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vendredi, septembre 29, 2017

Les Québécois se bousculent en Catalogne

29 septembre 2017 | Christian Rioux à Barcelone | Europe
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Photo: Josep Lago Agence France-Presse
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Pendant trente ans, les Catalans ont eu les yeux tournés vers le Québec. Il semble que ce soit l’inverse aujourd’hui. À l’occasion du référendum sur l’indépendance de la Catalogne qui doit se tenir dimanche, et malgré l’incertitude qui pèse toujours sur sa tenue, de nombreux Québécois se bousculent ces jours-ci dans la capitale catalane.
 
À 48 heures du jour J, le député péquiste Stéphane Bergeron, représentant personnel du chef de l’opposition, Jean-François Lisée, est déjà à Barcelone. Il arrive directement du Kurdistan irakien, où la population a voté à 92 % pour l’indépendance. « Comme quoi l’indépendance n’est pas une idée du siècle dernier, comme le prétend Philippe Couillard », dit-il.
 
Alors que 16 000 étudiants ont défilé mercredi à Barcelone pour réclamer le droit de voter, on attendait aussi la chef du Bloc québécois, Martine Ouellette, et la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé. Des rencontres sont déjà prévues avec plusieurs responsables politiques, notamment la très respectée présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell i Lluís, fondatrice de la plateforme pour la défense de la langue catalane. Au moment d’écrire ces lignes, une rencontre avec le président catalan, Carles Puigdemont, n’était pas exclue.
 
À Barcelone, certains affirmaient que le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, pourrait lui-même faire le déplacement. Une rumeur aussitôt démentie par le principal intéressé au Devoir. Dimanche, Stéphane Bergeron visitera des bureaux de scrutin à Girone, un bastion nationaliste où Madrid aura certainement beaucoup plus de difficultés qu’à Barcelone à empêcher la population de voter.
 
Pas que des élus
 
Mais le référendum catalan n’intéresse pas que des élus. Des universitaires comme Jean-Rémi Carbonneau (Université du Québec à Montréal) et le constitutionnaliste Daniel Turp (Université de Montréal) n’ont pas voulu manquer l’événement. Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte, est aussi sur place, ainsi que l’ancienne présidente de la CSN Claudette Carbonneau. Une trentaine de Québécois de tous les horizons sont aussi arrivés depuis plusieurs jours sous la bannière du Réseau Québec-Monde, qui organise des séjours alliant tourisme et échanges politiques. Parmi eux, Jérémi Lepage, 20 ans, est venu avec quatre autres jeunes péquistes de la région de l’Estrie.
 
« Je n’étais pas né en 1995, au moment du référendum, dit-il. Mes parents m’en ont parlé. J’ai la nostalgie de cette époque où les Québécois se tenaient debout. Je ne voulais rater ce référendum pour rien au monde. Dimanche, c’est une occasion unique pour moi de vivre enfin un tel événement. » Depuis cinq jours, Jérémi a été frappé par la fierté qu’expriment les Catalans. « Ils ont été capables de ne pas se diviser et de se présenter unis. » Il est aussi surpris par la place qu’occupent les organisations nationalistes issues de la société civile. En Catalogne, la plupart des grandes manifestations ont été organisées par des organisations indépendantes des partis, comme Omnium Cultural et l’Assemblée nationale catalane (ANC) [qui n’a rien à voir avec le Parlement].
 
« J’aimerais qu’on tire des leçons de ce qui se passe ici, dit Jérémi. Au Québec, je sens que, comparativement aux Catalans, on est gênés de s’affirmer, on a peur de se prononcer et de prendre position. » Au cégep de Sherbrooke où il étudie la comptabilité, il passe pour un original. « J’ai des amis et des gens de ma famille qui ont même essayé de me dissuader de venir. Aujourd’hui, ce n’est pas bien vu de s’intéresser à la politique. Il y a beaucoup de cynisme. On a déjà connu des périodes plus fastes. »
 
Dimanche, que le référendum ait lieu ou pas, Jérémi sera avec son drapeau québécois parmi les centaines de milliers de personnes qui manifesteront sur la grande place de la Catalogne. En attendant de faire pareil un jour chez lui, dit-il.
Des étudiants prennent la rueBarcelone — Des dizaines de milliers de lycéens et d’étudiants en grève ont manifesté jeudi dans le centre de Barcelone pour défendre le référendum d’autodétermination que les dirigeants séparatistes de la Catalogne veulent organiser dimanche, en dépit de son interdiction. Les jeunes se sont donné rendez-vous devant l’Université de Barcelone, un bâtiment historique du centre de la ville de Gaudi, sur fond de tensions exacerbées entre Madrid et les autorités régionales à trois jours du scrutin. « Nous voterons ! Indépendance ! », ont scandé les manifestants. Ils étaient près de 16 000, selon la police, et 80 000, selon les organisateurs. Ils se sont dispersés en fin de journée sans incidents. Par ailleurs, la Garde civile a saisi jeudi près de 2,5 millions de bulletins de vote et trouvé une centaine d’urnes, au cours d’une perquisition à proximité de Barcelone, trois jours avant le référendum d’autodétermination interdit de dimanche. La police a ainsi trouvé des urnes pour la première fois depuis qu’elle multiplie les opérations en Catalogne pour saisir du matériel de vote afin d’empêcher le référendum, organisé par le gouvernement indépendantiste catalan et interdit par la Cour Constitutionnelle.Agence France-Presse

samedi, août 13, 2016

Des Québécois flairent la bonne affaire à Cuba

http://www.journaldemontreal.com/

Ils y déménagent pour profiter des nouvelles lois


Jérôme Hudon a eu l’idée d’ouvrir une casa particular, une sorte de gîte touristique privé.

MISE à JOUR 
LA HAVANE, CUBA | Alors que les Américains s’apprêtent à reprendre Cuba d’assaut, des Québécois flairent la bonne affaire et s’y installent dans le but de faire fortune.
Les Québécois connaissent bien les plages de Varadero. Depuis plus de 40 ans, ils sont nombreux à y aller pour leurs vacances dans les tout inclus.
Mais, Cuba change rapidement. Le Journal l’a constaté en mettant les pieds au cœur de la vieille Havane. Partout, les hôtels poussent, les restaurants et les auberges privés ouvrent à tous les coins de rue et font la joie des touristes... et des Cubains.
« Argent à faire »
Les affaires commencent à y être très bonnes. Le Journal est allé à la rencontre des Québécois qui ont décidé de tout abandonner afin de s’y lancer en affaires. (Voir les autres textes).
«Oui, il y a de l’argent à faire. Il y a un boum économique incroyable à Cuba. Il y a beaucoup d’étrangers qui viennent investir de l’argent ici. Tout est à faire ici», explique Daniel Soucy, rencontré sur les rives du Malecon, près de la statue de navigateur québécois Pierre Le Moyne d’Iberville, mort à La Havane.
L’entrepreneur de la ville de Québec s’est établi à Cuba il y a dix ans et y gère son entreprise touristique. «À Cuba, aussitôt que tu as un produit, ça fonctionne, parce qu’ici il n’y a rien.»
Nouvelle zone
D’autres grandes entreprises québécoises ont les yeux rivés sur la nouvelle zone franche de Mariel, mise en place grâce à une nouvelle loi sur les investissements étrangers. Il s’agit d’une zone qui accueillera des entreprises désirant investir sur l’île tout en gardant 100 % de leurs capitaux. À 50 kilomètres de La Havane, l’endroit est en construction. Cet arrondissement accueillera des hôtels, des restaurants
Le Groupe Lussier de Montréal, en affaires avec Cuba depuis 25 ans dans le domaine des pièces de camions recyclés, a fait une demande pour y ouvrir son propre centre de service.
«Nous avons un projet en présentation», souligne Nancy Lussier, la directrice de Terracam Équipement, une filiale du groupe.
Changements
Depuis que Fidel Castro a remis les clefs du pouvoir à son frère Raùl en 2008, une nouvelle révolution cubaine s’est enclenchée. Dans les rues de La Havane, le peuple sourit aux changements et il réclame encore plus de liberté.
Entre temps, les commerces privés cubains se multiplient sur l’île. La majorité de ces nouvelles entreprises sont financées par des investisseurs étrangers, notamment des Québécois. Les Cubains accueillent d’un bon œil cette transformation, principalement les jeunes.

DEVENIR ENTREPRENEUR SUR L’ÎLE COMMUNISTE

LA HAVANE, CUBA | Daniel Soucy a vendu son terrain de golf et toutes ses affaires à Québec pour partir sur les mers avec son grand yacht. Lorsqu’il a accosté à Cuba, il y a dix ans, jamais il n’aurait imaginé que cette île communiste des Caraïbes deviendrait sa maison.
«Je suis tombé sur une Cubaine, je me suis marié et j’ai eu un enfant, raconte-t-il. Je parlais parfaitement espagnol».
Les premières années, il en a profité pour découvrir l’île. Entrepreneur dans l’âme, il a monté sa propre entreprise touristique, proposant une nouvelle offre touristique dans la ville de Trinidad.
«J’ai commencé à développer des circuits touristiques sur mesure. En bateau, en vélo ou en montagne, il vend ses circuits aux touristes. 90 % de mes clients sont Européen», mentionne l’homme d’affaires.
Enregistré au Québec
Avec son entreprise Passion Adventours, l’entrepreneur québécois a flairé la bonne affaire.
Daniel travaille de sa maison, qui est au nom de sa fille. Il peut opérer des tours, comme entreprise étrangère. «Je suis enregistré d’abord au Québec et avec ça on vient la légaliser sur place», explique-t-il.
Il a notamment en poche un contrat avec un intermédiaire cubain officiel. «Depuis un an, on a doublé notre chiffre d’affaires», admet-il.
Accès difficile mais possible
L’accès à la propriété est difficile, mais possible. «Légalement parlant, ce n’est pas possible pour un étranger d’acheter une propriété à Cuba, mais il y a le système de prête-nom partout sur l’île. Les étrangers achètent à travers un Cubain. Le risque peut être plus élevé», précise Daniel, évoquant de nouvelles possibilités de parapher des contrats légaux avec des témoins.
Lorsque le Journal l’a rencontré à La Havane, il cherchait un local avec un ami français afin d’ouvrir une pâtisserie. «J’ai passé par là. Tout le processus d’incorporation, de légalisation d’une entreprise, je sais comment ça fonctionne», souligne-t-il.

VIVRE DU TOURISME À LA HAVANE

LA HAVANE, CUBA | Un jeune étudiant en urbanisme à l’Université de Montréal a décidé de refaire sa vie à Cuba afin d’y vivre du tourisme et de sa passion pour la vieille Havane.
En juillet, Jérôme Hudon a traversé les douanes avec bien peu de choses; sa machine à espresso, entre autres, et dans ses cartons l’idée d’ouvrir une casa particular, une sorte de gîte touristique privé. Il débarque à La Havane avec une petite somme amassée via le sociofinancement. C’est que le bâtiment acheté quelques mois plus tôt avec sa copine cubaine a besoin de nombreuses rénovations.
Un choix naturel
Expert de la vieille Havane, Jérôme veut personnaliser son offre touristique aux étrangers, principalement aux Québécois. «On pense que ça va devenir un gagne-pain rentable. Je connais très bien La Havane et la culture locale. Je suis capable de présenter la ville, avec un angle personnalisé», dit-il.
Déjà, du toit de son immeuble où Le Journal l’a rencontré il est possible de voir les plus importants monuments de la ville. Il compte bien y aménager une terrasse, où ses convives pourront admirer la vue.
Le choix de Cuba s’est fait naturellement pour Jérôme. Après de nombreux séjours et un stage en urbanisme au Bureau de l’historien, l’entité responsable de tous les travaux de réfection du centre historique et le plus grand propriétaire foncier, Jérôme a acheté un billet d’avion en 2014 avec l’idée de se trouver un sujet de mémoire. «Je n’avais rien qui me retenait au Québec, plus de copine, plus d’emploi», explique-t-il. Il était hébergé chez des amis cubains, architectes et urbanistes. Ils rénovaient des maisons.
«Et là, j’ai vu le système immobilier en place. Je commençais à le comprendre», indique-t-il.
Trouver l’amour
Entre-temps, Jérôme a rencontré une Cubaine et est tombé amoureux. C’est avec elle qu’il a acheté le logement à rénover.
Il l’avoue lui-même: «tu dois être prêt à perdre tout ton investissement lorsque tu te lances en affaire à Cuba». «Évidemment, les investissements peuvent venir de l’étranger, car les salaires locaux sont trop bas. Mais, au final, c’est un Cubain qui est propriétaire, à 100 %». Le risque en vaut la chandelle, assure Jérôme, qui aide aussi d’autres Québécois à étudier le marché cubain.

QUELQUES DATES MARQUANTES

1959: Révolution socialiste cubaine, menée par le chef de l’armée cubaine Fidel Castro. Les Américains sont chassés de l’île. 80 % des Cubains deviennent propriétaires de leur logement. Ils ne peuvent toutefois ni les vendre ni les acheter
1962: Les Américains annoncent l’embargo sur Cuba
La «période spéciale» des années 1990 : À la suite de l’effondrement de l’ex-URSS, une grande crise économique est causée par l’embargo américain. Le peuple avait un mode de vie de subsistance.
1995: Une nouvelle loi permet aux investisseurs étrangers de placer leurs fonds dans pratiquement tous les secteurs d’activités. Ils peuvent ainsi créer des entreprises mixtes dans lesquelles Cuba reste propriétaire à 51 %.
2004: Les entreprises de tourisme peuvent émettre des contrats d’administration sur l’île (exemple: Air Transat)
2008: Raúl Castro remplace son frère à la tête du parti communiste
2011: Les changements se font sentir, Raúl permet aux Cubains de vendre et d’acheter les maisons
2013: Plus de place à l’initiative privée. Il y a l’avènement des travailleurs autonomes. Les Cubains peuvent ouvrir des restaurants privés (paladares) et des auberges (casa particulares).
2014: Nouvelle loi sur les investissements étrangers, qui touche presque tous les secteurs économiques. Cuba veut relancer son économie et un régime fiscal souple est offert aux entreprises étrangères. Aussi, zone franche de Mariel.
Fin 2014: Rapprochement avec les États-Unis
2016 : Discussions pour mettre fin à l’embargo américain
2016: Les étrangers ne peuvent toujours pas acheter une propriété ou un commerce sur l’île. Seuls les Cubains peuvent signer un acte d’achat.

mardi, juin 14, 2016

De plus en plus de Québécois incapables de payer le CHSLD

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 13
Patient dans un CHSLD
PHOTO : RADIO-CANADA

EXCLUSIF - De plus en plus de personnes demandent l'aide de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) pour payer l'hébergement en CHSLD. Le nombre de dossiers traités a bondi de plus de 60 % en 5 ans.
Un texte d' Olivier LemieuxTwitterCourriel
Près de 8000 demandes d'aide ont été acheminées au cours de la dernière année au programme d'exonération de la RAMQ, qui gère l'aide financière et fixe la contribution exigée aux adultes hébergés en établissements publics au Québec.
Selon des chiffres obtenus par Radio-Canada, le nombre de dossiers traités au programme d'exonération a donc explosé depuis 2011-2012, alors qu'à cette période, un peu moins de 5000 demandes avaient été reçues par la Régie.

L'Association québécoise pour la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) estime que l'augmentation du nombre de demandes pour exonération constitue la preuve que plusieurs aînés se retrouvent dans une situation financière difficile quand vient le temps de payer l'hébergement en CHSLD.
La présidente, Judith Gagnon, croit que la hausse du coût de la vie entraîne bien des retraités dans une spirale d'appauvrissement.
Ça fait peur pour ceux-là qui arrivent et qui vieillissent. Qu'est-ce qui va nous arriver?

Judith Gagnon, présidente de l'Association québécoise pour la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR)

De moins en moins de personnes admissibles
Impossible de savoir combien de demandes d'exonération sont acceptées ou refusées par la Régie de l'assurance maladie chaque année. La RAMQ a cependant dressé un portrait de l'hébergement en CHSLD au Québec à la demande de Radio-Canada.
Bon an mal an, depuis 2012, environ 40 000 Québécois profitent d'un hébergement longue durée dans le réseau public. L'hébergement en CHSLD coûte entre 1100 $ et 1800 $ par mois et les résidents qui le souhaitent peuvent faire une demande d'exonération pour espérer diminuer ces frais.
Depuis cinq ans toutefois, le nombre de personnes devant payer la contribution maximale prévue par l'État est en constante augmentation. Le 1er février 2016, 26 710 personnes devaient ainsi acquitter la totalité de la facture réclamée par le CHSLD.
À l'inverse, depuis 2012, de moins en moins de patients ont été déclarés admissibles au programme d'exonération de la RAMQ. Le premier février 2016, à peine plus de 13 000 personnes payaient une facture inférieure à la contribution maximale fixée par Québec.

Moderniser les critères d'admissibilité
Depuis des années, l'AQDR demande que les critères d'admissibilité du programme d'exonération de la RAMQ soient modernisés.
Pour obtenir du soutien financier, un couple ne peut posséder plus de 2500 $ en actifs et en placements. La valeur de l'exemption pour une propriété est établie à 40 000 $.
« Il faut qu'ils dépensent le peu qu'ils ont pour continuer à vivre. Est-ce que c'est ça qu'on veut? », s'interroge Judith Gagnon.
Le mois dernier, un résident de Québec lançait un cri d'alarme pour dénoncer le programme d'exonération de la RAMQ. Neil Batterton craint de devoir vendre sa maison pour payer l'hébergement de sa conjointe atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Depuis le mois de mars, l'homme de 71 ans emprunte de l'argent à ses proches pour payer la facture mensuelle de 1800 $ exigée par le CHSLD.
« Je m'appauvris tout simplement et je m'endette », déplore-t-il.
Lui aussi réclame une intervention urgente du gouvernement.
« C'est quoi que je vois pour le futur? Ce n'est pas bien rose. C'est assez difficile. »
Coût de l'hébergement en établissement public :
  • Chambre individuelle 1811,40 $
  • Chambre à 2 lits 1514,40 $
  • Chambre à 3 lits ou plus 1125,90 $

mardi, février 23, 2016

Plus d'un million de Québécois prennent des antidépresseurs

http://www.985fm.ca/regional/nouvelles/

Publié par Mathieu Boivin pour (Québec) FM93 le mardi 23 février 2016 à 08h28.
Plus d'un million de Québécois prennent des antidépresseurs
Wikicommons
Exclusif Des chiffres obtenus par Cogeco Nouvelles montrent que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) a payé des antidépresseurs à près d'un million de Québécois depuis 2010.
On remarque par ailleurs que le nombre de Québécois qui utilisent ces médicaments dans le cadre du régime d’assurance public s’accroît d’environ 20 000 personnes à chaque année.
En incluant les utilisateurs remboursés par un régime d’assurance privé, ce serait donc près du quart des Québécois âgés de plus de 18 ans qui ont recours aux antidépresseurs.
La RAMQ a remboursé plus de 630 millions $ en antidépresseurs depuis 2010

samedi, novembre 21, 2015

Une majorité des Québécois désapprouve les mesures d'austérité

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Léandre Drolet pour 98,5 fm le samedi 21 novembre 2015 à 08h20.
Une majorité des Québécois désapprouve les mesures d'austérité
La population n`appuie pas le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux./PLQ
(98,5 fm) - Une majorité de Québécois est en désaccord avec les mesures d'austérité imposées par le gouvernement Couillard.
Selon un coup de sonde Léger, réalisé pour Le Devoir et Le Journal de Montréal, 54 pour cent des Québécois sont défavorables au programme visant à atteindre le déficit zéro, tandis que le tiers des répondants sont favorables.
D’autre part, près de deux Québécois sur trois (64 pour cent) considèrent que le gouvernement ne gère pas bien les négociations avec les employés du secteur public.
Ce qui se traduit par le fait que les syndicats obtiennent l’appui de la population dans une proportion de 51 pour cent, contre 28 pour cent pour la partie patronale.
Par ailleurs, la décision du gouvernement québécois d’investir 1,3 milliard e dollars pour aider Bombardier est elle aussi largement décriée par 55 pour cent des répondants.
Malgré ce sévère jugement, les libéraux demeurent favoris dans les intentions de vote avec 35 pour cent, tout juste devant les péquistes (32 pour cent) et les caquistes (20 pour cent).
Le sondage a été mené en ligne entre les 16 et 19 novembre auprès de 1001 répondants. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 pour cent, dans 19 cas sur 20.

mercredi, avril 08, 2015

L’endettement des Québécois reste soutenable, selon Desjardins

http://www.ledevoir.com/economie/

Le ratio dette-revenu ne dit pas tout, il faut aussi mesurer le poids des paiements mensuels

Photo:
La Presse canadienne
L’ampleur de la dette par rapport au revenu des ménages québécois a atteint un sommet en 2014, mais le Mouvement Desjardins est tout de même d’avis que la situation « semble sous contrôle pour l’instant ».

Dans une note de recherche qui survient moins d’un mois après les plus récentes données de Statistique Canada, les économistes du Mouvement Desjardins disent qu’il faut également mesurer la place qu’occupent les paiements mensuels dans le portrait financier des ménages.

« Bien que les dettes continuent de grimper plus rapidement que les revenus, la faiblesse des taux d’intérêt permet de maintenir le poids des paiements mensuels des ménages à un niveau raisonnable », a écrit mardi l’établissement financier.

« L’importance des emprunteurs à risque de ne pas rencontrer leurs obligations financières est demeurée assez stable depuis dix ans. Cependant, la capacité de faire face à un événement qui entraîne une baisse de revenus, comme une perte d’emploi ou une maladie grave, a diminué », ajoute-t-il.

Il est convenu que la popularité des hypothèques à taux variable fait en sorte qu’une partie des ménages serait vulnérable si jamais les taux d’intérêt se mettaient à grimper. Or cette perspective ne s’inscrit pas dans le court terme puisque la Banque du Canada a récemment causé la surprise en diminuant son taux directeur pour que l’économie puisse encaisser l’effondrement des cours du pétrole. Dans l’intervalle, le Mouvement Desjardins croit que les ménages devraient tenter d’« assainir leur bilan ».

Sommet d’endettement

Statistique Canada a indiqué le 12 mars que le ratio de la dette par rapport aux revenus des ménages a atteint 163,3 % à la fin de 2014. Cela signifie que, pour chaque dollar de revenu gagné en 2014, un ménage faisait face à une dette de 1,63 $.

Au Québec, ce ratio est de 146 %, a indiqué le Mouvement Desjardins. Non seulement est-il inférieur à la moyenne canadienne, mais il est nettement plus bas que celui de l’Ontario, où il oscille autour de 170 %. Cela s’expliquerait principalement par les prix de l’immobilier plus élevés en Ontario et ailleurs, qui mènent à des emprunts hypothécaires plus costauds.

Les économistes reprochent souvent à ce ratio d’être passablement réducteur, car il compare une dette à un revenu et ne dit rien sur le taux d’intérêt des emprunts effectués.

L’agence fédérale avait ajouté qu’une autre mesure, celle du service de la dette par rapport aux revenus, a augmenté légèrement à la fin de 2014 mais qu’elle a « continué à osciller autour du plus bas niveau jamais observé ».

Selon Desjardins, le « ratio du service de la dette » ne s’est pas beaucoup éloigné de 16 % depuis 2004. Il affirme que le seuil critique est de 40 %, une situation qui touche un ménage sur 20.

La Banque Royale avait indiqué au moment des données de Statistique Canada concernant le ratio dette-revenu que celles-ci « ne feront rien pour apaiser les craintes selon lesquelles les déséquilibres des ménages s’approchent d’un point de non-retour ». Cela dit, la Royale avait déclaré que « le ratio dette-revenu n’est pas notre mesure préférée de la situation car elle ne tient compte que d’un côté des choses ». Elle préconise notamment de considérer le rapport entre la dette et les actifs.

C’est exactement ce qu’avait souligné l’Institut de la statistique du Québec au mois de février. De 1999 à 2012, la dette moyenne des ménages est passée de 35 100 $ à 69 200 $ (en dollars constants de 2012), avait-il indiqué. Or la valeur des actifs est passée de 295 900 $ à 544 800 $. Les ratios se sont maintenus autour de 12 % et « tendent à se comparer avantageusement à ceux des ménages ontariens et canadiens », selon l’ISQ.

Le Mouvement Desjardins a estimé qu’environ 4 % des ménages québécois se trouvent vis-à-vis du « seuil critique » lorsqu’on compare la taille colossale de leur dette face aux actifs.
146 %
C'est le ratio de la dette par rapport aux revenus des ménages au Québec. Au Canada, ce ratio était de 163,3 % à la fin de 2014.