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jeudi, décembre 15, 2016

Québec ajoute 80 millions à l'aide financière aux études

http://www.lapresse.ca/actualites/education/

EXCLUSIF
Publié le 15 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Un étudiant ne sera plus pénalisé dans le... (ARCHIVES PC)
Un étudiant ne sera plus pénalisé dans le calcul de son aide financière
 parce qu'il touche une pension alimentaire pour enfant, annoncera
la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, aujourd'hui.
ARCHIVES PC
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Québec se rend aux arguments des associations étudiantes et injecte 80 millions de dollars de plus dans le régime de prêts et bourses. Une annonce rendue possible grâce à... Ottawa.
Un étudiant ne sera plus pénalisé dans le calcul de son aide financière parce qu'il touche une pension alimentaire pour enfant, annoncera la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, aujourd'hui. À l'heure actuelle, une pension alimentaire est considérée comme un revenu, de sorte qu'elle vient réduire les chances d'un étudiant d'obtenir de l'aide.
Une nouvelle mécanique fera en sorte que le revenu de la pension alimentaire sera compensé entièrement par une hausse du seuil des dépenses admises.
Les dépenses admises dans le calcul de l'aide financière seront également revues à la hausse pour tous. Les «frais de subsistance», donc les dépenses liées au logement et à la nourriture, s'élèvent à 837 $ par mois pour un étudiant à temps plein qui ne réside pas chez ses parents. Ces frais sont indexés chaque année depuis 2007, mais ils ne l'ont pas été pendant 8 des 20 dernières années. Québec viendra corriger la situation. Résultat : l'aide financière sera plus généreuse pour l'étudiant.
L'ajout de 80 millions est significatif. Cela représente une hausse de plus de 10% du coût du régime, considéré comme le plus généreux en Amérique du Nord. Québec y consacre 745 millions cette année, une hausse de 42 millions, ou 6%, par rapport à 2015-2016, selon le dernier budget Leitao. Cette augmentation s'explique par la hausse du nombre d'étudiants admissibles et l'indexation de différents paramètres entrant dans le calcul de l'aide financière, peut-on lire dans les documents budgétaires. Au cours des cinq dernières années, le coût du programme a bondi d'environ 36%.
Une aide qui vient du budget Morneau
Hélène David fera son annonce en compagnie de l'Union étudiante du Québec et de la Fédération étudiante collégiale du Québec. Ces deux associations avaient réclamé une bonification du programme de prêts et bourses grâce aux 80 millions en provenance d'Ottawa.
Car cette cagnotte découle du budget Morneau. Ottawa a annoncé une bonification de 300 millions de dollars par an de son programme de bourses destinées aux étudiants. Il le finance par l'abolition des crédits d'impôt pour études et manuels scolaires.
Comme il a son propre programme d'aide financière aux études, Québec a exercé son droit de retrait avec pleine compensation financière, ce qui représente un transfert de 80 millions.
Les associations étudiantes demandaient au gouvernement Couillard de remettre cette somme «dans les poches des étudiants». Elles avaient fait valoir que les étudiants québécois pouvaient toucher les crédits d'impôt qu'Ottawa a décidé d'abolir pour financer ses nouveaux investissements. Ils risquaient donc d'essuyer une perte de revenus si Québec les privait de la compensation de 80 millions en provenance d'Ottawa.
Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec avaient appuyé les revendications des associations étudiantes.

jeudi, novembre 26, 2015

En français ou en anglais? Confusion sur l'intégration des réfugiés

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 25 novembre 2015 à 17h47. Modifié par Charles Payette le jeudi 26 novembre 2015
En français ou en anglais? Confusion sur l'intégration des réfugiés
Des enfants syriens dans un camp de réfugiés en Jordanie
QUÉBEC - La ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, a semé la confusion, mercredi, en déclarant que les commissions scolaires anglophones pourraient être mises à contribution pour accueillir les réfugiés syriens qui ne sont pas soumis à la loi 101.
Les détails avec Louis Lacroix
 
 
 
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Mme Weil a d'abord affirmé qu'elle était prête à discuter de l'intégration de réfugiés adultes aux programmes de formation professionnelle de la commission scolaire Lester B. Pearson, dans l'ouest de l'île de Montréal.
«Je pense qu'il faut reconnaître que tout le monde veut contribuer à cet effort et que le ministre de l'Éducation et moi-même, nous allons regarder cette question avec eux, notamment au chapitre peut-être de la formation professionnelle pour les adultes», a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.

Au début du mois, la commission scolaire anglophone Lester B. Pearson avait réclamé une dérogation à la loi 101 afin d'accueillir des enfants réfugiés de la Syrie.

Selon l'administration, aux prises avec une baisse de sa clientèle, le gouvernement pourrait utiliser l'article 85.1 de la Charte de la langue française, qui permet d'inscrire des enfants dans le réseau anglophone pour des raisons humanitaires.

Alors qu'elle donnait des précisions sur l'organisation de l'accueil des réfugiés syriens au Québec, Mme Weil a exclu toute dérogation.

«La scolarisation en français, dans un milieu francophone, est très importante, a-t-elle dit. C'est important pour l'enfant, qui peut parfois être l'interprète pour ces parents, on le voit souvent. Mais ça ne veut pas dire qu'on va exclure les commissions scolaires anglophones qui voudraient jouer un rôle.»

En après-midi, mercredi, Mme Weil a rencontré la presse parlementaire afin de dissiper la «confusion» entourant ses propos.

Selon la ministre, son ouverture était conditionnelle à la possibilité que la commission scolaire offre sa formation professionnelle en français, ce qui, après vérifications, s'avère impossible.

«Au début on avait compris qu'ils iraient dans un réseau anglophone mais quand j'ai eu des discussions avec Lester B., je voulais savoir quelle était leur offre en français, a-t-elle dit. C'était ça ma question, dans ma conversation avec elle.»

Mme Weil a répété que les 7300 à 9400 réfugiés syriens qui viendront s'établir au Québec au cours des deux prochaines années auront les mêmes droits que les Québécois adultes de choisir le réseau scolaire anglophone.

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Hélène David, s'est montrée du même avis que Mme Weil.

«Il n'y a aucunement une volonté du gouvernement d'inscrire dans des écoles anglophones ou dans des cégeps anglophones ou des universités anglophones, a-t-elle dit. Mais la loi 101 s'applique, c'est-à-dire que passé 18 ans, c'est le libre choix des adultes.»

Mme Weil a insisté sur l'importance de leur francisation, sans quoi il est impossible de trouver un emploi en région montréalaise.

«Honnêtement, non, non, essayez donc, si vous êtes unilingue anglophone, de trouver un emploi à Montréal», a-t-elle dit.

Du même souffle, Mme Weil a admis que la francisation des personnes qui viennent s'établir au Québec sert à accroître la présence du français dans les milieux de travail.

«Mon ministère, on oriente les gens vers des services en français, on veut les franciser, a-t-elle dit. Et on demande aussi que les milieux de travail aussi s'ouvrent à la francisation.»

Environ 6195 des 7300 réfugiés syriens qui font partie du programme d'accueil québécois se retrouveront à Laval, Montréal et Longueuil, un secteur que Mme Weil juge propice à leur francisation si jamais ils souhaitent parfaire leur éducation.

«Ils sont là où c'est des services en français, c'est des commissions scolaires francophones, c'est ça l'offre de services, c'est ça la réalité sur le terrain, a-t-elle dit. Ils sont là, c'est ça la réalité, ils sont dans un bain linguistique français.»

Alors que la Ville de Québec avait ouvert la porte à accueillir 800 réfugiés cette année, ce nombre sera de 230 sur deux ans, une information que Mme Weil n'a pas commenté, mercredi.

Gatineau recevra un contingent total de 220 personnes, en 2015 et 2016, tandis que ce sera 210 pour Sherbrooke.

Les villes de Drummondville, Trois-Rivières, Victoriaville et Saint-Hyacinthe en recevront chacune 70 au cours de ces deux années.

Le programme mis en place par le Québec prévoit l'accueil de 7300 réfugiés syriens au cours des deux prochaines années et jusqu'à 9400 en incluant ceux qui feront partie du plan annoncé mardi par Ottawa.

Mercredi, le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, n'a pas été en mesure de dire exactement le nombre supplémentaire de réfugiés qui sera accueilli au Québec en vertu du plan fédéral.

«Au-delà du plan du Québec, il n'y a pas de confirmation sur un chiffre», a-t-il dit.

Depuis le 1er janvier, un peu plus de 800 réfugiés syriens sont arrivés au Québec. Le ministère a complété le traitement de dossiers de 2900 personnes à titre de réfugiés parrainés, qui ont reçu leur certificat de sélection du Québec.

vendredi, septembre 18, 2015

La ministre de la Culture demande au CRTC de maintenir les quotas de musique francophone

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le jeudi 17 septembre 2015 à 14 h 30 HAE
La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David
La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David  Photo :  PC/Jacques Boissinot

La ministre québécoise de la Culture, Hélène David, demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) de maintenir les quotas de musique francophone qui doivent être diffusés sur les ondes des radios commerciales de la province.
L'organisme fédéral, qui réglemente le contenu diffusé par les radios, entreprendra la révision des politiques de radiodiffusion en novembre prochain.
Bell Média et Cogéco font pression sur le CRTC pour assouplir les règles de diffusion et abaisser le quota de musique francophone qui est présentement de 65 %. Les deux stations voudraient voir ce quota diminuer à 35 %.
En entrevue à l'émission Gravel le matin, sur les ondes d'ICI Première, la ministre David a soutenu que c'est une bien mauvaise idée.
De leur côté, les propriétaires de stations de radio privées affirment que leurs auditeurs réclament davantage de musique anglophone aux heures de grande écoute.
Pierre Karl Péladeau réagit
De l'avis du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, il devrait revenir aux Québécois de décider « dans des champs d'activité aussi importants que la radio et la télédiffusion ».
Sur sa page Facebook, le chef péquiste a écrit que « lorsque le Québec sera un pays, ce sera aux Québécoises et aux Québécois de déterminer les politiques qu'ils entendent mettre en place en ce qui concerne la programmation des radios ». Péladeau estime qu'on ne devrait pas avoir à s'en remettre au CRTC, un organisme fédéral.

mercredi, avril 29, 2015

Langue française: coupes de 1,6 million $

http://www.journaldequebec.com/

La ministre de la Culture, Hélène David.
SIMON CLARK /JOURNAL DE QUEBEC
La ministre de la Culture, Hélène David.
Régys Caron
Le gouvernement Couillard a coupé 1,6 million $ dans la défense de la langue française, depuis son arrivée au pouvoir en avril 2014.
L'Office québécois de la langue française (OQLF), qui est le gardien de la loi 101, a dû absorber la moitié de ces coupes, révèlent les chiffres dévoilés lundi à l'occasion de l'étude des crédits du ministère de la Culture et des Communications. En outre, le nombre d'inspecteurs assignés au respect de la Charte de la langue française a diminué de huit à quatre de 2013 à 2015. Les 61 agents de francisation sur le terrain leur prêtent main-forte, a fait savoir le cabinet de la ministre Hélène David.
«Les inspections ont diminué du tiers, c'est énorme surtout en considérant que les cas de non-respect de la loi 101 se sont multipliés dans les derniers mois, notamment aux chantiers du CHUM et de Davie», s'est inquiété le député péquiste Maka Kotto. Les subventions pour le soutien à la francisation ont été réduites du tiers dans un cas et de moitié dans l'autre, a précisé le député de Bourget.
Le nombre de plaintes pour infraction à la loi 101 a diminué de 40% depuis 2012-2013 pour atteindre 2534 plaintes en 2014-2015, a signalé la ministre de la Culture, Hélène David. «Le nombre d'inspections par inspecteur a augmenté à 567 grâce aux technologies de l'information», a plaidé Mme David.
Au sujet de l'affichage commercial, six chaînes de magasins ayant pignon sur rue au Québec - Best Buy, Costco, Gap, Wall Mart, Toys "R" Us et Old Navy- ont eu gain de cause lundi, devant la Cour d'appel, dans leur refus d'ajouter un descriptif français à leur marque de commerce, a signalé la députée caquiste Claire Samson. Le plus haut tribunal du Québec a ainsi rejeté le pourvoi en appel du gouvernement Couillard d'une décision de la Cour supérieure.
Dans sa décision rendue en avril 2014, la Cour supérieure suggérait au gouvernement de légiférer «s'il estime que le visage linguistique du français au Québec souffre d'une vague (...) de marques de commerce de langue anglaise dans l'affichage public (...) Ce choix relève de la fonction politique et non du pouvoir judiciaire», avait écrit la Cour.
La ministre de la Culture a dit vouloir étudier la décision. «Si on est allés en Cour d'appel, c'est parce que nous avions des motifs raisonnables de croire qu'on pouvait gagner. On attend de lire la réponse à notre demande d'appel. Nous allons regarder les avenues qui se présentent à nous», a dit Mme David. Ces options sont les suivantes: modifier la Charte de la langue française, porter la décision en appel à la Cour suprême ou abandonner la cause. «On a plusieurs choix», a convenu la ministre.

mardi, avril 07, 2015

La FTQ-Construction veut éclaircir la situation avec Hélène David

http://www.ledevoir.com/politique/

7 avril 2015 16h37 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Québec
Au mois de mars dernier, des ouvriers de la FTQ avaient dénoncé l'utilisation de l'anglais sur le chantier du nouveau CHUM.
Photo: Jacques Nadeau
Le Devoir
Au mois de mars dernier, des ouvriers de la FTQ avaient dénoncé l'utilisation de l'anglais sur le chantier du nouveau CHUM.
Le dossier des communications en anglais au chantier de construction du CHUM n’a guère avancé depuis que la FTQ-Construction s’en est plainte. Exaspérée par la situation, la FTQ-Construction veut rencontrer la ministre Hélène David, responsable de la Loi 101, pour clarifier la situation linguistique pour le CHUM ainsi que pour les autres mégas-chantiers qui s’annoncent.

Au cabinet de la ministre David, on a indiqué qu’on était prêt à rencontrer la FTQ et la FTQ-Construction et qu’il ne restait qu’à fixer une date à l’agenda.

Au cours d’une entrevue mardi, le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, a expliqué que les chantiers de construction vivent une situation différente des autres entreprises qui doivent obtenir un certificat de francisation, parce qu’un chantier n’a qu’une durée de quelques mois ou quelques années. Comme le processus de francisation peut s’étirer sur plusieurs mois, voire quelques années, le chantier peut même être terminé lorsqu’une entreprise de construction reçoit finalement son certificat de francisation, déplore-t-il.

À l’Office québécois de la langue française, le porte-parole Jean-Pierre Leblanc confirme que le processus de francisation d’une entreprise peut être long. «Il y a des délais qui sont prévus dans la charte [de la langue française] et qui peuvent effectivement s’étirer sur plusieurs mois et même quelques années», a-t-il concédé.

Le directeur général de la FTQ-Construction insiste pour que le gouvernement, lorsqu’il signe un contrat avec une entreprise étrangère, s’assure que les communications se fassent en français dès le premier jour. «Nous, on pense qu’il y a un trou dans la loi», estime M. Ouellet.

Dans le cas du chantier de construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), les communications n’ont pas été faites complètement en français, selon lui. La FTQ-Construction avait commencé à s’en plaindre au départ, avant de déposer une plainte formelle à l’Office de la langue française en 2014. Comme rien n’avait bougé, le 20 mars dernier, Journée internationale de la francophonie, l’organisation syndicale a fait une sortie publique pour dénoncer la situation au CHUM.

Interrogé à ce sujet le 23 mars, le ministre du Travail, Sam Hamad, avait rappelé qu’au Québec, la langue de travail doit être le français. Il avait invité la FTQ-Construction à se plaindre aux autorités compétentes — ce qu’elle avait déjà fait l’année précédente — et il avait évoqué le risque de pénalité en cas de contravention à la loi.

Un dossier qui traîne
 
La FTQ-Construction a récemment rencontré l’Office de la langue française pour exposer la situation. Mais M. Ouellet trouve que le dossier n’avance pas assez vite.

«Ça fait trois ans que ça dure. Ce n’est pas la langue de travail sur le chantier [qui pose problème], parce que ça, majoritairement, c’est en français. Ce sont les communications entre la haute direction de Construction santé Montréal, qui va envoyer des directives ou des listes ou des annotations de plans ou de la facturation encore en anglais. Là, ça ne marche pas», tonne M. Ouellet.

«Si tu étais un entrepreneur du Québec qui allait travailler en Alberta et que tes travailleurs et tes sous-traitants étaient des gens de la place, ce n’est pas vrai que tu leur donnerais des plans en français. C’est pas vrai. Ils te diraient “donne-moi les en anglais, sinon tu la feras tout seul ta job”», s’exclame le dirigeant syndical.

Depuis sa plainte, les choses n’ont «pas vraiment» changé, avoue-t-il. Il rapporte même des commentaires sarcastiques pour se moquer des revendications de la FTQ-Construction d’avoir des documents en français au chantier.

Il croit donc que la solution réside en une rencontre avec la ministre David, en compagnie de la FTQ et de la FTQ-Construction. Et il estime que le débat doit être élargi aux autres chantiers de construction qui s’annoncent et aux entreprises étrangères.

«Est-ce qu’on peut s’assurer qu’avec les mégaprojets, on ne prenne pas de chance? Et qu’après ça, on ne vienne pas leur dire “bien, justement, on voulait te dire qu’il va falloir que tu parles français ici là”. Pourquoi on ne prend pas de l’avance et qu’on ne le fait pas tout de suite? On veut que quand le gouvernement signe un contrat, la clause numéro un soit celle-là. Il me semble que c’est simple et que c’est tout à fait normal», plaide M. Ouellet.

Joint par téléphone, le consortium Construction santé Montréal a confirmé qu’il peaufinait son programme de francisation. «Nous offrons notre pleine collaboration à l’OQLF», a affirmé le directeur des communications et des affaires publiques, Stéphane Mailhot.

Il précise que la langue de travail au chantier est le français — ce que confirme la FTQ-Construction pour ce qui est des échanges entre les ouvriers. Il ajoute que la signalisation et l’affichage au chantier du CHUM «se font aussi en français» et que «la documentation est en français ou bilingue». Il concède que certains documents qui viennent de l’étranger peuvent être dans une autre langue, mais assure qu’ils sont alors traduits.

M. Mailhot souligne que les employés provenant du Royaume-Uni et de l’Espagne «suivent des cours de francisation» et qu’il y a deux professeurs de français à temps plein. «On fait vraiment un effort pour que le travailleur ne soit pas pénalisé», commente-t-il.

Quant à la ministre David, elle n’a pas voulu formuler de commentaires avant d’avoir entendu les différentes explications des parties.