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lundi, décembre 19, 2016

Négociations en santé : Barrette menace de claquer la porte

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 10 H 00 | Mis à jour à 10 h 01
Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, à son arrivée au Château Laurier.
Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, à son arrivée au Château Laurier.
Photo : Radio-Canada

nsatisfait de l'offre fédérale qu'il qualifie de « tout simplement irresponsable », le ministre québécois de la Santé menace de quitter la table des négociations alors que s'ouvre au Château Laurier, à Ottawa, la rencontre des ministres fédéraux et provinciaux des Finances et de la Santé sur les transferts fédéraux en santé.
La proposition de Bill Morneau est une réduction du financement en santé qui entraînera une diminution de l’accès aux soins sur une période de dix ans, à un moment où les besoins d’accès en maintien à domicile et en santé mentale sont croissants. Gaétan Barrette
Le Québec n'est d'ailleurs pas la seule des provinces à avoir fait part à haute voix de son malaise. Elles sont plusieurs, en fait, à ne pas cacher leur mécontentement face à l’offre faite vendredi par le ministre fédéral des Finances Bill Morneau, qu’elles considèrent comme un ultimatum.
En vertu de la dernière entente fédérale-provinciale, les transferts fédéraux en santé ont augmenté de 6 % au cours des dernières années. Ils doivent cependant être limités à 3 % dès l’an prochain, au grand dam des provinces.
Dimanche soir, les ministres provinciaux sont arrivés avec une heure de retard au souper de travail organisé avec M. Morneau en vue de la rencontre, afin de discuter de l’offre fédérale.
Selon des déclarations faites dimanche soir par le ministre Barrette et le ministre britanno-colombien des Finances, Michael de Jong, M. Morneau aurait proposé des augmentations fermes annuelles de 3,5 %.
Ottawa investirait en outre 8 milliards de dollars sur 10 ans pour des secteurs bien précis comme les soins de santé à domicile et la santé mentale, et 1 milliard sur quatre ans dans les infrastructures reliées aux soins de santé à domicile.
En arrivant au Chateau Laurier, lundi matin, le ministre Barrette a clairement signifié qu'il est prêt à claquer la porte des négociations si Ottawa ne modifie pas sa proposition.
Il n'y a aucun doute que le Québec, si la proposition reste telle quelle, va quitter la table. Gaétan Barrette
En entrevue au Réseau de l’information, un peu plus tôt, le ministre Barrette avait continué de pourfendre cette proposition, qu’il a déjà qualifiée d'« indécente » et d'« irresponsable » dans des messages envoyés dimanche sur son compte Twitter.
« Vendredi dernier, il nous envoie une proposition à la dernière minute, sans avoir négocié pendant un an de temps, et il nous dit : c’est un ultimatum, c’est à prendre ou à laisser » a dénoncé le ministre. « Ce qu’il met sur la table, c’est un désinvestissement du fédéral en santé et il nous fait une proposition qui va diminuer la part du financement du fédéral de 23 % au Canada à moins de 20 % sur 10 ans. »
M. Barrette propose de maintenir la hausse des transferts en santé à 6 % pour l’année 2017, et d’entreprendre des négociations pour parvenir, dès l’an prochain, à une entente pour les années subséquentes.
On a pris une année pour négocier les changements climatiques et on prend une journée pour la santé, c’est ridicule! En plus, on a un ultimatum. Gaétan Barrette
« Si on perd ce financement, je vous le dis, nous on a à développer – parce que ce n’est pas suffisamment là - le maintien domicile et la santé mentale, on ne peut pas le faire. On ne peut juste pas le faire. »
Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, a livré exactement le même message en arrivant à la rencontre. Selon lui, l’objectif ultime est de convaincre le fédéral de hausser sa contribution à 25 % aux soins de santé.
Même avec les montants additionnels proposés pour les soins à domicile et les soins en santé mentale, « on va s’éloigner du 25 %, dit-il. « L’offre fédérale n’est pas particulièrement généreuse, même avec les fonds additionnels. »
Selon lui, les transferts en santé offrent une base « beaucoup plus solide » de financement pour les provinces. « Les fonds spéciaux, on ne sait jamais quand ils vont prendre fin », explique-t-il.
M. Leitao soutient que les négociations s’annoncent « très difficiles », et se montre peu optimiste qu’une entente puisse être conclue aujourd’hui. « Je ne suis pas plus optimiste que je l’étais hier », a-t-il laissé tomber.

vendredi, avril 01, 2016

«J'ai juste fait le suivi d'un dossier» -Sam Hamad

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour (Québec) 98,5 fm le vendredi 01 avril 2016 à 05h01. Modifié à 08h40.
«J'ai juste fait le suivi d'un dossier» -Sam Hamad
Sam Hamad/Cogeco Nouvelles
QUÉBEC - Le ministre Sam Hamad nie les affirmations de l'émission Enquête de Radio-Canada selon lesquelles il aurait été une source d'information stratégique pour l'octroi d'une subvention ayant servi aux intérêts de Marc-Yvan Côté, arrêté pour fraude et corruption le 17 mars dernier.

«Je n'ai pas commis de fautes. J'ai juste fait le suivi d'un dossier», a répondu l'actuel président du Conseil du trésor, vendredi matin, en entrevue avec Paul Arcand au 98,5fm.
Radio-Canada dit avoir obtenu une série de courriels entre des hauts dirigeants de l'entreprise Premier Tech, du Bas-Saint-Laurent, parlant de l'«aide» offerte par leur «ami Sam». L'un de ces hauts dirigeants est l'ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, alors vice-président du conseil d'administration de Premier Tech.
«J’ai eu des échanges pour un projet important. C’était un bon projet. J’ai fait le suivi. J’ai jamais, jamais parlé des informations au Conseil du trésor», s'est défendu Sam Hamad au 98,5fm.
Prêt de 11 millions et suvention de 8 millions
Les hauts dirigeants de Premier Tech souhaitaient au début de 2010 faire augmenter une aide offerte par Québec en vue de l'achat d'un concurrent. Selon les courriels obtenus par Radio-Canada, Marc-Yvan Côté informe d'autres hauts dirigeants de l'entreprise du Bas-Saint-Laurent de démarches qui auraient été entreprises par M. Hamad.
Il est question de deux appels qui auraient été faits par M. Hamad à son prédécesseur au ministère du Développement économique, Clément Gignac, et au président d'Investissement Québec, Jacques Daoust.

Le 7 mai 2012, le premier ministre Jean Charest annonce officiellement le prêt de 11 millions $ d'Investissement Québec et la subvention du ministère du Développement économique de 8 millions $. Sam Hamad, ministre du Développement économique, est présent à l'annonce.
Des dons au parti Libéral
«Enquête» soutient que pour sa part, Marc-Yvan Côté s'activait pour le financement politique de Sam Hamad. Selon la compilation de Radio-Canada, certains dirigeants et administrateurs de Premier Tech, ainsi que des membres de leur famille ont donné plus de 20 000 $ au Parti libéral du Québec (PLQ) de 2008 à 2012, alors que Marc-Yvan Côté et sa famille immédiate ont pour leur part donné plus de 17 000 $ au PLQ dans les mêmes années.
Dans le quotidien le Soleil, Hamad avait déjà qualifié les révélations de «pétard mouillé»
Celui qui est aussi présentement ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes a confié à Paul Arcand qu'il n'avait pas parlé à Marc-Yvan Côté depuis 2012.
L'opposition attend des réponses
Jeudi, l'opposition a demandé à Philippe Couillard d'agir immédiatement. On verra s'il le fera ou à tout le moins s'il commentera ou donnera un vote de confiance à son ministre, aujourd'hui.
Le Parti québécois réclame de son côté des enquêtes de l'UPAC et du commissaire à l'éthique, et demande, comme la CAQ, le retrait de Sam Hamad du Conseil des ministres, alors que le député de Québec Solidaire Amir Khadir réclame sa démission.

mercredi, février 24, 2016

Aveos: le PQ et la CAQ s'allient pour demander à Couillard de préserver ses recours

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 24 février 2016 à 10h22. Modifié par Charles Payette à 11h10.
Aveos: le PQ et la CAQ s'allient pour demander à Couillard de préserver ses recours
Philippe Couillard
QUÉBEC - Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont uni leurs forces, mercredi, pour défendre les 1769 emplois spécialisés d'entretien des appareils d'Air Canada.
Le reportage de Louis Lacroix
 
 
 
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Lors d'une conférence de presse, François Legault et Pierre Karl Péladeau ont constaté que le premier ministre Philippe Couillard se contredit dans ce dossier.

Les deux chefs politiques ont invité le gouvernement à ne pas renoncer à ses recours juridiques pour faire respecter les exigences légales qui obligent Air Canada à maintenir ses activités d'entretien à Montréal.

M. Couillard répète depuis la semaine dernière que le gouvernement du Québec ne renoncera pas à son recours avant qu'Air Canada achète officiellement des appareils Bombardier CSeries.

Pourtant, le procureur général du Québec s'est entendu avec le transporteur aérien pour suspendre les procédures devant la Cour suprême du Canada.

Mercredi, M. Legault et M. Péladeau ont participé ensemble à une conférence de presse à l'Assemblée nationale, à l'invitation d'un ancien représentant syndical du sous-traitant Aveos.

lundi, décembre 28, 2015

Près de 2000 réfugiés arriveront à Montréal au cours de la semaine

http://www.lapresse.ca/actualites/

Publié le 27 décembre 2015 à 16h58 | Mis à jour le 27 décembre 2015 à 19h48
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés... (PHOTO MARK BLINCH, REUTERS)
PHOTO MARK BLINCH, REUTERS
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés au Québec depuis le début de l'année, sur le total de 3650 que le gouvernement souhaite recevoir en 2015.
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Près de 2000 nouveaux réfugiés syriens devraient arriver à Montréal au cours de la semaine, a annoncé le gouvernement québécois, dimanche.
Six avions transportant des réfugiés syriens sont attendus à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal entre le 28 et le 31 décembre, indique un communiqué du ministre suppléant de la Sécurité publique, Pierre Moreau, et de la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil.
Chaque avion devrait transporter environ 300 personnes en provenance du Liban ou de la Jordanie. Les réfugiés voyageront à bord d'avions nolisés coordonnés par le gouvernement fédéral.
La plupart de ces réfugiés sont parrainés par des proches ou des organismes, précise-t-on. Une centaine de réfugiés pris en charge par l'État pourraient également arriver au Québec d'ici la fin de l'année.
Le gouvernement souligne qu'un certain nombre de réfugiés qui atterriront à Montréal seront en transit avant d'être redirigés vers leur province d'accueil.
Après avoir franchi les douanes et s'être soumis aux mesures de sécurité du gouvernement fédéral, les réfugiés seront dirigés vers le Centre de bienvenue, où ils seront accueillis par différents responsables gouvernementaux.
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés au Québec depuis le début de l'année, sur le total de 3650 que le gouvernement souhaite recevoir en 2015. Il prévoit en accueillir le même nombre en 2016.

jeudi, novembre 26, 2015

En français ou en anglais? Confusion sur l'intégration des réfugiés

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 25 novembre 2015 à 17h47. Modifié par Charles Payette le jeudi 26 novembre 2015
En français ou en anglais? Confusion sur l'intégration des réfugiés
Des enfants syriens dans un camp de réfugiés en Jordanie
QUÉBEC - La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, a semé la confusion, mercredi, en déclarant que les commissions scolaires anglophones pourraient être mises à contribution pour accueillir les réfugiés syriens qui ne sont pas soumis à la loi 101.
Les détails avec Louis Lacroix
 
 
 
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Mme Weil a d'abord affirmé qu'elle était prête à discuter de l'intégration de réfugiés adultes aux programmes de formation professionnelle de la commission scolaire Lester B. Pearson, dans l'ouest de l'île de Montréal.
«Je pense qu'il faut reconnaître que tout le monde veut contribuer à cet effort et que le ministre de l'Éducation et moi-même, nous allons regarder cette question avec eux, notamment au chapitre peut-être de la formation professionnelle pour les adultes», a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.

Au début du mois, la commission scolaire anglophone Lester B. Pearson avait réclamé une dérogation à la loi 101 afin d'accueillir des enfants réfugiés de la Syrie.

Selon l'administration, aux prises avec une baisse de sa clientèle, le gouvernement pourrait utiliser l'article 85.1 de la Charte de la langue française, qui permet d'inscrire des enfants dans le réseau anglophone pour des raisons humanitaires.

Alors qu'elle donnait des précisions sur l'organisation de l'accueil des réfugiés syriens au Québec, Mme Weil a exclu toute dérogation.

«La scolarisation en français, dans un milieu francophone, est très importante, a-t-elle dit. C'est important pour l'enfant, qui peut parfois être l'interprète pour ces parents, on le voit souvent. Mais ça ne veut pas dire qu'on va exclure les commissions scolaires anglophones qui voudraient jouer un rôle.»

En après-midi, mercredi, Mme Weil a rencontré la presse parlementaire afin de dissiper la «confusion» entourant ses propos.

Selon la ministre, son ouverture était conditionnelle à la possibilité que la commission scolaire offre sa formation professionnelle en français, ce qui, après vérifications, s'avère impossible.

«Au début on avait compris qu'ils iraient dans un réseau anglophone mais quand j'ai eu des discussions avec Lester B., je voulais savoir quelle était leur offre en français, a-t-elle dit. C'était ça ma question, dans ma conversation avec elle.»

Mme Weil a répété que les 7300 à 9400 réfugiés syriens qui viendront s'établir au Québec au cours des deux prochaines années auront les mêmes droits que les Québécois adultes de choisir le réseau scolaire anglophone.

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Hélène David, s'est montrée du même avis que Mme Weil.

«Il n'y a aucunement une volonté du gouvernement d'inscrire dans des écoles anglophones ou dans des cégeps anglophones ou des universités anglophones, a-t-elle dit. Mais la loi 101 s'applique, c'est-à-dire que passé 18 ans, c'est le libre choix des adultes.»

Mme Weil a insisté sur l'importance de leur francisation, sans quoi il est impossible de trouver un emploi en région montréalaise.

«Honnêtement, non, non, essayez donc, si vous êtes unilingue anglophone, de trouver un emploi à Montréal», a-t-elle dit.

Du même souffle, Mme Weil a admis que la francisation des personnes qui viennent s'établir au Québec sert à accroître la présence du français dans les milieux de travail.

«Mon ministère, on oriente les gens vers des services en français, on veut les franciser, a-t-elle dit. Et on demande aussi que les milieux de travail aussi s'ouvrent à la francisation.»

Environ 6195 des 7300 réfugiés syriens qui font partie du programme d'accueil québécois se retrouveront à Laval, Montréal et Longueuil, un secteur que Mme Weil juge propice à leur francisation si jamais ils souhaitent parfaire leur éducation.

«Ils sont là où c'est des services en français, c'est des commissions scolaires francophones, c'est ça l'offre de services, c'est ça la réalité sur le terrain, a-t-elle dit. Ils sont là, c'est ça la réalité, ils sont dans un bain linguistique français.»

Alors que la Ville de Québec avait ouvert la porte à accueillir 800 réfugiés cette année, ce nombre sera de 230 sur deux ans, une information que Mme Weil n'a pas commenté, mercredi.

Gatineau recevra un contingent total de 220 personnes, en 2015 et 2016, tandis que ce sera 210 pour Sherbrooke.

Les villes de Drummondville, Trois-Rivières, Victoriaville et Saint-Hyacinthe en recevront chacune 70 au cours de ces deux années.

Le programme mis en place par le Québec prévoit l'accueil de 7300 réfugiés syriens au cours des deux prochaines années et jusqu'à 9400 en incluant ceux qui feront partie du plan annoncé mardi par Ottawa.

Mercredi, le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, n'a pas été en mesure de dire exactement le nombre supplémentaire de réfugiés qui sera accueilli au Québec en vertu du plan fédéral.

«Au-delà du plan du Québec, il n'y a pas de confirmation sur un chiffre», a-t-il dit.

Depuis le 1er janvier, un peu plus de 800 réfugiés syriens sont arrivés au Québec. Le ministère a complété le traitement de dossiers de 2900 personnes à titre de réfugiés parrainés, qui ont reçu leur certificat de sélection du Québec.

jeudi, novembre 19, 2015

Dany Turcotte au cœur d’une controverse politique

http://www.journaldemontreal.com/


CHARLES LECAVALIER
MISE à JOUR 
L’humoriste Dany Turcotte n’a pas apprécié s’être retrouvé au cœur d’un débat partisan à l’Assemblée nationale mercredi et se dit «insulté» d’être la cible de moqueries de la part de députés libéraux.

«J’aime bien faire rire, mais pas dans ces circonstances», a dit M. Turcotte lors d’une entrevue avec Le Journal.

La situation dénoncée s’est produite en chambre au matin. Le péquiste Sylvain Pagé posait une question à propos d’une lettre ouverte déplorant «les destructions dans les CPE». «Des figures éminentes comme Gérard Bouchard, Fred Pellerin, Dominic Champagne, Laure Waridel, Dany Turcotte, Claude Béland et des centaines de signataires accusent le gouvernement», a dit M. Pagé.

Au moment où le nom de M. Turcotte a été prononcé, «plusieurs députés libéraux ont rigolé», soutient la député péquiste Agnès Maltais. Elle a dénoncé le geste dans un micromessage: «rires dans banquettes [du] PLQ quand les mots Dany Turcotte et CPE [sont prononcés]. Comme ça, les gai-es ne peuvent pas se préoccuper du sort des enfants?».

Rires dans banquettes PLQ quand mots Dany Turcotte et CPE. Comme ça, les gai-es ne peuvent pas se préoccuper du sort des enfants ?

L’humoriste, lui, n’a pas apprécié s’être retrouvé au cœur de ce débat partisan. «C’est un peu absurde puisque je n’étais pas là et je ne sais pas combien d'entre eux l'on fait, mais des députés libéraux ont ri en entendant mon nom. C’est un peu insultant, surtout venant d’un gouvernement qui vote des lois pour lutter contre l’homophobie et l’intimidation», a lancé l’humoriste lors d’une entrevue avec Le Journal.

Du mépris à l'état pur... https://twitter.com/AgnesMaltais/status/667003610098737153 …

Turcotte est un péquiste, disent les libéraux

Du côté des libéraux, on affirme plutôt que les rires ont été causés par l’allégeance politique de M. Turcotte, qui serait péquiste selon eux. «Je n'ai pas ri, mais je crois que c'est plutôt l'allégeance politique bien connue de Dany qui était en cause», a écrit le député Gerry Sklavounos sur les médias sociaux.

Or l’humoriste ne la trouve pas drôle. «Est-ce qu’ils ont ri lorsque d’autres noms ont été cité ? Non. Et ils disent que je suis péquiste ? Qu’est-ce qu’ils en savent», a-t-il déploré

Celui qui joue le rôle du fou du roi aux côtés de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle reconnait qu’il est souverainiste, «mais ça ne veut pas dire que je suis péquiste».

vendredi, novembre 13, 2015

Québec propose de hausser le salaire des députés de 90 000 $ à 140 000 $

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le jeudi 12 novembre 2015 à 15 h 08 HNE

Des projets de loi visant à augmenter le salaire net des députés québécois, à accroître leur contribution au régime de retraite et à abolir dans certains cas les indemnités de départ des députés qui quittent leur fonction en cours de mandat viennent d'être déposés à l'Assemblée nationale.
Ces deux projets de loi reprennent l'essentiel des recommandations faites à ce sujet en novembre 2013 dans le rapport du comité de travail présidé par l'ex-juge de la Cour suprême Claire L'Heureux-Dubé.
Si le projet de loi sur la rémunération est adopté, l'augmentation du salaire annuel de base des députés équivaudra, après les prochaines élections générales, au « niveau 4 de la catégorie des premiers dirigeants, vice-présidents et membres d'un organisme ou d'une entreprise du gouvernement. »
Ainsi, un député qui gagne actuellement 90 850 $ recevrait 140 017 $, selon l'échelle de rémunération de 2015.
Une partie de cette augmentation s'explique cependant par le fait que l'allocation annuelle de dépenses des députés, actuellement de 16 465 $, serait intégrée au salaire des députés, comme le recommandait le rapport L'Heureux-Dubé. L'allocation devenant imposable, elle passerait à environ 31 000 $ pour compenser.
Si l'on exclut cette modification au mode de calcul, la hausse de salaire réelle des députés serait cependant d'environ 17 800 $, soit une augmentation de 20 %.
Tout cet argent ne se retrouvera pas dans les poches des députés pour autant, puisque ces derniers devraient contribuer deux fois plus à leur régime de retraite; leur contribution passerait de 21 % à l'heure actuelle à 43 %.
Le salaire du premier ministre du Québec passerait pour sa part de 186 243 $ à 280 034 $. Cela équivaut au double du salaire d'un député.
Le second projet de loi prévoit que seuls les députés démissionnaires quittant leur poste en raison de « problèmes de santé importants » les concernant ou concernant un membre de leur famille immédiate ou de « raisons familiales sérieuses » pourront continuer de conserver leur prime.
Il reviendra au commissaire à l'éthique et à la déontologie de se pencher sur les raisons réelles du départ d'un député.
Cette modification, qui a l'appui du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec, entrerait pour sa part en vigueur dès l'obtention de la sanction royale.
L'État économisera 400 000 $ par année, selon Fournier
Selon le leader parlementaire du gouvernement et ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, la « rémunération globale » des députés québécois sera néanmoins à la baisse une fois que les deux projets de loi auront été adoptés. « L'économie nette pour l'État sera de 400 000 $ par année et donc de 4 millions sur 10 ans », a-t-il assuré en conférence de presse.
Selon lui, l'État économisera 3,34 millions de dollars par année en versant moins d'argent dans le régime de retraite (2 240 000 $) et dans le régime d'assurances collectives (230 000 $). Québec économisera aussi en indemnités de départ (830 000 $ ) et en abolissant des allocations de présence aux commissions et sous-commissions de l'Assemblée nationale (50 000 $).
En contrepartie, l'État devra verser, toujours selon M. Fournier, 2,94 millions de dollars de plus par année, en augmentant la « rémunération nette » des députés (2 810 000 $), en versant des allocations pour frais de logements (80 000 $) et en créant un comité permanent indépendant qui se penchera à l'avenir sur les conditions de travail des députés (50 000 $).
Interrogé sur le bien-fondé d'augmenter la rémunération nette des députés alors que l'État est engagé dans un bras de fer avec les 500 000 employés du secteur public, Jean-Marc Fournier n'a pas bronché.
« On montre à l'ensemble de la fonction publique et à tous ceux qui nous regardent que les députés vont avoir une rémunération globale à la baisse, c'est-à-dire moins d'argent dans leur poche. »— Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement

« Forcément, on ne peut pas dire que les députés ne feront pas leur part. Ceci étant dit, ce n'est pas tellement leur volonté, c'est la volonté d'un rapport indépendant qui a été demandé pour qu'on ne soit plus en conflit d'intérêts », a-t-il poursuivi.
« Le commissaire à l'éthique et à la déontologie considère que nous ne devons pas nous mêler de nos conditions de travail. Ce qu'on fait aujourd'hui, c'est simplement donner de la place à un rapport indépendant qui fait baisser la rémunération globale des députés », a ajouté M. Fournier.
Le leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville, a d'ores et déjà fait savoir que son parti est contre le projet de loi sur les conditions salariales des députés.  « C'est une hausse de 31 % du salaire des députés. Il est bien entendu qu'il n'est pas question de se voter une augmentation de salaire de 31 % », a-t-il dit.
« Actuellement, le gouvernement propose d'appauvrir les infirmières, les enseignantes, les fonctionnaires et il nous propose d'augmenter le salaire des députés de 31 %? Voyons donc! Ça n'a aucun bon sens. »— Bernard Drainville, leader parlementaire du Parti québécois

Québec paie 10 500$ par mois pour des locaux inutilisés

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 13 novembre 2015 à 07h20 | Mis à jour à 07h20
Québec a retenu les services d'un courtier immobilier... (IMAGE FOURNIE PAR DEVENCORE SERVICES IMMOBILIERS)
IMAGE FOURNIE PAR DEVENCORE SERVICES IMMOBILIERS

Québec a retenu les services d'un courtier immobilier pour l'aider à dénicher un locataire qui voudrait s'installer dans les locaux auparavant occupés par la délégation de la province à Ottawa.

(Ottawa) Même s'il a fermé le bureau de sa délégation à Ottawa le 1er avril, le gouvernement du Québec continue de payer un loyer de 10 500 $ par mois pour ses locaux situés à un jet de pierre de la colline parlementaire parce qu'il a été incapable de trouver un nouvel occupant, a appris La Presse.
Le Secrétariat aux affaires intergouvernementales du gouvernement du Québec a retenu les services d'un courtier immobilier pour l'aider à dénicher un locataire qui voudrait s'installer dans les locaux de 2900 pi2 situés au centre-ville d'Ottawa, mais la démarche a été infructueuse jusqu'ici.
Résultat : le gouvernement du Québec a dû payer jusqu'ici 84 000 $ pour des locaux qui sont inoccupés depuis le 1er avril. Le hic, c'est que le bail signé expire le 31 décembre 2018, soit dans trois ans.
Si, dans le pire des scénarios, le gouvernement du Québec ne peut sous-louer les locaux sis au 81, rue Metcalfe d'ici à cette date, il faudra ajouter une autre somme de 378 000 $ à cette facture. En outre, la firme de courtiers retenue pour trouver un nouveau locataire empochera la somme maximale de 23 500 $, plus les taxes applicables, pour ses services. À l'heure actuelle, de nombreux locaux sont vacants dans ce quartier d'affaires d'Ottawa.
Les lieux, qui ont été entièrement renouvelés en 2014, incluent une cuisine, une grande salle de conférence, six bureaux fermés, une salle d'informatique et un espace commun.
Fermetures de délégations au Canada
Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, a annoncé en décembre 2014 une réorganisation du réseau de la représentation du Québec dans le reste du pays. Dans le cadre de cette réorganisation, le Bureau du Québec à Ottawa a été fermé, de même que « l'Antenne du Québec à Vancouver ». Le Bureau du Québec à Toronto s'est vu confier les responsabilités des provinces de l'Ouest tandis que le Bureau du Québec à Moncton a été épargné.
Deux personnes ont été licenciées à la suite de la fermeture du bureau à Ottawa et quatre personnes ont été remerciées à Vancouver.
Le ministre Fournier estimait à 440 300 $ les économies qui seraient réalisées en 2015-2016 et à 560 900 $ pour les années subséquentes. Or ces économies pourraient être moins importantes si on n'arrive pas à sous-louer les locaux d'Ottawa.
Resserrer les liens entre les élus
Au bureau du ministre Fournier, l'attachée de presse Karla Duval a indiqué que la fermeture du Bureau du Québec à Ottawa s'inscrit dans une stratégie du gouvernement Couillard destinée à resserrer les liens entre les élus du Québec et d'Ottawa.
« Comme l'indiquait le ministre lors de l'annonce de la fermeture du bureau d'Ottawa, celle-ci résulte de notre volonté de créer des liens plus étroits et une plus grande collaboration entre les élus du Québec et leurs homologues fédéraux. Cette volonté demeure. Il était prévu que dès l'annonce de la fermeture, un mandat soit donné à une firme de sous-louer les espaces vacants pour la durée restante du bail. Ce mandat a été donné comme prévu et les démarches continuent », a-t-elle indiqué dans un courriel à La Presse.
- Avec William Leclerc

lundi, novembre 09, 2015

Partielles: un référendum sur «l'austérité» du gouvernement?

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/

Publié le 09 novembre 2015 à 06h45 | Mis à jour à 06h45
Marie-Ève Rancourt, candidate du Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Marie-Ève Rancourt, candidate du Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne.

Au terme d'une campagne éclipsée par le scrutin fédéral, près de 200 000 électeurs québécois sont appelés aux urnes aujourd'hui pour élire leur député à Montréal, à Laval, en Beauce et dans le nord-est du Québec. Quatre élections partielles qui pourraient se transformer en référendum sur les mesures d'austérité et les 18 premiers mois du gouvernement Couillard.
Dominique Anglade, candidate du Parti libéral dans Saint-Henri–Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 1.0
Dominique Anglade, candidate du Parti libéral dans Saint-Henri–Sainte-Anne.
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Gabrielle Lemieux, candidate du Parti québécois dans Saint-Henri–Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 1.1
Gabrielle Lemieux, candidate du Parti québécois dans Saint-Henri–Sainte-Anne.
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
Même s'il n'avait pas son effervescence estivale, le marché Atwater fourmillait hier de citoyens venus faire leurs emplettes dominicales ou déguster un espresso. Une occasion en or pour mener un dernier blitz de campagne pour les candidats de Saint-Henri-Sainte-Anne. Postée devant le marché, la libérale Dominique Anglade a multiplié poignées de main et discussions avec les badauds hier après-midi.
Tout juste avant le début la mêlée de presse, un citoyen interpelle La Presse pour vanter les mérites de la candidate. « Elle va faire une très bonne députée », lance-t-il devant celle-ci, un peu gênée. Depuis l'annonce de la candidature de Mme Anglade, ses adversaires lui reprochent d'être une transfuge caquiste et une résidante de Westmount qui ne connaît pas sa circonscription. Dominique Anglade balaie ces accusations d'un revers de main, disant s'être inspirée du travail de terrain de la populaire députée libérale sortante Marguerite Blais. 
« Je suis née juste à côté d'ici, j'habite à cinq minutes d'ici, mon mari a établi son entreprise en plein coeur de la circonscription [...] C'est une circonscription que je connais bien, avec laquelle j'ai plein d'affinités. »
À l'autre bout du marché Atwater, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Louis-Philippe Boulanger, achève son sprint électoral, qui n'a duré que trois semaines puisqu'il n'a pas fait campagne pendant les élections fédérales par « respect pour les électeurs ». 
Il ne mâche pas ses mots à l'endroit de Dominique Anglade, ex-présidente de son parti. « Il y a à peine deux ans, [elle] disait que le Parti libéral était corrompu. Aujourd'hui, elle se présente pour le Parti libéral. Ce n'est pas quelqu'un qui a tenu ses convictions très longtemps », lâche-t-il. Le candidat caquiste croit être en mesure de profiter du « désir de changement » des gens.
« [La population est] tannée du Parti libéral, des coupes et du massacre en éducation. »
Même si le Parti québécois a terminé deuxième avec 22 % des votes en 2014, la candidate péquiste Gabrielle Lemieux est persuadée que le mécontentement des citoyens à l'endroit du gouvernement Couillard lui permettra de ravir ce fief libéral.
« C'est sans contredit une élection sur l'austérité. »
« C'est vraiment l'occasion de dire au gouvernement que les coupes qu'il fait présentement, les compressions en éducation, en santé, dans le secteur communautaire et dans les garderies, ce n'est vraiment pas bon pour le Québec et pour les citoyens de Saint-Henri-Sainte-Anne en particulier. »
Dans le camp de Québec solidaire, on pense qu'une vague anti-austérité pourrait submerger la circonscription, voire d'autres endroits au Québec. « On a un espoir réel de faire une percée, une belle  », s'enthousiasme la députée Françoise David, venue prêter main-forte à la candidate Marie-Ève Rancourt hier.
« Ça fait longtemps qu'on parle d'austérité, mais maintenant, les gens saisissent réellement l'impact de ces mesures-là sur leur vie et ils constatent cet appauvrissement. »
La bataille de Fabre
La circonscription de Fabre, dans l'ouest de Laval, est vacante depuis le départ du libéral Gilles Ouimet, réélu en 2014 avec 55 % des voix. Pour lui succéder, les libéraux ont fait confiance à Monique Sauvé, ex-présidente du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec. 
« Je suis quelqu'un de conviction. Je n'ai jamais hésité à nommer haut et fort les préoccupations des jeunes auprès du gouvernement », affirme-t-elle en entrevue téléphonique. La candidate promet notamment de promouvoir l'achat des produits lavallois et de trouver une solution à l'engorgement des trains de banlieue.
En plus des enjeux de transport et des zones inondables, son opposant péquiste Jibril Akaaboune Le François croit que la question des compressions en éducation est cruciale dans Fabre. 
« À Sainte-Dorothée en particulier, la question des services aux élèves est revenue régulièrement. Les gens ne comprennent pas quel est le plan du gouvernement. » 
Même son de cloche chez Carla El-Ghandour, candidate de la CAQ, qui dénonce les coupes dans les services aux élèves. « Je sens vraiment un vent de changement », maintient-elle. Du côté de Québec solidaire, le candidat Charles Lemieux, âgé de 20 ans, croit que les citoyens, « tannés » de l'austérité, sont « prêts pour un changement concret ».
Beauce-Sud
Le libéral Paul Busque tentera de succéder au député sortant Robert Dutil afin de maintenir l'hégémonie libérale dans la circonscription beauceronne. Seule la défunte Action démocratique du Québec a réussi à détrôner les libéraux depuis 1979. Bon deuxième en 2014 avec 38 % des voix, Samuel Poulin se représente pour la CAQ. Les autres candidats sont Renaud Fortier, du PQ, et Diane Vincent, de Québec solidaire.
René-Lévesque
L'ex-whip en chef du PQ Marjolain Dufour régnait sur cette gigantesque circonscription de l'est et du nord du Québec depuis 2003. Le candidat Martin Ouellet tentera de lui succéder contre la libérale Karine Otis, le caquiste Dave Savard et la solidaire Claire du Sablon. En 2014, les libéraux avaient terminé deuxièmes avec 22 % des voix.

dimanche, novembre 08, 2015

Offres salariales: Couillard fait reculer le Québec, selon Legault

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 07 novembre 2015 à 16h50. Modifié par Léandre Drolet à 17h14.
Offres salariales: Couillard fait reculer le Québec, selon Legault
François Legault
LAVAL - Philippe Couillard fait reculer le Québec de 10, 20 ou 30 ans avec les nouvelles offres dans le secteur public.
François Legault
 
 
 
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C'est le jugement lapidaire porté par le chef caquiste François Legault, à la suite du dépôt, vendredi, de nouvelles propositions du gouvernement qui abaissent notamment le salaire d'entrée des infirmières et d'autres catégories d'emploi.

Québec s'engage notamment dans un exercice de relativité salariale et la révision des échelles. Certains employés gagneront plus, d'autres moins. En ce qui concerne les infirmières, le premier échelon salarial serait abaissé.

«Je n'en reviens pas», s'est exclamé François Legault, en marge du conseil général de son parti à Laval, samedi matin.

Il demande au premier ministre de retirer ces propositions pilotées par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Le chef caquiste dit être favorable au principe de relativité salariale, mais soutient que le gouvernement rétablit les clauses «orphelin», qui finançaient les hausses consenties aux travailleurs qui avaient plus d'ancienneté en abaissant le salaire des nouveaux employés.

«Ce n'est pas vrai qu'on va retomber dans des problèmes d'équité entre les générations avec des clauses 'orphelin'. (...) Je pensais que cela n'existait plus au Québec. M. Couillard est en train de nous ramener à il y a 10 ans, 20 ans, 30 ans.»

L'offre présentée vendredi par le gouvernement a été aussi rejetée par les syndicats du secteur public.

Québec propose notamment une enveloppe de 550 millions $ pour la relativité salariale, qui vise à corriger des distorsions entre des catégories d'emploi.

Cette enveloppe serait versée au terme des futures conventions collectives, la cinquième année.

Selon le gouvernement, plus de 400 000 employés seraient gagnants dans cet exercice, certains plus, d'autres moins. Et selon les syndicats, au moins 18 000 travailleurs, et peut-être jusqu'à 35 000, subiraient carrément une baisse de salaires.

En ce qui a trait aux infirmières, les premiers échelons salariaux seraient inférieurs à ceux actuels, tandis que les derniers seraient rehaussés.

En outre, François Legault exige aussi que les enseignants bénéficient d'une hausse de salaires, au lieu des deux années de gel prévues dans le contrat de cinq ans proposé par le gouvernement.

«Je n'accepterai jamais qu'on gèle même pour une année le salaire des enseignants», a-t-il martelé, au nom de la priorité que doit être l'éducation selon lui.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, s'est défendu d'imposer des clauses «orphelins» aux employés de l'État.

Les déclarations de M. Legault sont «plus que déplorables» et «tout à fait inacceptables», a-t-il dit dans un entretien téléphonique. Selon lui, une clause «orphelin» équivaut à accorder à des échelons un niveau supérieur qui n'est pas accessible aux jeunes employés.

«On ne fait pas ça du tout», a soutenu M. Coiteux.

Il admet toutefois que pour les six premières années de sa carrière, une jeune infirmière gagnerait moins qu'en vertu de l'échelle actuelle. Mais étant donné la durée de sa carrière, elle sera compensée par les hausses subséquentes de sa rémunération.

Pas moins de 95 pour cent des employés gagneront plus, et pour les 5 pour cent restants, on verra à atténuer le choc d'une baisse de salaires, a-t-il expliqué.

«Dans les quelques cas où effectivement il y aura une légère diminution, entre-temps, il y aura des augmentations liées aux paramètres, et on est capables d'établir des règles pour éviter les changements brusques, cela se fait.»

Rappelons qu'au sens reconnu par le ministère de la Justice, la clause «orphelin», ou plus exactement clause de disparité de traitement, est une clause d'une convention collective prévoyant une différence de traitement, généralement en fonction de la date d'embauche et souvent sous forme de double échelle salariale, entre salariés dont l'emploi, la formation et l'expérience sont équivalents.