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lundi, décembre 19, 2016

Négociations en santé : Barrette menace de claquer la porte

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 10 H 00 | Mis à jour à 10 h 01
Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, à son arrivée au Château Laurier.
Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, à son arrivée au Château Laurier.
Photo : Radio-Canada

nsatisfait de l'offre fédérale qu'il qualifie de « tout simplement irresponsable », le ministre québécois de la Santé menace de quitter la table des négociations alors que s'ouvre au Château Laurier, à Ottawa, la rencontre des ministres fédéraux et provinciaux des Finances et de la Santé sur les transferts fédéraux en santé.
La proposition de Bill Morneau est une réduction du financement en santé qui entraînera une diminution de l’accès aux soins sur une période de dix ans, à un moment où les besoins d’accès en maintien à domicile et en santé mentale sont croissants. Gaétan Barrette
Le Québec n'est d'ailleurs pas la seule des provinces à avoir fait part à haute voix de son malaise. Elles sont plusieurs, en fait, à ne pas cacher leur mécontentement face à l’offre faite vendredi par le ministre fédéral des Finances Bill Morneau, qu’elles considèrent comme un ultimatum.
En vertu de la dernière entente fédérale-provinciale, les transferts fédéraux en santé ont augmenté de 6 % au cours des dernières années. Ils doivent cependant être limités à 3 % dès l’an prochain, au grand dam des provinces.
Dimanche soir, les ministres provinciaux sont arrivés avec une heure de retard au souper de travail organisé avec M. Morneau en vue de la rencontre, afin de discuter de l’offre fédérale.
Selon des déclarations faites dimanche soir par le ministre Barrette et le ministre britanno-colombien des Finances, Michael de Jong, M. Morneau aurait proposé des augmentations fermes annuelles de 3,5 %.
Ottawa investirait en outre 8 milliards de dollars sur 10 ans pour des secteurs bien précis comme les soins de santé à domicile et la santé mentale, et 1 milliard sur quatre ans dans les infrastructures reliées aux soins de santé à domicile.
En arrivant au Chateau Laurier, lundi matin, le ministre Barrette a clairement signifié qu'il est prêt à claquer la porte des négociations si Ottawa ne modifie pas sa proposition.
Il n'y a aucun doute que le Québec, si la proposition reste telle quelle, va quitter la table. Gaétan Barrette
En entrevue au Réseau de l’information, un peu plus tôt, le ministre Barrette avait continué de pourfendre cette proposition, qu’il a déjà qualifiée d'« indécente » et d'« irresponsable » dans des messages envoyés dimanche sur son compte Twitter.
« Vendredi dernier, il nous envoie une proposition à la dernière minute, sans avoir négocié pendant un an de temps, et il nous dit : c’est un ultimatum, c’est à prendre ou à laisser » a dénoncé le ministre. « Ce qu’il met sur la table, c’est un désinvestissement du fédéral en santé et il nous fait une proposition qui va diminuer la part du financement du fédéral de 23 % au Canada à moins de 20 % sur 10 ans. »
M. Barrette propose de maintenir la hausse des transferts en santé à 6 % pour l’année 2017, et d’entreprendre des négociations pour parvenir, dès l’an prochain, à une entente pour les années subséquentes.
On a pris une année pour négocier les changements climatiques et on prend une journée pour la santé, c’est ridicule! En plus, on a un ultimatum. Gaétan Barrette
« Si on perd ce financement, je vous le dis, nous on a à développer – parce que ce n’est pas suffisamment là - le maintien domicile et la santé mentale, on ne peut pas le faire. On ne peut juste pas le faire. »
Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, a livré exactement le même message en arrivant à la rencontre. Selon lui, l’objectif ultime est de convaincre le fédéral de hausser sa contribution à 25 % aux soins de santé.
Même avec les montants additionnels proposés pour les soins à domicile et les soins en santé mentale, « on va s’éloigner du 25 %, dit-il. « L’offre fédérale n’est pas particulièrement généreuse, même avec les fonds additionnels. »
Selon lui, les transferts en santé offrent une base « beaucoup plus solide » de financement pour les provinces. « Les fonds spéciaux, on ne sait jamais quand ils vont prendre fin », explique-t-il.
M. Leitao soutient que les négociations s’annoncent « très difficiles », et se montre peu optimiste qu’une entente puisse être conclue aujourd’hui. « Je ne suis pas plus optimiste que je l’étais hier », a-t-il laissé tomber.

vendredi, octobre 02, 2015

Élections Canada 2015 « Oui, Justin Trudeau a demandé mon aide » - Jean Chrétien

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le jeudi 1 octobre 2015 à 17 h 59 HAE
Jean Chrétien le 1er octobre, à Vancouver
Jean Chrétien le 1er octobre, à Vancouver  Photo :  Radio-Canada

En déplacement à Vancouver pour un voyage d'affaires, l'ancien premier ministre Jean Chrétien n'a pas résisté, de son propre aveu, à l'envie de monter dans l'arène politique pour soutenir, le temps de quelques minutes, le chef libéral Justin Trudeau et quelques députés locaux.
« On ne peut pas dire que je sois officiellement en campagne, ce n'est pas le rôle d'un ancien premier ministre, a lancé d'emblée Jean Chrétien. Mais j'avais envie de participer quand même, de remonter un peu sur le ring politique, j'aime ça », a-t-il confié en anglais, déclenchant les rires des journalistes et de la poignée de militants présents pour l'occasion.
En entendant la question « Justin Trudeau vous a-t-il demandé de l'aide? » Jean Chretien hésite avant de lâcher un « oui » franc. Et d'enchaîner immédiatement : « Mais je ne suis pas là pour ça. On dit de Justin qu'il n'est pas prêt, ce n'est pas juste », déclare-t-il.
Environnement privilégié
Selon lui, le chef libéral est tout à fait à sa place et possède assez de maturité et d'expérience pour être à la tête du pays. « D'abord, aucun d'entre nous n'a eu le privilège de dîner tous les soirs avec un premier ministre. Pierre Trudeau ne parlait sûrement pas de hockey en rentrant à la maison le soir », plaisante-t-il.
« Ensuite, ce n'est pas tout le monde qui avait comme grand-père Jimmy Sinclair, un grand politicien, ancien ministre des Pêches, une grande personnalité », poursuit-il, estimant que Justin Trudeau a baigné et bénéficié de cet environnement dès son plus jeune âge.
« C'est vrai, Justin n'est à la Chambre des communes que depuis sept ans. Mais Brian Mulroney n'y est passé qu'un an avant d'être élu premier ministre. Kim Campbell? Quatre ans. Et même son vieux père? Deux ans et demi... »— Jean Chrétien

Parce qu'ils sont « plus modérés », « qu'ils regardent toujours des deux côtés de la barrière », les libéraux sont, selon Jean Chrétien, le meilleur choix possible pour les Canadiens. « Et on a toujours fait cela dans les deux langues... pas comme certains que je ne citerais pas... comme Mulcair! », a-t-il taclé.
Sur son intervention d'une trentaine de minutes, l'ancien premier ministre ne s'est toutefois pas exprimé en français.
De meilleures relations avec la Chine
Sur un tout autre sujet, qui lui tient particulièrement à coeur, Jean Chrétien a également répondu à quelques questions concernant les relations entre le Canada et la Chine. « J'aimerais que le prochain premier ministre restaure de bonnes relations », a-t-il déclaré, se remémorant différents événements auxquels il avait participé.
« Un jour, 5000 personnes étaient réunies dans une grande salle à Pékin. Le premier ministre chinois a mis son texte de côté et a déclaré que le Canada était le meilleur ami de la Chine. Aujourd'hui nous sommes tout en bas de la liste et c'est terrible, notamment pour la Colombie-Britannique, qui est notre porte sur le Pacifique », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait rencontré 17 fois le président chinois et qu'il avait été le premier dirigeant étranger à faire un discours sur les droits de la personne en Chine.

samedi, août 29, 2015

Trudeau et Duceppe sont les seuls chefs en campagne samedi

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le samedi 29 août 2015 à 04h21. Modifié par Léandre Drolet à 08h14.
Trudeau et Duceppe sont les seuls chefs en campagne samedi
Justin Trudeau.
MONTRÉAL - Le chef libéral Justin Trudeau a la voie libre samedi, puisque ses adversaires néo-démocrate et conservateur font relâche en ce 28e jour de la campagne électorale fédérale.
M. Trudeau courtisera les communautés ethniques dans la région de Toronto, pendant que Thomas Mulcair et Stephen Harper n'ont prévu aucune activité publique.

Quant au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il enfourche de nouveau son vélo pour se rendre à plusieurs événements à Montréal et à Repentigny.

mercredi, août 26, 2015

Élections Canada 2015 Le quitte ou double de Justin Trudeau

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Justin Trudeau et Paul Martin, lors d'un rassemblement à Brampton, en Ontario.
Justin Trudeau et Paul Martin, lors d'un rassemblement à Brampton, en Ontario.  Photo :  PC/Paul Chiasson

Justin Trudeau a choisi sa journée. Une semaine jour pour jour avant que l'on sache si le Canada est vraiment en récession technique, il est apparu, flanqué de Paul Martin, le maître d'oeuvre des huit surplus libéraux.
Une analyse d'Emmanuelle LatraverseTwitterCourriel
Mais, en lançant son offensive « crédibilité économique », le chef libéral a aussi roulé les dés. Il fait le pari d'être le seul chef à rompre avec le dogme de l'équilibre budgétaire.
« Nous sommes en déficit et notre priorité est de faire croître l'économie et revenir à l'équilibre budgétaire. Mais, combien de temps cela prendra dépend en grande partie de M. Harper et de l'ampleur des dégâts qu'il nous a laissés. »— Justin Trudeau, chef du Parti libéral

La stratégie n'est pas sans risque pour un chef à l'égard duquel les Canadiens entretiennent toujours des doutes sur sa capacité de gérer l'économie canadienne. À en croire les sondages, tant Stephen Harper que Thomas Mulcair semblent le devancer confortablement à cet égard dans l'esprit des Canadiens.
Justin Trudeau se donne donc une semaine pour commencer à renverser cette tendance. Une semaine, oui. Car, mardi prochain, le 1er septembre, le verdict tombera. Les dernières données sur la croissance du PIB en juin seront publiées. L'hypothèse selon laquelle le Canada est en récession technique, avec six mois consécutifs de croissance négative, sera confirmée ou infirmée.
À ce moment-là, toute la joute politique autour du discours économique risque fort de se corser et, ainsi, de s'accélérer. Les libéraux ne peuvent se permettre d'être en marge de ce débat.
Un jeu de contrastes
Dans cette campagne où la stabilité affronte le changement, les libéraux semblent miser sur les contrastes pour rassurer. Au jeune âge et à l'inexpérience de Justin Trudeau, ils ont juxtaposé le bilan et les cheveux gris de Paul Martin. Au doute général dans la population sur sa capacité de gouverner, il a offert son équipe économique de 31 candidats.
Certes, l'exercice visait tout autant à promouvoir des candidats sérieux dans des circonscriptions que le Parti libéral espère gagner, mais les libéraux espèrent surtout qu'il laisse entrevoir aux électeurs l'embarras du choix qu'aurait leur chef lorsque le temps sera venu de former un Conseil des ministres.
« L'équipe économique de Stephen Harper peut rentrer dans une toute petite pièce. Tout ce dont il a besoin, c'est d'une chaise et d'un miroir. »— Justin Trudeau

C'était un autre contraste, donc, entre un chef libéral entouré de son équipe et l'image qu'ils entretiennent d'un chef conservateur seul au sommet. Un peu facile, me direz-vous, mais qui n'a pas remarqué que le ministre des Finances, Joe Oliver, n'occupe pas la même place que Jim Flaherty, aux côtés de Stephen Harper.
Le pari du déficit
« Ce n'est pas le temps de changer le plan avec de grosses augmentations de taxes et impôts, de déficits et de dettes. C'est fou. »— Stephen Harper, chef du Parti conservateur

On en revient donc au déficit. Pourquoi le Parti libéral prend-il le risque d'envisager clairement un déficit et, ainsi, de donner des munitions au chef conservateur?
La réponse est simple. Dans la guerre de la crédibilité, Justin Trudeau doit avant tout s'imposer face à Thomas Mulcair. Avant d'espérer défaire Stephen Harper, les libéraux doivent doubler le NPD, s'imposer comme LA voix crédible du changement.
Encore faut-il que Justin Trudeau fasse oublier sa phrase malheureuse de février 2014, où il avait affirmé que le budget allait s'équilibrer tout seul.
En disant oui à un déficit, les libéraux espèrent donc forcer la main du NPD, dont le chef a clairement indiqué qu'il respectera l'équilibre budgétaire dès cette année. Justin Trudeau veut donc forcer Thomas Mulcair à expliquer clairement où il coupera dans les finances publiques pour arriver au déficit zéro, tout en finançant ses coûteuses promesses.
Déjà, le NPD tente de parer le coup. Hausser les impôts des grandes sociétés, abolir le fractionnement du revenu, abolir le Sénat, les subventions à l'industrie pétrolière, la liste des coupes potentielles est précise. Tout pour projeter l'image d'un NPD responsable, sérieux, capable de l'ultime défi des finances publiques canadiennes.
Mais alors que le dollar canadien est à son plus bas depuis 2004; alors que le prix du baril de pétrole est en deçà des 40 $, les prévisions budgétaires de tous les partis politiques reposent sur une glace plus que mince. Il n'est pas surprenant que Stephen Harper laisse miroiter ses promesses électorales pour des jours meilleurs, quand « les finances publiques le permettront ».
C'est ainsi que le chef libéral, celui du centre, a renoncé au déficit zéro à tout prix afin de s'acheter une certaine marge de manoeuvre face à l'incertitude économique. C'est ainsi aussi que le chef de gauche, Thomas Mulcair, s'engage à l'équilibre budgétaire dès cette année pour faire taire les « néo-sceptiques ». Et pour compliquer davantage la donne, Stephen Harper, le premier ministre des compressions budgétaires des dernières années, s'indigne du remède de cheval de Paul Martin dans les années 90.
Le calcul des stratèges libéraux repose sur la soif de changement et l'espoir que l'héritage économique de Paul Martin et la force de l'équipe qui entoure leur chef suffiront à apaiser les craintes et minimiser l'épouvantail du déficit.
Finalement, les libéraux veulent changer le débat. Pour faire oublier les doutes sur leur chef, ils veulent camper le duel avec Thomas Mulcair comme en étant un entre investir ou couper, croissance ou compressions.
C'est le monde à l'envers de cette course à trois, où chaque chef tente de s'attirer les électeurs potentiels de ses adversaires. Pour y arriver, Justin Trudeau a clairement indiqué qu'il est prêt à prendre le risque politique du déficit.

mardi, août 11, 2015

Trudeau lance sa campagne au Québec en attaquant Mulcair

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Léandre Drolet pour CogecoNouvelles le lundi 10 août 2015 à 19h31. Modifié à 22h11.
Trudeau lance sa campagne au Québec en attaquant Mulcair
Ryan Remiorz-PC/Le chef libéral Justin Trudeau a lancé sa campagne québécoise à Montréal,.
(Cogeco Nouvelles) - Le chef libéral Justin Trudeau a lancé sa campagne québécoise à Montréal, lundi, en s'attaquant à son principal adversaire, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair. Stephen Harper a, quant à lui, ramené la sécurité à l'avant-plan.
M. Trudeau, qui n'a pas voulu détailler son plan pour reconquérir le Québec, a accusé M. Mulcair de « dire une chose au Québec et autre chose dans le reste du Canada », de ne pas avoir de plan pour créer de la croissance économique et de favoriser les souverainistes en reconnaissant la victoire du « oui » par une majorité simple.
« Le prochain référendum, c’est-tu dans cinq ans, c’est-tu dans 50 ans, c’est-tu jamais, a lancé Justin Trudeau. C’est M. Mulcair qui a choisi de ramener cet enjeu-là pour faire des gains au Québec. M. Mulcair démontre régulièrement qu’il n’est pas un unificateur qui dit la même chose à travers le pays. »
M. Trudeau a reconnu qu’il a du pain sur la planche pour faire des gains au Québec, puisque les libéraux de Michael Ignatieff n’avaient fait élire que sept députés libéraux sur 75 en 2011.
Mulcair dérangé par les manifestants
De passage à Montréal pour faire la promotion de son autobiographie, «Le courage de ses convictions», parue mercredi chez la maison d’édition Michelle Tisseyre, Thomas Mulcair a rétorqué que seul Justin Trudeau et Gilles Duceppe veulent parler de souveraineté dans cette campagne.
Plus tôt dans la journée, le chef néo-démocrate a été brièvement interrompu par des manifestants qui souhaitaient le presser de prendre position sur le projet d'oléoduc Énergie Est qui traversera le Québec avec du pétrole des sables bitumineux.
Le chef néo-démocrate a expliqué aux manifestants, qui se faisaient escorter à l’extérieur de la salle, qu’il approuvera le pipeline uniquement s’il y a des processus d’examens crédibles.
L’une des manifestantes est par la suite revenue à la séance de dédicace et a pris la pose le temps d'une photo avec Thomas Mulcair.
« Ce genre de chose fait partie de notre démocratie, a-t-il indiqué. Les gens devaient être satisfaits de ma réponse puisqu’ils sont restés après et ont acheté un livre et m’ont demandé de le signer. »
Harper : la menace de l’État islamique
Le premier ministre sortant Stephen Harper a remis la sécurité à l'avant-plan, en promettant de créer un nouveau programme triennal doté d'un budget de neuf millions de dollars afin de soutenir les minorités religieuses persécutées au Moyen-Orient. Un gouvernement conservateur réélu accueillerait au Canada 10 000 réfugiés syriens et irakiens au cours des quatre prochaines années.
Selon lui, s’il est important de fournir de l’aide aux réfugiés, cela ne réglera pas le problème que pose le groupe l’État islamique (ÉI).
« On pourrait recevoir des dizaines de milliers de réfugiés (…), mais si on laisse l’ÉI agir, les djihadistes vont produire des dizaines de millions de réfugiés et de victimes à tous les mois », a lancé M. Harper, en banlieue de Toronto.
Dans le cadre d'un passage dans une église copte orthodoxe de Markham, dans la grande région de Toronto, M. Harper s’en est pris à Justin Trudeau, soutenant qu’il ne veut pas parler de sécurité parce qu’il n’est pas en phase avec l’opinion publique et à Thomas Mulcair, parce qu’il s’est opposé à l’intervention militaire en Irak et en Syrie.
« Faire uniquement du travail humanitaire, sans soutien militaire, c’est l’équivalent de parachuter de l’aide humanitaire sur des morts », a-t-il indiqué.
Débat sur les débats
Le NPD devrait indiquer lundi soir le nombre de débats auxquels Thomas Mulcair participera. Il veut participer à un nombre égal de débats anglophones et francophones et uniquement lorsque le premier ministre sortant est présent.
«On est dans un pays avec deux langues officielles qui doivent être égales, il n’y en a pas une des deux qui est plus égales que l’autre, a-t-il affirmé, rappelant que M. Harper voulait participer à trois débats en anglais et deux en français.
« Je dis toujours la même chose, je cherche à battre Harper, il va de soi que je vais insister pour participer à des débats où il va être là, a-t-il ajouté. Je veux la présence des autres chefs, je veux des sujets assez variés et des endroits neutres. »
Pour Justin Trudeau, Thomas Mulcair a « enfin compris que des débats en français c’est aussi important que des débats en anglais ».
De son côté, Stephen Harper a soutenu qu’il y aurait un « nombre record de débats » au cours de cette campagne.
Il a déjà confirmé qu’il sera absent des débats organisés par le consortium des médias, formé par Radio-Canada, Global News et CTV. Il a confirmé sa présence à la joute oratoire du Globe and Mail (17 septembre), de l’Institut Munk et de TVA (2 octobre).
La semaine dernière, les chefs ont croisé le fer dans un débat en anglais organisé par le magazine MacLean’s, duquel le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe avait été exclu.