de 18 mois pour une cause sommaire et de 30 mois pour une cause devant jury, sauf « circonstances exceptionnelles  ».
AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT ?
Le 30 mai 2013, en soirée, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu.
« Mon frère souffrait d'un cancer de la gorge. Il était souvent trop malade pour sortir, mais ce jour-là, il faisait beau et il voulait en profiter pour pique-niquer avec ses amis », raconte la soeur éplorée. Cette dernière croit qu'une querelle concernant une fille impliquant des amis de son frère présents au parc ce soir-là et les assaillants allégués pourrait être à l'origine de l'attaque.
Trois des quatre présumés meurtriers -  Marlon Henry, Rakesh Jankie et Shorn Carr - ont été arrêtés en décembre 2013.
Leur enquête préliminaire a eu lieu en 2015, au terme de laquelle ils ont été inculpés de meurtre prémédité, l'accusation la plus grave du Code criminel. Le procès est prévu en 2018.
Le quatrième accusé, Kshawn Rocque, a fui le Canada après le crime allégué, mais il a été arrêté en vertu d'un mandat international et doit être jugé plus tard.
Plus tôt ce mois-ci, leurs avocats ont plaidé devant le juge Guy Cournoyer qu'ils devaient être libérés, car la poursuite avait mis trop de temps à les faire juger (requête en délais déraisonnables). Le magistrat doit rendre sa décision le 7 avril.
IMPRÉVU
Ironie du sort, c'est l'ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau, Me Sonia LeBel, qui devait plaider la requête pour la poursuite. Or, elle a dû être remplacée au pied levé par un collègue, car des rumeurs sur son passage en politique avaient commencé à circuler (son passage à la Coalition avenir Québec a été confirmé depuis). Cet imprévu - jumelé au fait que la procureure de la Couronne initialement attitrée au procès a elle aussi dû abandonner le dossier après être tombée malade - a beaucoup insécurisé la famille de la victime.
« Rien ne nous arrêtera pour obtenir justice, affirme Mme Yanar, soeur de la victime. On a immigré ici pour être en sécurité et mon frère se fait tirer en pleine rue. »
« Jamais on n'acceptera que sa mort reste impunie. » - Behice Yanar, l'une des soeurs de la victime
Fehmi Sen travaillait à la pizzeria familiale située dans Côte-des-Neiges. Originaire de la Turquie, il a immigré à Montréal alors qu'il était enfant avec le reste de sa famille - issue de la minorité kurde opprimée depuis des décennies là-bas.
La famille de M. Sen tient à être présente au tribunal le 7 avril prochain, se raccrochant à l'espoir qu'il « existe une justice au Canada ».
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a reçu:
  • 574 requêtes depuis la décision de la Cour suprême baptisée l'arrêt Jordan rendue le 8 juillet 2016*.
  • De ce nombre, 37 dossiers ont fait l'objet d'un arrêt des procédures** 
* En date du 23 février 2017, soit les dernières données disponibles provenant du DPCP. 
** En date du 26 janvier 2017, données obtenues en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
***
Une première ?
Au Québec, aucun présumé meurtrier n'aurait bénéficié d'un arrêt des procédures depuis la décision de la Cour suprême rendue l'été dernier baptisée arrêt Jordan, selon nos recherches. Un homme accusé d'un triple meurtre à Gatineau a récemment essuyé un revers après avoir présenté une telle requête. Pas plus tard que le 23 février dernier, le juge de la Cour supérieure Éric Downs a rejeté la requête de Shakti Ramsurrun, accusé d'avoir tué sa conjointe et ses beaux-parents en mai 2012. Certes, 62 mois se sont écoulés entre le dépôt des accusations et la fin anticipée du procès, mais de ce nombre, 17 mois sont imputables à l'accusé, a expliqué le juge. Le délai net de 45 mois excède le plafond de 30 mois fixé par la Cour suprême, a poursuivi le magistrat, toutefois, le district judiciaire de Gatineau est confronté à « des problèmes de délais institutionnels tenaces » dont la poursuite ne peut pas être tenue responsable. De plus, l'affaire est « moyennement complexe », a précisé le juge, ce qui peut expliquer une partie des délais.

mardi, février 28, 2017

Lourdes peines de prison pour des Américains blancs ayant terrorisé des Noirs

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 28 février 2017 à 11h11 | Mis à jour à 11h11
Kayla Norton (à sa sortie du tribunal lundi,... (Photo Henry P. Taylor/Atlanta Journal-Constitution via AP)
Kayla Norton (à sa sortie du tribunal lundi, sur la photo) et Jose Torres étaient à bord d'un pick-up hérissé de drapeaux confédérés lorsqu'ils ont injurié et menacé une famille noire rassemblée pour l'anniversaire d'un enfant.
PHOTO HENRY P. TAYLOR/ATLANTA JOURNAL-CONSTITUTION VIA AP
Agence France-Presse
WASHINGTON
Un tribunal de l'État américain de Géorgie a condamné lundi à de lourdes peines de prison un homme et une femme qui avaient proféré des injures racistes et menacé de mort une famille noire rassemblée pour l'anniversaire d'un enfant.
Jose Torres, 26 ans.... (Photo District Attorney's Office Douglas Judicial Circuit/ via REUTERS) - image 1.0
Jose Torres, 26 ans.
PHOTO DISTRICT ATTORNEY'S OFFICE DOUGLAS JUDICIAL CIRCUIT/ VIA REUTERS
Kayla Norton, 25 ans.... (Photo District Attorney's Office Douglas Judicial Circuit/ via REUTERS) - image 1.1
Kayla Norton, 25 ans.
PHOTO DISTRICT ATTORNEY'S OFFICE DOUGLAS JUDICIAL CIRCUIT/ VIA REUTERS
Jose Torres et Kayla Norton faisaient partie d'un groupe qui avait organisé un défilé à bord de plusieurs pick-up hérissés de drapeaux des Confédérés, un symbole aujourd'hui considéré raciste par beaucoup d'Américains.
Après avoir harcelé des automobilistes noirs, le convoi s'était arrêté devant le domicile d'une famille noire de Douglasville en train de célébrer l'anniversaire d'un enfant de 8 ans.
L'un des membres du groupe auto-baptisé «Respect pour le drapeau» avait alors brandi un fusil à pompe, tandis que d'autres avaient injurié et menacé de tuer les personnes rassemblées.
Pour ces faits remontant à juillet 2015, Jose Torres a écopé d'une sentence de 20 ans de prison, dont il devra passer les deux tiers derrière les barreaux. Kayla Norton a elle été condamnée à purger 6 ans d'une peine de 15 années de réclusion.
Cette affaire n'a rien à voir avec la liberté de brandir un drapeau, protégée par le Premier amendement de la Constitution américaine, a tenu à souligner Brian Fortner, le procureur du comté de Douglas.
«Au contraire, ce dossier concerne un groupe de gens qui ont sillonné notre voisinage en buvant de l'alcool, en harcelant et en intimidant nos citoyens en raison de la couleur de leur peau», a-t-il écrit dans un communiqué.
«Ils ont proféré des injures racistes et menacé de tuer les convives. Ils ont même menacé de tuer un enfant», a-t-il rappelé.
Cette affaire illustre le racisme tenace qui continue d'imprégner certaines régions qui firent partie de la Confédération sudiste qui défendait l'esclavage des Noirs.
Le verdict concernant M. Torres et Mme Norton est tombé moins de deux mois après la condamnation à mort en Caroline du Sud de Dylann Roof. Ce jeune homme convaincu de la suprématie de la race blanche avait abattu en 2015 neuf paroissiens noirs dans une église.

La Maison-Blanche condamne l'attaque «raciste» contre deux ressortissants indiens

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 28 février 2017 à 15h47 | Mis à jour à 16h33
La mort de Srinivas Kuchibhotla, au Kansas, serait due à... (Photo Mahesh Kumar A., AP)
La mort de Srinivas Kuchibhotla, au Kansas, serait due à un acte racisme.
PHOTO MAHESH KUMAR A., AP
Agence France-Presse
Washington
La Maison-Blanche a condamné mardi l'attaque «motivée par une haine raciste» contre deux ressortissants indiens la semaine passée dans le Kansas, à l'issue de laquelle une des victimes était décédée et l'autre avait été blessée, un fait divers qui avait créé l'émoi jusqu'en Inde.
Après des critiques soulignant que Donald Trump n'avait pas condamné cette attaque, perpétrée par un homme blanc qui aurait crié «Sortez de mon pays» au moment de tirer sur ses victimes, une porte-parole de l'exécutif américain a dit que M. Trump pourrait revenir sur ce fait divers lors de son discours devant le Congrès mardi soir, et qu'il condamnait la violence.
L'attaque a lieu mercredi dans un bar de la banlieue de Kansas City. Le tireur présumé, Adam W. Purinton, âgé de 51 ans a tiré sur deux ingénieurs indiens et tué Srinivas Kuchibhotla, 32 ans.
Il a ensuite trouvé refuge dans un autre restaurant a proximité où il s'était vanté d'avoir tué «deux Iraniens», selon des propos d'une serveuse rapportés par plusieurs médias locaux, avant d'être appréhendé par la police.
Cette attaque est survenue dans un contexte tendu aux Etats-Unis, qui ont connu une augmentation des délits racistes et antisémites ces derniers mois.
Le journal Times of India a écrit dans un éditorial que le meurtre avait choqué la communauté indienne aux Etats-Unis et pressé Donald Trump «de dire clairement qu'une telle haine n'est pas acceptable en Amérique».

Juristes: la loi spéciale est adoptée

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/

Publié le 28 février 2017 à 10h43 | Mis à jour à 14h58
La loi spéciale a été adoptée à 52... (Photo Jacques Boissinot, PC)
La loi spéciale a été adoptée à 52 voix contre 38, les trois partis d'opposition ayant voté contre.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après une grève de quatre mois, les 1100 juristes de l'État rentreront au travail de force mercredi. La loi spéciale du gouvernement Couillard a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale.
La majorité parlementaire libérale a permis de faire passer la loi (52 voix contre 38). Les députés de l'opposition ont voté contre.
La loi spéciale prévoit une nouvelle ronde de négociations et le recours éventuel à un médiateur. Les parties ont maintenant un maximum de 105 jours pour s'entendre.
En cas d'échec des pourparlers, les avocats et les notaires se verront imposer des hausses salariales inférieures à la dernière offre du gouvernement et à celles accordées au reste de la fonction publique: 6,75% en cinq ans au lieu de 9,15%.
Le syndicat Les avocats et notaires du gouvernement du Québec (LANEQ) entend contester cette «odieuse» loi spéciale devant les tribunaux.
Le gouvernement espère néanmoins une reprise du travail sans accrochage. «Je ne sais pas s'ils sont vraiment en colère, mais je peux comprendre qu'ils sont en désaccord avec les opinions exprimées, a affirmé le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau. Je veux simplement leur dire que ces opinions ont été exprimées de façon respectueuse et que je souhaite que leur entrée au travail se fasse de la façon la plus harmonieuse.»
Il se dit prêt à créer un groupe de travail visant à étudier la principale revendication de LANEQ, un changement au régime de négociation des juristes, même s'il est en désaccord avec la position syndicale. Les juristes réclament la création d'un comité indépendant visant à déterminer leurs conditions de travail, comme c'est le cas pour les procureurs de la Couronne. Le gouvernement considère qu'il y a une «différence fondamentale» entre le statut professionnel de des procureurs et celui des avocats du gouvernement.
L'opposition a condamné le recours à la loi spéciale et a salué la bataille menée par les juristes. «Je vous implore de rentrer au travail la tête haute», a lancé la députée péquiste Nicole Léger à l'intention des avocats et des notaires qui se trouvaient dans les tribunes du Salon bleu quelques minutes avant le vote. «Je sais que le lien de confiance est ébranlé, brisé même, mais nous avons confiance dans votre sens de l'État.»
En conférence de presse, elle a déclaré qu'un gouvernement péquiste accorderait aux juristes un comité indépendant sur leur rémunération, comme celui qui existe pour les procureurs de la Couronne. La Coalition avenir Québec a pris le même engagement.
Le gouvernement a tout fait pour «décrédibiliser» les juristes, alors «quel va être le climat de travail» mercredi? s'est demandé l'élu caquiste Simon Jolin-Barrette, laissant entendre que ce climat pourrait être hostile.
Les débats sur la loi se sont déroulés sous le bâillon, c'est-à-dire en vertu d'une procédure exceptionnelle qui écourte leur durée normale à l'Assemblée nationale. La loi spéciale a été déposée vers 18h lundi pour être adoptée à 14h mardi.
Il s'agit du cinquième bâillon du gouvernement Couillard, mais du premier en ce qui concerne des conditions de travail. Les quatre autres touchaient des projets de loi: sur le discours budgétaire de 2015, la réorganisation du réseau de la santé, Uber et les hydrocarbures.
La grève des juristes est la plus longue à être survenue dans le secteur public de l'histoire du Canada.

jeudi, février 09, 2017

Un homme arrêté pour avoir menacé Labeaume

http://www.lapresse.ca/le-droit/justice-et-faits-divers/

Publié le 09 février 2017 à 08h48 | Mis à jour à 08h48

La Presse Canadienne
Un homme de 57 ans qui serait le responsable de l'évacuation par la police des maires de Québec et de Sherbrooke d'une loge du Palais des sports Léopold-Drolet de Sherbrooke, mercredi soir, a été arrêté dans la nuit de jeudi.
Le Service de police de Sherbrooke (SPS) croit que cet individu aurait proféré des menaces visant la loge de l'aréna où le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, accueillait quelques invités pour assister à un match de hockey, dont son homologue de Québec, Régis Labeaume.
La police affirme que plus tard, le suspect a aussi menacé de s'en prendre à des mosquées de la région de Sherbrooke.
Il aurait résisté à son arrestation vers 1h30 dans un appartement de la rue de la Bruère, dans l'est de la ville, et frappé des agents de police.
En raison de la nature des menaces, le SPS a fait part des événements à l'Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN).
Les maires de Sherbrooke et de Québec, Bernard... (Spectre Média, Julien Chamberland)
Les maires de Sherbrooke et de Québec, Bernard Sévigny et Régis Labeaume, ont dû être évacués pendant un match de la LHJMQ, mercredi soir à Sherbrooke.
SPECTRE MÉDIA, JULIEN CHAMBERLAND
La police assure que malgré la présence de nombreux policiers à l'aréna, le match opposant les Remparts de Québec et le Phoenix de Sherbrooke, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a pu se poursuivre normalement et que la sécurité des spectateurs n'a pas été compromise.
Le maire Labeaume était à Sherbrooke pour rencontrer son homologue qui est aussi président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

mercredi, février 01, 2017

Ottawa dénonce une fausse nouvelle véhiculée par Fox News

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/attentat-a-quebec/

Publié le 31 janvier 2017 à 18h46 | Mis à jour le 31 janvier 2017 à 20h39
«Ces tweets de Fox News déshonorent la mémoire... (ARCHIVES BLOOMBERG)
«Ces tweets de Fox News déshonorent la mémoire des six victimes et de leur famille en propageant de la fausse information», juge le bureau du premier ministre canadien.
ARCHIVES BLOOMBERG
VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
Ottawa
La directrice des communications de Justin Trudeau a écrit au réseau américain Fox News qui a fait circuler une information selon laquelle l'assaillant de la mosquée de Québec serait d'origine marocaine.
Le bureau du premier ministre Trudeau a transmis aux médias mardi soir la lettre qui a été envoyée à Bill Shine, coprésident de Fox News Channel.
Kate Purchase fait référence à un message qui a été envoyé sur le compte Twitter de Fox News, lundi. Celui-ci indique que le suspect serait d'origine marocaine.
Mardi après-midi, le message était toujours sur le compte Twitter du réseau, même s'il menait à un article où la nouvelle avait changé. 
En soirée, Mme Purchase a remercié Fox News sur Twitter d'avoir éliminé le micromessage, disant que le gouvernement canadien «appréciait» le geste.
Rappelons que le seul suspect de l'attentat, Alexandre Bissonnette, est né au Québec.
«Ces tweets de Fox News déshonorent la mémoire des six victimes et de leur famille en propageant de la fausse information, en jouant à la politique identitaire et en perpétuant la peur et la division au sein de nos communautés», a écrit Mme Purchase dans sa lettre en anglais.
Les ministres prudents
En matinée, les ministres du gouvernement Trudeau se sont bien gardés de critiquer ouvertement le traitement de la nouvelle de l'attentat aux États-Unis. Lundi, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a semblé justifier les décisions du président Donald Trump en évoquant la tragédie à Québec.
«C'est facile, diviser. Et là, notre rôle à nous, c'est de rassembler. C'est un discours d'ouverture», a indiqué François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international.
«Ce qui se passe aux États-Unis relève des États-Unis. Moi, je peux vous dire qu'au Canada et à Québec en particulier, les gens sont très proches les uns des autres», a avancé de son côté le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social Jean-Yves Duclos.
Mardi soir, pour honorer les victimes tombées sous les balles du tireur il y a deux jours, le parlement d'Ottawa sera illuminé en vert - la couleur associée à l'islam.

Dans la mosquée de l'horreur

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Publié le 01 février 2017 à 07h21 | Mis à jour à 07h21
Des trous de projectiles sont bien visibles au... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
Des trous de projectiles sont bien visibles au Centre culturel islamique de Québec.
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
« C'est ici qu'est mort Azzedine, notre héros. Là-bas, celui qui est tombé sous les balles m'a sûrement sauvé la vie. »
Adel, 37 ans, pointe une à une les taches de sang séché qui souillent le tapis vert et beige de la salle de prière du Centre culturel islamique de Québec. Pendant qu'il parle, les images d'horreur qui ne le quittent plus défilent en boucle dans sa tête.
Mais Adel veut parler. « Les gens doivent savoir ce qui s'est passé. Je suis témoin, je dois témoigner. »
Hier soir, la police a permis aux fidèles de la mosquée de retourner pour la première fois sur les lieux de l'attentat. À part les corps qui ont été emmenés à la morgue, tout est exactement comme après la tuerie : le sang, les bottes des disparus, leurs voitures dans le stationnement.
Vers 23 h, ils étaient une trentaine à l'intérieur de la mosquée à pleurer, échanger, tenter de comprendre. Ils ont laissé entrer des journalistes « pour montrer ».
À l'entrée, ils avaient placé une chaise au-dessus du sang d'Azzedine Soufiane, pour que les gens ne marchent pas dedans. M. Soufiane, qui était boucher, a été abattu en essayant de neutraliser le tireur.
« Il a tenté de l'empêcher de tirer, mais le gars a reculé d'un pas et lui a tiré une balle en plein dans la tête. Après, il a tiré deux ou trois autres coups pour l'achever », raconte Adel, qui était dans la mosquée au moment de l'attaque. Hier soir, il a dû se reprendre par deux fois pour réussir à entrer.
Lorsqu'il a entendu les premiers coups de feu, dimanche, il a couru se réfugier dans un réduit sans porte attenant à la salle de prière. « Quand je me suis retourné, j'ai vu que les autres m'avaient suivi. »
Ils étaient une dizaine, entassés dans un espace d'à peine quatre pieds sur six, avec comme seul bouclier ceux qui étaient devant eux. Adel n'arrivait pas à respirer tellement ils étaient serrés.
D'autres se sont cachés derrière d'étroites colonnes qui n'ont souvent pas suffi à les protéger. Le sang par terre en témoigne.
« LE RADICALISME N'A PAS D'IDENTITÉ »
Le tueur a d'abord déchargé son arme dans le couloir où donne la porte principale. Le gypse est troué à plusieurs endroits.
Il a rechargé son pistolet et a tiré vers la salle. Un homme est tombé juste devant celui qui nous raconte le fil des événements.
« À chaque coup, je me disais que j'étais le prochain », se souvient Adel.
Sur le mur où il était appuyé, juste au-dessus de l'endroit où devait être sa tête, trois trous de projectiles sont bien visibles.
Pendant que le tireur vidait à nouveau son arme, le jeune fidèle s'est recroquevillé. Lorsqu'il n'a plus rien entendu, il s'est mis à courir vers la sortie. « J'avais deux choix. Sortir dehors, ou descendre au sous-sol. Je ne savais pas où était le tireur. Je suis descendu. »
En bas, des hommes qui suivaient un cours de Coran ont prodigué les premiers soins à un blessé. L'homme, atteint à la jambe, a laissé une longue trainée de sang dans son sillage. L'escalier en est encore maculé. Dans la pièce où il s'est réfugié, le plancher de béton s'est coloré, tellement il y a eu du sang. La victime a survécu.
Combien de temps a duré l'assaut ? « Je ne sais pas. Une scène comme ça, cinq minutes ça paraît 50 minutes, ou cinq heures », dit Adel.
Depuis l'attentat, il n'a pratiquement pas dormi. Il a le regard vide. Il répète patiemment son histoire à ceux qui veulent l'entendre.
« J'espère que ce qui s'est passé ici servira de leçon pour le monde. Le radicalisme n'a pas d'identité, n'a pas de religion. » Il reproche aux « gens qui font de la religion, un problème », qui ont alimenté le tireur à détester les musulmans « Être musulman, ce n'est pas un problème. »


mardi, octobre 20, 2015

Fusillade mortelle au Sheraton à Hull

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Publié par Charles Payette pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le mardi 20 octobre 2015 à 02h12. Modifié à 07h15.
Fusillade mortelle au Sheraton à Hull
Photo: 104,7 Outaouais
GATINEAU - La police de Gatineau enquête sur une fusillade mortelle qui a éclaté dans un hôtel de la rue Laurier, secteur Hull, lundi soir.
La dame atteinte par balle au Four Points Sheraton peu après 20h, a succombé à ses blessures.
Une autopsie sera pratiquée par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.
Il s'agit du premier homicide à survenir sur le territoire de la police de Gatineau en 2015.
À 1h30 la nuit dernière, les clients et employés de l'hôtel étaient toujours confinés à l'intérieur.

Montréal: Une femme âgée de 94 ans ligotée chez elle

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 20 octobre 2015 à 06h03. Modifié par Charles Payette à 07h15.
Montréal: Une femme âgée de 94 ans ligotée chez elle
MONTRÉAL - Une femme âgée de 94 ans a été victime d'une entrée par effraction avant d'être agressée pour être ligotée à son domicile du sud-ouest de Montréal, lundi soir.
Après la fuite du malfaiteur, la vieille dame est parvenue à alerter des voisins pour obtenir de l'aide.

La résidence est située sur la rue Radisson, près de l'intersection de la 90e Avenue, dans l'arrondissement LaSalle.

Il semble que la victime dormait dans sa chambre lorsque le bandit est entré et a commencé à fouiller les lieux. C'est en aperçevant la nonagénaire qu'il a tenté de la ligoter.

Les policiers arrivés sur place ont calmé la victime qui n'a pas encore pu fournir de description du bandit. Des recherches ont néanmoins été entreprises. (Collaboration Cogeco Nouvelles)

mardi, août 25, 2015

Ottawa Le procès du sénateur Duffy ajourné jusqu'en novembre

http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/

Mise à jour : 25 août 2015 à 17h44

Agence QMI
À lire également:
 
Le procès du sénateur suspendu Mike Duffy accusé de fraude et d'abus de confiance a été ajourné mardi après-midi jusqu'en novembre.
Il en a été décidé ainsi au terme du contre-interrogatoire de Chris Woodcock, l'ancien responsable de gestion de crise au bureau du premier ministre, par l'avocat de la défense Donald Bayne.
Lors de la reprise du procès en août, coïncidant avec le début de la campagne électorale fédérale, le procès a pris une tournure politique avec la comparution de témoins de la garde rapprochée du premier ministre sortant Stephen Harper.
Le procès reprendra bien après le scrutin du 19 octobre, et les conservateurs ne peuvent que se réjouir de cette situation.

Contre-interrogatoire serré

Les questions de Me Donald Bayne, mardi, étaient orientées sur la déposition qu'avait faite Chris Woodcock à la Gendarmerie royale du Canada en juillet 2013, quelques mois après l'éclatement du scandale entourant les allocations de dépenses du sénateur.
En mars 2013, Mike Duffy a remboursé 90 000 $ à l'État pour des dépenses relatives à son lieu de résidence qu'il n'aurait pas dû réclamer. C'est grâce à un chèque personnel de l'ancien chef de cabinet Nigel Wright, que le sénateur conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard a pu effectuer ce paiement.
Me Bayne avance que Mike Duffy, qui nie avoir dérogé aux règles du Sénat, n'aurait jamais admis qu'il était dans le tort et remboursé l'argent s'il n'avait pas été forcé de le faire par les conservateurs qui voulaient étouffer le scandale.
Dans sa déposition de juillet 2013, Chris Woodscock a dit aux policiers qu'avec l'aide du bureau du premier ministre il avait réussi à «forcer, convaincre et persuader» Mike Duffy de rembourser l'argent.
Me Bayne a beaucoup insisté sur le terme «forcer» utilisé par M. Woodcock, qui affirme maintenant avoir utilisé ce mot dans le sens de «persuader» et que M. Duffy a collaboré librement au plan des conservateurs.