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mardi, mars 07, 2017

Révolte des conservateurs contre la réforme de santé soutenue par Trump

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 07 mars 2017 à 15h21 | Mis à jour à 17h39
Selon Rand Paul (centre), les conservateurs n'accepteront jamais... (Photo J. Scott Applewhite, Archives AP)
Selon Rand Paul (centre), les conservateurs n'accepteront jamais le projet de réforme.
PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ARCHIVES AP
Agence France-Presse
WASHINGTON
Le président américain Donald Trump faisait face mardi à une fronde de l'aile conservatrice de la majorité républicaine, qui menace de torpiller le projet à peine dévoilé d'abrogation et de remplacement de la réforme du système de santé de Barack Obama.
Un certain nombre d'élus de l'aile droite estiment que le projet républicain, qui maintiendrait de substantielles aides publiques pour aider les Américains à payer leur couverture-maladie, abandonne les principes conservateurs de désengagement de l'État et de libéralisation du marché des assurances privées.
Si les rebelles de cette faction, issus du Tea Party, étaient suffisamment nombreux et déterminés, ils pourraient faire échouer la réforme, l'une des promesses phares de campagne de Donald Trump et de la majorité, dont c'est le premier grand chantier législatif de l'année.
«Nous allons faire quelque chose de grand», a déclaré le président lors d'une rencontre avec des élus à la Maison-Blanche. «Je suis fier de soutenir le plan publié par la Chambre des représentants».
Mais des organisations conservatrices redoutées de l'establishment ont officiellement appelé mardi à voter contre la proposition de loi concoctée par les chefs républicains. Il s'agit de Club for Growth, Americans for Prosperity, ou encore le groupe politique des frères industriels milliardaires Koch, Freedom Partners.
Les chefs de parti ne peuvent pas se permettre beaucoup de défections, la minorité démocrate ayant d'ores et déjà annoncé son opposition totale.
«C'est Obamacare light», a dénoncé le sénateur Rand Paul, qui affirme qu'en coulisses, la Maison-Blanche a commencé à négocier avec des dizaines d'élus conservateurs.
Ted Cruz, sénateur ultraconservateur du Texas, a promis «une discussion vigoureuse», sans toutefois s'opposer d'emblée.
L'objectif de la majorité est d'adopter la réforme rapidement, avant le début des congés de Pâques, le 8 avril.
«Nous aurons 218 voix lors du vote, je vous le garantis», a affirmé Paul Ryan, le président de la Chambre, en référence à la majorité absolue.
Les démocrates, de leur côté, ont déjà affublé le plan républicain du nom de «Trumpcare».
Leur angle d'attaque choisi est la baisse prévue des aides aux familles, notamment aux plus âgés, et les baisses d'impôts dont bénéficieraient les foyers les plus aisés.
«Trumpcare est un désastre», a déclaré le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, «et les démocrates le combattront bec et ongles».
L'administration se garde pour l'instant de promettre que la réforme baissera effectivement les coûts de la santé ou garantira que personne ne perdra son assurance actuelle, alors que sous Barack Obama, le nombre de personnes sans couverture maladie est tombé de 16 à 9% de la population.

lundi, février 27, 2017

Trump propose une «hausse historique» des dépenses militaires

http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/

Publié le 27 février 2017 à 10h10 | Mis à jour à 11h12
Évoquant un budget « de sécurité nationale », Donald Trump... (PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS)
Évoquant un budget « de sécurité nationale », Donald Trump a affirmé qu'il respecterait sa « promesse de protéger les Américains », lors d'une rencontre avec des gouverneurs à la Maison-Blanche, le 27 février.
PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump a proposé lundi « une hausse historique » des dépenses militaires dans le prochain budget fédéral dont son administration a esquissé les grandes lignes.
Évoquant un budget « de sécurité nationale », le président républicain a affirmé, lors d'une rencontre avec des gouverneurs à la Maison-Blanche, qu'il respecterait sa « promesse de protéger les Américains ».
Selon un responsable de l'administration, il va proposer une hausse de 54 milliards de dollars pour la Défense, soit une hausse d'environ 9 % d'une année sur l'autre, qui sera compensée par une baisse équivalente des dépenses non-militaires.
« La plupart des agences fédérales verront par conséquent une réduction de leur budget », a indiqué ce responsable, interrogé sur des informations de presse évoquant en particulier une baisse pour la diplomatie et l'agence de protection de l'environnement.
Il a aussi annoncé une « importante réduction » de l'aide internationale.
Le budget « inclura une hausse historique dans les dépenses de la Défense » visant à « reconstruire » l'armée, a ajouté Donald Trump, qui avait fait de la sécurité et de la lutte contre le groupe État islamique un des grands axes de sa campagne électorale.
« Vous en saurez plus demain [mardi] soir », a-t-il ajouté évoquant don discours devant le Congrès réuni au grand complet.
« Ce sera un événement majeur, un message au monde en ces temps dangereux, sur la force et la détermination de l'Amérique », a-t-il encore dit.
Début février, des chefs militaires américains avaient décrit devant le Congrès une armée américaine affaiblie par des années de ressources budgétaires insuffisantes et plus de deux décennies de conflits. S'ils ont déjà convaincu Donald Trump, c'est le Congrès qui tient in fine les cordons de la bourse.
Profitant des retraits de troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan, son prédécesseur démocrate, Barack Obama, avait réduit les dépenses militaires.
À 3,3 % du PIB, soit près de 600 milliards de dollars, elles restent toutefois de loin les plus importantes du monde.

mardi, février 07, 2017

Son décret devant la justice, Trump s'en prend aux médias

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 06 février 2017 à 18h46 | Mis à jour le 07 février 2017 à 11h27

JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump tentait de faire monter la pression sur la gravité de la menace terroriste, accusant la justice et les médias de la sous-estimer, à quelques heures d'une audience cruciale sur le devenir de son décret controversé sur l'immigration.
En recevant mardi à la Maison-Blanche les shérifs de plusieurs comtés, il a martelé que le décret, qui bloque temporairement l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) et de tous les réfugiés, était un document de «bon sens» et qu'il était «très important pour le pays» afin de le protéger du terrorisme.
Le président républicain a affirmé que l'affaire pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême tout en affirmant espérer que cela ne soit pas nécessaire. Le texte sera examiné mardi à 15 h locales par la Cour d'appel fédérale de San Francisco lors d'une audience téléphonique.
«Je comprends, mieux que personne, la malhonnêteté totale des médias», a-t-il encore déclaré.
Lundi, le président américain avait accusé les médias d'avoir passé sous silence certaines attaques perpétrées par des «terroristes islamiques radicaux». La Maison-Blanche avait diffusé un peu plus tard une compilation de 78 attentats perpétrés au cours des deux dernières années, affirmant que la plupart d'entre eux n'avaient «pas reçu l'attention médiatique qu'ils méritaient».
Donald Trump a déclaré mardi que le décret était... (Photo Evan Vucci, AP)
Donald Trump a déclaré mardi que le décret était un document de «bon sens» et qu'il était «très important pour le pays» afin de le protéger du terrorisme.
PHOTO EVAN VUCCI, AP
La liste contient nombre d'attentats qui ont été des dominantes médiatiques mondiales pendant plusieurs jours, comme les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, l'attentat de Nice au camion meurtrier le 14 juillet 2016 ou encore la fusillade de San Bernardino en Californie en décembre 2015.
«On est arrivé à un point où (les attaques) ne sont même plus rapportées par les médias», avait affirmé M. Trump lundi, contre toute évidence. «Et dans de nombreux cas, la presse très très malhonnête ne veut pas en rendre compte». «Ils ont leurs raisons», avait-il conclu, sans la moindre explication.
La Cour d'appel fédérale de San Francisco.... (ARCHIVES AP) - image 2.0
La Cour d'appel fédérale de San Francisco.
ARCHIVES AP
«Soi-disant juge»
Après avoir directement mis en cause «le soi-disant juge» qui a suspendu le décret, Donald Trump avait tenté de le faire passer par avance pour responsable de toute future attaque sur le sol américain: «Si quelque chose arrive, tenez-le pour responsable ainsi que le système judiciaire», a-t-il tweeté dimanche.
Ce «décret est un exercice légal de l'autorité du président sur l'entrée des étrangers aux États-Unis et l'admission des réfugiés», a indiqué le ministère de la Justice dans un document transmis lundi à la Cour d'appel fédérale de San Francisco.
De leur côté, près de 130 entreprises, basées en majorité dans la Silicon Valley, dont Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple se sont jointes à la plainte contre ce décret signé le 27 janvier. Elles dénoncent notamment les «dommages importants pour le commerce américain, l'innovation et la croissance» qui en découlent.
Si la Cour de San Francisco confirmait la suspension du décret et que la Cour suprême en était saisie, il faudrait une majorité de cinq juges sur huit pour infirmer la décision de la cour d'appel.
Ce scénario est loin d'être acquis, la Cour suprême étant actuellement divisée idéologiquement entre quatre magistrats conservateurs et quatre magistrats progressistes.
Quelque 53% des Américains contestent le décret limitant l'immigration (47% l'approuvent), selon un sondage CNN, et 51% s'y opposent (45% l'approuvent), selon un sondage CBS.
Mais le président républicain affirme que ces enquêtes d'opinion sont fausses. «Tous les sondages négatifs sont de fausses informations, comme les sondages de CNN, ABC, NBC lors de l'élection», a-t-il tweeté lundi matin. «Désolé mais les gens veulent la sécurité aux frontières et des contrôles extrêmes».
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'en est pris avec virulence au président républicain lors d'un discours devant des militaires à Téhéran.
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis», a-t-il lancé.
«Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après», a-t-il ajouté.

dimanche, février 05, 2017

Trump répète qu'il «respecte» Poutine

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 05 février 2017 à 11h45 | Mis à jour à 11h45

Agence France-Presse
WASHINGTON
Le président américain Donald Trump a répété dimanche qu'il «respectait» son homologue russe Vladimir Poutine, invitant ceux qui le considèrent comme un «tueur» à relativiser leur jugement.





«Je le respecte, ça ne veut pas dire que je vais m'entendre avec lui», a ensuite nuancé Donald Trump, dans une interview qui sera diffusée dimanche par Fox News avant le démarrage du très populaire Superbowl.
«Mais il vaut mieux s'entendre avec la Russie plutôt que l'inverse. Et si la Russie nous aide dans le combat contre l'EI (...) et contre le terrorisme islamique à travers le monde, c'est une bonne chose», a-t-il ajouté.
Et au journaliste qui lui objectait que Vladimir Poutine était un «tueur», Donald Trump a invité de manière surprenante l'Amérique à un examen de conscience.
«Beaucoup de tueurs, beaucoup de tueurs. Pensez-vous que notre pays soit si innocent?», a-t-il demandé, sans expliciter sa pensée.
La volonté de Donald Trump de réchauffer les... (PHOTO REUTERS)
La volonté de Donald Trump de réchauffer les relations avec Moscou suscite de grandes inquiétudes à Washington.
PHOTO REUTERS
Cette dernière réflexion a immédiatement suscité une salve de critiques sur les réseaux sociaux et dans la presse.
Michael McFaul, ancien ambassadeur américain en Russie et ancien conseiller de Barack Obama, s'est indigné que le président américain puisse mettre sur un pied d'égalité la politique américaine et la politique russe.
«Cette équivalence morale que Trump continue de faire entre les États-Unis et la Russie est répugnante», a-t-il estimé sur Twitter.
La volonté de Donald Trump de réchauffer les relations avec Moscou suscite de grandes inquiétudes à Washington, y compris chez des caciques républicains comme l'influent John McCain, l'ancien candidat républicain de la présidentielle 2008, et président de la commission des forces armées au Sénat.
Loin de réclamer un rapprochement avec Moscou, M. McCain a demandé jeudi à Donald Trump de livrer des armes à l'Ukraine en lutte avec des séparatistes pro-russes, après une flambée de combats meurtriers dans l'est de l'Ukraine.

jeudi, février 02, 2017

Trump compte sur son secrétaire au Commerce pour l'aider à renégocier l'ALENA

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 20 H 15
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes en compagnie du futur secrétaire du Commerce, Wilbur Ross.
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes en compagnie du futur secrétaire du Commerce, Wilbur Ross. Photo : Associated Press/Carolyn Kaster

mercredi, janvier 25, 2017

Donald Trump envisage la réouverture des prisons secrètes

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 25 janvier 2017 à 11h31 | Mis à jour à 11h31
Selon le New York Times, un décret présidentiel demanderait... (Photo archives Associated Press)
Selon le New York Times, un décret présidentiel demanderait au Pentagone de continuer à envoyer des prisonniers d'Al Qaïda et du groupe armé État islamique à Guantanamo. Il n'y reste actuellement que 41 prisonniers.PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump prépare un décret qui aboutirait à la réouverture potentielle des contestées prisons secrètes de la CIA à l'étranger, fermées par Barack Obama, selon le New York Times mercredi.
Le projet de décret de trois pages, consulté par le quotidien, révoquerait des décrets signés par Barack Obama en janvier 2009 et qui avaient ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo (une fermeture bloquée par le Congrès) et des «sites noirs» de la CIA en dehors du pays; l'accès de la Croix-Rouge à tous les détenus des États-Unis dans le monde; et la fin des techniques d'interrogatoires assimilées à de la torture.
Ce projet de décret de M. Trump, non confirmé par la Maison-Blanche, ne déclencherait pas à lui seul la réouverture des prisons de la CIA créées en secret sous la présidence de George W. Bush au début de la «guerre contre le terrorisme». Mais il ouvrirait la voie juridique à leur réouverture.
Le décret réitérerait l'interdiction du recours à la torture, tout en appelant à envisager une modification du manuel d'interrogatoire utilisé par l'armée américaine et la CIA.
Quant à Guantanamo, selon le New York Times, le texte demanderait au Pentagone de continuer à y envoyer des prisonniers d'Al Qaïda et du groupe armé État islamique. Il n'y reste actuellement que 41 prisonniers.
«Le président peut signer tous les décrets qu'il... (Photo BRENDAN SMIALOWSKI, Agence France-Presse) - image 2.0
«Le président peut signer tous les décrets qu'il veut, mais la loi est la loi», a réagi John McCain dans un communiqué.
PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AGENCE FRANCE-PRESSE
Torture
L'interdiction de la torture a été inscrite dans le marbre du droit américain par une loi votée en 2015 par le Congrès et portée par le sénateur républicain John McCain. Les États-Unis ne peuvent avoir recours qu'aux techniques stipulées dans le manuel de l'armée. Un décret ne peut changer cette loi.
«Le président peut signer tous les décrets qu'il veut, mais la loi est la loi, a réagi John McCain dans un communiqué. Nous ne ramènerons pas la torture aux États-Unis».
Le sénateur McCain a aussi rappelé que le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, s'était engagé à ce que ses agents limitent leurs techniques d'interrogatoire à celles énumérées dans le manuel de l'armée. Le nouveau secrétaire à la Défense, l'ancien général James Mattis, lui a donné le même engagement pour ses troupes.
«Je suis certain que ces leaders respecteront leur parole», a ajouté John McCain.
En février 2016, le candidat Donald Trump avait déclaré: «la torture marche», en promettant qu'il réinstaurerait la technique de simulation de noyade («waterboarding»), bannie par Barack Obama. En novembre dernier, après avoir rencontré James Mattis, il s'était dit «impressionné» par les arguments du général contre la torture, sans toutefois dire s'il avait changé d'opinion.