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dimanche, avril 02, 2017

Ottawa est invité à revoir son idée d'un «nouvel indice des prix» pour les aînés

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 02 avril 2017 à 14h20 | Mis à jour à 14h20
Les hausses des prestations pour les aînés, comme... (PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE)
Les hausses des prestations pour les aînés, comme la Sécurité de la vieillesse, se basent sur l'indice des prix à la consommation.
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
JORDAN PRESS
La Presse Canadienne
Ottawa
Le gouvernement libéral devrait réfléchir deux fois plutôt qu'une à la promesse de trouver une nouvelle manière de s'assurer que les prestations des personnes âgées suivent la cadence de l'augmentation des prix à la consommation, suggèrent des documents récemment dévoilés.
L'idée d'un «nouvel indice des prix s'appliquant aux aînés» s'inspire d'une étude de Statistique Canada de 2005 qui a montré que les coûts des biens achetés par les Canadiens plus âgés augmentaient plus rapidement que l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation.
Actuellement, les hausses des prestations pour les aînés, comme la Sécurité de la vieillesse, se basent sur l'indice des prix à la consommation, dans le but qu'elles ne perdent pas de valeur au fil du temps.
Toutefois, durant les années d'intervalle, le gouvernement a dépensé 45 millions pour améliorer la fiabilité de l'indice, notamment en utilisant un échantillon plus large de biens et de prix pour tenir compte des populations locales.
Ces changements signifient que les «conclusions de l'étude en ce qui a trait à l'inflation pour les ménages composés uniquement d'aînés comparativement aux autres ménages pourraient ne plus être valides», indique une note transmise en juillet au ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos. La Presse canadienne a obtenu une copie de la note grâce à la Loi sur l'accès à l'information.
Mathieu Filion, un porte-parole de M. Duclos, a indiqué que des discussions étaient en cours avec Statistique Canada concernant les mesures proposées pour les aînés, soulignant le besoin de nouvelles analyses pour déterminer si les conclusions de l'étude datant d'une douzaine d'années sont encore fidèles à la réalité.
«Ce qui compte pour ce gouvernement est de protéger la qualité de vie des aînés canadiens. Nos aînés ont droit à une retraite paisible, à l'abri des pressions de l'augmentation du coût de la vie», a dit M. Filion.
Les libéraux fédéraux avaient fait la promesse d'un nouvel indice une première fois durant la campagne électorale de 2015, et en avaient fait référence de nouveau dans leur premier budget l'an dernier.
Les détracteurs ont accusé les libéraux d'établir une politique en contradiction avec les données disponibles, et ont prévenu que d'autres segments de la population, tels que les familles et les étudiants, réclameraient un traitement particulier similaire.
Le budget fédéral déposé le mois dernier n'a fait aucune mention de la proposition.
Le budget a tout de même prévu une augmentation des prestations aux aînés - devant passer de 48,3 milliards cette année à 63,7 milliards d'ici cinq ans - en raison de l'inflation et du nombre croissant de Canadiens admissibles à la Sécurité de la vieillesse et au Supplément de revenu garanti.
Le système actuel, tout en ayant été amélioré, ne tient pas compte des variations dans les habitudes de dépenses des aînés en fonction des régions du pays ou des revenus disponibles, et n'offre pas d'aide additionnelle aux personnes âgées dans la pauvreté, a fait valoir la vice-présidente à l'Association canadienne des personnes retraitées (CARP), Wanda Morris.

mardi, décembre 13, 2016

Québec veut rouvrir le débat constitutionnel

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/

Publié le 13 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h09
Le gouvernement Couillard veut « ouvrir un dialogue » et mettre... (PHOTO ROBERT SKINNER, archives LA PRESSE)
Le gouvernement Couillard veut « ouvrir un dialogue » et mettre « fin aux tabous »
 sur la question constitutionnelle.
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
(Ottawa) Et si c'était les Premières Nations qui rouvraient le débat constitutionnel au Québec ? Alors qu'à Ottawa, Justin Trudeau ne veut pas « de chicanes constitutionnelles », le gouvernement Couillard souhaite « ouvrir un dialogue » sur la question constitutionnelle, prenant acte d'une demande de réforme des Premières nations à Ottawa.
Vendredi dernier, lors de la conférence des premiers ministres et des leaders autochtones, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde a réitéré la demande des peuples autochtones d'avoir une réforme constitutionnelle leur conférant un statut d'ordre de gouvernement. Le gouvernement du Québec appuie la revendication des Premières Nations, à condition de régler aussi la question du Québec.
Le ministre québécois des Relations canadiennes Jean-Marc Fournier trouve intéressante cette demande de réforme constitutionnelle des Premières nations. 
« Ça permet de sortir de l'aspect de premier réflexe qu'on retrouve généralement à l'extérieur du Québec qui dit : "Ah, c'est encore le Québec qui demande quelque chose." Par définition, le Québec va être différent des autres. Il y a une allégeance très forte au Québec, mais les sondages nous rappellent qu'il y a 75-76% [de Québécois] qui ont une appartenance canadienne à degrés divers. Si on veut susciter une plus grande appartenance canadienne, il faut choisir le dialogue, la compréhension mutuelle, la conversation », dit en entrevue à La Presse le ministre Fournier, qui estime que de « ne pas parler » du dossier constitutionnel, « c'est probablement donner prise à une éventuelle chicane. »
À Ottawa, le gouvernement Trudeau « veut établir un renouveau avec les communautés autochtones », mais souhaite aussi se tenir loin des débats constitutionnels. « On veut établir un renouveau avec les communautés autochtones. On veut démontrer une présence forte du Canada dans le monde. Ce sont des choses qui prennent énormément d'énergie et d'attention, et on est concentrés là-dessus, pas sur des chicanes constitutionnelles », a indiqué hier en conférence de presse le premier ministre canadien Justin Trudeau. Il s'est d'ailleurs dit content de « l'équilibre qu'on a pu établir » avec les chefs autochtones « dans les prises de décisions ». Les leaders autochtones ont participé à une séance de travail avec les premiers ministres provinciaux, vendredi dernier, mais ils auraient souhaité être aussi de la conférence des premiers ministres en après-midi (impossible, car ils ne sont pas reconnus comme un ordre de gouvernement en vertu de l'article 35 de la Constitution).
Le gouvernement Couillard, qui « ne fait aucune demande » à Ottawa pour rouvrir immédiatement le dossier constitutionnel, comprend mal « le tabou » de parler de Constitution. « Les Premières Nations disent : ‟On ne se sent pas tout à fait présentes dans la Constitution." La nation québécoise dit : ‟On ne se sent pas tout à fait présente dans la Constitution." [...] Je comprends que M. Trudeau a dit qu'il ne voulait pas de chicane constitutionnelle, mais ne pas parler de ce que les gens recherchent pour se sentir membres à part entière du pays, c'est probablement donner prise à une éventuelle chicane », a souligné le ministre Fournier.
Le 150e anniversaire du Canada
Le gouvernement Couillard veut profiter du 150e anniversaire du Canada en 2017 pour discuter d'enjeux constitutionnels sur la place publique.
« Au lieu de dire : ‟Parlons pas de ça, ça va faire de la chicane..." Ne parlons pas de quoi ? Du fait que les Premières Nations disent qu'il y a des éléments qu'on ne prend pas en compte, que les Québécois disent : "Il y a des éléments de notre identité qu'on ne prend pas en compte complètement et il faut qu'on en tienne compte." Il faut un espace pour pouvoir discuter [de ces enjeux]. À terme, une fois qu'on aura compris ce que les gens veulent dire, il sera possible d'écrire des libellés. Avant d'arriver à la table [constitutionnelle], il faut qu'on se comprenne. [...] Ce n'est pas un tabou d'essayer de mieux se comprendre et de mieux faire l'avenir », a dit le ministre Fournier. Québec n'organisera pas un forum formel de discussion citoyenne sur les enjeux constitutionnels, préférant « penser à quelque chose d'éclaté » en 2017.
Le gouvernement Couillard ne veut pas suggérer d'échéancier constitutionnel. 
« Ce n'est pas une question d'échéancier, c'est une question de développer la volonté de mieux se comprendre dans la population. Une fois que la volonté va être établie, il sera très facile d'établir l'échéancier constitutionnel. »
Le ministre Fournier ne se formalise pas de la réticence du gouvernement Trudeau à parler « de chicanes constitutionnelles ». « Si la question, c'est : "M. Trudeau, allez-vous faire une conférence constitutionnelle demain matin ?", je comprends sa réponse. S'il l'a interprétée [en se disant que] les PM [premiers ministres] se réunissent dans une salle et règlent ça, j'imagine qu'il se dit : ‟Ça, c'est la méthode usuelle du passé, ça n'a pas donné de bons résultats." Avant de se réunir, si on est sérieux, faire une place à tous ceux qui en demandent une, il va bien falloir un jour commencer par en parler [de la Constitution], que les gens comprennent ce que ça veut dire. [...] Des premiers ministres qui se réunissent dans une salle, qui ne parlent pas à personne, écrivent des libellés et les expliquent ensuite, on ne revivra pas ça. On est dans l'ère moderne : les gens veulent qu'on en parle avant de les écrire. »

Une revendication de longue date

Les peuples autochtones demandent depuis longtemps d'être reconnus dans la Constitution comme un ordre de gouvernement. « C'est une revendication de longue date, explique Sébastien Grammond, professeur en droit constitutionnel à l'Université d'Ottawa. Dans l'accord de Charlottetown, on disait explicitement que les autochtones étaient un troisième ordre de gouvernement. Même si ça n'a pas été adopté, on reconnaît de plus en plus qu'il y a un phénomène de gouvernance [autochtone] qu'on peut difficilement classer dans l'ordre fédéral-provincial. Il y a de plus en plus d'institutions, et les autochtones disent que c'est une manifestation de leur autonomie gouvernementale inhérente. Mais dans le climat actuel, peu de politiciens au Canada ont un appétit pour des changements constitutionnels. »

vendredi, juillet 29, 2016

Ottawa veut éliminer la discrimination que vivent des épouses autochtones

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 6 H 53
Des enfants autochtones à l'école
Des enfants autochtones à l'école   PHOTO : CBC/RADIO-CANADA

mardi, mai 10, 2016

Incendie de forêt en Alberta : Ottawa décline l'offre d'aide étrangère

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

PUBLIÉ LE LUNDI 9 MAI 2016 À 16 H 44
Le premier ministre Justin Trudeau a expliqué que le Canada n'avait pas besoin de l'aide offerte par d'autres pays pour combattre le feu de forêt qui fait rage à Fort McMurray.
Le premier ministre Justin Trudeau a expliqué que le Canada n'avait pas besoin de l'aide offerte
 par d'autres pays pour combattre le feu de forêt qui fait rage à Fort McMurray.

jeudi, mars 10, 2016

Ottawa confirme: Bombardier veut obtenir un milliard

http://www.985fm.ca/economie/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 09 mars 2016 à 20h00. Modifié par 98,5 fm à 20h26.
Ottawa confirme: Bombardier veut obtenir un milliard
Bombardier CS300
OTTAWA - Bombardier a demandé à Ottawa d'investir jusqu'à un milliard de dollars dans le programme de la CSeries, a confirmé mercredi le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.
Le gouvernement libéral avait jusqu'à présent refusé de préciser de quel ordre était la demande d'investissement. Le ministre qui pilote le dossier l'a finalement fait mercredi après-midi lors de la période des questions à la Chambre des communes.

?Le 11 décembre, (Bombardier) a officiellement approché le gouvernement par écrit pour demander jusqu'à un milliard de dollars?, a indiqué M. Bains.

?Nous comprenons l'importance non seulement de Bombardier, mais également de ce secteur (aéronautique), et nous nous assurerons que la décision que nous prendrons sera dans le meilleur intérêt des Canadiens et des Québécois?, a-t-il enchaîné.

Le ministre Bains a néanmoins refusé de spécifier si la décision pourrait être annoncée avant la présentation du budget fédéral, le 22 mars prochain, ou s'il faudrait attendre le dépôt de ce premier exercice financier très attendu du gouvernement de Justin Trudeau avant de la connaître.

En octobre dernier, le gouvernement du Québec avait injecté 1,3 milliard $ dans Bombardier afin de l'aider à compléter son programme d'avions de la CSeries.

Le ministre québécois responsable du dossier Bombardier, Jacques Daoust, avait alors signalé qu'il s'attendait à ce qu'Ottawa investisse lui aussi dans ce fleuron de l'économie du Québec.

La semaine dernière, la voix de la première ministre ontarienne Kathleen Wynne s'est ajoutée à celle des partisans d'une intervention gouvernementale.

?Bombardier est une entreprise très, très importante en Ontario?, a-t-elle affirmé en point de presse à Vancouver aux côtés de son homologue québécois Philippe Couillard.

?C'est une entreprise nationale importante et si nous regardons les secteurs qui renforcent ce pays (...) en Ontario, l'aérospatiale est l'un de ces secteurs?, a ajouté Mme Wynne.

Les avions de la CSeries, qui sont deux ans en retard et qui débordent de leur budget de 5,4 milliards $ US, devraient entrer en service dans les prochains mois.

Air Canada y est allé d'un vote de confiance à l'égard de Bombardier en signant à la mi-février une lettre d'intention dans laquelle le transporteur s'engage à acheter 45 avions CS300.

Il s'agissait une première commande ferme en près de 18 mois pour ce nouvel avion commercial.

La facture de la commande d'Air Canada, qui comprend également des options pour 30 autres appareils, atteint 3,8 milliards $ US.

mardi, février 02, 2016

Femmes autochtones : l'ONU appelle Ottawa à s'attaquer aux racines de la violence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le lundi 1 février 2016 à 15 h 51 HNE  La Presse Canadienne
Des femmes autochtones assassinées ou disparues Photo : CBC/Radio-Canada
Des femmes autochtones assassinées ou disparues  Photo :  CBC/Radio-Canada

La commission d'enquête sur les femmes autochtones devra absolument prendre en compte les racines profondes de cette violence, à commencer par les facteurs socio-économiques, selon des représentants des Nations unies.
Ces représentants de différentes instances de l'Organisation des Nations unies (ONU) ont rencontré lundi les ministres responsables de l'élaboration des paramètres de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées.
Femmes autochtones disparues ou assassinées, notre dossier
Au cours d'un point de presse suivant cette rencontre avec les ministres Carolyn Bennett (Affaires autochtones et Nord), Patty Hajdu (Condition féminine) et Jody Wilson-Raybould (Justice), ils ont insisté sur le fait que cette enquête devait être aussi large que possible.
Pour Barbara Bailey, du Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), il sera « très difficile de briser le cycle de la violence », à moins de s'attaquer aux racines du problème. Le désavantage économique subi par les membres des Premières Nations devra être au coeur de cette enquête, selon elle.
Il faudra aussi être sensible aux « stéréotypes » laissés par « l'héritage colonial », qui est désormais intégré dans « le tissu social », a-t-elle soutenu.
« À moins de déconstruire ces stéréotypes, de les démanteler et de voir ces gens comme des êtres humains [...], nous allons manquer le bateau. »— Barbara Bailey, du CEDAW

Les cas allégués de Val-d'Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels perpétrés par des policiers de la Sûreté du Québec, devraient aussi être inclus dans l'enquête. Pour le rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes, Dubravka Simonovic, l'impunité doit être abordée dans le processus.
« Si nous avons une situation où, par exemple, les forces policières n'agissent pas de façon correcte, que le système ne fonctionne pas bien, alors [...] cela contrevient à l'obligation de diligence appropriée d'un pays de prévenir cette violence, d'imposer des mesures qui protégeront les victimes et de punir les auteurs », a signalé Mme Simonovic.
La ministre Carolyn Bennett a déjà laissé entendre que l'enquête engloberait notamment ces cas allégués de sévices à Val-d'Or.
Mme Bailey avait visité différentes villes et réserves au Canada en 2013 et avait conclu à de « graves violations » des droits des femmes autochtones.
Dans sa liste de 38 recommandations, le CEDAW demandait notamment au Canada de prendre des mesures pour améliorer de manière importante les conditions économiques des Premières Nations. Il appelait entre autres à des stratégies de lutte contre la pauvreté concernant le logement, le transport, l'accès à l'eau potable et l'éducation.
Pour James Cavallaro, de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), la mise sur pied d'une commission d'enquête sur la violence faite aux femmes autochtones ne doit pas être un prétexte pour se traîner les pieds sur les autres recommandations.
« Il s'agit d'un moment où des actions peuvent être prises, a-t-il soutenu. Je ne pense pas que les instances internationales [...] s'attendent à ce que durant les deux années de l'enquête, tout ce qui touche les femmes et filles autochtones - les politiques comme les programmes - soit mis en pause. »

vendredi, janvier 15, 2016

Frais accessoires : les aînés veulent qu'Ottawa mette Québec au pas

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le jeudi 14 janvier 2016 à 11 h 52 HNE
Des personnes âgées.
Des personnes âgées.  Photo :  iStock

Les aînés québécois unissent leurs voix pour dénoncer la légalisation des frais accessoires par l'adoption du projet de loi 20 en novembre dernier. Un regroupement d'associations représentant un demi-million d'aînés québécois dénonce la normalisation de ces frais qui réduisent l'accessibilité aux soins de santé.
La normalisation des frais accessoires touche particulièrement les aînés, selon le regroupement des huit associations, puisqu'ils ont plus souvent recours aux soins de santé. Ils qualifient d'ailleurs les frais accessoires de « taxe santé aînée » et ils demandent au gouvernement de faire marche arrière dans le dossier.
« Est-ce que le gouvernement réalise que les frais accessoires sont absorbés en bonne partie par les aînés du Québec? », s'interroge le président de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP), Donald Tremblay.
Le réseau FADOQ précise que ce sont les plus vulnérables des aînés qui souffriront le plus de cette mesure.
« Il faut cesser de jouer à l'autruche, les aînés les plus vulnérables devront faire des choix. La santé ou l'épicerie? On le répète depuis un bon moment, malheureusement en vain, le gouvernement joue avec la qualité de vie des aînés; des conséquences s'ensuivront! »— Maurice Dupont, président du réseau FADOQ

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait indiqué, dans la foulée de l'adoption du projet de loi 20, que la facture des frais accessoires représentait un montant de 50 millions de dollars. Une somme dont le gouvernement ne dispose pas, avait déclaré à ce moment M. Barrette.
Le président de l'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ), Pierre-Paul Côté, estime pour sa part que c'est aux médecins d'absorber ces coûts. Il dénonce l'augmentation de leur rémunération, qui a bondi de 300 millions de dollars au cours de la seule année dernière.
La coalition souligne que la rémunération des médecins du Québec s'est accrue de 47 % au cours des cinq dernières années pour atteindre 7 milliards de dollars en 2015.
« Comment le gouvernement du Québec peut-il donner son feu vert à une taxe de 50 millions de dollars par année en permettant aux médecins de facturer des frais accessoires, alors qu'il a perdu le contrôle de la rémunération de ces mêmes professionnels ? C'est indécent ! »— Pierre-Paul Côté, président de l'AREQ
Intervention fédérale demandée 
La coalition réclame maintenant l'intervention du gouvernement fédéral dont la loi interdit les frais accessoires, selon elle. « La Loi canadienne sur la santé est très claire : les frais accessoires sont interdits, avance la présidente de l'Association québécoise pour la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Judith Gagnon.
« Le gouvernement fédéral doit absolument la faire respecter, poursuit Mme Gagnon. Pourquoi tarde-t-il à agir? Le silence du gouvernement Trudeau dans ce dossier est inquiétant. »
Le gouvernement du premier ministre Philippe Couillard a légalisé les frais accessoires lors de l'adoption du projet de loi 20 en novembre dernier portant sur l'accès à un médecin de famille.
Le ministre de la Santé a profité de cette occasion pour baliser les frais accessoires en prétextant qu'ils étaient devenus monnaie courante et que les Québécois ne les remettaient pas en question. Le gouvernement avait voté la loi grâce à sa majorité à l'Assemblée nationale; 63 députés libéraux ont voté pour l'adoption de la loi, mais l'opposition s'était braquée en votant contre en bloc (48).
Les huit associations qui dénoncent les frais accessoires :
  • Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic du Québec (AQRP)
  • Réseau FADOQ
  • Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ)
  • Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR)
  • Alliance des associations de retraités (AAR)
  • Association québécoise des centres communautaires pour aînés (AQCCA)
  • Regroupement des popotes roulantes et autres services alimentaires bénévoles (PRASAB)
  • Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS)

jeudi, janvier 07, 2016

Des millions de petits drapeaux pour le 150e du Canada

http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/

Mise à jour le mercredi 6 janvier 2016 à 7 h 17 HNE
Le gouvernement continue ses préparatifs en vue des célébrations du 150e anniversaire du Canada, qui se tiendront en 2017. Patrimoine canadien s'apprête à acheter des millions de petits drapeaux arborant le logo de l'événement.
Le ministère a lancé un appel d'offres à ce sujet. Il souhaite acheter 4,1 millions de ces drapeaux, ce qui équivaut à un drapeau pour neuf Canadiens. Une entente sera signée au cours des prochaines semaines.
Ces drapeaux, mesurant 8 cm par 15 cm, devraient commencer à être distribués dès cette année.
Contacté par Radio-Canada mardi, Patrimoine canadien n'a pas précisé le montant qui sera alloué à leur achat. Toutefois, chaque commande ne pourra excéder 400 000 $. On ignore toutefois combien de commandes peuvent être faites.
Pour le professeur de droit Benoît Pelletier, de l'Université d'Ottawa, il est normal pour un gouvernement de vouloir promouvoir son identité.
« On ne peut pas reprocher au gouvernement du Canada de faire la promotion de l'identité canadienne et de la fierté au Canada, pas plus qu'on ne pourrait reprocher au gouvernement du Québec de faire la promotion de l'identité québécoise et de la fierté au Québec. »— Benoît Pelletier, professeur de droit à l'Université d'Ottawa
Le logo du 150e anniversaire qui apparaîtra sur les drapeaux a été conçu par une étudiante de l'Université de Waterloo. Choisi à la suite d'un concours, il a notamment été critiqué pour sa ressemblance avec le logo du centenaire du Canada.
Avec les informations de Jean-François Chevrier

mercredi, janvier 06, 2016

Recensement national des sans-abris: Ottawa ira de l'avant, malgré les réticences des villes

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le mercredi 6 janvier 2016 à 1 h 21 HNE   La Presse Canadienne
Un sans-abri demande la charité
Un sans-abri demande la charité  Photo :  Istock

Le gouvernement fédéral ira de l'avant ce mois-ci avec le dénombrement national de personnes sans abri, malgré l'opposition de municipalités craignant que le moment choisi ne donne des résultats erronés.
C'est la première fois qu'Ottawa tentera de coordonner une démarche entreprise par plusieurs villes dans différentes régions du pays.
Au cours d'une rencontre nationale, en mai, les municipalités avaient averti le précédent gouvernement conservateur qu'elles n'auraient pas le temps de rassembler toutes les ressources pour recenser tous les itinérants vivant chez elles à un moment précis.
Plusieurs villes n'ont jamais réalisé un tel dénombrement et celles qui l'ont fait ont utilisé des méthodologies différentes, compliquant la comparaison des résultats à l'échelle du pays.
Le gouvernement fédéral voulait obtenir les détails sur la taille et la composition de la population d'itinérants dans le courant du mois de janvier, mais a fait face à des critiques virulentes lors du dévoilement du plan aux représentants de 49 localités dans une rencontre en mai 2015.
Manque de temps et enjeu de précision
« Il y avait un soutien universel pour un recensement national et coordonné. Ce n'est pas que les gens ne voulaient pas le faire », a dit le président de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, Tim Richter.
« L'opposition résidait davantage dans le moment choisi et le temps accordé pour l'organiser », a-t-il expliqué.
Des villes déploraient ne pas avoir suffisamment de temps pour mettre toutes les ressources en place pour recenser chaque sans-abri dans la ville ou région durant une période de 24 heures.
Certaines villes, comme Toronto et Vancouver, ont pris plus d'une année pour planifier un tel dénombrement, soit beaucoup plus que les sept mois que le gouvernement fédéral accordait aux municipalités en mai dernier.
Certaines municipalités s'inquiètent aussi qu'un recensement en janvier ne puisse pas donner un portrait précis du phénomène puisque les froides températures peuvent pousser un certain nombre de sans-abris à se réfugier dans un gîte.
Les femmes et les enfants, « qui pourraient se tourner vers une solution de refuge non sécuritaire ou échanger des faveurs sexuelles contre un toit plutôt que de dormir à l'extérieur », seraient particulièrement sous-évalués, ont également affirmé des responsables municipaux.
Depuis ce temps, le gouvernement fédéral a prolongé la période de recensement, accordant aux 30 municipalités devant prendre part à l'initiative fédérale jusqu'à la fin avril pour recueillir les statistiques sur la taille et la composition de la population de sans-abris durant une période de 24 heures.
1 million de dollars versés aux villes 
La porte-parole d'Emploi et développement social Canada, Julia Sullivan, a indiqué que le gouvernement fédéral fournissait aussi un financement de 1 million de dollars pour aider les villes à payer les coûts du dénombrement.
Seulement deux des 30 municipalités concernées,Thunder Bay et la région de York, en Ontario, ont annoncé à quel moment se tiendrait le dénombrement, et dans les deux cas, cela se ferait avant la fin du mois.
Toronto ne prendra pas part à l'opération, car elle planifie un dénombrement organisé localement l'an prochain. Le Ottawa Citizen a rapporté que la capitale fédérale ne participerait pas non plus, estimant que la Ville compte déjà suffisamment de statistiques précises sur la situation locale de l'itinérance.
Une note interne obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information et rédigée pour l'ancienne ministre d'État au développement social de l'époque, la conservatrice Candice Bergen, résume les points de la démarche fédérale.
Cette démarche doit permettre aux gouvernements locaux de mettre en place les services sociaux nécessaires pour aider à résoudre le problème de l'itinérance au pays et d'analyser les divers programmes pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

mardi, décembre 29, 2015

La Saskatchewan demande qu'Ottawa lui renvoie l'argent de la péréquation

http://ici.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/

Mise à jour le lundi 28 décembre 2015 à 12 h 46 HNE
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.  Photo :  ICI Radio-Canada

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, souhaite qu'Ottawa renvoie aux provinces « riches » l'argent qu'elles ont déjà déboursé dans le cadre du programme de péréquation fédéral, en raison de la baisse du prix du pétrole.
La péréquation est un programme de répartition de la richesse entre les provinces.
Brad Wall soutient que les contribuables saskatchewanais continuent de faire parvenir des millions de dollars au gouvernement fédéral, tandis que l'économie de la province souffre « vigoureusement » de la chute fracassante du prix du baril de pétrole.
Il en est de même pour les provinces comme l'Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador dont les économies dépendent de la vente des produits énergétiques, estime-t-il.
Il est temps que le gouvernement fédéral réalise que Terre-Neuve-et-Labrador, l'Alberta et la Saskatchewan devraient de nouveau recevoir les sommes transférées, plaide M. Wall.
Le premier ministre souhaite que l'argent serve à financer des programmes d'infrastructures ou de rétention de travailleurs et ajoute qu'il pourrait être renvoyé en dehors des tuyaux établis par la formule de péréquation, afin d'éviter la diffculté d'obtenir un consensus pour instaurer des changements au programme.
Rappelons que Brad Wall a déjà vertement critiqué le programme de péréquation, soutenant qu'il favorise principalement les provinces productrices d'hydroélectricité, comme le Québec et le Manitoba.
Avec les informations de Stefani Langenegger

vendredi, décembre 18, 2015

La marijuana ne sera pas une vache à lait pour Ottawa, promet Trudeau

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le vendredi 18 décembre 2015 à 1 h 43 HNE  La Presse Canadienne
Un remaniement ministériel se prépare à Québec; et les fantômes de la Commission Charbonneau se promènent.
Le premier ministre du Canada rencontrera aujourd'hui le premier ministre du Québec

Même si la légalisation de la marijuana pourrait générer « certaines recettes fiscales », le gouvernement fédéral ne s'attend pas à faire de ce commerce une vache à lait pour l'État, a admis Justin Trudeau.
Les libéraux souhaitent légaliser la marijuana pour des motifs de santé et de sécurité publiques, pas pour faire de l'argent, a indiqué cette semaine le premier ministre dans son entrevue de fin d'année à La Presse Canadienne.
Tout revenu fiscal tiré de ce commerce devrait ensuite être consacré au traitement de la toxicomanie, au soutien en matière de santé mentale et aux programmes d'éducation, et non aux recettes générales de l'État, a soutenu M. Trudeau mercredi.
Les libéraux ont promis de légaliser la marijuana tout en restreignant l'accès à cette drogue. Ils soutiennent que la prohibition n'a pas empêché les jeunes gens de consommer de la marijuana et que trop de Canadiens condamnés pour possession simple se retrouvent ainsi avec un casier judiciaire.
Le gouvernement souhaite abroger les articles du Code criminel qui interdisent la consommation et la possession simple, mais punir par ailleurs plus sévèrement ceux qui vendent la drogue à des mineurs ou qui conduisent un véhicule avec les facultés affaiblies par la marijuana.
M. Trudeau a déjà promis de former un groupe de travail, composé de représentants des trois ordres de gouvernement, pour imaginer un système de distribution et de vente au détail de la marijuana, avec les conseils d'experts en santé publique, en toxicomanie et en répression du crime. Ce système prévoirait bien sûr des taxes d'accise fédérale et provinciale.
Le premier ministre a cependant prévenu que si ces taxes sont trop élevées, certains consommateurs se tourneront vers le marché noir, comme on l'a vu parfois avec la cigarette, et on retournera alors à la case départ pour ce qui a trait à la sécurité publique.
En visite à Vancouver, jeudi, M. Trudeau a souligné l'importance d'entendre tous les points de vue lors des consultations préliminaires, notamment ceux des municipalités, des provinces et du secteur de la marijuana médicinale. Il faudra aussi aller voir ce qui se fait ailleurs dans le monde, a-t-il dit.

vendredi, décembre 11, 2015

Toronto menacé par le groupe État islamique ?

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Publié le 11 décembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h17
Selon le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, il... (Photo Sean Kilpatrick, archives PC)
PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES PC
Selon le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, il n'y a pas lieu, pour le moment, de rehausser d'un cran le niveau de sécurité au pays.

Une menace terroriste « précise » contre Genève a incité jeudi les autorités suisses à renforcer le niveau de sécurité dans la ville, siège européen des Nations unies, alors qu'au moins quatre djihadistes en liberté étaient activement recherchés. La ville de Toronto serait également « particulièrement menacée », tandis qu'Ottawa et Vancouver seraient dans la ligne de mire d'un terroriste, selon des médias suisses.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit officiellement prendre « très au sérieux ces menaces », sans confirmer leurs fondements. À l'interne, une source a indiqué à La Presse que tout était mis en oeuvre pour vérifier la nature de cette menace. « Nous faisons les vérifications qui s'imposent de concert avec nos partenaires de la sécurité. C'est difficile parce que la menace n'est pas très spécifique. Mais on ne peut certainement pas l'ignorer », a-t-on indiqué à La Presse.
À Ottawa, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, s'est voulu rassurant. Il a indiqué que les autorités canadiennes sont plus aux aguets depuis les attentats terroristes de Paris, à l'instar des responsables de la sécurité d'autres pays. Mais il n'y a pas lieu, pour le moment, de rehausser d'un cran le niveau de sécurité au pays.
« À l'heure actuelle, il n'y a rien de nouveau ou de différent qui pourrait affecter le niveau de sécurité au pays. Il n'y a pas de changement à cet égard, mais nous demeurons vigilants. Il n'y a personne qui tient quoi que ce soit pour acquis. Mais nous n'avons pas d'information en ce moment qui nous pousserait à changer le niveau de sécurité », a déclaré le ministre Goodale.
« Il y a évidemment des reportages dans les médias en Europe. Quand il y a ce genre de spéculation, les agents canadiens font évidemment les vérifications qui s'imposent. Mais jusqu'ici, il n'y a rien qui nous amènerait à changer notre perception de la situation pour ce qui est de l'évaluation du risque pour le Canada », a-t-il ajouté.
Selon le quotidien La Tribune de Genève, qui cite une note de la police genevoise, trois villes seraient « particulièrement menacées actuellement : Genève, Toronto et Chicago ». Aucune source officielle ne confirme toutefois que les métropoles canadiennes et américaines seraient en péril.
Ce même document policier contiendrait aussi les noms des quatre hommes considérés comme des sympathisants du groupe armé État islamique recherchés par la police. Ceux-ci seraient « armés et dangereux », selon le journal suisse Le Matin. Deux autres suspects, dont un ami de Salah Abdeslam, un des auteurs des attentats de Paris, étaient également recherchés des policiers, selon La Tribune de Genève.
Les villes d'Ottawa et de Vancouver ne sont pas nommées dans ce document policier qui proviendrait des services secrets américains. Un cinquième présumé djihadiste lié à l'alerte terroriste de Genève aurait toutefois évoqué d'éventuels attentats contre celles-ci, a rapporté jeudi Le Matin. La police de Vancouver a confirmé à La Presse n'avoir reçu « aucune information concernant des menaces spécifiques contre Vancouver ».
Selon Dave Charland, ex-agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), les autorités canadiennes tentent en ce moment de savoir si les six présumés djihadistes ont un lien avec le Canada. « Mais pourquoi nommer trois villes canadiennes, à côté de Genève ? Pourquoi ne pas nommer New York, Washington ou Francfort ? Il doit nécessairement y avoir un lien avec le Canada. Mais quelle est la nature de ce lien-là ? », se questionne-t-il.
De telles menaces à l'encontre de grandes villes occidentales surviennent toutefois fréquemment, nuance Dave Charland. « Ce n'est pas la première fois que quelqu'un fait une vidéo dans laquelle il mentionne le Canada ou une ville au Canada. Je pense qu'on est encore à l'étape d'évaluer si oui ou non il s'agit d'une menace sérieuse envers les villes canadiennes », explique-t-il.
Par ailleurs, le fait que la ville de Toronto soit citée dans une note de police suisse ne donne pas davantage de crédibilité à cette information. Celle-ci est peut-être déjà connue des autorités canadiennes et peut ne pas provenir d'une nouvelle source d'information indépendante. « Il ne faut pas oublier que la majorité des informations qu'ils reçoivent ne sont pas crédibles ou s'avèrent non fondées », nuance l'expert en renseignement.
- Avec la collaboration de Vincent Larouche

jeudi, décembre 10, 2015

Le premier vol de réfugiés nolisé par Ottawa en route pour le Canada

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Avion des Forces canadiennes à Beyrouth pour le transport des réfugiés
Avion des Forces canadiennes à Beyrouth pour le transport des réfugiés  Photo :  Radio-Canada/Marie-Ève Bédard

Le premier avion nolisé par Ottawa transportant des réfugiés syriens a décollé de Beyrouth, au Liban, vers 9 h (heure de Montréal) ce matin en direction de Cologne en Allemagne. Après un bref arrêt, l'appareil Airbus C-150 des Forces canadiennes reprendra sa route en direction de l'aéroport international Pearson de Toronto où les réfugiés sont attendus vers 21 h.
Le premier ministre Justin Trudeau les accueillera en personne à leur descente de l'avion.
Les démarches de parrainage de ces premiers arrivants syriens ont toutefois été amorcées avant l'annonce de la promesse électorale du premier ministre Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés.
Ces derniers sont principalement d'origine arménienne et ils sont parrainés par des proches et des groupes religieux. Ils iront s'établir à Montréal, Laval, Toronto et Edmonton.
« Ça va être une grande journée pour le Canada », a lancé mercredi le premier ministre Justin Trudeau, qui a profité de la période des questions à la Chambre des communes pour annoncer l'arrivée des premiers vols organisés.
Le premier ministre, qui avait fait de l'accueil de 25 000 réfugiés une promesse électorale, a ajouté au cours d'un point de presse qu'il avait invité les chefs des partis d'opposition à venir avec lui à l'aéroport.
Le deuxième contingent suivra dès samedi, mais cette fois à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. L'heure n'a pas été précisée.
En tout, quelque 300 réfugiés, faisant tous l'objet de parrainage privé, doivent arriver au pays par ces deux vols.
Ils seront transportés à bord d'avions militaires, dont la capacité est moins grande que les avions civils. L'arrivée des réfugiés s'accéléra toutefois rapidement par la suite, puisque les avions civils prendront bientôt la relève.
Entre le 4 novembre et le 7 décembre, 416 réfugiés sont déjà arrivés au pays, mais par des vols commerciaux.
De nouvelles aires provisoires mises en place aux aéroports Trudeau et Pearson
Ce sont les agents de l'Agence des services frontaliers qui accueilleront les réfugiés afin de compléter les dernières étapes en vue de leur admission au Canada,
Les nouveaux arrivants devront tous se soumettre à un bilan de santé sommaire pour qu'on puisse détecter tout signe de maladie et leur offrir au besoin les soins qu'ils requièrent.
Le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté rappelle toutefois dans un communiqué qu'ils ont déjà subi avant leur départ des « examens médicaux aux fins d'immigration » et qu'ils ont « déjà passé les mesures de vérification de sécurité ».
Il y a quelques semaines, le gouvernement libéral a dû réviser l'échéancier de son engagement, qu'il devait initialement réaliser avant le 31 décembre. Plusieurs maires du pays, dont ceux de Montréal, Québec et Toronto, l'avaient mis en garde contre la précipitation.
Le Canada accueillera plutôt 10 000 réfugiés d'ici la fin de l'année, et 15 000 autres avant la fin de février 2016. La grande majorité des réfugiés attendus avant la fin du mois, soit 8000 d'entre eux, feront l'objet d'un parrainage privé. Les 2000 autres seront parrainés par Ottawa.
Mercredi, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, s'est ditoptimiste de voir le Canada atteindre ses objectifs d'accueil.