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dimanche, mars 20, 2016

PKP se dissocie de militants du PQ qui ont rencontré Marine Le Pen

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le samedi 19 mars 2016 à 19h42. Modifié par Christine Roger le dimanche 20 mars 2016
PKP se dissocie de militants du PQ qui ont rencontré Marine Le Pen
MONTRÉAL - Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d'une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.
M. Péladeau a dit, samedi, sur son site Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s'affichant comme des 'jeunes du Parti québécois'», avaient rencontré Mme Le Pen.
«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d'initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l'histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine — un mouvement rattaché au FN —, a publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»
La dirigeante du Front national, parti français de droite, est débarquée à Montréal vendredi. Mme Le Pen annoncé sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau.
À Québec non plus, personne ne se préparait à l'accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n'est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu'elle avait à faire à «plein d'Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l'immigration est faire preuve de xénophobie».
Concernant les militants du PQ, Mme Le Pen a eu ses mots: «Le PQ est divers et varié et pas monolithique. Il y a des gens au sein du PQ qui ont des contacts avec nous, il y en a qui regardent beaucoup ce que nous faisons.»

Mme Le Pen doit être à Québec, dimanche, dans le cadre de la Journée de la francophonie.

Dans son entrevue à Radio-Canada, Mme Le Pen a dit croire que la francophonie était malheureusement «abandonnée» par les «élites québécoises».

«Je veux aussi porter ce message de la francophonie, pour laquelle j'ai de grandes ambitions, et qui est aujourd'hui en recul, abandonnée, notamment par le gouvernement français, et qui semble être aussi abandonnée, il faut bien le dire, par les élites québécoises, à mon grand désespoir, parce que la francophonie est un support incroyable de développement, pas seulement culturel mais aussi économique. Et je crois qu'on a oublié cet aspect-là», a-t-elle déclaré.

samedi, janvier 30, 2016

Guy Bertrand fustige le reportage d'Enquête sur Péladeau

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

Publié le 29 janvier 2016 à 23h44 | Mis à jour le 29 janvier 2016 à 23h44
Enquête a montré Pierre Karl Péladeau comme un «antisyndical,... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE
Enquête a montré Pierre Karl Péladeau comme un «antisyndical, insupportable, avec qui on ne peut pas travailler», a dénoncé Guy Bertrand.

<p>David Rémillard</p>
(Québec) «J'accuse Radio-Canada d'avoir détruit, en direct, hier soir, le 28 janvier 2016, la réputation de Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois.»
Ces propos sont de Me Guy Bertrand, avocat et membre fondateur du Parti québécois (PQ).
Ce dernier n'a pas apprécié les enquêtes coup sur coup de La Presse et de l'émission Enquête à Radio-Canada sur Pierre Karl Péladeau «le gestionnaire». Mécontentement qu'il a partagé dans une vidéo mise sur Facebook, vendredi.
L'émission d'une heure diffusée à ICI Radio-Canada Télé jeudi avançait notamment que Québecor aurait payé, de 1999 à 2012, 12 % d'impôts sur un bénéfice net de 3milliards $ au Canada. Période au cours de laquelle M. Péladeau était président de l'entreprise et où le ratio d'imposition moyen des compagnies était de 22 % au pays.
Les chiffres ont été contestés par Québecor vendredi.
Pour tenter d'expliquer ce faible ratio, Enquête a retracé une trentaine de compagnies et succursales «qui semblaient en lien» avec Québecor dans une dizaine de pays considérés comme des paradis fiscaux. Québecor aurait donc usé du stratagème de l'évitement fiscal, pratique qui n'est pas illégale, lorsque le chef du PQ était pdg.
Au-delà des informations avancées concernant les pratiques fiscales de Québecor, Me Bertrand a surtout sourcillé sur la construction du reportage.
«On a présenté l'émission sous l'angle mauvais de Pierre Karl Péladeau. Radio-Canada a décidé de le montrer comme un antisyndical, insupportable, avec qui on ne peut pas travailler. Comme un dictateur qui veut tout contrôler», dit-il dans sa vidéo d'une douzaine de minutes.
«J'étais révolté», a déclaré Me Bertrand, joint plus tard au téléphone. «On a montré des scènes où on le fait mal paraître. On le voit en train de travailler pendant un lock-out [au Journal de Montréal]», a-t-il cité en exemple.
«Ensuite arrive la question des paradis fiscaux. Là, on joue avec les mots entre évitement fiscal et évasion fiscale.» Selon lui, la moitié de «monsieur, madame Tout-le-monde» a l'impression, au terme du reportage, que Québecor et M. Péladeau ont commis des gestes illégaux.
Spécialiste des questions diffamatoires, Me Bertrand, un indépendantiste pur et dur, juge qu'il y a matière à poursuite. «Je pense qu'il y a matière. Je ne dis pas où qu'il gagnerait la cause cependant.»
S'il avait à le défendre, ce qu'il ne fera pas - «je ne cours pas après des mandats» -, Me Bertrand ne remettrait pas en question la notion d'intérêt public. Pour lui, il n'y a rien d'anormal à enquêter sur ceux qui aspirent au pouvoir.
Il juge par contre que la vérité «a été biaisée» et remet en question la bonne foi du reportage, «la manière dont on l'a fait».
Enquête se défend
Avant même la sortie de Me Bertrand vendredi, la journaliste-animatrice à Enquête, Marie-Maude Denis, a défendu le reportage diffusé jeudi. «Notre reportage respecte nos normes et pratiques journalistiques. Il est le fruit d'une recherche rigoureuse contre-vérifiée par des fiscalistes de très haute réputation», a-t-elle écrit au nom de l'équipe d'Enquête, sur Facebook, vendredi.
«Nous considérons que, puisque M. Péladeau est chef d'un parti politique et qu'il aspire à être premier ministre, il est normal que Radio-Canada comme d'autres médias mesurent la cohérence entre ses déclarations publiques et son passé d'homme d'affaires», a-t-elle ajouté, soulignant que le travail d'Enquête était fait «sans complaisance» et «en toute indépendance».

La sortie de Guy Bertrand



vendredi, janvier 22, 2016

Péladeau réplique à l'enquête de La Presse en attaquant Power Corp

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau (archives)
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau (archives)  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Dans un message publié sur Facebook vendredi après-midi, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, qualifie de « pétard mouillé » l'enquête du quotidien La Presseportant sur les stratégies fiscales utilisées par Québecor World, à l'époque où il en était un des dirigeants. Il s'attaque du coup au propriétaire du journal, Power Corporation, qu'il accuse de faire des transactions financières dans des paradis fiscaux ou de manière à minimiser ses impacts fiscaux.
Selon La Presse, Québecor World a créé 10 sociétés ou succursales dans des pays réputés pour leur régime fiscal avantageux, comme la Suisse, le Luxembourg et l'Islande, entre 1998 et 2004. Dans la mesure où l'imprimeur n'avait ni usine ni imprimerie dans ces pays, ces décisions semblent avoir eu comme objectif, de l'avis des experts interrogés par le quotidien, de payer des impôts à un taux suisse, soit entre 2 % et 3 %, plutôt qu'à un taux supérieur, comme cela aurait pu être le cas au Canada.
« À partir de 1994, et jusqu'au décès de mon père, j'ai assumé la direction opérationnelle européenne d'Imprimeries Québecor, qui amorçait une stratégie d'expansion mondiale. Alors que j'apprenais le monde des affaires et que je gravissais un à un les échelons de l'entreprise, il y avait en place, une direction solide et aguerrie, composée de dirigeants d'expérience qui prenaient les décisions stratégiques au bénéfice des actionnaires et en respectant les lois et conventions fiscales de l'époque », écrit-il.
« Que ceux-ci aient mis en place des opérations visant à optimiser la fiscalité de l'entreprise était normal à l'époque et cela était vrai pour la vaste majorité des multinationales canadiennes. Par ailleurs, cela est une démonstration éloquente des offres commerciales que les banques canadiennes faisaient et font encore aujourd'hui auprès de leurs clients », poursuit le chef souverainiste.
« En octobre 1999, Imprimeries Québecor faisait une des plus grandes acquisitions de son histoire en acquérant World Color Press. C'est alors que Québecor World a fait son apparition. Celle-ci était une entreprise publique inscrite à la bourse, ayant une direction autonome de celle de Québecor. Ce n'est pas parce que le nom "Québecor" apparaît dans l'appellation d'entreprise de Québecor World qu'il faut conclure que c'est la même entité. C'est tout faux. »
Le chef du Parti québécois ajoute qu'il n'a « jamais mis en place de structure d'optimisation fiscale de nature "exotique" comme les qualifient les experts », à l'époque où il a été président et chef de la direction de Québecor et Québecor Média. « S'il devait y avoir eu des entités de ce type, c'est qu'elles existaient déjà dans les entreprises dont nous avons fait l'acquisition, notamment certaines filiales de Vidéotron, et nous les avons démantelées au fil du temps. »
M. Péladeau ajoute que les gestes qu'il a posés comme dirigeant d'entreprise sont « tout à fait conformes » avec ses prises de position en tant que chef du Parti québécois, et que son parti continue d'appuyer les efforts des pays membres de l'OCDE pour changer les conventions fiscales internationales. Il ajoute que le Québec devrait être un pays « pour exercer une pression » en ce sens sur les autres nations. Ottawa, conclut-il « n'est pas particulièrement pressé d'agir ».
« Voilà l'histoire du pétard mouillé de La Presse de ce matin. À quand un grand reportage sur les pratiques fiscales de Power Corporation dans La Presse? »— Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois, dans un message Facebook

Une charge à fond de train contre Power Corporation
Outre cette réponse aux révélations de La Presse, le long message publié par M. Péladeau contient une attaque en règle contre Power Coporation. Il s'agit d'une deuxième attaque du genre en autant de jours. Jeudi, le chef péquiste s'était attaqué aux chroniqueurs du quotidien qui ont mis en doute certaines de ses récentes décisions.
« Mes amis du quotidien de Power Corporation du Canada ont décidé de m'en donner une petite ce matin... », commence-t-il dans son message intitulé « Récidive ».
« Avant de répondre plus en détail, je me permettrai de suggérer à celui qui tient la plume ainsi qu'à la direction du quotidien, incluant son président du conseil, André Desmarais, de se pencher également sur l'entreprise qui leur fait parvenir un chèque de paye chaque semaine », poursuit-il en détaillant quelques éléments de la structure de Québecor.
Il souligne notamment que Putnam Investments, propriété de Power Financial Corporation, détient des participations dans le holding Pargesa, « créé lors d'un "raid" de Paul Desmarais et de son associé, Albert Frère, sur le gouvernement français en 1981 ». Il cite à l'appui de cette attaque un extrait de la page Wikipédia consacrée à Paul Desmarais.
« Des milliers de transactions financières sont réalisées par Power Corporation du Canada tous les jours. [...] Est-ce que nos petits amis s'intéressent au fait qu'elles soient réalisées encore aujourd'hui dans des paradis fiscaux et/ou dans le but de minimiser les impacts fiscaux? Un travail herculéen à faire, mais certainement pas une commande de la direction. »— Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois, dans un message Facebook

Dans une entrevue accordée à Gravel le matin, le professeur de droit fiscal de l'Université Laval André Lareau, qui a collaboré à l'enquête de La Presse, a souligné que la stratégie fiscale de Québecor World visant à payer moins d'impôts en bout de piste est « totalement légale », et qu'il s'agit là d'une « pratique courante » de grandes entreprises du monde.
Il n'en croit pas moins que ces révélations revêtent un intérêt public certain, entre autres parce que M. Péladeau a argué lors de son arrivée en politique que Québecor n'a jamais utilisé de « schemes fiscaux » pendant les 14 ans où il a été un membre de sa direction.
Aussi, « c'est pour dire aux gens, la moralité fiscale, c'est autre chose que le droit fiscal pur. C'est-à-dire qu'une stratégie peut être légale, mais est-ce que c'est moral? », soutient M. Lareau. « En 2016, est-ce qu'on est rendu ailleurs? Est-ce que les citoyens de ce pays, du Canada et d'ailleurs, sont prêts encore à ce que ça se fasse? [...] Les gens commencent à en avoir ras le pompon de ces stratégies-là ».
« Le passé de M. Péladeau est source de profond malaise pour l'ensemble du mouvement souverainiste », a commenté le député de Québec solidaire Amir Khadir dans un message publié sur Twitter.

mardi, janvier 19, 2016

Péladeau nie demander le départ de Pierre Duchesne

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Pierre Duchesne et Pierre Karl Péladeau à Chicoutimi
Pierre Duchesne et Pierre Karl Péladeau à Chicoutimi  Photo :  Twitter
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, assure qu'il ne demande pas le départ de son directeur de cabinet, Pierre Duchesne, comme le laissait entendre le quotidien La Presse mardi matin.
Interrogé à ce sujet mardi après-midi, au terme d'un discours prononcé à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le chef péquiste a commencé par éluder la question. « Je n'ai pas l'intention de commenter les rumeurs des médias. Pierre fait son travail. »
« Demandez-vous son départ? » l'a relancé une journaliste. « Pas du tout », a-t-il répondu de but en blanc.
Lorsque les médias lui ont ensuite demandé s'il avait toujours confiance en M. Duchesne, Pierre Karl Péladeau est revenu à sa réponse initiale : « Je n'ai pas d'autres commentaires à donner que ceux que je viens de faire », a-t-il dit, avant de passer à d'autres questions.
Plus tôt dans la journée, M. Péladeau s'était présenté à l'UQAC aux côtés de Pierre Duchesne. Le chef péquiste a d'ailleurs pris soin de publier une photo d'eux, souriants côte à côte, sur le réseau social Twitter.
Le Parti québécois, qui tient son caucus national jusqu'à jeudi à Jonquière, a été touché par de nombreux départs ces derniers mois.
Lundi, la directrice de la recherche Louise-Andrée Moisan a remis sa démission.
En octobre, le vétéran député et ex-chef par intérim Stéphane Bédard quittait la vie politique. Cette démission s'ajoutait à cinq départs d'employés de l'aile parlementaire péquiste, dont celui du directeur de cabinet du leader parlementaire de l'opposition officielle au début du mois de novembre.
Pierre Karl Péladeau avait d'ailleurs tenu à minimiser les tensions internes au Parti québécois, en novembre. Il avait réitéré sa confiance en Pierre Duchesne.
M. Duchesne s'est lancé dans l'arène politique en 2012, après une carrière de 25 ans en journalisme à Radio-Canada.
Élu député péquiste de Borduas, en Montérégie, il a été nommé ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de Pauline Marois.
Avant d'être nommé directeur de cabinet du chef de l'opposition, en août, il occupait le poste de conseiller stratégique pour le Parti québécois.

mardi, janvier 12, 2016

PKP songe à faire un don «important» à l'Institut sur la souveraineté

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

Publié le 11 janvier 2016 à 21h39 | Mis à jour le 12 janvier 2016 à 07h41
Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau... (Photo Le Droit, Étienne Ranger)
Le chef du PQ, Pierre Karl PéladeauPHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER

<p>Jean-Marc Salvet</p>
(Québec) Pour offrir le meilleur décollage possible à l'Institut de recherche sur la souveraineté, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, songe à lui offrir un don personnel «important». Cet organisme sans but lucratif sera constitué incessamment, promet-on.
Les modalités de fonctionnement du futur Institut devraient être officiellement présentées par le chef du Parti québécois d'ici la fin du mois; un peu avant ou un peu après la réunion que tiendront les membres de l'aile parlementaire les 20 et 21 janvier à Chicoutimi, selon des informations recueillies par Le Soleil. La date précise de lancement n'a cependant pas encore été arrêtée.
Cet institut sera «le véhicule qui va nous permettre d'alimenter la réflexion et de pouvoir produire des études pour faire en sorte que nous puissions aller à la population avec un argumentaire qui va être important, détaillé, puissant et pour, évidemment, définir notre démarche jusqu'aux élections de 2018», avait expliqué M. Péladeau en février dernier. Il a par la suite précisé que son financement serait assuré par les dons des Québécois.
Au Parti québécois, certains se sont demandé pendant un certain temps si la loi québécoise sur le financement des partis politiques s'appliquerait à ce think tank, et si les dons devraient donc être limités à 100 $ par personne par année - ce qui aurait sérieusement compliqué son financement.
Finalement, on ne voit pas comment cette loi pourrait s'appliquer à cet organisme, bien que ce soit le chef du Parti québécois lui-même qui en aura été l'inspirateur. «Les gens ont le droit de financer les causes qu'ils désirent», dit un membre de haut rang du parti, selon qui rien n'empêcherait M. Péladeau d'y aller d'une contribution personnelle importante. Techniquement, une fois lancé, l'Institut sera indépendant du Parti québécois, fait-on valoir.
Depuis une génération
Chez le Directeur général des élections du Québec, on ne commente pas le dossier.
L'Institut de recherche sur la souveraineté produira des études sur l'indépendance du Québec, «sur ses conséquences et ses avantages, tant sur le plan économique et financier que sur d'autres», détaille un interlocuteur associé à la réflexion. Il devrait aussi se pencher sur des questions comme celle de la reconnaissance internationale d'un Québec souverain.
Les études seront réalisées par des gens reconnus comme des experts dans leur domaine, assure un péquiste. Les dernières vraies études du genre datent d'une génération, insiste un autre.

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lundi, novembre 23, 2015

Péladeau ouvre la porte à la partition d'un Québec souverain

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 22 novembre 2015 à 14h21. Modifié par 98,5 Sports à 18h22.
Péladeau ouvre la porte à la partition d'un Québec souverain
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SHERBROOKE - Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a semblé ouvrir la porte, dimanche, à la partition d'un Québec souverain, avant de se dire par communiqué « confiant » d'en arriver à des arrangements avec les « nations concernées dans le respect de l'intégrité du territoire ».
Pierre-Karl Péladeau
 
 
 
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D'abord questionné en point de presse à savoir si, dans un Québec souverain, les frontières actuelles du Québec demeureraient intactes, M. Péladeau a affirmé qu'il ne pouvait pas fournir de réponse.
En marge du conseil national de son parti, qui se tenait à Sherbrooke, il a ajouté qu'il s'agissait d'un enjeu complexe, d'un vaste « chantier » fondé notamment sur des négociations à mener avec les nations autochtones.

« C'est un vaste chantier. Certainement que les frontières seront des questions d'importance internationale. Ce seront des questions qui vont concerner aussi le statut et l'intégrité du territoire. Mais je ne peux pas répondre à cette question-là », a-t-il dit.

Interpellé sur son intérêt, dans ce contexte, à acquiescer aux revendications territoriales traditionnelles des peuples autochtones, M. Péladeau a refusé de répondre, à une question posée en français.

Mais par la suite, en anglais, il s'est montré « ouvert au dialogue » avec les Premières Nations sur cet enjeu fort délicat politiquement de l'intégrité territoriale du Québec.

Après la conclusion du conseil national du PQ, M. Péladeau a voulu apporter une « précision » par communiqué.

« Par ce dialogue, de nation à nation, nous sommes confiants d'en arriver à de nouveaux arrangements mutuellement bénéfiques pour toutes les nations concernées dans le respect de l'intégrité du territoire », a dit M. Péladeau.

Dans le passé, les chefs du Parti québécois ont toujours proclamé le caractère intouchable des frontières du Québec, un engagement ayant d'ailleurs force de loi.

Dans la foulée du référendum d'octobre 1995, le gouvernement fédéral avait adopté sa Loi sur la clarté. En réaction à l'initiative fédérale, le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard avait fait adopter en décembre 2000 la loi 99 édictant notamment que le gouvernement devait « veiller au maintien et au respect de l'intégrité territoriale du Québec ».

L'article 9 de la loi précisait que «le territoire du Québec et ses frontières ne peuvent être modifiés qu'avec le consentement de l'Assemblée nationale».

Le président du parti, Raymond Archambault, a dit de son côté que les frontières actuelles du Québec n'existaient pas quand les autochtones étaient seuls à occuper le territoire, et qu'elles dataient du régime britannique.
« J'aimerais, dit-il, qu'on retrouve l'esprit de collaboration que nos ancêtres ont connu avec les Premières Nations ».

L'enjeu de la partition du Québec s'était imposé la veille, quand le chef de l'Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, est venu revendiquer la souveraineté des peuples autochtones, en ajoutant qu'en cas d'indépendance du Québec tout serait sur la table des négociations, y compris la question territoriale.

Négos

Durant le week-end, les militants péquistes ont adopté une série de propositions, dont une qui demande aux élus péquistes d'appuyer clairement et sans réserve les revendications syndicales des employés du secteur public présentement en négociation, incluant un nécessaire « rattrapage salarial ».

M. Péladeau a cependant pris ses distances de la volonté de ses membres à ce chapitre, restant évasif sur le sujet. Il s'en est tenu à exprimer son intention de valoriser le service public.
« Nous ne sommes pas aux tables de négociation », a-t-il tranché pour justifier sa position, disant souhaiter un règlement négocié entre les syndiqués et l'État.

Le conseil national a fourni aux 350 membres présents de relancer la machine électorale du PQ. Le mot « mobiliser » était sur toutes les lèvres. On veut se donner de meilleurs outils d'organisation, mieux utiliser les réseaux sociaux et créer un portail web, raffiner les méthodes de pointage et fournir de la formation aux militants, bénévoles et organisateurs. L'heure est à l'action politique, en prévision des élections de 2018.

Le PQ va par ailleurs demander au Directeur général des élections de renommer la circonscription de L'Assomption, pour qu'elle porte le nom de Jacques Parizeau, qui en a été le député pendant plusieurs années. La circonscription est représentée actuellement par le chef caquiste François Legault.

jeudi, octobre 29, 2015

1 milliard $US dans la CSeries: le gouvernement s'est fait avoir, dit l'opposition

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«Dans Bombardier, le gouvernement libéral s’est fait avoir. Il a agi comme un enfant d’école devant une grande entreprise qui a tout obtenu, mais les contribuables prennent tous les risques et c’est une mauvaise entente», a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

LOUIS GAGNÉ
MISE à JOUR 
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard s’est fait avoir comme un enfant d’école en investissant 1 milliard $US dans un projet aussi risqué que la CSeries, ont dénoncé les partis d’opposition jeudi.
«Dans Bombardier, le gouvernement libéral s’est fait avoir. Il a agi comme un enfant d’école devant une grande entreprise qui a tout obtenu, mais les contribuables prennent tous les risques et c’est une mauvaise entente», a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.
Ce dernier croit que le gouvernement aurait dû investir dans les deux divisions de Bombardier qui sont rentables, celles des Transports et des avions d’affaires, au lieu de mettre tous ses œufs dans le seul panier de la CSeries.
«Je n’en reviens pas comment le gouvernement libéral a mal négocié, a dit le chef du deuxième groupe d’opposition. Il a eu l’air d’un enfant en culottes courtes.»
De «piètres négociateurs»

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a abondé dans le même sens que son adversaire caquiste.
«J’en conclus que le gouvernement, le premier ministre et son ministre de l’Économie sont de piètres négociateurs. [...] Le gouvernement va prendre tous les risques, et ce sont les actionnaires de Bombardier qui vont en récupérer les bénéfices», a-t-il déploré.
M. Péladeau a soutenu que la Caisse de dépôt et placement, qui gère le bas de laine des Québécois, n’aurait jamais accepté d’investir uniquement dans la CSeries, sans prendre de participation dans la compagnie mère.
«Honnêtement, je crois que la Caisse de dépôt ne serait jamais rentrée dans un “deal” de cette nature», a indiqué le chef péquiste.
Le gouvernement a investi «dans une filiale, alors qu’il y a des actifs extrêmement importants et avantageux dans Bombardier, particulièrement la division Transport, a-t-il relevé. Pourquoi ne met-il pas son argent au même niveau que la famille Bombardier, au même niveau que l’ensemble des actionnaires de Bombardier? C’est ça qui est inquiétant.»

mercredi, septembre 09, 2015

« Ce qui reste, c’est beaucoup de fierté », affirme Stéphane Bédard

http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/

Stéphane Bédard
Stéphane Bédard  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, a rompu le silence trois jours après avoir été écarté du poste de leader parlementaire, qu'il occupait depuis sept ans, par le chef du Parti québécois, Pierre-Karl Péladeau.
Dimanche, M. Péladeau a annoncé que Bernard Drainville serait le nouveau leader parlementaire de l'opposition officielle. Pour sa part, Stéphane Bédard s'est vu confier le poste de porte-parole en matière de justice au sein du cabinet fantôme.
Avant le caucus de la rentrée du Parti québécois, Stéphane Bédard s'est dit fier du travail qu'il a accompli au cours des sept années où il a été leader parlementaire.
Il a aussi nié avoir songé à démissionner à la suite de la décision de Pierre-Karl Péladeau. « Le chef a toute la latitude pour décider qui va occuper quelle fonction et moi, chaque fois que j'ai eu la confiance des chefs, j'ai servi la cause que vous connaissez », affirme M. Bédard.
« J'ai été au cœur de bien des choses. Je pense que j'ai développé une compétence dans la gestion de crise, ça, c'est clair. Maintenant ce sont d'autres défis qui m'attendent. »— Stéphane Bédard, député de Chicoutimi

Le député de Chicoutimi a rappelé qu'il milite pour la cause souverainiste depuis qu'il a dix ans et a insisté sur son attachement pour le Parti québécois. « Je regarde l'ensemble du caucus, je vois une équipe formidable », conclut Stéphane Bédard.
Une nouvelle ère pour Pierre-Karl Péladeau
Arrivé au caucus du Parti québécois quelques minutes après Stéphane Bédard, Pierre-Karl Péladeau n'a pas voulu dire qu'il avait écarté le député de Chicoutimi du poste de leader parlementaire de l'opposition officielle, soulignant plutôt le « travail exceptionnel » qu'il avait accompli.
« Une nouvelle session et une nouvelle période s'ouvrent, dit-il. Je pense qu'il était adéquat, parce que nous avons des compétences exceptionnelles au Parti québécois dans notre députation, de faire en sorte de mettre en valeur ces compétences, cette diversité et cette énergie qui est celle de notre députation et dans un dosage adéquat. »

Le plan de Péladeau pour transformer le PQ en une « machine de guerre »

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le mardi 8 septembre 2015 à 21 h 49 HAE
Péladeau veut faire du PQ une « machine de guerre »

Exclusif - Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a l'intention de créer une école de formation permanente pour les militants de sa formation politique, selon les informations obtenues par Radio-Canada.
Un texte de Michel PepinTwitterCourriel et de Davide GentileTwitterCourriel
Dans sa volonté de rénover le parti, Pierre Karl Péladeau et le nouveau directeur général du PQ, Alain Lupien, ont indiqué à une centaine d'organisateurs, réunis à huis clos le 29 août à L'Assomption, leur volonté de réimplanter une école pour inculquer aux militants les arguments pour l'indépendance du Québec qui seront développés par l'Institut de recherche appliquée sur la souveraineté.
Cet institut, évoqué à maintes reprises par Pierre Karl Péladeau, serait lancé d'ici la fin de l'année.
C'est une stratégie sur trois ans, jusqu'aux élections de 2018, que les deux hommes ont présentée devant les organisateurs péquistes, dans le but de faire du Parti québécois une « machine de guerre », selon une expression mentionnée par des militants.
Dans cette stratégie, les médias sociaux joueront un rôle central, avec l'aide du logiciel « Nation Builder » qui a servi aux campagnes électorales de Barack Obama aux États-Unis. Ces logiciels de campagne électorale sont de plus en plus répandus parmi les partis politiques des démocraties occidentales.
Les deux hommes ont affirmé leur volonté de décentraliser le parti, de donner davantage de pouvoirs aux circonscriptions et d'encourager les initiatives locales. Ils entendent relancer le recrutement et le financement par une présence constante sur le terrain. Pierre Karl Péladeau était en tournée une partie de l'été, et Alain Lupien devrait se rendre dans toutes les circonscriptions du Québec.
Un parti résolument souverainiste
Le chef du PQ a déclaré qu'il entendait désormais afficher clairement la volonté de son parti de réaliser la souveraineté du Québec.
Vers la fin novembre, le parti formera un comité directeur qui sera chargé de préparer un congrès d'ici la fin 2016 ou dans les premiers mois de 2017. L'article 1 du programme du PQ sur l'accession du Québec à la souveraineté sera au coeur des débats. Actuellement, cet article prévoit qu'un gouvernement du Parti québécois consulterait les Québécois par référendum « au moment jugé approprié ».
« Ça passe ou ça casse »
Les discours des deux hommes ont été accueillis par des ovations par la centaine d'organisateurs présents, pour la plupart des présidents et des vice-présidents d'associations de circonscriptions. Les interventions sur le plancher ont été positives et la bonne humeur des militants était évidente à la sortie de cette rencontre. La détermination de Pierre Karl Péladeau de promouvoir l'indépendance du Québec, dès maintenant et jusqu'aux élections de 2018, a été perçue comme un virage majeur.
Au cours des derniers jours, plusieurs militants, organisateurs et élus du Parti québécois ont utilisé des expressions comme « ça passe ou ça casse » ou encore « c'est tout ou rien » pour décrire la prochaine campagne électorale de 2018.