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mercredi, janvier 25, 2017

Empoisonnement de sa famille: elle retire son plaidoyer de culpabilité

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Publié le 24 janvier 2017 à 16h36 | Mis à jour le 24 janvier 2017 à 16h36
Une femme qui s'est avouée coupable en mai dernier d'avoir tenté de tuer son... (Photothèque La Presse)
PHOTOTHÈQUE LA PRESSE
Une femme qui s'est avouée coupable en mai dernier d'avoir tenté de tuer son mari et leurs deux enfants en les empoisonnant avec de la mort aux rats, a retiré son plaidoyer de culpabilité, mardi, en Cour du Québec. Elle ignorait qu'une condamnation pour trois tentatives de meurtres lui vaudrait d'être expulsée du Canada pour grande criminalité, vu qu'elle n'est pas citoyenne canadienne.
Originaire d'Asie du Sud, la femme de 34 ans a le statut de résidente permanente. Or, l'avocate qui la représentait auparavant croyait qu'elle était citoyenne canadienne. Dans le cadre de discussions entre la Couronne et la défense, Mariam (nom fictif pour protéger l'identité de ses deux enfants), a décidé de plaider coupable à trois des 9 accusations portées contre elle, même s'il y avait une possibilité de défense de non responsabilité pour cause de troubles mentaux. De fait, les rapports d'expertises réalisés par deux psychiatres donnaient des avis différents à son sujet. Celui du Dr Louis Morissette était favorable à l'accusée.
Étonné
Mardi, le procureur de la Couronne Richard Audet s'est dit un peu étonné de la combinaison de circonstances malheureuses dans cette affaire. Il y avait une information erronée au dossier sur le statut de Madame. Le véritable statut apparaissait sur la première page du rapport du psychiatre Joël Watts, mais l'avocate n'aurait pas reçu cette page. Me Audet ne s'est pas objecté au retrait de plaidoyer, vu les circonstances. La juge Manon Ouimet a donné son accord. 
Mariam, qui est maintenant représentée par Me Julie Vincent, subira donc un procès sur les neuf chefs d'accusation portés contre elle, incluant les trois tentatives de meurtre. Pour écourter les choses, la juge a suggéré de faire un procès sur le «coeur de litige», soit la responsabilité criminelle. C'est donc un débat d'experts qui s'annonce. La date du procès sera fixée ultérieurement.
Les faits étaient survenus le soir du 31 janvier 2015, au domicile familial de Parc-Extension. L'époux, les deux enfants, de même que Mariam, avaient bu du jus d'orange qui contenait du poison à rats. Mariam, qui aurait préparé la boisson, a eu la surprise de se réveiller en vie le lendemain matin. Son mari vomissait. Une connaissance a appelé les secours. Les quatre membres de la famille ont été transportés et traités à l'hôpital. Ils n'ont heureusement pas gardé de séquelles de cet empoisonnement.