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mercredi, mars 22, 2017

Londres: cinq morts, la piste du «terrorisme islamiste» privilégiée

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 22 mars 2017 à 10h53 | Mis à jour à 18h47

ALICE RITCHIEJACQUES KLOPP
Agence France-Presse
Londres
Le bilan provisoire de l'attentat survenu mercredi à Londres est passé de quatre à cinq morts en comptant l'assaillant, dont un policier et 40 blessés, a annoncé Mark Rowley, le commandant de l'unité anti-terrorisme dans une déclaration devant Scotland Yard.
L'homme traité par les ambulanciers serait le suspect... (Photo Stefan Rousseau, PA via AP) - image 1.0
L'homme traité par les ambulanciers serait le suspect de l'attaque.
PHOTO STEFAN ROUSSEAU, PA VIA AP
«Je ne vais pas faire de commentaires sur l'identité de l'assaillant (...) mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste», a ajouté le haut responsable de la police britannique. L'assaillant a également été tué.
Un homme, vêtu de noir et portant une barbe, a lancé en début d'après-midi sa voiture contre la foule sur le pont de Westminster, face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier en essayant de pénétrer dans le Parlement.
L'assaillant, qui aurait agi seul selon les premiers éléments de l'enquête, a ensuite été «abattu par un autre policier», a confirmé Mark Rowley, le commandant de l'unité anti-terrorisme dans une déclaration à Scotland Yard.
Les passants s'affolent, certains se ruent dans le métro le plus proche, la police se déploie en masse, le Parlement se barricade, la première ministre Theresa May quitte à grande vitesse le Parlement...: la panique s'empare du centre de Londres.
Parmi les blessés figurent trois élèves français de l'école secondaire Saint-Joseph de Concarneau, en voyage scolaire. Deux ressortissants roumains ont également été blessés, a annoncé Bucarest, ainsi que cinq touristes sud-coréens, d'après l'agence Yonhap.
Incident in : We are treating this as a terrorist incident until we know otherwise
Theresa May a adressé ses «pensées» aux victimes et leurs familles avant de présider, dans la soirée, une réunion interministérielle de crise.
Les présidents français François Hollande et américain Donald Trump se sont entretenus au téléphone avec Mme May, et la Tour Eiffel devait être éteinte dès minuit en hommage. La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son soutien à ses «amis britanniques».
L'attaque, que Scotland Yard a qualifiée de «terroriste», est survenue le jour même où la Belgique commémorait les attentats qui avaient fait 32 morts à Bruxelles il y a un an. Elle rappelle les attentats de Nice (84 morts) et Berlin (12 morts), également en 2016, commis en lançant un camion contre la foule. Elle s'inscrit dans un contexte de menace terroriste en Europe, notamment des djihadistes du groupe État islamique (EI).
C'est l'attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide revendiqués par des sympathisants d'Al-Qaïda qui avaient fait 56 morts le 7 juillet 2005 dans les transports en commun londoniens.
Massage cardiaque
Selon le commandant Mark Rowley, l'assaillant a d'abord renversé plusieurs piétons, dont trois policiers, sur le pont.
Au moins deux personnes y sont mortes et plus d'une dizaine ont été soignées sur place, selon les services ambulanciers. Une femme, qui a sauté dans la Tamise pour échapper au véhicule, a été repêchée grièvement blessée.
L'ancien ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, qui se trouvait sur les lieux, a partagé des images sur Twitter. «Une voiture sur Westminster Bridge vient juste de faucher au moins cinq personnes», a-t-il écrit.
Après avoir embouti son SUV gris contre des grilles peu après la sortie du pont, l'assaillant a couru vers une entrée du Parlement toute proche, avant de poignarder un policier, a ajouté M. Rowley.
La police a fait feu sur lui alors qu'il essayait de s'attaquer à un deuxième officier. Les secouristes ont essayé de réanimer l'assaillant qui est décédé à l'hôpital.
Des images montrent par ailleurs le député conservateur Tobias Ellwood, qui a perdu son frère dans un attentat à Bali en 2002, pratiquer en vain un massage cardiaque sur le policier mortellement blessé.
«Nous étions en train de prendre des photos de Big Ben lorsque tout le monde s'est mis à courir, nous avons vu un homme d'une quarantaine d'année portant un couteau d'environ vingt centimètres. Ensuite on a entendu trois coups de feu. Nous avons traversé la rue et on a vu l'homme en sang par terre», a raconté Jayne Wilkinson à l'agence britannique Press Association.
«J'ai vu trois corps allongés sur le sol et énormément de policiers. C'était terrifiant», a déclaré à l'AFP Jack Hutchinson, 16 ans, un touriste américain venu avec ses parents. Il est resté coincé trois heures sur la grande roue du London Eye située à l'autre bout du pont, avant d'être évacué. L'attraction touristique a été fermée pour le reste de la journée.

Députés évacués
«L'enquête a été confiée au commandement anti-terroriste» et des policiers supplémentaires ont été déployés dans les rues de Londres, a ajouté la police, appelant la population à la vigilance.
Les députés ont été confinés à l'intérieur du Parlement et dans Westminster Abbey, toute proche, avant de pouvoir sortir dans la soirée.
«C'était la panique», a raconté à l'AFP la députée britannique travailliste Mary Creagh.
Theresa May a quitté à grande vitesse le Parlement, où elle s'est exprimée devant les députés, à bord de sa voiture officielle.
Au Parlement écossais à Édimbourg, les débats sur un référendum d'indépendance ont été suspendus sine die.
Contrairement à d'autres capitales européennes, Londres avait été épargnée ces dernières années par les attentats de grande ampleur.
Scotland Yard a cependant annoncé début mars que les services de sécurité britanniques avaient «déjoué treize tentatives d'attentat terroriste depuis juin 2013». Le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni est fixé depuis août 2014 à «grave», le quatrième sur une échelle de 5.
Mercredi soir, alors que le pays pleurait ses morts, le message «nous n'avons pas peur» a été relayé des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

My statement on the incident near Parliament Square this afternoon. Please visit http://news.met.police.uk  for the latest information. pic.twitter.com/T4s43cGzub

mercredi, mars 08, 2017

Pékin propose un marché pour éviter une crise en Corée

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/

Publié le 08 mars 2017 à 06h24 | Mis à jour à 06h24
«Afin de désamorcer la crise qui se prépare... (REUTERS)
REUTERS
«Afin de désamorcer la crise qui se prépare dans la péninsule (coréenne), la Chine propose que, dans un premier temps (Pyongyang) suspende ses programmes nucléaire et balistique, en échange de l'arrêt des manoeuvres militaires à grande échelle des États-Unis et de la Corée du Sud», entamées la semaine dernière, a annoncé à Pékin le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

PATRICK BAERT
Agence France-Presse
Pékin
La Chine, seul allié du régime de Pyongyang, a proposé mercredi un compromis pour éviter «une collision» entre les deux Corées, suggérant que le Nord suspende son programme nucléaire en échange de l'arrêt des manoeuvres militaires lancées par les États-Unis au Sud.
La proposition chinoise survient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné avec force mardi soir à New York les derniers tirs de missiles nord-coréens, avant même une réunion en urgence prévue mercredi.
«Afin de désamorcer la crise qui se prépare dans la péninsule (coréenne), la Chine propose que, dans un premier temps (Pyongyang) suspende ses programmes nucléaire et balistique, en échange de l'arrêt des manoeuvres militaires à grande échelle des États-Unis et de la Corée du Sud», entamées la semaine dernière, a annoncé à Pékin le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
M. Wang était interrogé lors d'une conférence de presse sur le risque de guerre en Corée, deux jours après des tirs de missiles par l'armée du Nord, suivis par l'annonce du début du déploiement en Corée du Sud du bouclier antimissile américain THAAD, farouchement combattu par Pékin.
«Les deux parties sont comme deux trains qui accélèrent l'un vers l'autre sans qu'aucun ne veuille céder le passage», a déclaré le ministre chinois.
«La question est de savoir si les deux parties se préparent vraiment à une collision frontale», a-t-il ajouté, expliquant que la priorité pour Pékin était «d'allumer un feu rouge et d'appuyer sur les freins des deux trains».
Avertissement à Séoul
La proposition chinoise, qui vise à «ramener les parties à la table des négociations» selon M. Wang, semble avoir peu de chance d'être entendue.
La Corée du Nord avait elle aussi proposé en janvier 2015 de suspendre temporairement ses essais nucléaires si les États-Unis annulaient leurs manoeuvres prévues chaque année en Corée du Sud, mais Washington comme Séoul avaient rejeté cette proposition.
Si la Chine s'oppose au programme nucléaire du Nord, Pékin a lancé parallèlement une mise en garde à la Corée du Sud à propos du bouclier antimissile américain.
Le début du déploiement de celui-ci a déjà entraîné une nette dégradation des relations commerciales entre les deux pays, le distributeur sud-coréen Lotte, cinquième groupe du pays, étant particulièrement visé par les autorités et les consommateurs chinois.
«Les systèmes de détection et d'alerte du THAAD ont une portée qui dépasse de loin la péninsule coréenne. Ils portent atteinte à la sécurité stratégique de la Chine», a dénoncé M. Wang.
«Ce n'est pas ainsi que des voisins devraient se comporter et cela pourrait bien nuire à la sécurité» de la Corée du Sud, a-t-il averti.
La communauté internationale a en tout cas affiché son unité mardi, le Conseil de sécurité de l'ONU ayant condamné à l'unanimité les tirs de missiles nord-coréens dont trois sont tombés dans les eaux japonaises.
Dans son texte, le Conseil a qualifié ces essais balistiques de «grave violation» des résolutions de l'ONU et promis de «prendre d'autres mesures significatives» pour sanctionner Pyongyang.
Dans le cadre des sanctions existantes, la Chine avait annoncé en février qu'elle cessait complètement ses importations de charbon nord-coréen, privant le régime stalinien d'une manne financière cruciale.
Le régime nord-coréen a «catégoriquement rejeté» la condamnation de l'ONU, par la voix d'un porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, qui accuse les manoeuvres militaires américano-sud-coréennes de l'avoir poussé à prendre «les mesures les plus dures».
Le comportement des États-Unis au Conseil de sécurité est celui d'un «brigand qui crie 'au voleur'», a estimé le porte-parole cité par l'agence KCNA.
Les quinze pays du Conseil de sécurité de l'ONU se réuniront mercredi à partir de 10h00 à New-York, à la demande des États-Unis et du Japon, pour discuter de ces récents tirs qui faisaient partie, selon Pyongyang, d'un exercice en vue de frapper les bases américaines au Japon.

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lundi, mars 06, 2017

Présidentielle en France: Juppé renonce à remplacer Fillon

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 06 mars 2017 à 06h45 | Mis à jour à 06h45
Alain Juppé et François Fillon en novembre 2016.... (REUTERS)
Alain Juppé et François Fillon en novembre 2016.
REUTERS
THIBAULD MALTERREDAPHNÉ BENOIT
Agence France-Presse
Paris
L'ancien Premier ministre Alain Juppé a renoncé lundi à servir de recours à une droite française en crise et ne remplacera pas dans la course présidentielle François Fillon, déterminé à maintenir sa candidature malgré les soupçons d'emplois fictifs qui gangrènent sa campagne.
«Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République», a déclaré à la presse le rival malheureux de François Fillon à la primaire de droite, en expliquant d'un air grave qu'il n'incarnait pas le «renouvellement».
Pressé par une partie de son camp de suppléer François Fillon, en chute libre dans les sondages, Alain Juppé a souligné que «jamais sous la cinquième République, une élection présidentielle ne s'était présentée de façon aussi confuse», avec une gauche «déboussolée», une extrême droite qui «en rajoute dans le fanatisme anti-européen» et la popularité croissante du centriste Emmanuel Macron, malgré son «immaturité politique» et la «faiblesse» de son projet.
«Quel gâchis. François Fillon avait un boulevard devant lui», a-t-il lâché.
«Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse», a déploré cet homme politique de 71 ans qui jouit d'une bonne cote de popularité.
Le candidat désigné de la droite était initialement donné favori pour succéder en mai au socialiste François Hollande à l'Elysée mais le scandale déclenché par les salaires perçus par son épouse Penelope et deux de ses enfants avec des contrats d'assistants parlementaires a précipité sa chute dans les sondages.
Réunion de crise
Invité dimanche soir sur un plateau de télévision, François Fillon, 63 ans, a de nouveau exclu de jeter l'éponge malgré la multiplication des défections dans son propre camp, affirmant que «personne ne peut aujourd'hui l'empêcher d'être candidat».
Convoqué par les juges le 15 mars sans doute pour se voir signifier son inculpation, le candidat de la droite a réuni dimanche des dizaines de milliers de partisans à Paris près de la Tour Eiffel - 200 000 selon son entourage, 50 000 selon la police.
Alain Juppé a estimé lundi que le rassemblement des électeurs était «devenu plus difficile encore» du fait qu'une partie du centre a claqué la porte du parti et que le noyau dur des sympathisants du parti «s'est radicalisé».
Lundi, le feuilleton doit se poursuivre à 17h00 GMT (midi à Montréal) avec la réunion d'un Comité politique du parti de droite destiné à «évaluer la situation» alors que plus de 300 élus de la droite ont abandonné François Fillon, dont son directeur de cabinet et son porte-parole.
Dans la matinée, l'ancien président Nicolas Sarkozy avait proposé une rencontre avec François Fillon, son ancien Premier ministre, et Alain Juppé «pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer». «C'est mort pour Fillon», aurait-il confié à des membres du parti dimanche.
La «menace» Le Pen «existe»
La droite redoute de plus en plus sérieusement une nouvelle défaite, cinq ans après l'échec du président sortant Nicolas Sarkozy face au socialiste François Hollande. Les enquêtes d'opinion donnent désormais leur candidat éliminé dès le premier tour, le 23 avril, derrière la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande repositionné au centre.
Le président Hollande est sorti de sa réserve pour avertir que la «menace» d'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle «existe», dans une interview publiée lundi par six journaux européens dont Le Monde.
«Si d'aventure la candidate du Front national (FN) l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne», a-t-il prévenu.
Le vice-président du FN, Florian Philippot, a enfoncé le clou lundi en estimant que «beaucoup d'électeurs» indécis ou penchant pour François Fillon «voteront Marine Le Pen parce que ce sera le vote utile (...) et le vote qui correspond à leurs convictions».

dimanche, mars 05, 2017

Écoutes contre Trump: la commission du renseignement enquêtera

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Publié le 05 mars 2017 à 09h08 | Mis à jour à 18h00
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si... (ARCHIVES AP)
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», a lancé Donald Trump sans toutefois apporter de preuves.
ARCHIVES AP
ANDREW BEATTY
Agence France-Presse
WEST PALM BEACH
Des parlementaires américains vont se pencher sur les accusations d'espionnage que le président Donald Trump a lancé contre son prédécesseur Barack Obama, et sur lesquelles la Maison-Blanche a insisté dimanche, toujours sans preuves.
M. Trump a demandé dimanche au Congrès d'enquêter sur d'éventuelles écoutes de ses téléphones qui auraient été ordonnées avant l'élection du 8 novembre.
Quelques heures plus tard, le républicain Devin Nunes a assuré que la commission du renseignement qu'il préside à la Chambre des représentants chercherait «à savoir si le gouvernement (avait) mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique».
Donald Trump, qui passe le week-end en Floride, avait lancé la veille ces allégations dans des tweets matinaux. Elles ont été catégoriquement démenties par le porte-parole de l'ancien président et elles ont suscité beaucoup de scepticisme dans la classe politique américaine.
Rapports «inquiétants»
«Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants», a insisté dimanche Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, dans un communiqué.
«Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016», a-t-il ajouté.
Les mots sont pesés, la formulation très prudente contrairement aux tweets de la veille.
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», avait lancé Donald Trump, qualifiant son prédécesseur de «personne malfaisante (ou malade)».
Non étayées
Donald Trump a ainsi fait référence au scandale le plus retentissant de l'histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon a été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.
Cette salve de tweets accusateurs semble avoir été déclenchée par des affirmations non étayées du site d'informations d'extrême droite Breitbart, dont l'ex-patron est Steve Bannon, conseiller en stratégie du président.
Le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a répliqué en assurant samedi que l'accusation était «tout simplement fausse».
James Clapper, chef du renseignement américain (DNI) sous Obama, a affirmé qu'«aucune opération d'écoute (n'avait) été mise en oeuvre» par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.
Et selon le New York Times le directeur du FBI James Comey considère que ces accusations sont dénuées de fondement et a demandé au département de la Justice de les rejeter publiquement.
Affaires russes 
En demandant au Congrès, le Parlement américain, d'élargir ses enquêtes, Donald Trump a lui-même fait le lien avec les affaires russes dans lesquelles il est englué depuis le début de son mandat.
Au moins trois commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont lancé des investigations sur les ingérences de la Russie pendant la campagne électorale, dont le but aurait été de favoriser la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton.
L'administration Obama avait accusé les Russes d'être à l'origine du piratage des emails de proches d'Hillary Clinton et avait pris des sanctions contre Moscou fin décembre.
De plus, les multiples contacts entre des proches de Donald Trump et des responsables russes, pendant la campagne et dans les semaines ayant suivi la victoire du milliardaire, font peser le soupçon d'une collusion.
Le conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale Michael Flynn a dû démissionner le 13 février. Et la semaine dernière, c'est le ministre de la Justice Jeff Sessions, un autre très proche du président, qui a dû s'expliquer sur ses conversations avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.
M. Clapper a assuré que, sous son ère, «nous n'avions aucune preuve de collusion» entre l'entourage du milliardaire et la Russie. «Ca a pu être révélé ou être disponible depuis que j'ai quitté le gouvernement», a-t-il relevé.
Pour l'opposition démocrate, les accusations de Donald Trump contre Barack Obama n'ont qu'un but: détourner l'attention de ces dossiers russes qui accaparent une grande partie du débat politique depuis sa prise de fonctions.
Diversion 
«Je pense que ce n'est que de la diversion. Détourner les regards des très, très graves interférences d'une puissance étrangère dans notre démocratie», a déclaré Al Franken, un sénateur démocrate.
Les liens «politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c'est la vérité que nous voulons connaître», a martelé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants.
Ces nouvelles controverses surviennent alors que M. Trump avait reçu un accueil  favorable pour son discours «très présidentiel» mardi dernier devant le Congrès.
La semaine qui s'ouvre pourrait également être riche en controverses avec la signature par le président, probablement dès lundi, d'un nouveau décret anti-immigration qui devrait de nouveau interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

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Trois missiles nord-coréens tombent près du Japon

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Publié le 05 mars 2017 à 18h55 | Mis à jour à 20h06
En 2016 le régime de Pyongyang a effectué... (ARCHIVES AP)
En 2016 le régime de Pyongyang a effectué deux tests nucléaires en contravention des résolutions de l'ONU. Il déclare vouloir se doter d'un armement nucléaire capable d'atteindre le territoire des États-Unis.
ARCHIVES AP
Agence France-Presse
Séoul
La Corée du Nord a tiré quatre missiles lundi, dont trois sont tombés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a annoncé le premier ministre japonais Shinzo Abe.
«La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1000 km. Trois d'entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays», a déclaré M. Abe devant le Parlement.
«Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité», a dit le Premier ministre.
«Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela», a ajouté M. Abe.
Les garde-côtes japonais ont indiqué à l'AFP qu'aucun navire n'avait été endommagé par ces tirs.
La Corée du Sud et les États-Unis ont lancé la semaine dernière leurs manoeuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. Le régime nord-coréen condamne ces manoeuvres, qu'il considère comme des provocations et des préparatifs pour une invasion de son territoire, tandis que Séoul et Washington assurent qu'elles sont purement défensives.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait ordonné à l'armée le 1e mars «d'élaborer des contre-mesures exhaustives en vue d'une frappe sans merci contre une attaque aérienne soudaine de l'ennemi», avait annoncé l'agence de presse officielle KCNA, le jour du lancement des manoeuvres américano-sud-coréennes.
La Corée du Nord est sous le coup de résolutions de l'ONU qui lui interdisent toute activité dans le domaine nucléaire et dans celui des missiles balistiques.

mercredi, mars 01, 2017

Au Congrès, Donald Trump promet le «renouveau de l'esprit américain»

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Publié le 28 février 2017 à 07h00 | Mis à jour le 01 mars 2017 à 09h39
Le président américain Donald Trump... (PHOTO JIM LO SCALZO, AFP)
Le président américain Donald Trump
PHOTO JIM LO SCALZO, AFP
JEROME CARTILLIERIVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington
Loin de la tonalité sombre de son discours d'investiture, Donald Trump a plaidé mardi, sur un registre plus présidentiel qu'à l'habitude, pour un «renouveau de l'esprit américain» indissociable, selon lui, d'une grande fermeté sur l'immigration.
Devant le Congrès réuni au grand complet, le 45e président des États-Unis a salué, dans une allocution d'une heure au cours de laquelle il s'est tenu à son texte, l'émergence d'une «nouvelle fierté nationale».
«Un nouveau chapitre de la grandeur américaine débute», a-t-il affirmé dans l'hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole, où siégeaient également sénateurs, ministres et juges de la Cour suprême.
Avare en nouvelles annonces et en explications sur le financement de ses projets, le président républicain a repris ses grands thèmes de campagne, promettant de ramener «des millions d'emplois» ou dénonçant les accords de libre-échange.
Rompant avec la tradition, les démocrates ont réservé un accueil glacial au président, la plupart restant assis dans leurs sièges, le visage fermé, les bras croisés.
L'autre moitié des élus, les républicains, applaudissaient à tout rompre et multipliaient les ovations à la mention des grands projets de la présidence Trump: construction d'oléoducs, érection du mur à la frontière mexicaine, ou encore lutte contre le «terrorisme islamique radical».
En signe de protestation silencieuse, une quarantaine d'élues démocrates étaient habillées de blanc, couleur symbolisant la défense des droits des femmes.
Réforme sur l'immigration ?
Profitant de cette occasion solennelle de redonner une cohérence à son action après un premier mois chaotique au pouvoir, Donald Trump a longuement promis une extrême fermeté aux frontières, l'un de ses principaux thèmes de campagne.
«En appliquant enfin nos lois sur l'immigration, nous augmenterons les salaires, aiderons les chômeurs, économiserons des milliards de dollars et renforcerons la sécurité de nos communautés», a lancé le président qui avait invité deux veuves de policiers californiens tués en 2014 par un clandestin.
Sans aborder directement la question de la régularisation des sans-papiers, il a évoqué une réforme législative et proposé d'abandonner le système actuel et d'adopter à la place «un système basé sur le mérite».
Le président républicain a annoncé la création d'un bureau spécial pour les victimes de crimes «d'immigration» baptisé VOICE (Victims Of Immigration Crime Engagement). «Nous donnons une voix à ceux qui sont ignorés par les médias et réduits au silence par les intérêts particuliers».
La signature d'un nouveau décret sur l'immigration après l'échec du premier qui a été bloqué par la justice, pourrait d'ailleurs intervenir dans les jours qui viennent.
Très attendu sur l'économie, Donald Trump, qui avait délaissé sa célèbre cravate rouge pour une à rayures, a promis devant les élus une réforme fiscale «historique» qui se traduira par une baisse «massive» des impôts pour la classe moyenne et permettrait aux entreprises de «concurrencer n'importe qui».
«Nous devons faire en sorte qu'il soit plus facile pour nos entreprises de faire des affaires aux États-Unis et plus difficile pour elles de partir», a-t-il martelé.
«Comment va-t-il payer ?»
Proposant un vaste plan d'investissements dans les infrastructures, qui devait se heurter à l'opposition de nombre d'élus républicains, il a déploré que son pays ait dépensé «des milliards et des milliards de dollars à l'étranger».
Chuck Schumer, chef des démocrates du Sénat et visage de l'opposition, a dénoncé une rhétorique «populiste»: «Il y a un décalage complet entre ce que le président dit aux travailleurs et ce qu'il fait pour les riches».
«Il y a des choses que l'on pourrait vraiment saluer. Mais comment va-t-il payer tout ça? On ne me l'a fait pas à moi», a dit à l'AFP Gwen Moore, une élue démocrate, vêtue de blanc.
Dans ce discours servant aussi de prélude à la bataille pour le budget 2018 qui s'ouvre au Congrès, Donald Trump a demandé aux élus de voter la hausse historique des dépenses militaires qu'il appelle de ses voeux (54 milliards de dollars, soit près de 10 %).
Mais déjà, la requête de couper les crédits de la diplomatie et de l'aide internationale de plus d'un tiers a reçu une fin de non-recevoir de plusieurs responsables républicains.
Les républicains, pour la première fois depuis 2006, contrôlent à la fois la Maison-Blanche et le Congrès, et leur feuille de route est remplie, avec des réformes de la santé et des impôts en 2017.
«C'est un moment qui n'arrive qu'une fois toutes les générations», s'est félicité Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants. Mais la majorité et le président ne voient pas tout du même oeil, particulièrement sur le remplacement de la réforme de la couverture-maladie «Obamacare».
Sur les affaires étrangères qu'il a abordées très brièvement, le nouveau locataire de la Maison-Blanche a réaffirmé que son rôle n'était pas «de représenter le monde, mais de représenter les États-Unis d'Amérique».
Mais, après avoir défendu une spectaculaire hausse des crédits militaires, il a aussi mis en avant un ton plutôt conciliant. «Nous voulons l'harmonie et la stabilité, pas des guerres et des conflits», a-t-il martelé, réaffirmant en particulier son attachement à l'OTAN.
«Le temps des combats futiles est derrière nous», a conclu le président républicain, dans une volonté de rassembler un pays profondément divisé.
«Voilà notre vision, voilà notre mission, mais le seul moyen d'y arriver est d'être rassemblés», a ajouté le milliardaire septuagénaire dont la cote de popularité est historiquement basse par rapport à ses prédécesseurs au début de leur mandat.

mardi, février 07, 2017

Trump révèle le «vrai visage des États-Unis», selon Ali Khamenei

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Publié le 07 février 2017 à 06h32 | Mis à jour à 09h33

Agence France-Presse
TÉHÉRAN
Le nouveau président américain Donald Trump révèle «le vrai visage des États-Unis», a déclaré mardi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'un discours devant des militaires à Téhéran.
« Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis. Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après », a-t-il déclaré.
« Avec ce qu'il est en train de faire, il montre la réalité des États-Unis, la réalité des droits de l'Homme dans ce pays: ils menottent un enfant de cinq ans », a ajouté le guide.
Les médias iraniens ont rapporté qu'un enfant iranien de cinq ans avait été menotté dans un aéroport américain après le décret du président Trump interdisant temporairement l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont l'Iran.
Ce décret a pour l'heure été bloqué par la justice américaine.
Dans son discours, Ali Khamenei a également rejeté les menaces du président Trump à l'égard de l'Iran.
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il... (REUTERS)
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis. Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après», a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
REUTERS
Il « a dit ayez peur de moi », mais « les Iraniens vont répondre » à ces menaces lors des défilés et manifestations prévus vendredi à l'occasion du 38e anniversaire de la victoire de la révolution islamique, qui a renversé en 1979 le régime du Shah d'Iran, allié des États-Unis.
À Téhéran, un important défilé militaire sera organisé et le président Hassan Rohani doit prononcer un discours.
« L'Iran joue avec le feu. Ils ne se rendent pas compte à quel point le président Obama avait été "gentil" avec eux. Pas moi ! », avait tweeté vendredi le nouveau président des États-Unis, juste avant l'annonce de sanctions ciblées contre Téhéran en réaction à un test de missile par l'Iran le 29 janvier.
Depuis l'investiture de M. Trump le 20 janvier, le ton n'a cessé de monter entre Washington et Téhéran, dont les relations diplomatiques ont été interrompues peu après la révolution islamique et l'occupation de l'ambassade américaine à Téhéran.
Donald Trump a mis à exécution ses menaces de durcir la position de Washington envers la République islamique, mais sans faire dérailler pour l'instant l'accord international sur le nucléaire iranien scellé en 2015 par son prédécesseur Barack Obama.
« Le nouveau président américain dit qu'on doit remercier Obama, pourquoi ? Pour avoir créé Daech (acronyme arabe du groupe État islamique) et mis le feu à l'Irak et à la Syrie ? (...) Pour avoir voulu paralyser l'Iran avec des sanctions lourdes qui ont échoué, car aucun ennemi ne peut paralyser le peuple iranien ? », s'est interrogé l'ayatollah Khamenei.
L'Iran accuse les États-Unis et certains pays arabes de la région d'avoir facilité la création des groupes « terroristes », dont le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.
L'administration Obama avait imposé des sanctions qualifiées de « paralysantes » contre Téhéran à cause de son programme nucléaire, en partie levées en janvier 2016 à la suite d'un accord sur ce programme entre l'Iran et six grandes puissances, dont les États-Unis.
Toutefois, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, l'Iran risque de « connaître des jours difficiles ». Il est « possible que Trump tente de renégocier l'accord, ce que ni l'Iran ni les Européens ni la communauté internationale ne l'accepteront », a-t-il dit dans un entretien au quotidien iranien Etellat paru mardi.

mardi, novembre 24, 2015

Chine: une usine géante va cloner vaches et chiens, les internautes s'inquiètent

http://quebec.huffingtonpost.ca/
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CHINA CLONING

Le plus grand site mondial de clonage d'animaux est en cours de construction en Chine, avec pour ambition de fabriquer en série chiens, chevaux, et jusqu'à un million de vaches par an, selon la presse chinoise.
Représentant un investissement de 200 millions de yuans (41,8 millions de dollars), ce centre de production comprendra un laboratoire de clonage et une banque de gènes, a annoncé l'agence officielle Chine nouvelle.
Le projet est conduit par la société de biotechnologie chinoise Boyalife et l'entreprise sud-coréenne Sooam Biotech - dont le fondateur fut il y a une décennie au coeur d'une controverse sur le clonage d'embryons humains -, aux côtés de deux instituts de recherche chinois.
L'usine se concentrera sur le clonage d'animaux domestiques, de chiens policiers, de chevaux de course et de vaches, tous destinés à être commercialisés à une échelle industrielle.
La "production" devrait démarrer l'an prochain dans la ville portuaire de Tianjin (nord), métropole côtière située à 150 km à l'est de Pékin.
Quelque 100 000 embryons de vaches seront produits annuellement dans un premier temps, puis un million à terme, selon le président de Boyalife, Xu Xiaochun, cité par Chine nouvelle. "Les agriculteurs chinois ont des difficultés à produire suffisamment de vaches à viande pour répondre à la demande du marché", a-t-il justifié.
Le scepticisme dominait cependant sur les réseaux sociaux chinois, où de nombreux internautes doutaient de l'appétit des consommateurs pour de la viande issue d'animaux clonés.
La localisation de l'usine, non loin du site où se sont produites cet été des explosions meurtrières dans un entrepôt de produits chimiques, constituait un motif de préoccupation supplémentaire, dans un pays par ailleurs marqué par des scandales alimentaires récurrents.
"Cette viande sera-t-elle vendue en Corée du Sud ou bien en Chine? Si c'est en Chine, demandons à nos dirigeants d'en manger d'abord!", a ironisé un internaute.
Sooam est dirigé par Hwang Woo-suk, qui avait faussement prétendu en 2004 avoir créé les premières cellules souches dérivées d'un embryon humain cloné, une "première mondiale" jugée capitale avant que des spécialistes ne démasquent l'imposteur et révèlent la fraude.
Le site Internet de l'entreprise sud-coréenne détaille aux clients potentiels la marche à suivre s'ils souhaitent cloner leur animal de compagnie décédé.
La coentreprise créée par Sooam et Boyalife s'est lancée sur le marché chinois du clonage dès l'an passé, selon Chine nouvelle, la firme dupliquant alors trois chiots mastiffs tibétains pure race.