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lundi, février 06, 2017

Économie: des conseillers feront leurs recommandations à Ottawa lundi

http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/

Publié le 05 février 2017 à 17h06 | Mis à jour le 05 février 2017 à 18h42

ANDY BLATCHFORD
La Presse Canadienne
Les conseillers économiques du gouvernement Trudeau dévoileront leurs recommandations, lundi, s'intéressant à divers objectifs, allant d'une meilleure intégration des femmes et des Autochtones au marché de l'emploi à l'aide aux travailleurs afin de faire face à l'évolution rapide du monde du travail.
La série de recommandations visant à revitaliser l'économie canadienne sur le long terme pourrait très bien influencer les hauts responsables du gouvernement dans l'élaboration du prochain budget fédéral.
On s'attend fortement à ce que les libéraux intègrent au moins quelques-unes - et possiblement bon nombre - des suggestions du Conseil consultatif sur la croissance économique dans son plan budgétaire, qui sera présenté dans les semaines à venir.
Le groupe de conseillers - dont les membres ont été sélectionnés l'an dernier par le ministre des Finances, Bill Morneau - a classé ses recommandations sous cinq grandes catégories, a appris La Presse canadienne.
Parmi celles-ci se trouve l'objectif d'augmenter la participation au marché du travail de groupes démographiques actuellement sous-représentés, de même que celui d'améliorer les aptitudes des travailleurs dans la foulée d'un monde de l'emploi en pleine évolution.
Le conseil présidé par Dominic Barton devrait appeler... (Photo Robert Skinner, La Presse)
Le conseil présidé par Dominic Barton devrait appeler Ottawa à diriger davantage d'efforts à tisser des liens avec les importantes économies asiatiques telles que le Japon, l'Inde et la Chine.
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Une catégorie regroupe par ailleurs plusieurs stratégies de croissance ciblant des secteurs clés de l'économie, alors que les autres grands thèmes concernent la stimulation de l'innovation et l'élargissement des échanges commerciaux.
Sur ce dernier point, le conseil présidé par Dominic Barton devrait appeler Ottawa à diriger davantage d'efforts à tisser des liens avec les importantes économies asiatiques telles que le Japon, l'Inde et la Chine.
On souhaite faire valoir que le Canada deviendrait ainsi moins dépendant d'ententes internationales telles que l'Accord de libre-échange nord-américain.
Au sujet de  l'élargissement des échanges commerciaux, les membres du comité pourraient également suggérer à Ottawa d'en faire plus pour faire du Canada un pôle d'attraction en apportant des améliorations apportées aux infrastructures cruciales en matière de transport, comme les ports.
Le conseil - qui réunit en tout 14 personnalités issues du monde des affaires et du milieu de la recherche - proposera aussi des moyens de stimuler la croissance du capital, de privilégier un approvisionnement stratégique et de créer des plaques tournantes au chapitre de la technologie.
Les experts recommanderont aussi de regrouper ensemble plusieurs entreprises en démarrage de même que des foyers de recherche et des investisseurs dans de mêmes régions spécifiques.
On proposera par ailleurs d'élever la barre des aptitudes des travailleurs canadiens, afin qu'ils s'adaptent mieux aux changements qui s'opèrent sur le marché du travail, dus à des facteurs tels que l'automatisation.
Les conseillers chercheront par ailleurs à agrandir la place occupée par les femmes et les membres de communautés autochtones sur le marché de l'emploi, de même que d'autres groupes qui s'y trouvent actuellement sous-représentés.
Ces recommandations surviendront dans le contexte où l'économie canadienne peine toujours à remonter la pente après une période prolongée marquée par une croissance économique ralentie.
Ces deux dernières années, le Canada a absorbé plusieurs soubresauts sur le plan économique, entre autres la chute des prix des matières premières et  un ralentissement à l'échelle mondiale.
Le gouvernement Trudeau doit également façonner son deuxième budget dans la foulée de l'élection surprise de Donald Trump, aux États-Unis, qui suscite de nouvelles pressions et incertitudes économiques.
Le rapport attendu lundi constitue en la deuxième série de recommandations attendues du Conseil consultatif sur la croissance économique.
Si l'histoire peut servir à titre d'indicateur, les Canadiens peuvent s'attendre à ce que les recommandations teintent le prochain budget. Les propositions pourraient même inspirer encore davantage le gouvernement.
L'automne dernier, le Conseil avait suggéré à Ottawa d'attirer davantage de nouveaux talents par le biais de l'immigration, en augmentant les investissements en infrastructure et en faisant converger au pays plus d'argent venu de l'étranger.
Le gouvernement Trudeau avait semblé d'accord avec bon nombre de recommandations. Deux semaines après la remise du rapport du Conseil, le ministre Morneau établissait de nouvelles directives politiques reprenant plusieurs éléments qu'il avait mis de l'avant.
La stratégie de communication d'Ottawa liée à ce Conseil est d'une grande importance pour le gouvernement, insinue une note d'information interne dont La Presse canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
Dans le document daté de juin, on fait valoir qu'un «échange de messages cordonné et effectif créera de la crédibilité dans le travail du comité».
La note d'information - dont le contenu a pu être partiellement consulté - souligne qu'il est important de déployer des efforts autour du Conseil afin de «renforcer la politique basée sur la recherche et l'analyse (afin que) celle-ci résulte en des mesures gouvernementales».

dimanche, mai 08, 2016

Les députés bloquistes peinent à se faire entendre à Ottawa

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 07 mai 2016 à 11h02 | Mis à jour le 07 mai 2016 à 11h19
Le député bloquiste Mario Beaulieu a reproché à... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)
Le député bloquiste Mario Beaulieu a reproché à un comité vendredi de l'avoir exclu même
si le sujet de discussion portait sur un dossier qu'il dit lui-même avoir soulevé au Parlement.
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
LINA DIB
La Presse Canadienne
OTTAWA
Sortie des Communes: trois députés de trois partis différents se présentent au micro. Ils veulent se plaindre d'une déclaration du premier ministre.
C'est faux, ils ne sont pas consultés sur la réforme électorale, font-ils valoir.
En Chambre, Justin Trudeau s'est excusé, plaide qu'il s'est simplement trompé, mais ça ne suffit pas aux députés conservateur, néo-démocrate et vert, tous trois porte-parole de leur parti en matière de réforme démocratique.
Dans le groupe manque le député bloquiste. Non, Luc Thériault n'a pas été approché, jeudi, par ses collègues parlementaires pour participer, en chorale, à la plainte.
«Comme par hasard, ils nous ont encore oubliés», ironise le député de Montcalm.

M. Thériault et ses neuf collègues bloquistes au Parlement se plaignent d'être systématiquement ignorés.
Le député Thériault offre l'exemple du comité parlementaire qui étudie le projet de loi sur l'aide médicale à mourir.
Au comité, qui entreprend lundi après-midi l'étude de C-14 article par article et qui décidera du sort des amendements proposés, le député bloquiste pourra présenter ses amendements et voir ses collègues en disposer à leur guise, sans être obligés d'échanger avec lui, sans lui offrir obligatoirement l'occasion d'en débattre. Il prévoit pouvoir parler «40 secondes... pour une question aussi délicate que ça».
La goutte a fait déborder le vase de son collègue Mario Beaulieu lorsqu'un comité parlementaire lui a claqué la porte au nez pour discuter à huis clos de la situation des réfugiés haïtiens et zimbabwéens menacés de déportation.
Ce dossier, le député de La Pointe-de-l'Île considère que c'est lui qu'il l'a soulevé à Ottawa.
«Je fais une intervention. On réussit à faire rétablir le moratoire. Je suis en contact avec le comité d'action des personnes sans statut. J'ai des dossiers de personnes qui reçoivent encore des avis de déportation. Et là, je ne peux pas savoir l'état de l'avancement du dossier», se plaint-il.
«Il y a un comité spécifiquement là-dessus et je ne peux même pas y aller comme observateur. C'est vraiment pitoyable», laisse-t-il tomber.
Les dix députés bloquistes semblent s'être résignés à disposer de moins de ressources et de moins de temps de parole à la Chambre des communes parce que n'étant pas 12 élus, ils ne sont pas reconnus officiellement comme un parti. Mais pour le reste...
«Ce n'est pas parce que l'attribution du temps, ils ont décidé de la faire en fonction des groupes parlementaires qu'ils peuvent continuer à porter atteinte aux droits d'un représentant du peuple. Moi, je suis un législateur (...) légitimement élu. Et ce n'est pas parce que je suis considéré indépendant qu'il ne faut pas que je puisse participer à la démocratie parlementaire à Ottawa. Ça n'a pas de bon sens», tonne le député Thériault.
Et les dix élus québécois disent attendre impatiemment la réforme démocratique promise par Justin Trudeau.

jeudi, avril 28, 2016

La vente de blindés à l'Arabie saoudite continue de faire des vagues à Ottawa

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

PUBLIÉ LE MERCREDI 27 AVRIL 2016 À 12 H 37
Peggy Mason de l’Institut Rideau, Alex Neve d’Amnistie Internationale Canada à droite et Cesar Jaramillo de Project Ploughshares, à gauche
Peggy Mason de l’Institut Rideau, Alex Neve
d’Amnistie Internationale Canada à droite et Cesar Jaramillo
 de Project Ploughshares, à gauche
  
PHOTO : SEAN KILPATRICK

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mercredi, avril 20, 2016

Le sexisme pas juste au parlement...

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 32
Justin Trudeau célèbre la Journée internationale de la femme en 2016.
Justin Trudeau célèbre la Journée intern   PHOTO : FRED CHARTRAND
Ah... les voies ensoleillées! Il semblait si simple, pour certains, de s'imaginer que l'avènement d'un conseil des ministres paritaire et l'élection d'un premier ministre résolument féministe allaient tout changer à Ottawa. La parité, l'égalité, le respect, toutes les promesses étaient permises. Or, le témoignage de la députée conservatrice Michelle Rempel, dans une lettre ouverte, est venu fracasser ces illusions.
Emmanuelle Latraverse
  Un texte d'Emmanuelle Latraverse
TwitterCourriel

Le problème du sexisme à l'égard des femmes à Ottawa est loin d'être réglé. Le débat qu'il suscite illustre à merveille que ce problème dépasse largement les couloirs de la politique.
Nous sommes en 2016!
Certes tous peuvent se réjouir qu'on n'oserait imaginer Sheila Copps se faire traiter de « Sheila Tequila » ou se faire dire de « se taire mon bébé » par un collègue, ou encore que Deborah Grey s'entendrait décrite comme « plus qu'une grosse tranche de bacon ». Les sanctions sévères imposées aux deux députés libéraux accusés d'inconduite sexuelle ont inspiré une retenue certaine aux députés qui seraient tentés de dépasser les bornes auprès de leurs collègues féminines. Mais ces avancées ne veulent pas dire pour autant qu'il ne reste pas beaucoup de travail à faire pour que les femmes en politique cessent d'être traitées différemment que les hommes.
« Le sexisme de tous les jours auquel je fais face implique de recevoir l'épithète debitch lorsque je n'acquiesce pas automatiquement à la demande de quelqu'un ou que je ne capitule pas sur un enjeu », a dit Michelle Rempel, dans une lettre ouverte dans leNational Post.
Pour ceux qui côtoient les couloirs parlementaires, les attitudes que Michelle Rempel a dénoncées ne sont pas nouvelles. Elle n'est pas non plus la première à se faire dire par un collègue : « Tu m'allumes quand tu es directe. » Elle n'est surtout pas la première à se faire traiter de « bitch ».
Ce qui est révélateur c'est qu'elle ait encore à le dénoncer. Et ce qui l'est encore davantage, c'est la réaction qu'elle a suscitée lorsqu'elle a interpellé les hommes.
Un sexisme au-delà du Parlement
Sa lettre ouverte dans le National Post a suscité quelque 130 commentaires. Le texte à ce sujet sur le site de CBC en a suscité près de 600.
Il faut prendre la peine de les lire pour constater à quel point Michelle Rempel a touché une corde sensible.
Pourtant Mme Rempel n'a fait qu'exprimer qu'elle en a marre d'encaisser des commentaires auquel aucun de ses collègues mâles ne serait soumis, et qui a surtout osée faire valoir qu'il serait temps que la lutte contre le sexisme soit également la responsabilité des hommes. Eh bien, on peut dire qu'elle a eu la monnaie de sa pièce.
Celle qui voulait alimenter le débat sur le sexisme en 2016 a eu droit à des encouragements, mais aussi à un énorme lot d'attaques personnelles.
On a amplement soulevé des doutes sur ses véritables intentions : leadership conservateur, ambition. D'autres ont balayé ses propos du revers de la main sous prétexte qu'elle est conservatrice. On lui a reproché d'en vouloir à tous les hommes, d'être une égocentrique à la recherche d'attention. Dans la confortable zone grise des commentaires sur le web, cette femme, députée fédérale, s'est fait traiter de « princesse », « de Bimbo chialeuse », « d'arrogante féministe ». On lui a même reproché de s'être lancé dans les « Olympiques de l'oppression ».
C'est sans compter que chacun des exemples qu'elle soulève dans sa lettre ouverte a été disséqué dans tous les sens pour évaluer s'il s'agit vraiment de sexisme, ou s'il ne faudrait pas plutôt que les femmes en position d'autorité dans un milieu d'hommes « se durcissent la couenne » un peu.
Disons qu'on est loin des idéaux égalitaires des voies ensoleillées.
Si Michelle Rempel voulait soulever un débat sur le climat encore sexiste qui subsiste dans les couloirs du parlement à Ottawa, elle aura également réussi à démontrer que l'enjeu demeure d'actualité dans l'ensemble de la société.
Un malaise qui persiste à Ottawa
Le plus révélateur dans toute cette histoire demeure la réaction qu'a suscitée sa sortie à Ottawa.
Le silence chez les conservateurs était presque assourdissant.
Bien sûr, tout féministe qu'il est, le premier ministre Justin Trudeau a commenté la situation. « Ça continue d'être un grand défi dans des lieux de travail à travers le pays. On a fait des améliorations ici, mais il y a encore énormément de travail à faire et on fait partie de la solution », a déclaré, le premier ministre. Mais ce premier ministre féministe a bien évité de préciser le rôle de ses propres ministres, les pistes de solution possible et l'ampleur du problème.
Ce sont des femmes qui sont allées au front
« Je crois qu'il y a du sexisme au parlement », affirme sans équivoque Carolyn Bennett. La ministre des Affaires autochtones et du Nord est de celles qui croient que le sexisme en 2016 est plus sournois. Moins de commentaires sur les jupes, les jambes, mais un laisser-aller certain lors des échanges partisans en chambre.

Vous êtes celle qui est confuse, qui doit lâcher le café, prendre un Valium, ce sont des choses qui m'ont été adressées et je ne crois pas que mes collègues masculins y aient été soumis.Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones et du Nord
Sans surprise, ces femmes ministres ont toutes affirmé ne pas avoir été victimes de sexisme depuis les derniers mois. Il ne manquerait plus que ça! Mais le fait qu'elles aient ouvertement parlé du problème révèle leur préoccupation. Leur témoignage se voulait un coup de chapeau à leur collègue conservatrice.
La ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, a raconté qu'on lui a maintes fois reproché d'avoir une voix stridente, ce qu'on ne reproche jamais à un homme, dit-elle. Dorénavant, si elle défend un dossier avec passion, elle fait « très, très attention à ce que sa passion ne semble pas inappropriée », a-t-elle admis d'un ton posé, d'une voix plus grave, comme si elle voulait mettre en pratique ses bonnes résolutions afin d'échapper aux commentaires désobligeants maintes fois entendus.
Finalement, la ministre responsable de la condition féminine en a rajouté. Patty Hajdu est convaincue que le problème dépasse largement les limites de la capitale fédérale.
Avec son regard pétillant et son sourire, elle affirme qu'elle s'est à maintes reprises fait reprocher dans le passé d'être trop agressive, trop ambitieuse, pas assez discrète, alors que ces traits de personnalité sont célébrés dans bien des milieux masculins.
Et le rôle des hommes?
Patty Hajdu a applaudi la lettre de sa collègue conservatrice Michelle Rempel. Enfin, a-t-elle dit, on ose enlever tout le fardeau de la lutte contre le sexisme des épaules des femmes.

Ce que j'ai aimé de cet article est l'appel aux hommes de se montrer à la hauteur et de reconnaître leur responsabilité face à cet enjeu. Nous devons avoir des standards éthiques plus élevés et dire que cela n'est pas acceptable.Patty Hajdu, ministre de la Condition féminine
Les femmes au sein du Cabinet Trudeau ont toutes la certitude que la parité à la table des décisions leur a offert un climat enfin égalitaire, respectueux et réceptif à leurs perspectives. Mais le silence de leurs collègues masculin sur cette question et le malaise de leurs jeunes collègues révèle peut-être tout le chemin qui reste à parcourir.
Comme ailleurs dans la société, à Ottawa aussi ils semblent bien nombreux à croire que le sexisme est le problème des autres. Après tout, nous sommes en 2016, c'est bien mieux qu'en 1984.

dimanche, février 21, 2016

Le Bloc québécois, un parti qui ne s'appartient plus

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Mise à jour le samedi 20 février 2016 à 18 h 10 HNE
Gilles Duceppe et Mario Beaulieu
Gilles Duceppe et Mario Beaulieu  Photo :  PC/Ryan Remiorz

Le Bloc québécois se trouve - encore une fois! - à la croisée des chemins. Il doit décider ce qu'il fera du présent mandat où il a fait élire 10 députés et comment il justifiera - encore une fois! - la place de députés souverainistes à la Chambre des communes.
Une analyse de Michel C. AugerTwitterCourriel animateur de Midi Info
Sauf que, cette fois, ce sera un peu plus compliqué. Pour la première fois de son quart de siècle d'histoire, le Bloc québécois devra composer avec un gouvernement majoritaire qui a obtenu la majorité des sièges du Québec à la Chambre des communes.
Avec un caucus de 10 députés, il n'est plus un parti reconnu. Huit de ces députés ont été élus dans la division d'une lutte à trois et avec de bien minces majorités. À Ottawa, le Bloc a des droits de parole limités, autant en Chambre que dans les comités parlementaires et ne peut compter sur les fonds fédéraux pour avoir un service de recherche. Il est difficile de briller ou même de se faire remarquer dans un tel contexte.
De même, pour la première fois, le Bloc ne pourra pratiquement plus compter sur les fonds fédéraux pour financer la vie du parti puisque la nouvelle loi sur le financement politique fait en sorte que l'essentiel de ses fonds devra provenir de dons des électeurs. Il faudra aller chercher chaque dollar.
Course à la direction
Et, comme si ce n'était pas assez, le Bloc n'a pas de chef et la campagne à la direction -maintenant prévue pour 2017 - risque de diviser le parti en deux camps qui s'affrontent.
Comme lors de la course à la direction de 2014, il y a les membres du Bloc qui pensent que leur parti doit conserver sa position « traditionnelle » d'être le défenseur des intérêts du Québec à Ottawa. Et il y a ceux qui croient que le Bloc doit, d'abord et avant tout, promouvoir l'idée de la souveraineté du Québec.
C'est sur cette plateforme que Mario Beaulieu avait été élu chef du Bloc en 2014, ce qui avait causé énormément de départs et de divisions dans le parti et, à terme, le retour de Gilles Duceppe à la tête du parti à temps pour les élections de 2015.
Dans le contexte actuel, c'est une autre campagne porteuse de divisions dont le Bloc ne peut se payer le luxe.
L'avenir se jouera à Québec
C'est ce qui fait que, plus que jamais, l'avenir d'un parti souverainiste à Ottawa se jouera à Québec.
La prochaine élection au Québec aura lieu à l'automne 2018, un an avant l'élection fédérale. Et les résultats du Parti québécois (PQ) détermineront largement si le Bloc restera pertinent.
Si le PQ gagne - et encore plus s'il s'est fait élire sous la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté -, le Bloc redeviendrait, comme au temps de Lucien Bouchard, le parti qui prépare le référendum en faisant la lutte au gouvernement fédéral directement à la Chambre des communes.
Mais si le PQ ne réussit pas à former le gouvernement et se retrouve pour un autre quatre ans dans l'opposition, il y a fort à parier que beaucoup de souverainistes commenceront ou recommenceront à dire que la souveraineté se fera à Québec et pas ailleurs.
Certains recommenceront sans doute à dire, comme Pierre Karl Péladeau jadis, que le Bloc « ne sert qu'à justifier le fédéralisme ».
Et le PQ - qui a déjà des difficultés de financement - ne voudra sans doute plus partager les dons avec son cousin fédéral.
Le Bloc est devenu un parti qui ne s'appartient plus et qui devra sa survie à des événements sur lesquels il n'aura aucun contrôle.

mardi, janvier 19, 2016

Des réfugiés syriens forcés de payer des milliers de dollars à Ottawa

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/

Les enfants de la famille syrienne Baghjajian
Les enfants de la famille syrienne Baghjajian  Photo :  CBC
Une famille de réfugiés syriens établie à Toronto a reçu une mauvaise surprise dans le courrier : une facture de 8892 $. Ottawa leur réclame le coût d'examens médicaux et de leur vol du Liban au Canada.
Le couple et ses trois enfants ne bénéficient pas d'une exemption, parce qu'ils sont arrivés au pays avant l'entrée au pouvoir du gouvernement Trudeau le 4 novembre.
La mère Zouvik Baghjajian était « sous le choc » lorsqu'elle a lu les lettres du service de recouvrement d'Immigration Canada, l'une avant Noël et l'autre, juste après.
« C'est un gros chiffre, un prix élevé. Pourquoi? »— Zouvik Baghjajian, réfugiée syrienne

La famille a fui Alep l'an dernier, après qu'une bombe eut touché son immeuble. Le père, un bijoutier en Syrie, s'est trouvé un poste dans son domaine à Toronto, mais seulement à temps partiel. 
Zouvik Baghjajian et sa fille RetaZouvik Baghjajian et sa fille Reta  Photo :  CBC
Des dizaines d'autres réfugiés se trouvent eux aussi avec une grosse facture à payer, selon CBC.
Ottawa leur donne d'un à six ans pour rembourser la facture, selon la somme en jeu. Dans le cas de la famille Baghjajian, l'échéancier est de six ans, mais des frais d'intérêt sont imposés après la troisième année.
Les libéraux ont exempté les réfugiés des frais de transport dans le cadre de leur promesse électorale de faire venir 25 000 Syriens au Canada. Mais cette exemption n'est pas rétroactive avant le 4 novembre.
Discriminatoire, selon les critiques
« C'est comme si l'arbitre changeait les règles en plein milieu d'un match », lance Aris Babakian, un ancien commissaire à l'Immigration et membre de la communauté arménienne de Toronto, qui parraine nombre de réfugiés.
« On ne devrait pas discriminer entre de pauvres réfugiés qui sont venus du même pays. »— Aris Babakian, membre de la communauté arménienne

Pour sa part, le ministre de l'Immigration John McCallum répond que les libéraux n'étaient pas au pouvoir avant le 4 novembre.

jeudi, novembre 19, 2015

Le procès Duffy reprend dans un nouveau climat politique à Ottawa

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le jeudi 19 novembre 2015 à 4 h 29 HNE
Le sénateur suspendu Mike Duffy au palais de justice d'Ottawa
Le sénateur suspendu Mike Duffy au palais de justice d'Ottawa  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Avec la défaite du gouvernement conservateur aux élections d'octobre, le sénateur déchu Mike Duffy risque d'attirer moins de regards à la reprise de son procès pour fraude, abus de confiance et corruption, aujourd'hui à Ottawa.
Un texte de Daniel ThibeaultTwitterCourriel
Mike Duffy est arrivé à la cour pour la première portion de son procès au début du printemps. Il revient au tribunal ce matin pour le quatrième bloc d'audiences alors que l'hiver est à nos portes.
Les saisons se sont effacées et l'intérêt aussi, peut-être. Depuis la défaite de Stephen Harper et de son gouvernement, l'affaire Duffy a moins d'écho dans le monde politique.
Que savaient le premier ministre et son entourage du fameux paiement de l'ex-chef de cabinet Nigel Wright à Mike Duffy pour que ce dernier rembourse les allocations de résidences reçues du Sénat? Cette question, qui a miné tout le début de la campagne électorale, ne semble plus susciter le même intérêt. Le procès du sénateur semble redevenu une affaire criminelle plus que politique.
Fin du dossier de la Couronne
À la fin des dernières audiences en août, la Couronne avait indiqué qu'elle n'avait plus que quelques témoins à faire entendre. Parmi ceux-ci, Gerald Donohue, un ami du sénateur qui a souvent reçu du Sénat des contrats possiblement frauduleux.
La police croit que ces contrats octroyés aux compagnies de Donohue ont permis à Mike Duffy de payer des dépenses qui auraient été jugées injustifiées ou inadmissibles par l'administration du Sénat.
La Couronne souhaite étayer certains des doutes soulevés par d'autres témoins sur la validité des dépenses faites par l'entremise des deux compagnies de Gerald Donohue. Son témoignage s'annonce complexe pour la cour. L'état de santé de Donohue fait en sorte qu'il ne peut pas se déplacer.
Il devrait donc témoigner par vidéoconférence de son domicile à Carp dans l'ouest de la capitale. Selon la Couronne, son médecin aurait également demandé à ce que son témoignage soit limité à de courtes périodes et entrecoupé de pauses.
La Couronne n'aurait que quelques témoins de plus à faire comparaître. Pour la plupart, il s'agirait de témoignage secondaire, pour ajouter à certains éléments de preuve déjà déposés.

La défense
L'avocat de Mike Duffy, Donald Bayne, a indiqué le 25 août dernier, juste avant la dernière pause, qu'il croyait pouvoir conclure sa défense avant la fin prévue du procès le 18 décembre.
Ce dernier n'a pas voulu indiquer combien de témoins il comptait appeler à la barre. Il n'a pas non plus indiqué qui était sur sa liste. Donald Bayne pourrait être tenté de faire comparaître certains sénateurs impliqués dans l'affaire, comme Marjorie Lebreton et David Tkachuk. Si certains estiment qu'il s'agit d'une possibilité, il est peu probable qu'il appelle l'ex-premier ministre Stephen Harper. Bayne a déjà dit qu'il fera témoigner son client, le sénateur Duffy.
L'affaire Duffy

Sénateur conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard, Mike Duffy a quitté le caucus conservateur en mai 2013 en raison de la controverse entourant certaines dépenses controversées.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) était prêt à lui donner de l'argent pour qu'il rembourse au Sénat ses dépenses injustifiées, mais a changé d'avis devant l'ampleur de la facture. Ce premier stratagème impliquait Nigel Wright, Marjory LeBreton, Irving Gerstein, Carolyn Stewart-Olsen et David Tkachuk, ainsi que des employés du Bureau du premier ministre.

Selon ce plan, Mike Duffy devait annoncer publiquement qu'il a réclamé « par erreur » certaines dépenses et qu'il s'engageait à les rembourser.

Il a reçu par la suite un chèque de 90 000 $ de Nigel Wright pour rembourser le Sénat. Le sénateur a aussi reçu 13 560 $ du PCC pour payer ses frais juridiques en lien avec cette affaire. Il a été suspendu sans salaire par ses collègues sénateurs.

Mike Duffy a plaidé non coupable à 31 chefs d'accusation. Il est notamment accusé de fraude, d'abus de confiance et de corruption d'un fonctionnaire. Son avocat tente de prouver qu'il a été piégé et n'a jamais accepté d'entente avec Nigel Wright.

jeudi, novembre 12, 2015

Le Québec devrait recevoir le quart des 25 000 Syriens

http://www.lapresse.ca/actualites/national/

Publié le 12 novembre 2015 à 06h44 | Mis à jour à 06h44
Le gouvernement Couillard s'attend à recevoir d'Ottawa, aujourd'hui, des... (PHOTO ARCHIVES AFP)
PHOTO ARCHIVES AFP

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Le gouvernement Couillard s'attend à recevoir d'Ottawa, aujourd'hui, des informations précises sur l'opération de rapatriement de 25 000 migrants de Syrie au Canada, un effort que le gouvernement fédéral devrait appuyer financièrement.
Les nouveaux arrivants seront « pris en charge » et la facture sera plus importante que pour les autres réfugiés qui arrivent au Québec, souvent parrainés par leur communauté. Dans un entretien accordé à La Presse, la responsable du ministère de l'Immigration, Kathleen Weil, rappelle que le gouvernement fédéral avait réglé la note lors de la plus récente de ces arrivées en masse, celle des Kosovars. Le Canada avait ainsi « pris en charge » 5000 Kosovars en 1999.
Aujourd'hui, Québec devrait avoir des informations plus concrètes à partir d'un échange téléphonique avec le ministère de John McCallum, responsable de l'Immigration et des Réfugiés à Ottawa.
Québec a mis en place un comité interministériel, dirigé par l'Immigration et les Relations internationales, mais où on retrouve aussi des fonctionnaires des ministères de la Sécurité publique et de l'Éducation pour réfléchir sur cette opération inusitée. À l'interne, les fonctionnaires québécois s'attendent à ce que le Québec soit appelé à recevoir 23 % des 25 000 réfugiés que s'est engagé à accueillir le Canada, ce qui correspond à son poids démographique, soit environ 5700.
Déjà, Québec avait promis de tripler le nombre de ressortissants syriens accueillis au Québec. Au lieu de 1200 par année, on envisageait d'en recevoir 3650. Mme Weil avait indiqué que d'ici la fin de 2015, on visait 2000 ressortissants. Ces dossiers n'attendent qu'un feu vert d'Ottawa, les gens concernés étant déjà parrainés, souvent par des Québécois d'ascendance arménienne, dans Saint-Laurent, l'Acadie, dans le nord de Montréal et à Laval, a-t-on appris par ailleurs. Avec 5700 ressortissants, Québec ajouterait donc 2000 personnes au contingent qu'il avait déjà promis de recevoir.

Valcartier ne suffira pas
Mardi, une réunion téléphonique dirigée par le sous-ministre adjoint à la Sécurité publique, Louis Morneau, a permis de constater que la Base militaire de Valcartier ne pourrait loger tous les ressortissants attendus. Ces derniers arriveront par avion, essentiellement aux aéroports de Montréal et de Toronto. Au Québec, pas moins de 13 municipalités se sont dites prêtes à accueillir ces ressortissants, mais il est acquis qu'ils se retrouveront surtout à Montréal et Québec. Dans la capitale, le maire Régis Labeaume s'est dit prêt à recevoir jusqu'à 200 ménages.
Dans un premier temps, Québec s'interroge sur la logistique nécessaire pour faire subir les tests de santé nécessaires pour ces nouveaux arrivants. Le logement est une donnée importante. Pour le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, des modifications devraient être apportées au programme Accès-Logis, où Québec injecte 123 millions par année, afin de le rendre accessible à ces nouveaux arrivants. À l'Éducation, des budgets sont déjà réservés, et on sait d'ores et déjà que les jeunes ressortissants seront aiguillés vers des écoles francophones.

vendredi, juin 19, 2015

Début des vacances à Ottawa: le NPD en tête des intentions de vote

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 19 juin 2015 à 15h45. Modifié par 98,5 Sports à 16h21.
Début des vacances à Ottawa: le NPD en tête des intentions de vote
Thomas Mulcair/NPD
OTTAWA - C'est déjà le temps des vacances pour les députés de la Chambre des communes. Les travaux de la 41e législature du Canada ont pris fin cette semaine, donnant le coup d'envoi à une véritable course à obstacles estivales qui mènera au déclenchement des élections fédérales et au vote prévu le 19 octobre.
La course pour l'obtention des clés du 24 promenade Sussex a, bien sûr, débuté il y a déjà plusieurs mois. Elle ne s'est peut-être même jamais interrompue depuis l'élection de mai 2011 qui a permis au premier ministre Stephen Harper d'obtenir une majorité conservatrice au Parlement.

Avec exactement quatre mois à faire avant le jour J, les trois principaux partis politiques fédéraux — le Parti conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral — quitteront Ottawa vers un terrain qui a gagné en complexité au cours des derniers mois.

Une série de sondages menés à partir de la mi-mai placent maintenant Thomas Mulcair et le NPD en tête des intentions de vote. Du coup, les conservateurs de Stephen Harper perdent doucement du terrain pour s'établir en deuxième place et Justin Trudeau, qui caracolait chez les libéraux, doit maintenant se contenter de la troisième place.

Ces sondages menés à la grandeur du pays octroient jusqu'à 36 pour cent des intentions de vote au NPD et aussi peu que 23 pour cent aux libéraux, plaçant les conservateurs quelque part dans l'intervalle. Jusqu'au mois de mars dernier, le portrait était pourtant à l'inverse alors que le Parti libéral était en tête et le NPD, bon troisième.

Cette nouvelle dynamique était parfaitement illustrée par la couverture de deux importants discours la semaine dernière. L'énoncé économique de Thomas Mulcair à Bay Street, mardi, a été présenté dans les médias comme étant une mise en scène orchestrée par un «gouvernement en attente» pour apaiser les craintes de la classe économique de Toronto. Quant à la réforme démocratique présentée mardi par Justin Trudeau, elle a été dépeinte dans les médias comme une proposition «désespérée» pour relancer la campagne libérale.

Pourtant, si l'on change les positions qu'occupent Mulcair et Trudeau dans les sondages — comme c'était le cas à la fin du mois de mars — la manière de décrypter ces deux discours aurait très certainement été complètement différente.

«J'aime bien lire des analyses à contre-courant mais on ne voit pas ça souvent», laisse tomber Donna Dasko, une ancienne vice-présidente principale à Environics. «Les analyses politiques suivent des vagues — et la nouvelle vague est que Thomas Mulcair fait bonne figure en ce moment et que Justin Trudeau et Stephen Harper font mauvaises figures.»

Ces vagues de popularité créent de l'intérêt pour la politique, ce qui est une bonne chose, dit Mme Dasko. Elle prévient toutefois qu'elles sont très loin de prédire l'issue d'un scrutin.

samedi, juin 13, 2015

Bono rencontrera Stephen Harper, Thomas Mulcair et Justin Trudeau lundi

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 12 juin 2015 à 18h22.
Bono rencontrera Stephen Harper, Thomas Mulcair et Justin Trudeau lundi
OTTAWA — Le chanteur Bono rencontrera le premier ministre Stephen Harper ainsi que les chefs Thomas Mulcair et Justin Trudeau lors de son passage à Ottawa, lundi prochain.
Le leader du célèbre groupe U2 discutera de l'initiative de M. Harper sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, a indiqué vendredi le bureau du premier ministre.

L'entourage de Bono — que Stephen Harper avait refusé de rencontrer en marge d'un sommet du G8, en 2007 — a sollicité cet entretien, selon le bureau du premier ministre.

Le programme du rockeur lors de son passage à Ottawa comprend également un entretien avec le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a confirmé son attaché de presse, George Smith.

Le chef libéral Justin Trudeau aura aussi droit à son tête-à-tête, lundi.

Les deux hommes discuteront de développement international et de la campagne du chanteur pour mettre fin à la pauvreté, a confirmé Cameron Ahmad, l'attaché de presse de M. Trudeau.

Le chanteur et militant tenait à s'entretenir avec les trois chefs fédéraux en cette année électorale, a affirmé en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne Ian Koski, porte-parole de la fondation ONE, cofondée par Bono.

«Le fait que nous sommes dans une année électorale est évidemment bien connu, alors sans vouloir m'avancer sur la façon dont les rencontres se dérouleront, je dirais simplement qu'il veut les rencontrer et discuter avec eux de développement international et de lutte contre la pauvreté extrême», a-t-il expliqué

Bono devrait aussi être dans les gradins de la Chambre des communes pour assister à la période de questions, lundi, a signalé M. Koski.

La rencontre entre Stephen Harper et Bono survient huit ans après que le premier ministre canadien eut servi une rebuffade au chanteur en refusant de le rencontrer lors du sommet du G8, qui se déroulait en Allemagne.

«Rencontrer des célébrités, ce n'est pas mon truc», avait lâché le chef conservateur, que Bono avait ensuite publiquement accusé de bloquer un accord sur l'aide internationale à l'Afrique.

La formation U2 sera en concert au Centre Bell, à Montréal, les 12, 13, 16 et 17 juin, puis à Toronto les 6 et 7 juillet.

mardi, avril 21, 2015

Jour de dépôt de budget à Ottawa

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Joe Oliver
PHOTO REUTERS
AGENCE QMI
MISE à JOUR 
OTTAWA |  Le gouvernement Harper déposera ce mardi son budget pour la prochaine année, dont peu de détails sont connus.
Lundi, le ministre fédéral des Finances Joe Oliver s’est acheté une paire de soulier, une tradition avant le dépôt d’un budget, il a penché pour des espadrilles New Balance, clin d’œil au fait qu’il présentera un budget équilibré («balanced budget», en anglais).
Peu de détails ont filtré sur le budget. «Ce sera un bon budget pour le Canada et pour tous les Canadiens d’un océan à l’autre et pour toutes les sphères de la société», a affirmé M. Oliver lors de l’achat de ses souliers.
Selon ce qu’a appris l’Agence QMI, les trois principales agences fédérales qui s’occupent de la sécurité nationale se partageront plus de 100 millions $ de plus pour mener la lutte antiterroriste en 2015-2016.
La Gendarmerie royale du Canada, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et l’Agence des services frontaliers du Canada recevront chacun de nouvelles ressources financières «significatives» pour «maintenir et accélérer des enquêtes en contre-terrorisme». Ces investigations ont été lancées dans la foulée des attentats d’octobre 2014.
De son côté, le fiscaliste Luc Lacombe, interrogé par Argent, croit que le gouvernement sera clément envers les contribuables. Selon lui, les conservateurs profiteront du budget pour distribuer une série de cadeaux en prévision des élections, en octobre.
«M. Harper est un fin stratège. Je m’attends à beaucoup de nouvelles positives pour les particuliers et pour les entreprises», a commenté l’associé de la firme RCGT. Il souligne toutefois que certaines annonces pourraient entrer en vigueur dans quelques années.

mercredi, avril 01, 2015

Dossier Badawi: l'Arabie saoudite demande à Québec de se mêler de ses affaires

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mercredi 01 avril 2015 à 08h40.
Dossier Badawi: l'Arabie saoudite demande à Québec de se mêler de ses affaires
(Cogeco Nouvelles) - Dans une lettre datée du 10 mars, l'Arabie saoudite demande à Québec de se mêler de ses affaires, en ce qui concerne le blogueur Raïf Badawi.
Le gouvernement saoudien exprime «sa forte surprise et sa consternation vis-à-vis de ce qui est dit dans certains médias».
La lettre, dont Radio-Canada a obtenu copie, est adressée à Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale du Québec. Une copie a aussi été envoyée aux Affaires étrangères, à Ottawa.
Rappelons que l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion demandant que Raïf Badawi soit libéré.
Pour l'Arabie saoudite, ces mobilisations sont des «attaques» contre son royaume et contre son système judiciaire.