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mardi, février 07, 2017

Un Canadien sur cinq se sert du REER pour des dépenses courantes

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Publié il y a 10 minutes

Un Canadien sur cinq (21%) possédant un REER s’en sert pour régler des dépenses courantes, révèle les données d’un sondage de BMO Groupe financier publiées ce mardi. Et presque tous ne prévoient pas rembourser cette somme, malgré les pénalités fiscales qui en découlent.

C’est un enjeu sérieux, puisque normalement, puiser dans son REER devrait être le recours ultime pour payer ses factures. C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des Canadien(ne)s (38 %) et des Québécois(es) (39 %) qui puisent dans ce fonds d’épargne-retraite avant l’âge de 71 ans le font en vue d’acheter une maison. Dans les deux cas, la somme moyenne retirée est à peu près identique : elle est de 17 213 $ pour l’ensemble du pays, contre 17 231 $ au Québec.

Même dans ce cas, il existe des règles pour remettre l’argent ainsi emprunté à son régime enregistré. Le régime d’accès à la propriété (RAP) canadien donne généralement 15 ans pour lefaire, à partir de la seconde année suivant le retrait.

L'importance d'un fonds d'urgence

Pour les autres dépenses, les institutions financières recommandent plutôt de créer un fonds d’urgence séparé, qu’il s’agisse d’un compte d’épargne à taux d’intérêt élevé, ou d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Dans ce dernier cas, les cotisations ne sont alors pas déductibles d’impôt, mais les revenus de placement et le gain en capital gagnés grâce à ce compte ne sont pas imposables.
38% des Canadiens utilisent leur REER afin d'acheter une maison. (photo: 123RF)

Jean Richard, vice-président expert-conseil principal chez BMO Gestion de patrimoine estime que c’est là «une bonne façon d’éviter de puiser dans votre REER pour des dépenses autres que la retraite.»

Le sondage ne demande pas pourquoi les gens qui puisent ainsi dans leur fonds de retraite agissent ainsi. Peut-être n’ont-ils pas la capacité financière pour mettre d’autres sous de côté. Plusieurs employés cotisent à leur REER non seulement pour les avantages fiscaux, mais aussi parce que leur employeur bonifie cette cotisation.

Le porte-parole de BMO pense que plusieurs ne sont tout simplement pas bien informés sur les différents produits financiers existant qui leur permettrait de sauver des sous. «Avant de retirer des fonds de votre REER, parlez à un professionnel financier», suggère-t-il. Les répercussions fiscales d’un tel geste peuvent être plus importantes qu’on le croit, et il existe peut-être d’autres moyens plus économiques d’arriver aux mêmes fins.