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mercredi, août 26, 2015

Immobilier : l’endettement des ménages augmente encore

http://www.conseiller.ca/nouvelles/

26 août 2015 | La Presse Canadienne
La Banque du Canada affirme que les prix des propriétés à la hausse ont augmenté les niveaux d’endettement des ménages, tout en ajoutant que des mesures prises par les autorités réglementaires pour resserrer les règles de prêts hypothécaires ont aidé à gérer les risques.
Dans un discours à Kingston, en Ontario, le sous-gouverneur Lawrence Schembri a souligné, hier, que la vigueur du marché immobilier avait accru les déséquilibres des ménages.
Néanmoins, les risques reliés à ces vulnérabilités ont été bien gérés, a-t-il ajouté.
PÉRIODE D’AMORTISSEMENT RÉDUITE
Le gouvernement fédéral a agi à plusieurs reprises ces dernières années pour resserrer les règles de prêts hypothécaires, notamment en réduisant la période maximale d’amortissement pour des prêts assurés et en modifiant les règles d’admissibilité.
« Selon des données récentes, ces mesures ont conduit à une hausse des cotes de crédit moyennes, ce qui a amélioré la qualité du crédit des emprunteurs », a fait valoir M. Schembri devant l’Association canadienne de science économique des affaires.
Quant à la hausse du crédit aux ménages, le sous-gouverneur a ajouté que la croissance tendancielle du crédit hypothécaire a glissé à environ 5 % en 2013–2015, comparativement à 14 % en 2007–2008.
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mercredi, juillet 15, 2015

La Banque du Canada réduit son taux directeur à 0,5 pour cent

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 15 juillet 2015 à 10h46. Modifié par Charles Payette à 11h12.
La Banque du Canada réduit son taux directeur à 0,5 pour cent
OTTAWA - La Banque du Canada a annoncé mercredi qu'elle abaissait son taux directeur d'un quart de point de pourcentage pour le ramener à 0,5 pour cent.
La banque centrale pose ce geste au moment où elle estime que l'activité économique du pays s'est encore contractée, d'environ 0,5 pour cent, au deuxième trimestre.

Selon la Banque du Canada, l'affaiblissement des perspectives de croissance de l'économie canadienne a accru les risques à la baisse entourant l'inflation.

«Quoique les vulnérabilités associées aux déséquilibres dans le secteur des ménages demeurent élevées et puissent s'accentuer, l'économie canadienne subit un ajustement notable et complexe», écrit la banque dans sa décision.

«Un nouvel assouplissement de la politique monétaire est nécessaire à l'heure actuelle afin d'aider l'économie à retourner à son plein potentiel et l'inflation à la cible de façon durable.»

Une contraction au deuxième trimestre signifierait que le pays est tombé en récession dans la première moitié de l'année après avoir reculé dans les trois premiers mois, mais la banque centrale n'a pas fait cette distinction, soulignant que le ralentissement était concentré dans le secteur de l'énergie.

Dans son Rapport sur la politique monétaire, la Banque du Canada estime que l'économie s'est contractée à un rythme annuel de 0,5 pour cent au deuxième trimestre, comparativement à sa prévision de croissance de 1,8 pour cent annoncée en avril.

Le recul suit une contraction à un rythme annuel de 0,6 pour cent dans les trois premiers mois de l'année, comparativement à une prévision de stabilité pour le trimestre par la banque.

La banque prévoit maintenant que le PIB croîtra à un rythme annuel de 1,5 pour cent au troisième trimestre, puis de 2,5 pour cent dans les trois derniers mois de l'année. Elle prévoyait auparavant des croissances de 2,8 pour cent et 2,5 pour cent pour les troisième et quatrième trimestres, respectivement.

Pour l'année 2015, la Banque du Canada prévoit que le PIB réel au Canada croîtra de 1,1 pour cent. Elle s'attend à une croissance de 2,3 pour cent en 2016.

La banque centrale estime que plusieurs facteurs permettent d'envisager un retour à la croissance au troisième trimestre, en partie grâce aux chèques d'allocation pour enfants bonifiée qu'Ottawa doit envoyer plus tard ce mois-ci.

«Il importe de souligner que les exportations devraient renouer avec une croissance solide, à la faveur de l'amélioration continue de la demande américaine et d'un rebond des exportations de produits automobiles survenant à la suite de fermetures temporaires à des fins de réoutillage au début de l'année», indique la banque dans son rapport.

«Toutefois, les investissements des entreprises exerceront encore un effet modérateur, le secteur de l'énergie continuant de s'ajuster aux bas prix du pétrole.»

La Banque du Canada pourrait abaisser son taux directeur ce matin

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/

Stephen Poloz
Stephen Poloz, le gouverneur de la Banque du Canada (archives)  Photo :  PC/Adrian Wyld

Après six mois de ce qui semble être une contraction de l'économie, nombre d'analystes prédisent que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, va réduire son taux directeur de 25 points de pourcentage ce matin.
Un texte de Michel BolducTwitterCourriel
La mesure mènerait à une baisse des coûts d'emprunt pour les entreprises et les particuliers, en plus de garder le dollar canadien à un bas niveau par rapport à la devise américaine, fournissant un « petit stimulus » à la consommation et aux exportations, selon l'économiste Leslie Preston de la Banque TD.
Le taux directeur est actuellement de seulement 0,75 %.
En mai dernier, la banque centrale s'attendait à un retour à une croissance solide au deuxième trimestre au Canada malgré la faiblesse de l'activité observée au premier trimestre aux États-Unis. Toutefois, la reprise anticipée n'est pas au rendez-vous, selon l'économiste Jimmy Jean du Mouvement Desjardins, qui souligne que l'économie canadienne est techniquement en récession, après un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs.
« Ça a pris tout le monde par surprise l'ampleur de l'impact de la baisse des prix du pétrole sur l'économie et (...) l'activité manufacturière. »— Jimmy Jean, économiste au Mouvement Desjardins
Selon l'économiste Alex Koustas de BMO, la décision du gouverneur Poloz dépend de son analyse du ralentissement actuel et s'il pense que ses effets sont « éphémères » ou pas. S'il abaisse le taux directeur, il s'agira de la deuxième réduction en six mois.  
Risque de surchauffe immobilière
Les économistes ne craignent pas qu'une autre baisse des taux d'intérêt ne provoque la formation d'une bulle immobilière au Canada, comme ce fut le cas aux États-Unis durant la dernière récession.
Toutefois, il y a un risque de surchauffe du marché, particulièrement à Toronto et à Vancouver, selon Alex Koustas de BMO. « C'est difficile à voir si les bénéfices [d'une baisse du taux directeur] sont plus grands que les risques », dit-il.
Une maison à vendre à VancouverUne maison à vendre à Vancouver (archives)  Photo :  PC/Jonathan Hayward
De son côté, l'économiste Jimmy Jean du Mouvement Desjardins soutient que le jeu en vaut la chandelle, soulignant qu'il s'agirait seulement d'une baisse d'un quart de point de pourcentage des taux d'intérêt, et ce, si les institutions financières refilent vraiment aux acheteurs de maison l'ensemble de la réduction de taux de la Banque du Canada. En janvier dernier, les grandes banques avaient réduit leur taux hypothécaire variable de seulement 15 points de pourcentage, plutôt que de 25.
M. Jean ajoute qu'au Québec, le marché immobilier est déjà au ralenti et que dans le cas de Toronto et de Vancouver, l'immigration nourrit la demande.
Pour sa part, Leslie Preston de la TD anticipe une baisse du prix des maisons dans certains marchés, lorsque les taux d'intérêt remonteront, mais pas de bulle immobilière.
Plus de stimulus?
L'économiste Jimmy Jean pense que les gouvernements fédéral et provinciaux pourraient venir en aide à la Banque du Canada en investissant encore plus dans les infrastructures, par exemple, pour stimuler l'économie. 
Son collègue Alex Koustas de BMO dit qu'Ottawa a la « capacité de le faire ». Cela dit, il croit que la relance économique américaine, jumelée à des mesures comme la bonification de la prestation fiscale canadienne pour enfants, devraient aider l'économie canadienne à reprendre du poil de la bête avant la fin de l'année.
Pour sa part, Mme Preston refuse de commenter, à l'approche des élections fédérales.
Par ailleurs, nombre d'économistes prévoient que le huard pourrait poursuivre sa descente au cours des prochains mois, atteignant 75 cents américains d'ici la fin de l'année.