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mardi, février 28, 2017

Leitão se veut «réaliste» sur la hausse des transferts en santé

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

Publié le 28 février 2017 à 13h11 | Mis à jour à 13h11
Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão.... (Photo Jacques Boissinot, PC)
Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC
Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Le ministre des Finances, Carlos Leitão, a laissé entendre mardi qu'il entretient peu d'espoir de voir Ottawa bonifier les transferts en santé aux provinces comme le réclame son gouvernement.
M. Leitão a pris acte de l'effritement du front commun des provinces au cours des dernières semaines, à mesure que différentes capitales concluaient des ententes avec le fédéral.
La Colombie-Britannique est la dernière à avoir conclu un accord il y a 10 jours. M. Leitão a dit s'attendre à ce que l'Alberta lui emboîte le pas prochainement.
Il se veut «réaliste» quand aux sommes que recevra éventuellement le Québec.
«Nous sommes réalistes aussi puisque la Colombie-Britannique surtout a déjà conclu un accord bilatéral, a convenu M. Leitão. On comprend aussi que l'Alberta va peut-être le faire bientôt. Alors on est réalistes. Mais les deux provinces centrales demeurent unies.»
Victoria a accepté une hausse du transfert en santé de 3% par année, à laquelle s'ajoute une enveloppe de 1,4 milliard sur 10 ans pour des «fonds dédiés».
Le Québec, l'Ontario, l'Alberta et le Manitoba sont désormais les seules à ne pas avoir conclu d'accord avec le gouvernement Trudeau. Elles réclament une hausse de 5,2% des transferts fédéraux.
M. Leitão en est à planifier son budget. Il a affirmé ne pas tabler sur une telle hausse des transferts, bien qu'il s'attende à ce que le Québec obtienne «au moins» autant que les autres provinces.

jeudi, mars 17, 2016

Budget Leitao: 500 M$ pour l'éducation et abolition de la taxe santé

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 17 mars 2016 à 16h14.
Budget Leitao: 500 M$ pour l'éducation et abolition de la taxe santé
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QUÉBEC - Voici les points saillants du budget 2016-2017 déposé jeudi par le ministre des Finances, Carlos Leitao:
- Québec présente un budget 2016-2017 équilibré, sans hausses de taxes ni d'impôts.

- Les dépenses gouvernementales sont en hausse, passant de 1,7 pour cent de croissance, en 2015-2016, à 2,7 pour cent, en 2016-2017. Le financement supplémentaire du réseau de l'éducation passe de 0,9 pour cent cette année à 3 pour cent l'an prochain. La croissance du budget consacré à la santé sera plus modeste, à 2,4 pour cent, soit bien en deçà de l'augmentation annuelle des coûts de système.

- Le réinvestissement en éducation, notamment pour la prévention du décrochage scolaire, atteint 500 millions $ répartis sur trois ans. On embauchera du personnel spécialisé pour les élèves en difficulté, particulièrement en milieu défavorisé. Une somme de 150 millions $, répartie sur trois ans, est réservée à cette fin.

- La taxe santé devait être éliminée progressivement à compter de l'an prochain, mais le gouvernement devance d'un an ce projet. Elle sera totalement abolie en 2018. Pour la majorité des citoyens, l'économie sera cependant modeste, soit de 25 $ cette année.

- Le nouveau mode de financement des garderies, modulé en fonction du revenu des parents, a soulevé la controverse. Québec corrige le tir en réduisant de moitié la contribution additionnelle exigée pour le deuxième enfant. Pour un revenu familial de 100 000 $, le tarif quotidien passe de 11,41 $ à 9,36 $. La mesure est rétroactive à 2015.

- Les investissements en infrastructures devraient atteindre 88 milliards $ au cours de la prochaine décennie, dont 9,6 milliards $ cette année. En priorité, les rénovations des écoles primaires et secondaires accapareront 700 millions $ de cette somme.

- Un nouveau crédit d'impôt de 20 pour cent à la rénovation résidentielle ?écoresponsable?, Rénovert, remplace le précédent, Logirénov.

- Québec anticipe une croissance économique faible, de 1,5 pour cent en 2016, et de 1,6 pour cent en 2017.

- Les revenus anticipés cette année dans les coffres de l'État devraient atteindre 102 milliards $, en hausse de 3 pour cent, tandis que les dépenses consolidées plafonneront à 100 milliards $, en hausse de 2,5 pour cent.

- Québec réoriente 2 milliards $ de ses surplus actuels vers le Fonds des générations pour diminuer la dette du Québec.

mercredi, février 17, 2016

Mises à pied chez Rio Tinto: «pas une catastrophe», selon Leitão

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/

Publié le 17 février 2016 à 18h29 | Mis à jour à 18h31
Le ministre des Finances, Carlos Leitão... (Photothèque Le Soleil)
Le ministre des Finances, Carlos LeitãoPHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
Québec
Le licenciement de 200 cadres chez Rio Tinto au Québec n'est «pas une catastrophe», selon le gouvernement.
Appelé à commenter mercredi les mises à pied à venir chez le géant de l'aluminium, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a minimisé leur impact, ce qui a fait bondir l'opposition officielle.
Le Parti québécois réclame le respect de l'entente conclue en 2006 entre le Québec et la britanno-australienne Rio Tinto, à la suite de l'achat d'Alcan, prévoyant le maintien des activités du siège social de Montréal.
Pour sa part, Rio Tinto n'a pas démenti les chiffres, mais a refusé de confirmer l'étendue précise des pertes d'emplois.
Selon le député péquiste de Rousseau, Nicolas Marceau, «la saignée se poursuit». Le siège social s'est vidé autant à Montréal qu'au Saguenay - où l'entreprise concentre la majorité de ses activités industrielles - et les «garanties béton» obtenues par le Parti libéral au pouvoir en 2006 n'ont pas suffi, a-t-il déploré.
«Je ne pense pas que ce soit la catastrophe qui est dépeinte par le député de Rousseau, a répondu M. Leitao pendant la période de questions, mercredi matin. N'oublions pas que le prix de l'aluminium a beaucoup baissé.»
Il a soutenu que Rio Tinto a continué à investir au Québec, tandis que le premier ministre Philippe Couillard, lui-même député de Roberval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, s'est aussi levé en chambre pour défendre l'entreprise.
«Les investissements se poursuivent. Le contexte est difficile, mais on accompagne l'entreprise pour la région», a-t-il dit.
Le député de Rousseau s'est scandalisé de la réponse du gouvernement. Il estime que la moitié des postes au siège social, 400 sur 800, sont disparus au cours des 10 dernières années.
«On a un ministre des Finances qui est en train de nous dire que ce n'est pas une catastrophe, que ce serait une bonne chose que de perdre 400 postes de cadres au Québec, ce serait une bonne chose que le Saguenay-Lac-Saint-Jean se vide de son pouvoir de décision, a dit à la période de questions celui qui est aussi porte-parole aux finances. Ressaisissez-vous!»
En conférence de presse avec deux autres de ses collègues péquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nicolas Marceau a exigé le respect de l'entente de 2006 et une réponse musclée du gouvernement dans le cas contraire.
Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a rappelé que l'entente prévoyait le maintien à Montréal des activités de planification stratégique, de finances, de comptabilité, des affaires juridiques, de la mise en marché et des ventes, de la prospection de clientèles, des relations publiques et des relations humaines. L'aluminerie d'Alma se trouve d'ailleurs dans la circonscription du député.
«Il faut arrêter de prendre les Québécois pour des gens acquis, a-t-il déclaré. On doit avoir des emplois de qualité, particulièrement au siège social. Et malheureusement, on a un gouvernement qui plie l'échine.»
Un autre député péquiste, Sylvain Gaudreault, regrette que des employés saguenéens et jeannois ne puissent plus cheminer dans l'entreprise en accédant à des emplois supérieurs.
«(M. Leitao) banalise cette réalité de perte de centaines d'emplois décisionnels dans une région comme la nôtre depuis une dizaine d'années», a déploré Sylvain Gaudreault, qui représente Jonquière, où se situe notamment une usine importante de Rio Tinto.
Selon le Parti québécois, le gouvernement Couillard doit exercer des pressions et éventuellement des recours. Puisque l'entreprise sollicite régulièrement le gouvernement, soit pour du financement, des droits hydroélectriques, des certificats environnementaux ou des contrats d'achats d'électricité à Hydro-Québec, «il y a des occasions d'exprimer son insatisfaction», a suggéré M. Marceau.
En vertu de l'entente, Rio Tinto aurait aussi dû prévenir le gouvernement sur sa restructuration, mais en point de presse à la sortie de la séance du conseil des ministres, mercredi, Carlos Leitao a dit ne pas avoir été informé par l'entreprise de sa décision.
La multinationale n'a quant à elle pas voulu confirmer de chiffre sur ses licenciements, puisqu'il s'agit de «données internes». En entrevue avec La Presse Canadienne, la porte-parole de l'entreprise, Claudine Gagnon, a indiqué que le marché de l'aluminium traverse des «moments difficiles», sans amélioration possible à court terme.
«On a certains efforts qui sont mis en place pour réduire nos coûts et maintenir notre position dans l'industrie, passer à travers la crise, et demeurer solide à moyen et long terme», a-t-elle affirmé dans une entrevue téléphonique.
Quant aux mises à pied, Mme Gagnon a déclaré qu'«il y a des changements qui vont être apportés à l'organisation pour s'adapter aux nouvelles réalités». Elle a précisé que le siège social de Montréal compte encore 700 employés et regroupe encore les activités décrites dans l'entente de 2006.
La porte-parole a affirmé que Rio Tinto était en discussion constante avec le gouvernement, «qui connaît bien tous nos enjeux».

mardi, octobre 27, 2015

Le PDG de Revenu Québec démissionne

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

 Mise à jour le lundi 26 octobre 2015 à 18 h 49 HAE  La Presse Canadienne
Bureau de Revenu QuébecBureau de Revenu Québec
Dans la foulée de réformes nécessaires pour « un changement de culture », le président-directeur général de Revenu Québec, Gilles Paquin, a annoncé sa démission, selon ce qu'a appris La Presse Canadienne. Radio-Canada a pu faire confirmer cette information. 
M. Paquin, nommé en septembre 2012, prendra sa retraite, a indiqué lundi une source gouvernementale qui a requis l'anonymat.
Dans un rapport publié en septembre, la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a souligné des pratiques abusives de l'agence envers des contribuables et des entreprises.
Ces constatations avaient incité le ministre des Finances, Carlos Leitao, à convoquer M. Paquin pour lui réclamer un plan d'action qui éliminerait ces situations qu'il avait jugées « inacceptables ».
Selon les informations transmises à La Presse Canadienne, un plan d'action a été remis au ministre, mais M. Paquin « a choisi » de démissionner et de prendre sa retraite, même si son mandat devait se terminer en 2017.
Avant d'être nommé à Revenu Québec, M. Paquin avait été secrétaire général du conseil exécutif, un poste clef dans l'administration du premier ministre Jean Charest.
De nouveaux administrateurs, dont l'ex-ministre Courchesne
Michelle CourchesneMichelle Courchesne  Photo :  Radio-Canada
L'ancienne ministre libérale Michelle Courchesne sera par ailleurs nommée prochainement membre du conseil d'administration de Revenu Québec, actuellement présidé par Florent Gagné.
Les compétences de Mme Courchesne dans la gestion des conventions collectives, alors qu'elle était présidente du Conseil du trésor, seront utiles pour l'agence, indique-t-on dans l'entourage gouvernemental.
Depuis que Revenu Québec a obtenu le statut d'agence, en 2011, ce sont ses dirigeants qui gèrent eux-mêmes les relations de travail, puisque ses employés ne font plus partie de la fonction publique.
Un ancien employé de l'Agence du revenu du Canada (ARC), Alan A. Katiya, accédera également au statut d'administrateur de l'agence québécoise.
M. Katiya doit contribuer à implanter à Québec « la culture de coopération avec les entreprises » qui est privilégiée par l'ARC.
Selon les informations transmises à La Presse Canadienne, ces deux nominations seront faites d'ici quelques semaines, en raison notamment des vérifications de sécurité exigées.
« C'est des gens qui ont une autre culture, ça va faire du bien au conseil d'administration, a dit une source anonyme. Et peut-être que M. Paquin s'est dit que ce changement de culture, il n'était pas la personne pour l'opérer. »
Les discussions entourant le plan d'action réclamé par le ministre ont été marquées par des divisions, a indiqué cette source.
« Au sein de Revenu Québec, il y a eu plusieurs divergences sur le contenu du plan d'action qui devait être demandé, a-t-elle dit. Est-ce qu'on met un nouveau vernis juste pour changer l'apparence avec les mêmes pratiques ou il y a des gens qui se disent: on a peut-être atteint un plateau où l'agressivité commence à nuire à l'économie. »
Des méthodes qui ne respectent pas toujours les droits des citoyens
En présentant son rapport à l'Assemblée nationale le mois dernier, la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, avait observé que les objectifs de lutte à l'évasion fiscale étaient élevés et que les « méthodes utilisées ne se font pas toujours dans le respect des droits des citoyens ».
Mme Saint-Germain avait notamment relevé une hausse des plaintes à ses services de la part de citoyens et d'entreprises qui ont parfois de la difficulté à se faire entendre.
La protectrice avait notamment souligné que Revenu Québec est investi de « vastes pouvoirs » qui forcent le contribuable à prouver qu'il n'est pas coupable lorsqu'un avis de cotisation est établi.
À la lumière de ces faits, le ministre Carlos Leitao avait observé que des comportements et des pratiques de Revenu Québec s'étaient détériorés à l'égard des contribuables.
« Il n'est pas concevable que plusieurs règles fondamentales en matière d'équité procédurale ou que des principes de justice administrative soient appliqués inégalement au sein de l'Agence », avait-il déclaré dans un communiqué.

jeudi, septembre 10, 2015

À la recherche d'un consensus sur le rapport Godbout

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

 Mise à jour le jeudi 10 septembre 2015 à 15 h 04 HAE  La Presse Canadienne
Le ministre des Finances, Carlos Leitao
Le ministre des Finances, Carlos Leitao  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Un consensus se dessine sur la réforme de la fiscalité proposée par le rapport Godbout, selon le ministre des Finances, Carlos Leitao, qui semble toutefois moins déterminé maintenant à le mettre en oeuvre tel quel, avec une hausse de la taxe de vente du Québec (TVQ).
Le rapport de la commission présidée par le fiscaliste Luc Godbout propose notamment une baisse des impôts, assortie en contrepartie d'une hausse d'un point de la TVQ, à 11 %, en vue de relancer la croissance économique.
Le ministre avait dit précédemment que son idée était « déjà arrêtée » sur le bien-fondé de ces changements fiscaux qu'il désirait mettre de l'avant, mais il semble désormais moins convaincu que la hausse de la TVQ serait acceptée.
En entrevue à La Presse Canadienne, jeudi matin, avant d'entamer une autre journée de consultations, M. Leitao a indiqué qu'il était « conforté » par le consensus qui se dégage, après une semaine de commission parlementaire.
« Cela se déroule bien. [...] Il y a un large consensus, comme quoi une réforme fiscale est souhaitable et même nécessaire », a-t-il déclaré, avant d'entrer dans la Salon rouge de l'Assemblée nationale. Il a fait remarquer que des groupes importants, représentatifs de la société civile, ont eu la chance de s'exprimer.
Il observe du même souffle un autre consensus sur la baisse des impôts. Par contre, le ministre se dit forcé de constater qu'il y a de fortes divergences sur le reste.
« Je note qu'il y a quand même un large consensus sur une baisse des impôts sur le revenu. Là où il y a moins de consensus, c'est sur les moyens de financer cette baisse des impôts », a-t-il dit.
Ce sont les « mesures spécifiques » qui posent problème, a relevé M. Leitao. L'augmentation des taxes à la consommation, entre autres, est loin de recueillir l'assentiment de tous les interlocuteurs invités à se prononcer.
« Certains groupes sont pour une augmentation des taxes à la consommation. D'autres groupes nous ont souligné qu'il y a plusieurs enjeux importants dont il nous faut tenir compte », a-t-il dit.
Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) s'est opposé fermement à une hausse éventuelle de la TVQ, une troisième en cinq ans, tandis que les partis d'opposition ont dénoncé le scénario de hausse de la TVQ envisagé par les libéraux.
La semaine dernière, juste avant le début des consultations, le ministre avait affirmé que son idée était « déjà faite » et qu'il avait l'intention de mettre en oeuvre le rapport Godbout.
Il soutenait que la réforme « se tient dans son ensemble : pour baisser l'impôt, on a besoin de financer cette baisse par la hausse des taxes à la consommation, c'est le coeur de la réforme ». Il avait même mis au défi les journalistes de consulter « 95 % des économistes », qui seraient favorables à une telle mesure.
Jeudi, M. Leitao semblait plus nuancé. Il ne remet pas en cause le rapport Godbout, mais se montre réceptif aux critiques qui ont fusé concernant la TVQ et les moyens pour le Trésor public de compenser les pertes de revenus engendrées par la baisse des impôts.
« Je ne dirais pas que je suis en mode questionnement, mais en mode de recherche du fameux consensus, pour qu'on puisse aller de l'avant. Ce consensus-là n'est pas encore dégagé », a-t-il dit.

mercredi, septembre 09, 2015

Hausse possible de la TVQ : inquiétudes au Témiscamingue

http://ici.radio-canada.ca/regions/abitibi/

Mise à jour le mardi 8 septembre 2015 à 16 h 52 HAE

Le ministre des Finances Carlos Leitao
Le ministre des Finances Carlos Leitao

L'intention du gouvernement du Québec d'augmenter la taxe de vente d'environ 1% fait réagir au Témiscamingue. Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a expliqué que la hausse de la TVQ s'incérait dans le cadre de la réforme de la fiscalité et promet en même temps de baisser les impôts. Plusieurs commerçants de la région frontalière avec l'Ontario n'écartent pas la possibilité de voir baisser leurs chiffres d'affaires, si l'annonce se concrétise.
Avec les informations de Boualem HadjoutiTwitterCourriel

Dany Giraudon, propriétaire de la boutique Les Trouvailles de Florentine de Ville-Marie
Dany Giraudon, propriétaire de la boutique Les Trouvailles de Florentine de Ville-Marie  Photo :  ICI Radio-Canada / Boualem Hadjouti

« Tout le monde paye la taxe, tandis que le remboursement de l'impôt, ce n'est pas tout le monde qui va toucher à ça », croit Dany Giraudon, propriétaire de la boutique Les Trouvailles de Florentine de Ville-Marie. « 1 % c'est énorme, continue-t-elle. On est près des lignes ontariennes. Les gens déjà qui viennent de l'Ontario magasiner ici, ils sont un peu titilleux sur la taxe, alors si on nous l'augmente, on ne sait pas où on s'en va. » Elle pense que cela pourrait même encourager ses clients à faire leurs achats en Ontario.
Un avis que partage Claude Bergeron, propriétaire du magasin Bergeron Électronique. Il s'attend à une baisse de sa clientèle. « Un consommateur sur quatre serait porté à penser un peu plus à aller voir [en Ontario], puis même tant qu'à aller voir, il va peut-être faire son achat immédiatement là », craint-il.
Pour les consommateurs rencontrés par notre journaliste, la nouvelle n'est pas réjouissante. « Je vais souvent de l'autre côté en Ontario. Si le gouvernement augmente la TVQ, c'est sur et certain que le monde du Témiscamingue, comme je les connais, on va tous aller vers l'Ontario », pense l'un. « Ce n'est pas une bonne affaire, on paye déjà assez de taxes », affirme un autre.
La Chambre de commerce Temis-Accord ne voit rien de positif dans cette annonce. La coprésidente, Véronique Girard, craint les effets négatifs sur certains commerces. « Nous souhaitons tout de même que les gens continuent d'encourager nos commerçants locaux », souligne-t-elle.
Le ministère des Finances affirme qu'il est en période de consultations et qu'il veut dégager un consensus autour de cette annonce.

mardi, mai 26, 2015

Le gouvernement conservateur offrira de nouvelles options d'épargne volontaire

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 26 mai 2015 à 18h24.
OTTAWA — Le gouvernement Harper dit vouloir offrir la possibilité aux Canadiens de déposer plus d'argent dans le Régime de pensions du Canada afin de recevoir une prestation plus élevée au moment de leur retraite.
Il consultera des experts et autres parties intéressées au cours de la période estivale, a indiqué le ministre des Finances, Joe Oliver, à la Chambre des communes. Le gouvernement souhaite trouver des options en matière d'épargne-volontaire dont les Canadiens pourraient se prévaloir.

«Nous pensons que les Canadiens sont les mieux placés pour décider comment ils veulent épargner en vue de leur retraite, a-t-il déclaré. C'est la raison pour laquelle nous avons l'intention de consulter les Canadiens sur la possibilité de plus contribuer, sur une base volontaire, au Régime de pensions du Canada afin de pouvoir compter sur plus d'argent au moment de la retraite.»

M. Oliver a souligné que les gens devaient avoir le choix lorsqu'il s'agit de leurs épargnes en vue de la retraite, ils ne devraient pas contribuer de façon obligatoire.

Il a ajouté que le gouvernement voulait s'inspirer d'autres mesures d'épargnes volontaires comme le Compte d'épargne libre d'impôt (CELI) ou le Régime de pension agréé collectif (RPAC).

Certaines provinces, comme l'Ontario, exercent des pressions sur le gouvernement fédéral pour qu'il augmente les contributions au Régime de pensions du Canada, mais Ottawa veut éviter d'avoir à augmenter les cotisations des employés et des entreprises.

Les revenus de retraite pourraient être un des enjeux importants des prochaines élections fédérales prévues à l'automne.