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samedi, mars 18, 2017

É.-U.: le Secret Service confirme le vol d'un de ses ordinateurs

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 17 mars 2017 à 16h17 | Mis à jour le 17 mars 2017 à 16h17
Le Secret Service, qui dépend du ministère de... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, archives REUTERS)
Le Secret Service, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure, assure que ses ordinateurs sont sécurisés et cryptés.
PHOTO KEVIN LAMARQUE, ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
WASHINGTON
Le Secret Service, chargé aux États-Unis de la protection du président et des personnalités, a annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur le vol d'un de ses ordinateurs portables, sans préciser ce que l'appareil contenait.
Selon la chaîne CNN, cet ordinateur contenait des plans et des projets d'évacuation de la Trump Tower, où résidait le président Donald Trump avant son investiture le 20 janvier. Sa femme Melania et son dernier fils Barron y habitent encore.
Selon ABC, l'appareil contiendrait aussi des détails de l'enquête sur le scandale du serveur privé de l'ex-candidate démocrate Hillary Clinton.
«Le Secret Service peut confirmer qu'un employé a été victime d'un acte criminel par lequel un ordinateur portable de notre agence a été volé», a écrit l'agence dans un communiqué.
Le Secret Service, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure, assure que ses ordinateurs sont très sécurisés et cryptés, et qu'ils «ne sont pas autorisés à contenir des informations classées».
«Une enquête est en cours», ajoute le Secret Service sans autre détail, précisant juste que toute information relative à ce vol doit être transmise à son bureau de New York.
Selon CNN, qui cite sans les nommer deux hauts responsables de la police de New York, l'ordinateur contenait des informations «très sensibles» et a été dérobé dans la voiture d'un agent du Secret Service jeudi matin, dans le quartier de Brooklyn à New York.

dimanche, mars 05, 2017

Écoutes contre Trump: la commission du renseignement enquêtera

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 05 mars 2017 à 09h08 | Mis à jour à 18h00
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si... (ARCHIVES AP)
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», a lancé Donald Trump sans toutefois apporter de preuves.
ARCHIVES AP
ANDREW BEATTY
Agence France-Presse
WEST PALM BEACH
Des parlementaires américains vont se pencher sur les accusations d'espionnage que le président Donald Trump a lancé contre son prédécesseur Barack Obama, et sur lesquelles la Maison-Blanche a insisté dimanche, toujours sans preuves.
M. Trump a demandé dimanche au Congrès d'enquêter sur d'éventuelles écoutes de ses téléphones qui auraient été ordonnées avant l'élection du 8 novembre.
Quelques heures plus tard, le républicain Devin Nunes a assuré que la commission du renseignement qu'il préside à la Chambre des représentants chercherait «à savoir si le gouvernement (avait) mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique».
Donald Trump, qui passe le week-end en Floride, avait lancé la veille ces allégations dans des tweets matinaux. Elles ont été catégoriquement démenties par le porte-parole de l'ancien président et elles ont suscité beaucoup de scepticisme dans la classe politique américaine.
Rapports «inquiétants»
«Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants», a insisté dimanche Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, dans un communiqué.
«Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016», a-t-il ajouté.
Les mots sont pesés, la formulation très prudente contrairement aux tweets de la veille.
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», avait lancé Donald Trump, qualifiant son prédécesseur de «personne malfaisante (ou malade)».
Non étayées
Donald Trump a ainsi fait référence au scandale le plus retentissant de l'histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon a été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.
Cette salve de tweets accusateurs semble avoir été déclenchée par des affirmations non étayées du site d'informations d'extrême droite Breitbart, dont l'ex-patron est Steve Bannon, conseiller en stratégie du président.
Le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a répliqué en assurant samedi que l'accusation était «tout simplement fausse».
James Clapper, chef du renseignement américain (DNI) sous Obama, a affirmé qu'«aucune opération d'écoute (n'avait) été mise en oeuvre» par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.
Et selon le New York Times le directeur du FBI James Comey considère que ces accusations sont dénuées de fondement et a demandé au département de la Justice de les rejeter publiquement.
Affaires russes 
En demandant au Congrès, le Parlement américain, d'élargir ses enquêtes, Donald Trump a lui-même fait le lien avec les affaires russes dans lesquelles il est englué depuis le début de son mandat.
Au moins trois commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont lancé des investigations sur les ingérences de la Russie pendant la campagne électorale, dont le but aurait été de favoriser la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton.
L'administration Obama avait accusé les Russes d'être à l'origine du piratage des emails de proches d'Hillary Clinton et avait pris des sanctions contre Moscou fin décembre.
De plus, les multiples contacts entre des proches de Donald Trump et des responsables russes, pendant la campagne et dans les semaines ayant suivi la victoire du milliardaire, font peser le soupçon d'une collusion.
Le conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale Michael Flynn a dû démissionner le 13 février. Et la semaine dernière, c'est le ministre de la Justice Jeff Sessions, un autre très proche du président, qui a dû s'expliquer sur ses conversations avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.
M. Clapper a assuré que, sous son ère, «nous n'avions aucune preuve de collusion» entre l'entourage du milliardaire et la Russie. «Ca a pu être révélé ou être disponible depuis que j'ai quitté le gouvernement», a-t-il relevé.
Pour l'opposition démocrate, les accusations de Donald Trump contre Barack Obama n'ont qu'un but: détourner l'attention de ces dossiers russes qui accaparent une grande partie du débat politique depuis sa prise de fonctions.
Diversion 
«Je pense que ce n'est que de la diversion. Détourner les regards des très, très graves interférences d'une puissance étrangère dans notre démocratie», a déclaré Al Franken, un sénateur démocrate.
Les liens «politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c'est la vérité que nous voulons connaître», a martelé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants.
Ces nouvelles controverses surviennent alors que M. Trump avait reçu un accueil  favorable pour son discours «très présidentiel» mardi dernier devant le Congrès.
La semaine qui s'ouvre pourrait également être riche en controverses avec la signature par le président, probablement dès lundi, d'un nouveau décret anti-immigration qui devrait de nouveau interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

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mercredi, février 08, 2017

Donald Trump attaque une entreprise au nom de sa fille

http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/

Publié le 08 février 2017 à 11h44 | Mis à jour à 17h21
Donald Trump et sa fille Ivanka sur la... (PHOTO AFP)
Donald Trump et sa fille Ivanka sur la pelouse de la Maison-Blanche.
PHOTO AFP
JEREMY TORDJMAN
Agence France-Presse
Washington
Le président Trump s'en est pris mercredi à l'enseigne Nordstrom pour avoir renoncé à vendre la ligne de vêtements de sa fille Ivanka, alimentant encore le soupçon de mélange des genres entre politique, business et famille à la Maison-Blanche.
«Ma fille Ivanka a été traitée de manière si injuste par Nordstrom. C'est une personne incroyable qui me pousse toujours à faire le bon choix. Terrible!», a écrit le président sur Twitter, quelques minutes après avoir prononcé un discours sur la sécurité intérieure devant l'association des shérifs américains.
Depuis son élection en novembre, le président Trump s'en est déjà pris directement à plusieurs multinationales (General Motors, Ford...) pour leurs délocalisations au Mexique, mais c'est la première fois qu'une de ses charges est directement liée à une entreprise du clan familial.
M. Trump a par ailleurs décidé de donner le maximum d'écho à cette attaque en la répercutant sur son compte personnel @realDonaldTrump comme sur celui, officiel, de la présidence américaine @POTUS.
My daughter Ivanka has been treated so unfairly by @Nordstrom. She is a great person -- always pushing me to do the right thing! Terrible!

Environnement électrique
Le courroux présidentiel répondait à la décision, annoncée la semaine dernière, de la chaîne de magasins de luxe Nordstrom de retirer de ses rayons les sacs, chaussures et vêtements de la marque Ivanka Trump.
Le groupe, visé par un appel au boycott, a toujours nié toute dimension politique et assuré avoir pris cette décision sur le seul critère de la «performance».
«Au cours de l'année passée, spécialement au cours du second semestre 2016, les ventes de la marque ont régulièrement décliné au point que cela ne faisait plus sens économiquement de continuer pour le moment», a déclaré mardi une porte-parole dans un courriel à l'AFP.
La Maison-Blanche a toutefois défendu une toute autre lecture. «Il y a très clairement des tentatives pour salir le nom (d'Ivanka Trump) en raison de mesures précises prises par son père», a accusé le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, lors de son briefing quotidien, jugeant la décision de Nordstrom «inacceptable».
Cette controverse illustre d'une part l'environnement électrique auxquels les grands groupes américains sont désormais confrontés. Uber, New Balance, Pepsi ou Budweiser ont ainsi fait l'objet d'appels au boycott lancés par des pro ou anti-Trump.
Nordstrom, qui compte près de 350 magasins aux États-Unis et au Canada, figurait, lui, sur la liste des entreprises à boycotter établie par le site Grab Your Wallet parce qu'il vendait des articles Ivanka Trump.
Selon le New York Times, une autre enseigne, TJMax, a d'ailleurs ordonné à ses employés de faire disparaître les articles Ivanka Trump de ses présentoirs. Contacté, le groupe n'a pas réagi dans l'immédiat.
Nordstrom figurait sur la liste des entreprises à... (REUTERS) - image 4.0
Nordstrom figurait sur la liste des entreprises à boycotter établie par le site Grab Your Wallet parce qu'il vendait des articles Ivanka Trump.
REUTERS
Soupçons 
Cette passe d'armes vient également renforcer les craintes que la présidence Trump ne brouille les frontières entre politique, intérêts commerciaux et liens familiaux.
«Cela donne l'impression qu'il utilise sa fonction pour promouvoir les intérêts commerciaux de sa fille», affirme à l'AFP Richard Briffault, expert en éthique gouvernementale à la Columbia Law School.
Lors de son briefing, Sean Spicer a tenté par avance de déminer le terrain en défendant le droit de M. Trump de «prendre la défense de sa famille».
Mais les soupçons sont tenaces et n'ont cessé de grandir depuis l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Contre l'avis des experts, le président américain a refusé de couper entièrement ses liens avec l'empire immobilier qui a fait sa fortune. Il en a simplement confié les rênes à ses deux fils aînés et a posé certaines règles, comme l'interdiction de nouveaux contrats à l'étranger.
Il conserve ainsi ses parts dans la Trump Organization, au risque notamment de bénéficier de paiements effectués par des ressortissants étrangers en violation d'une des clauses de la Constitution américaine.
En relançant une vieille action en diffamation à New York, son épouse Melania est également venue accréditer l'image d'un clan déterminé à tirer un avantage commercial de la présidence Trump.
Dans la plainte déposée en son nom, ses avocats soutiennent ainsi que cette ancienne mannequin avait, en devenant Première Dame, «une occasion unique dans une vie, en tant que personne extrêmement célèbre, (...) de lancer une marque commerciale sur une gamme étendue de produits, dont chacun lui aurait garanti des millions de dollars».