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mercredi, janvier 25, 2017

L'absence d'un lieutenant politique nuit au Québec, selon les conservateurs

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Publié le 25 janvier 2017 à 13h56 | Mis à jour à 13h56
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose,... (Photo Adrian Wyld, Archives La Presse Canadienne)
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, veut profiter de son passage à Québec mercredi afin de critiquer la décision du premier ministre Justin Trudeau d'abolir la fonction de lieutenant politique dans la province.
PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(OTTAWA) Le gouvernement Trudeau sert mal les intérêts des Québécois depuis que le premier ministre a décidé d'abolir la fonction de lieutenant politique au Québec, soutient le Parti conservateur.
Le poste de lieutenant politique permettait à un ministre influent du Québec de faire avancer plus rapidement les dossiers prioritaires de la province à la table du cabinet. Aujourd'hui, aucun des six ministres du Québec n'a le mandat de faire le tri des dossiers qui doivent être traités au cabinet de manière prioritaire, selon les députés conservateurs.
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, profitera de son passage à Québec aujourd'hui afin de critiquer cette décision du premier ministre Justin Trudeau en compagnie des députés conservateurs du Québec.
Si le Parti conservateur a choisi de tenir son caucus de trois jours dans la région de Québec afin de préparer la reprise des travaux parlementaires lundi prochain, c'est justement pour illustrer l'importance de la Belle province pour cette formation politique et démontrer que les électeurs ne trouvent pas leur compte depuis que les libéraux sont au pouvoir.
« Il est extrêmement important pour Rona Ambrose et le caucus conservateur d'être ici à Québec parce que nous voulons montrer notre soutien à une région que le gouvernement libéral de Justin Trudeau a abandonnée. Nous voulons que les électeurs de Québec qui travaillent fort sachent que les conservateurs vont défendre ce qui compte le plus pour eux et seront leur voix », a indiqué Jake Enwright, le porte-parole de Rona Ambrose.
Dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper, c'est l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales Denis Lebel qui occupait les fonctions de lieutenant politique du premier ministre au Québec. Il était le ministre que les gens d'affaires, les syndicats et autres organismes pouvaient interpeler pour faire valoir leur cause.
En formant son gouvernement, Justin Trudeau a décidé de mettre fin à cette tradition de nommer un lieutenant politique pour le Québec ou tout autre province. Les stratèges libéraux ont alors fait valoir que ce poste avait été dans le passé une source de problème pour les libéraux.
M. Trudeau a d'ailleurs été interrogé à nouveau à ce propos durant sa récente tournée au Québec. Comme il l'a affirmé dans le passé, il a vanté le travail des 40 députés libéraux élus au Québec au dernier scrutin et l'influence des six ministres du Québec. Il a déjà aussi fait valoir qu'il était inutile d'avoir un lieutenant politique au Québec quand « le général » est issu de la province.
Aux Communes, l'automne passé, tant le Parti conservateur et le NPD ont critiqué à quelques reprises le travail des députés libéraux sur des dossiers tels que l'aide financière à Bombardier, la stratégie du gouvernement Trudeau pour soutenir l'industrie forestière au Québec alors qu'un conflit sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les Etats-Unis est imminent.