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vendredi, février 03, 2017

Des réfugiés syriens veulent quitter Québec

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/

Publié le 03 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)
Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Ils ont fui une guerre horrible, mais la violence meurtrière les a rattrapés. L'attentat de la Grande Mosquée de Québec a troublé certains réfugiés syriens de Québec au point qu'ils envisagent de quitter la ville, ont-ils confié à La Presse.
Jassem al-Chekeiti a célébré hier le premier anniversaire... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 1.0
Jassem al-Chekeiti a célébré hier le premier anniversaire de son arrivée au Canada. La tuerie l'a certes ébranlé, mais il ne compte pas quitter Québec.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
« S'il n'y a pas de sécurité ici, [on va] partir dans une autre province ou même rentrer - pas en Syrie, mais dans la région », a expliqué un groupe de cinq réfugiés rencontrés au Centre multiethnique de Québec (CMQ) par la voix d'une interprète travaillant sur place. Ils n'ont pas voulu donner leurs noms. « On nous a dit qu'il y avait de la sécurité, [on est] sous le choc. »
« Même les enfants ont dit qu'ils ne voulaient pas aller à l'école, parce qu'ils sont trop choqués, ils ont peur », a continué le groupe. L'interprète a ensuite confirmé clairement : « Il y a des familles qui aimeraient bien partir : elles sont venues ici avec une promesse de sécurité et cet attentat crée des interrogations. »
La peur se lisait sur les visages de ces Syriens arrivés à Québec ces derniers mois - quatre mois pour le « doyen » -, eux qui attendaient leurs rendez-vous respectifs afin d'obtenir de l'aide administrative dans leurs démarches d'installation.
Québec a accueilli près de 500 réfugiés en provenance de la Syrie en 2016.
« ON PEUT COMPRENDRE »
Des interrogations sur la possibilité de quitter Québec, Dominique Lachance en a entendu.
« C'est normal. On est tous perturbés, nous les premiers. On peut donc comprendre que des nouveaux arrivants se posent des questions, parce qu'ils ne connaissent pas l'ampleur de ce que la Ville de Québec peut leur offrir, ils ne connaissent pas [l'absence] de précédents », a expliqué la directrice du CMQ, en entrevue.
«On est tous un peu en état de choc.»Dominique Lachance
Un intervenant arabophone chargé de l'accueil des réfugiés a aussi expliqué à La Presse qu'on lui avait posé des questions sur la possibilité de quitter Québec.
« Certains ont reçu leurs informations de l'étranger ou par les réseaux sociaux », a continué Mme Lachance. « Depuis une semaine, on est là-dedans. [On s'occupe] de rencontrer les familles, de leur donner les faits et de les mettre au courant de la réalité et des services qu'ils peuvent avoir. De faire un état de la situation. »
« J'Y ALLAIS TOUS LES VENDREDIS »
« Avant, pour [moi], c'était un pays sûr, et avec ce qui s'est passé dimanche... C'est triste, c'est dérangeant », a affirmé en entrevue Jassem al-Chekeiti, par le truchement d'une interprète. Il « ne s'attendai[t] pas à ça ». La journée d'hier marquait le premier anniversaire de son arrivée au Canada.
Le drame le touche d'autant qu'il s'était rendu à la Grande Mosquée de Québec « plus d'une vingtaine de fois » pour prier. Il fréquente le cégep « et ce n'est pas loin, alors chaque vendredi, [il fait] la prière de midi là-bas ».
Il connaissait aussi Azzedine Soufiane, l'épicier marocain tombé sous les balles de Bissonnette, ainsi que Nizar Ghali, grièvement blessé. Ce dernier assurait le transport de plusieurs réfugiés vers des cours de francisation.
M. Chekeiti ne compte pas quitter Québec pour autant. Il a tenté sa chance à Toronto ces derniers mois, mais il est revenu dans la Vieille Capitale par la suite.
Même portrait pour Mahmoud, qui n'a pas voulu donner son nom de famille. Le jeune homme nerveux s'exprime dans un assez bon français. « J'ai vu à la télé, j'habite un autre quartier », a-t-il raconté. « Toutes les semaines, j'allais à cette mosquée le vendredi. »
Il comprend que « ce n'est pas normal au Québec, [que] c'est la première fois au Canada ». Et il souligne qu'avant dimanche dernier, certaines familles voulaient déjà quitter le Québec pour une autre raison : « C'est difficile, le français. »

lundi, mars 07, 2016

Des réfugiés syriens assistent à un cours «Canada 101» à Montréal

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 06 mars 2016 à 19h29. Modifié par Charles Payette le lundi 07 mars 2016
Des réfugiés syriens assistent à un cours «Canada 101» à Montréal
MONTRÉAL - Les réfugiés syriens qui sont récemment arrivés à Montréal, à Laval et à Longueuil et qui se sentent un peu perdus sur leur terre d'accueil ont eu droit à un coup de main, dimanche.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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L'Alliance canadienne d'aide aux Syriens a organisé une session d'information dans la métropole spécialement pour eux avec une panoplie de conférenciers incluant des médecins, des travailleurs sociaux, des spécialistes du secteur immobilier, des consultants financiers et des professionnels de l'éducation.

Ces intervenants ont fourni des renseignements de base aux réfugiés qui éprouvent, dans bien des cas, des difficultés à trouver leurs repères dans leur nouvel environnement de vie.

Le porte-parole de l'Alliance et directeur du Conseil syro-canadien de Montréal, Faisal Alazem, a expliqué que cette rencontre se voulait «une chance de les mettre sur le droit chemin et de leur dire quels sont les services offerts» au pays.

Il ajoute que les réfugiés «sont souvent perdus parce qu'ils ont de la misère avec les langues, qu'ils ne maîtrisent pas la géographie [et] qu'ils ne connaissent personne».

Dans les circonstances, ils ont besoin d'obtenir des réponses à certaines questions de base.

Pour ne citer que deux exemples, ils veulent savoir comment s'y prendre pour intégrer le marché du travail ou encore pour apprendre le français et l'anglais rapidement.

Faisal Alazem insiste sur le fait que les Syriens fraîchement arrivés au Canada ont certes beaucoup d'interrogations, mais qu'ils ne sont pas insatisfaits pour autant.

«Je n'ai pas envie de présenter les réfugiés comme des gens qui ne sont pas contents de ce qu'on leur offre. Le premier mot qui sort de leur bouche c'est toujours ''merci''», souligne-t-il.

lundi, février 29, 2016

Sur la frontière entre la Turquie et la Syrie, il se déroule des tragédies...


 Devenir fan 
Chirurgien obstétricien en mission humanitaire en Syrie
Publication: 
Deux vans arrivent en trombe suivis par un pickup de l'armée turque. Des femmes, des enfants et des hommes cassés descendent, fatigués, visages livides, habits sales et pieds nus. On a dû certainement leurs retirer leurs chaussures pour qu'ils n'essaient plus de fuir. Le tableau est triste et tragique. Et puis descend une grand-mère pliée en deux, avec seulement des chaussettes aux pieds. Elle s'appuie sur un homme d'une cinquantaine d'années, fatigué et deux sacs en plastiques entourant ses pieds.
Rachid, la tête baissée, posée sur la vitre de notre voiture, ne pouvait plus retenir ses larmes. Il était indécent de prendre une photo pour témoigner de cette tragédie. Nos têtes se devaient de se détourner pour nous convaincre qu'on ne fait pas dans le voyeurisme, puisqu'on ne pouvait rien pour ces personnes, qui ont perdu plusieurs choses et certainement leurs dernières économies en payant les passeurs.
Sur la frontière entre la Turquie et la Syrie, il se déroule des tragédies. La puissance du feu nourri de l'aviation russe et les machines de guerre ont obligé les habitants des villages du nord d'Alep à quitter leurs domiciles. Des domiciles qui sont tombés en ruines sous l'effet des bombardements. Les villageois de ligne de frontières ont accueilli certaines familles chez eux, d'autres sont partis dans les camps organisés ou de fortune. Le reste des réfugiés a été tenté de quitter le pays et de partir de la Syrie.
En voyant cette désolation et ces personnes prises par l'armée turque comme des malfrats, nous étions envahis par la colère, la faiblesse et la honte. Nous ne pouvions rien faire pour eux. Même pas leur adresser la parole. Voilà des personnes restées au pays parce que pauvres ou ne voulant pas quitter leur domicile, et il leur arrive tant de misères et d'humiliations !
On peut philosopher sur le nombre de réfugiés et comprendre la capacité des États et des sociétés à recevoir ou non des migrants, mais les personnes que nous avons vues dans la déchéance sont des personnes réelles, qui ont perdu leur toit. Elles ont froid, n'ont plus leurs maigres bagages ni leurs économies - si elles en avaient - et se retrouvent au point de départ. L'image des enfants tremblotants, des nourrissons emmitouflés pris dans les bras de femmes aux visages fatigués et aux habits souillés me sont restées gravées dans l'esprit.
Cette vue est tragique : c'est celle de la destruction et de la désorganisation d'une société qui n'a rien à envier à celle de la destruction des habitations et des structures vitales du pays. J'ai été toujours habitué à rencontrer des femmes syriennes, fières, sobres et proprement habillées malgré les péripéties de la guerre.
Rachid Jankari, journaliste et spécialiste des nouveaux médias que je connais depuis des années et qui m'accompagne dans mes activités sur Gaza et en Syrie a décidé de venir avec moi en Syrie depuis le 21 février 2016 pour vivre de plus près la situation des victimes de la guerre syrienne après sa contribution au projet Injab, dédié à l'offre de soins gratuits aux réfugiés syriens et sub-sahariens. Il a été servi dès l'arrivée à la frontière...

mardi, janvier 19, 2016

Des réfugiés syriens forcés de payer des milliers de dollars à Ottawa

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/

Les enfants de la famille syrienne Baghjajian
Les enfants de la famille syrienne Baghjajian  Photo :  CBC
Une famille de réfugiés syriens établie à Toronto a reçu une mauvaise surprise dans le courrier : une facture de 8892 $. Ottawa leur réclame le coût d'examens médicaux et de leur vol du Liban au Canada.
Le couple et ses trois enfants ne bénéficient pas d'une exemption, parce qu'ils sont arrivés au pays avant l'entrée au pouvoir du gouvernement Trudeau le 4 novembre.
La mère Zouvik Baghjajian était « sous le choc » lorsqu'elle a lu les lettres du service de recouvrement d'Immigration Canada, l'une avant Noël et l'autre, juste après.
« C'est un gros chiffre, un prix élevé. Pourquoi? »— Zouvik Baghjajian, réfugiée syrienne

La famille a fui Alep l'an dernier, après qu'une bombe eut touché son immeuble. Le père, un bijoutier en Syrie, s'est trouvé un poste dans son domaine à Toronto, mais seulement à temps partiel. 
Zouvik Baghjajian et sa fille RetaZouvik Baghjajian et sa fille Reta  Photo :  CBC
Des dizaines d'autres réfugiés se trouvent eux aussi avec une grosse facture à payer, selon CBC.
Ottawa leur donne d'un à six ans pour rembourser la facture, selon la somme en jeu. Dans le cas de la famille Baghjajian, l'échéancier est de six ans, mais des frais d'intérêt sont imposés après la troisième année.
Les libéraux ont exempté les réfugiés des frais de transport dans le cadre de leur promesse électorale de faire venir 25 000 Syriens au Canada. Mais cette exemption n'est pas rétroactive avant le 4 novembre.
Discriminatoire, selon les critiques
« C'est comme si l'arbitre changeait les règles en plein milieu d'un match », lance Aris Babakian, un ancien commissaire à l'Immigration et membre de la communauté arménienne de Toronto, qui parraine nombre de réfugiés.
« On ne devrait pas discriminer entre de pauvres réfugiés qui sont venus du même pays. »— Aris Babakian, membre de la communauté arménienne

Pour sa part, le ministre de l'Immigration John McCallum répond que les libéraux n'étaient pas au pouvoir avant le 4 novembre.

vendredi, décembre 11, 2015

Deux familles d'Arméniens de Syrie serrent la main de deux premiers ministres

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 11 décembre 2015 à 04h04. Modifié par Charles Payette à 05h45.
Deux familles d'Arméniens de Syrie serrent la main de deux premiers ministres
Freedigitalphotos.net
TORONTO - Une sortie d'enfer et une lourde histoire qui se répète. «Nous nous sentons comme si nous sommes sortis de l'enfer et nous sommes venus au paradis. C'est comme ça qu'on se sent.» Et Kevork Jamkossian rit en regardant sa femme et sa fillette de 16 mois.
Les deux premières familles de réfugiés syriens accueillies par le premier ministre Justin Trudeau et sa collègue ontarienne Kathleen Wynne à Toronto aux petites heures vendredi matin n'étaient pas trop fatiguées pour confier leurs premières impressions.
La petite famille a quitté Beyrouth jeudi matin à bord d'un avion militaire pour rejoindre le Canada. Huit mois plus tôt, elle avait quitté Alep. "Nous avons vu des choses..." Il ne finit pas sa phrase prononcée en arabe. Forgeron de métier, il devra apprendre l'anglais et se trouver du travail.

Sa conjointe, Georgina Zires, a un frère à Montréal. Mais c'est à Toronto qu'ils veulent s'établir.

Où se voient-ils dans cinq ans? Il ne sait que répondre. Sa réponse à elle est toute prête. "Vivre ici. Travailler, bien-sûr. Et nous installer. Et que ma fille grandisse, qu'elle étudie."

La petite Madeleine, fillette de 16 mois, les yeux grands ouverts malgré l'heure tardive, écoute avec attention sa maman. "C'était elle notre motivation pour venir ici parce que ici elle peut faire beaucoup de choses. Dans d'autres pays, elle ne peut rien faire", juge Mme Zires.

Pendant que les parents de Madeleine rêvent d'avenir, la famille de Vanig Garabedian réfléchit au passé.

Ils ont quitté la Syrie en août 2014.

"Pendant que nous faisions nos paquets, il y avait à la télévision un programme sur l'exode des Arméniens. Moi, je regardais ça et je lui disais (à sa femme) "après 100 ans, la même chose s'est répétée", se désole-t-il.

Le Dr Garabedian vivait aussi à Alep. Il y a 100 ans, son grand-père s'est réfugié en Syrie pour échapper au génocide arménien. "L'histoire se répète", souligne-t-il.

"Après exactement 100 ans, nous étions en train de fuir, nous", répète sa conjointe Anjilik Jaghlassian comme si elle avait encore de la difficulté à le croire.

Gynécologue, Dr Garabedian espère faire reconnaître ses diplômes et pratiquer la médecine à Toronto. Sa conjointe, technicienne de laboratoire, entend aussi reprendre sa carrière. La marche sera moins haute pour eux deux. Ils parlent tous deux anglais.

Au Liban, sans statut, ils disent qu'ils n'ont pas pu travailler et ont plutôt grugé leurs économies depuis 15 mois.

Si Madeleine, comme le lui faisait remarquer le premier ministre Trudeau, ne se souviendra pas de cette nuit, les trois filles du couple Garabedian, Lucie, Sylvie et Anna-Maria, âgées de 12 et 10 ans, ne sont pas prêtes d'oublier le soir où deux premiers ministres les ont aidées à enfiler trois manteaux mauves identiques.

vendredi, novembre 27, 2015

Réfugiés syriens: «il faut arrêter les dons de vêtements»

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Réfugiés syriens: «il faut arrêter les dons de vêtements»
Sylvain Thibault, responsable du dossier syrien pour la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Photo Camille Gaïor / 24 Heures / Agence QMI

Camille Gaïor

MONTRÉAL - La vague de collectes de vêtements pour les réfugiés syriens s'est rapidement transformée en tsunami, à tel point que des responsables demandent à la population de cesser de donner.
«Depuis deux semaines, ça part dans tous les sens, c'est devenu un peu n'importe quoi, on aura plus de manteaux qu'on va avoir de Syriens, lance Sylvain Thibault, responsable du dossier syrien pour la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). À partir du moment où le chiffre de 25 000 a été médiatisé, les initiatives se sont multipliées, tuques, toutous, manteaux, bonnets pour bébés...»

DÉPASSÉS

«On a fait juste un jour de collecte et on a deux salles pleines de dons, c'est trop, confirme Laura Zazueta, coordonnatrice aux initiatives communautaires au YMCA. On avait juste demandé des vêtements d'hiver et on s'est retrouvé avec des t-shirts, des shorts et même des sandales.»
Au lendemain de l'initiative organisée à l'Hôpital général juif de Montréal, le YMCA confirme qu'il faudra plusieurs semaines pour désinfecter et trier l'ensemble.
Les bénévoles de la collecte «Opération Paniers de bienvenue» organisée dimanche dernier n'ont pas fini non plus de trier les centaines de sacs. Bien que Yasmine Abdelfadel souhaitait se concentrer sur les produits d'hygiène et les couches, car «les vêtements sont des besoins couverts pas plusieurs initiatives», trois quarts des deux conteneurs de dons reçus étaient des vêtements, ajoute Salima Driss, une des bénévoles.
Des surplus qui ne seront pas perdus, assure le Conseil canado-syrien qui n'hésitera pas à redistribuer l'excédent. «Montréal semble être une des villes qui se mobilise le plus à travers le Canada, donc on ira porter des vêtements ailleurs s'il le faut», précise le porte-parole Faisal Alazem.

AIDER AUTREMENT

Malgré tout, personne ne souhaite freiner ce vaste élan de générosité, mais plutôt le canaliser.
«L'accueil va au-delà de donner un manteau, surtout pas un vieux manteau, croit M. Thibault. L'aide peut passer par l'organisation d'ateliers de sensibilisation ou de démystification des réfugiés, ça peut être au niveau du parrainage privé ou encore des besoins spéciaux pour les personnes handicapées, par exemple.»
Dans le quartier montréalais de Rosemont par exemple, Anaïs Détolle mise plutôt sur l'intégration des personnes nouvellement arrivées plutôt que les besoins vestimentaires.
«On veut les aider, une fois ici, à se fondre dans le tissu social québécois, les aider à faire leurs premières épiceries ou à prendre les transports et pourquoi pas même organiser des visites de Montréal», dit Mme Détolle.
La TCRI invite toutes les personnes qui souhaiteraient s'impliquer à les contacter au infoparrainage@tcri.qc.ca afin de mieux arrimer les besoins aux initiatives.
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928 visas canadiens délivrés à des réfugiés syriens

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Mise à jour le jeudi 26 novembre 2015 à 18 h 44 HNE
Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.
Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.  Photo :  Gregorio Borgia/Associated Press

Le gouvernement canadien a jusqu'ici délivré 928 visas de résidence permanente pour des réfugiés syriens. Cependant, les autorités n'ont encore qu'une idée très vague du moment de leur arrivée au pays.
Pour le ministre de l'Immigration John McCallum, la lenteur du processus est due à la lourdeur bureaucratique des pays d'accueil des réfugiés syriens outre-Atlantique. 
« Beaucoup de réfugiés n'ont pas encore de visa autorisant leur sortie du Liban, et nous travaillons très dur pour faire transiter au plus vite ceux qui peuvent obtenir ces visas bientôt », a déclaré jeudi le ministre dans une entrevue à l'émission The House sur CBC.
Un premier groupe arrivera à bord d'un avion de l'armée
McCallum a précisé que le premier groupe de réfugiés sera transporté vers le Canada à bord d'un avion militaire, dont la date du vol n'a pas encore été fixée.
Cette première arrivée sera suivie de nombreux autres vols civils qui seront nolisés par le gouvernement. « Tous les vols arriveront à Toronto et Montréal, puis les réfugiés qui seront installés dans d'autres villes voyageront à partir de ces points », précise le ministre.
Le gouvernement compte également lancer un site web à destination de la population canadienne avec des mises à jour sur l'évolution de la situation.
« Ce que je veux faire, c'est être clair et transparent, et embarquer les 35 millions de Canadiens avec nous dans ce voyage, pour leur laisser voir les bonnes choses, mais aussi les défis. »— John McCallum, ministre de l'Immigration

lundi, novembre 23, 2015

Réfugiés syriens : le rôle de Valcartier se précise

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

Base militaire de Valcartier
Base militaire de Valcartier  Photo :  ICI Radio-Canada/Cimon Leblanc

D'après les informations de Cathy SenayTwitterCourriel
Les militaires de la base de Valcartier sont appelés à jouer un rôle central au Québec dans l'accueil et l'hébergement des réfugiés syriens. Des directives précises ont été acheminées par la haute direction des Forces armées canadiennes.
Radio-Canada a obtenu les directives signées par le brigadier général Stéphane Lafaut, commandant de l'Armée, de la Marine et de la Force aérienne pour le Québec.
Le document spécifie notamment que les militaires de Valcartier devront être prêts à appuyer « des tâches d'immunisation et soins médicaux » et à fournir des zones de quarantaine validées.
Dans certains cas, précise l'ordre d'avertissement, les réfugiés « n'auront peut-être pas fait l'objet d'un contrôle médical et d'un contrôle de sécurité complet ».
Aussi, un « plan de bien-être et maintien du moral pour les réfugiés » sera élaboré. Des endroits de culte et des espaces communautaires sont par exemple prévus. La haute direction des Forces canadiennes demande que des traducteurs soient embauchés. Un document d'accueil comportant « les règles applicables sur la base » sera remis aux nouveaux arrivants.
La Force de réserve pourrait aussi être appelée en renfort. Un regroupement pour les réservistes se tiendra mercredi matin.
Des familles surtout
Seules des familles syriennes seront accueillies au Canada.Seules des familles syriennes seront accueillies au Canada.
Tel que révélé par le réseau anglais de Radio-Canada, seules les femmes et les familles comptant d'un à trois enfants en général seront sélectionnées pour venir au Canada.
Les Forces armées canadiennes fourniront des logements temporaires pour une durée de 6 mois pour un minimum de 13 000 réfugiés à travers le Canada.
Le Québec et l'Ontario ont été identifiés pour l'accueil et l'hébergement initial des réfugiés. Une fois les capacités maximales des deux provinces atteintes, d'autres centres du pays seront utilisés.
Au Québec, la base militaire de Bagotville au Saguenay-Lac-Saint-Jean, notamment, doit aussi accueillir des réfugiés.
Les premiers avions de réfugiés atterriront au pays le 1er décembre.

mercredi, novembre 18, 2015

Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa

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Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa
Philippe Couillard.Photo Simon Clark / Agence QMI

Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 17-11-2015 | 15h15
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard refuse de faire pression sur le fédéral pour repousser l'échéancier d'accueil des réfugiés syriens.
Contredisant deux de ses ministres, Philippe Couillard a plaidé mardi en faveur d'un accueil accéléré des migrants.
Les ministres Kathleen Weil et Pierre Moreau ont qualifié «d'irréaliste» l'engagement du premier ministre canadien Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le 1er janvier 2016.
M. Couillard a tenu mardi à recadrer le message de son gouvernement.
«Ces gens-là sont dans des camps de réfugiés, l'hiver approche, ça va être des conditions très, très difficiles pour ces familles dans les camps de réfugiés, il y a une certaine urgence à accélérer leur arrivée au pays et par la suite leur intégration dans nos sociétés», a-t-il déclaré, flanqué des deux ministres concernés.
Les libéraux n'avaient d'ailleurs pas l'intention d'appuyer une motion qui devait être déposée en après-midi par la CAQ, qui demande au fédéral de repousser l'échéancier pour l'accueil des réfugiés.
«Personne ne devrait aller dans cette direction, ce serait une erreur fondamentale», a commenté M. Couillard.

OBJECTIF «EXIGEANT»

Le premier ministre reconnaît que l'objectif que s'est fixé le gouvernement fédéral libéral est «exigeant».
«Mais quand on veut, quand il y a une volonté, quand tout le monde travaille ensemble, on peut accomplir beaucoup», a-t-il renchéri.
Il s'en remet toutefois au Canada pour expliquer comment on y parviendra.
Philippe Couillard a rappelé que son gouvernement s'est engagé au printemps dernier à accueillir 3600 réfugiés, pour lesquels les ressources sont prévues et disponibles.
«Maintenant, j'entends la cible du gouvernement fédéral de 25 000, c'est un objectif qui est exigeant, mais c'est leur objectif, c'est à eux de le mettre en place, je m'attends à ce qu'ils déposent au cours des prochains jours leur plan et qu'ils coordonnent tout cela d'abord et avant tout avec nous, avec les provinces et notamment les grandes municipalités» du pays.
Québec s'attend à ce que la facture de ces réfugiés supplémentaires soit assumée presque entièrement par le fédéral.

PAS DE COMPROMIS SUR LA SÉCURITÉ

En matinée, son ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a prévenu que l'empressement du Canada à accueillir les réfugiés syriens ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
«Nous n'accepterons pas un seul réfugié sur le sol québécois si nous n'avons pas la garantie que les mesures de sécurité ont été appliquées correctement, a-t-il insisté mardi. La procédure d'habilitation sécuritaire, elle est très rigoureuse, on veut s'assurer qu'elle sera aussi rigoureuse dans ce cas-là et qu'on n'obéira pas à un impératif de rapidité.»
Les migrants devront également se soumettre à un examen de santé, ajoute le ministre de la Sécurité publique. Pierre Moreau a parlé lundi à son homologue fédéral à ce sujet.
Le Québec doit accueillir 5750 migrants de la Syrie et de l'Irak. Treize municipalités à la grandeur de la province ont été identifiées pour potentiellement recevoir des migrants syriens. Les villes ciblées ne seront pas contraintes d'accueillir des réfugiés, ajoute-t-il. «On va voir comment est l'acceptation du milieu».

«NON À L'IMPROVISATION!»

«Le maire de Montréal et le maire de Québec demandent de revoir l'échéancier. Donc oui à la compassion, mais non à l'improvisation de Philippe Couillard!», a réagi le chef caquiste. S'il est d'accord pour accueillir des migrants syriens, François Legault estime qu'il faut le faire correctement.
Les péquistes partagent ce point de vue. «Il y a une volonté de donner suite à une promesse électorale qui ne m'apparaît pas appropriée dans les circonstances, parce que les outils ne sont pas mis en place [...] C'est essentiel de les accueillir dans de bonnes conditions, pour le moment, il y a plus de questions que de réponses», a signalé le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.
AUSSI SUR CANOE.CA

vendredi, septembre 04, 2015

Couillard veut «en faire plus» pour accueillir des réfugiés syriens

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 03 septembre 2015 à 18h12. Modifié par Danielle Arsenault à 19h18.
Couillard veut «en faire plus» pour accueillir des réfugiés syriens
Courtoisie: PLQ
MASHTEUIATSH, Qc - Alors que la photo du jeune Syrien noyé sur une plage turque continue de secouer les esprits au pays, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a fait part de son souhait d'en faire davantage pour accueillir des réfugiés issus de cette région dans la province.
Lors de l'inauguration d'un centre de la petite enfance dans une réserve autochtone du Lac-Saint-Jean, jeudi, M. Couillard a affirmé que le Québec devait faire «beaucoup mieux» pour recevoir ces réfugiés de ces «terres dévastées par le terrorisme et la guerre».

Selon le premier ministre, le Québec a accueilli 643 Syriens depuis le début de l'année, et il prévoit en recevoir un total de 1900 d'ici la fin de 2015.

M. Couillard a indiqué que la province était prête à héberger «des centaines, voire des milliers» de nouveaux réfugiés.

Il a rappelé qu'il était encore temps de venir en aide à d'autres gens comme le petit Alan Kurdi et de leur tendre la main «comme le Québec l'a souvent fait».

M. Couillard a par ailleurs demandé aux partis fédéraux, qui sont en campagne électorale, de s'élever au-dessus de la joute partisane sur cette question. Il a d'ailleurs «salué» la déclaration du chef conservateur Stephen Harper.

M. Harper, visiblement attristé par la photo, a réitéré la position de son parti, qui, dit-il, a déjà annoncé sa volonté d'agir davantage sur ce front.

«C'est tragique qu'on ait eu besoin de la photo d'un enfant mort pour réveiller notre conscience. (...) J'en appelle à la solidarité et à la mobilisation chez nous, au Canada et au Québec», a conclu M. Couillard.

La sélection des réfugiés est une compétence partagée entre les gouvernements du Québec et du Canada. La province s'entend avec Ottawa sur le nombre et la provenance de ces personnes.