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dimanche, avril 24, 2016

Péladeau «s'interroge» sur le tracé et la tarification du SLR

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 23 avril 2016 à 16h57 | Mis à jour le 23 avril 2016 à 18h50
Le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau se réjouit de l'annonce du... (Photo d'archives)
PHOTO D'ARCHIVES

Le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau se réjouit de l'annonce du train léger sur rail (SLR) de la grande région de Montréal, un «projet d'avenir qui met en valeur l'hydroélectricité», mais «s'interroge» sur son tracé, sur la future tarification et sur le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Certains maires de l'est de Montréal ont exprimé vendredi leur mécontentement au sujet du tracé du SLR vers la Rive-Sud et l'ouest de l'île. Même s'il dit comprendre les «inquiétudes de la desserte de l'est de Montréal», Pierre Karl Péladeau souligne qu'il est «prématuré» de demander un changement de tracé. « Est-ce que la c'est la première étape d'un plan d'ensemble plus large? On verra avec le gouvernement. Certainement du côté du Parti québécois, c'est un sujet d'interrogation», a déclaré le chef péquiste, lors d'une mêlée de presse organisée en marge d'un rassemblement du Jour de la Terre.
Mathieu Traversy, député de Terrebonne et porte-parole du PQ en matière d'environnement trouve «très intéressant» le projet de SLR et estime que la Caisse ne devrait pas s'arrêter à cette «première phase». «À terme, il faudrait compléter l'ensemble du réseau. Est-ce qu'il pourrait y avoir plusieurs phases au projet? Une phase qui prévoirait dans les années futures un développement très précis de points de desserte qui pourraient être davantage dans l'est», a-t-il expliqué.
Le  Syndicat canadien de la fonction publique exprime ses inquiétudes
Une note discordante se fait entendre au sein du concert d'éloges entourant le mégaprojet de 5,5 milliards $ visant à doter la région de Montréal d'un train électrique automatisé d'ici 2020.
Bien qu'il considère que le projet soit une bonne nouvelle en soi, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) soulève plusieurs questions entourant la réalisation et la gestion opérationelle de cet éventuel nouveau réseau.
Le président du Conseil provincial du secteur du transport terrestre (CPSTT-SCFP), Daniel Leroux, s'interroge notamment sur le fait que CDPQ Infra - la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui a conçu le projet - ait élaboré celui-ci et s'apprête à le mettre en oeuvre en vase clos, sans aucune consultation auprès des acteurs du transport en commun de Montréal.
«On ne prend pas le pouls du monde sur le terrain», a-t-il déploré lors d'une entrevue téléphonique.
La décision de superposer un réseau indépendant et parallèle au réseau existant ouvre la porte, selon lui, à des coûts additionnels pour les usagers, puisque CDPQ Infra compte rentabiliser le tout au moyen de la vente de billets.
«Les citoyens vont payer pour prendre l'autobus pour se rendre à la gare à Brossard et là, ils vont devoir payer à nouveau pour prendre le train», a fait valoir M. Leroux.
Il s'explique mal que l'on ait ignoré l'expertise des réseaux de transport existants et que rien n'indique qu'elle sera mise à contribution plus tard.
«On voudrait qu'ils se servent de l'expertise de Montréal, Laval et Longueuil pour pouvoir monter tout ça. On est mis de côté et on n'est pas du tout intégrés là-dedans», a-t-il déploré
Le syndicaliste, qui est également vice-président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Montréal (STM), ne cache pas non plus son inquiétude pour ses membres, notamment ceux qui oeuvrent sur les lignes qui traversent le pont Champlain et dans plusieurs autres secteurs qui seront desservis par le train électrique.
«Sur la Rive-Sud, il y a un autobus aux deux minutes, environ. S'il y a un train, évidemment on enlève des chauffeurs. On a plein de lignes à Montréal qui vont être touchées aussi», a-t-il confié.
De plus, il dit craindre que les coûts soient beaucoup plus élevés que prévu et espère la mise en place de mécanismes de contrôle des dépenses et de reddition de compte serrés.
Le SCFP entend participer aux consultations qui doivent avoir lieu ce printemps et réclame entre-temps une rencontre avec le ministre des Transports, Jacques Daoust, pour discuter de ce dossier.
- Avec Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

jeudi, mars 03, 2016

Bombardier : Péladeau somme à nouveau Couillard de renégocier l'entente

Publié le 03 mars 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Même s'il a rencontré la direction de Bombardier... (PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE)
Même s'il a rencontré la direction de Bombardier pendant une heure et demie lundi, le chef péquiste n'a pas modifié sa position.
PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE
Le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau ne lâche pas le morceau et dénonce dans une lettre ouverte publiée par La Presse l'entente de 1,3 milliard entre le gouvernement Couillard et Bombardier pour renflouer les coffres du constructeur de la C Series.
Selon le leader péquiste, cette entente doit être renégociée, puisqu'elle fait assumer aux Québécois « tous les risques inhérents à l'avenir » du dispendieux programme d'avions.
Pierre Karl Péladeau demande ainsi au gouvernement libéral d'obtenir une série de garanties de la part de la multinationale québécoise, dont un plancher d'emploi. « [M. Couillard doit] exiger la protection des 15 000 emplois au Québec comme une condition sine qua non en retour de l'aide de 1,3 milliard de dollars », écrit-il, en rappelant la suppression de 2400 emplois annoncée il y a deux semaines.
« Aucune garantie n'est donnée par l'entreprise quant au maintien des emplois au Québec. Aucun engagement n'est pris auprès du réseau de fournisseurs et de sous-traitants québécois ».
- Pierre Karl Péladeau
Même s'il a rencontré la direction de Bombardier pendant une heure et demie lundi, le chef péquiste n'a pas modifié sa position des derniers jours.
En plus des garanties de maintien d'emplois, le Parti québécois réclame que le gouvernement Couillard « oblige Bombardier à maintenir la présence, au Québec, d'un siège social décisionnel et l'approvisionnement en biens et en services auprès de fournisseurs et de sous-traitants locaux ». Pierre Karl Péladeau demande également que Daniel Johnson, ex-premier ministre et proche conseiller de Philippe Couillard, ne soit pas le président du C.A. de la société en commandite créée par l'entente. M. Johnson est administrateur chez Bombardier depuis 1999.
MÊME EXIGENCE DE LA CAQ
La position de Pierre Karl Péladeau dans ce dossier rejoint celle du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault. Dans une lettre ouverte publiée hier dans La Presse, le chef caquiste déplorait l'absence de garanties obtenues par Québec concernant le maintien des emplois de Bombarder et du siège social au Québec. Il appelait ainsi Québec à renégocier l'entente conclue en octobre dernier avec Bombardier.
Cette injection de 1 milliard US du gouvernement provincial dans Bombardier était une bouffée d'air frais pour le géant québécois. En vertu de l'entente, Québec a mis la main sur 49,5 % (contre 50,5 % pour Bombardier) d'une société en commandite dans laquelle se trouvent tous les actifs du programme de la C Series.
Cette nouvelle gamme d'avions qui tente de percer le puissant duopole Boeing-Airbus a coûté des milliards de dollars de plus que prévu. Ainsi, pour mener à bien le développement des avions, Bombardier a absolument besoin de davantage de liquidités. C'est pourquoi l'entreprise espère toujours que le gouvernement Trudeau débloquera également des fonds pour financer la C Series dans son budget, prévu à la fin du mois.

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dimanche, juin 07, 2015

Les visiteurs défilent à l'Assemblée nationale pour rendre hommage à «Monsieur»

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 07 juin 2015 à 17h09. Modifié par Jacques Thériault à 18h00.
Les visiteurs défilent à l'Assemblée nationale pour rendre hommage à «Monsieur»
QUÉBEC ? L'Assemblée nationale a ouvert ses portes dimanche pour permettre aux citoyens de rendre un dernier hommage à l'ex-premier ministre Jacques Parizeau, l'un de ses plus illustres représentants.
L'ex-premier ministre Lucien Bouchard
 
 
 
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Le cortège funèbre, avec à sa tête la veuve de M. Parizeau, Lisette Lapointe, est arrivé peu avant 10 h devant l'Assemblée nationale où le cercueil recouvert du fleurdelysé a été transporté jusqu'au Salon rouge, transformé en chapelle ardente.

Peu après 15 heures, plus de 1200 personnes, dignitaires et citoyens ordinaires avaient défilé devant le cercueil et offert leurs condoléances à Mme Lapointe et aux membres de la famille Parizeau, notamment sa fille Isabelle de même que son frère, Robert.

Certains ont attendu près de deux heures pour entrer dans l'auguste enceinte du Salon rouge, alors que la file de visiteurs s'allongeait jusqu'à la fontaine de Tourny sur l'avenue Honoré-Mercier.

«C'est un monsieur tellement inspirant, a dit Gérald Gobeil, de Québec, arrivé avec un groupe d'amis dès 8 h.

«Il a porté le projet de l'indépendance mais il ne faut pas oublier ce qu'il a fait, avec d'autres, pour la Révolution tranquille. Il faut pas oublier ce que nous étions avant l'arrivée de Parizeau et compagnie», a-t-il ajouté.

«Je tenais à rendre hommage à ce grand personnage, ce grand bâtisseur, a renchéri Khadija Said, une jeune femme dans la trentaine.

«Je ne l'ai pas connu mais il a fait entrer le Québec dans la modernité et je crois que c'était très important de venir le saluer.»

Dans la file de citoyens, le policier à la retraite et ex-garde du corps de M. Parizeau, Victor Landry, attendait patiemment son tour pour entrer dans l'édifice.

«Il a été un modèle pour moi, un complice, a laissé tomber M. Landry, qui a veillé à la sécurité de M. Parizeau de 1988 à 1998. Il nous disait toujours, 'moi, je fais de la politique, vous, vous faites votre travail, j'ai entièrement confiance en vous'. Jamais il ne faisait de commentaires (désobligeants) sur notre façon de travailler.»

Directeur de cabinet de René Levesque entre 1977 et 1984, Jean-Roch Boivin, s'est pour sa part décrit comme un ami «presque intime» du défunt. Au début des années 1980, M. Parizeau traversait une période difficile et s'était confié, a raconté M. Boivin.

«Peu de gens le savent, mais c'était un homme assez seul, a relaté l'homme de 84 ans. Il m'a fait des confidences. Une fois, il m'a dit, 'M. Boivin, ça fait du bien d'avoir un ami, je suis seul'. J'ai été pas mal surpris.»

Parmi les dignitaires, l'ex-premier ministre Lucien Bouchard a avoué être «frappé» par la reconnaissance exprimée par le public à l'endroit de M. Parizeau, surtout en cette période de grand cynisme envers la politique.

«C'est un retour des choses très significatif, M. Parizeau lui-même aurait été extrêmement touché par des témoignages comme ceux-là. La vie politique est dure et il l'a eu aussi dure que n'importe qui sinon plus, a dit la figure de proue du camp du Oui en 1995. C'est un geste de reconnaissance et il y a quelque chose d'apaisant là-dedans.»

De son côté, le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau affichait un air grave, teinté d'émotion, après s'être recueilli sur la tombe de «Monsieur».

En posant les jalons du Québec moderne avec des outils comme la Caisse de dépôt et la Société général de financement, M. Parizeau a transmis un message «d'espoir» au peuple Québécois, a soutenu le chef du PQ.

«Il a eu le courage de se tenir debout, a-t-il soulevé. Il a transmis un fort et très étendu message à l'effet que nous sommes capables de réussir.»

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a pour sa part estimé que la mise sur pied de la Caisse de dépôt et placement était le plus grand legs de M. Parizeau.

Parce qu'il leur a donné confiance en leurs moyens, les Québécois sont «tous des héritiers» de M. Parizeau, peu importe leurs convictions politiques, a-t-il fait valoir.

«Il nous a redonné la fierté, maintenant c'est à nous à inventer l'avenir et aujourd'hui, on doit lui dire un énorme merci pour ce qu'il a fait pour le Québec», a opiné le chef de la CAQ.

Peu de gens peuvent prétendre avoir réellement changé le Québec et Jacques Parizeau est de ce nombre restreint, a quant à lui affirmé le maire de Québec, Régis Labeaume.

«Dans notre société, il y a peu de politiciens, au terme de leur carrière ou de leur vie, dont on peut dire qu'ils ont fait la différence. Jacques Parizeau a fait une très grosse différence, a souligné le maire Labeaume. Il a amélioré collectivement notre niveau de vie, il nous a fait gagner des décennies, grâce à sa créativité et son intelligence.»

Le premier ministre Philippe Couillard s'est lui aussi rendu au Salon rouge pendant la journée mais n'a pas jugé bon s'adresser aux journalistes, préférant retourner faire campagne en prévision des deux élections partielles de lundi.

Les funérailles d'État de Jacques Parizeau, décédé lundi dernier, auront lieu mardi à l'église Saint-Germain d'Outremont, à Montréal.

jeudi, juin 04, 2015

Le décès de Jacques Parizeau fera progresser l'option souverainiste, croit PKP

http://www.journaldemontreal.com/

Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.

Régys Caron
Le décès de Jacques Parizeau pourrait faire progresser l'option souverainiste dans l'opinion publique, croit le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau.
La disparition de M. Parizeau est l'occasion de parler de ce qu'il a accompli pendant sa longue vie publique, de quoi attiser la ferveur souverainiste, entrevoit le chef du PQ.
Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.
 M. Péladeau
«C'est un grand personnage, il a été un homme d'État, quelqu'un qui est à l'origine de la modernité du Québec, ça donne l'occasion à l'ensemble de la population de connaître son oeuvre, notre histoire, d'où nous sommes partis et où nous sommes arrivés, de connaître la profondeur de sa ferveur indépendantiste. Je pense que ça va faire en sorte qu'on va parler davantage d'indépendance comme je souhaite le faire», a déclaré M. Péladeau ce matin à l'entrée du caucus des députés du PQ.

Jacques Parizeau
Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.
PHOTO D'ARCHIVES
À la question s'il croyait que la disparition de l'ancien premier ministre ferait progresser l'option souverainiste, Pierre Karl Péladeau a répondu par un «oui» catégorique. «Grâce à M. Parizeau, le Québec a acquis une force économique, il a donné une forte impulsion à l'État et permis aux francophones de prendre leur place dans le développement économique. C'est positif pour le pays et les citoyens de se souvenir de ce qu'il a accompli et c'est très positif pour l'indépendance», a ajouté M. Péladeau à une journaliste anglophone.

Couillard
Le premier ministre Philippe Couillard croit que le PQ demeure dans l'imaginaire avec son projet d'indépendance du Québec. «Plus le Parti québécois parle de l’indépendance du Québec, plus les questions se posent. C’est sur eux entièrement que repose le fardeau de la preuve, c’est une chose qu’il faut changer par rapport au discours politique des dernières années.

Philippe Couillard
Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK
«Nous on est dans la réalité. La réalité c’est l’appartenance du Québec à la fédération canadienne. Le Parti québécois présente un scénario on peut dire imaginaire actuellement et c’est à eux de répondre aux questions et à démontrer en quoi perdre leur citoyenneté canadienne aiderait de quelque façon que ce soit les citoyens du Québec.»
Legault
Pour sa part, bien qu'il reconnaisse que le décès de René Lévesque, en 1987, avait eu un certain impact sur l'option indépendantiste, le chef de la CAQ, François Legault, prévoit que la réaction des citoyens sera différente avec le décès de Jacques Parizeau. «C'est une époque différente. Actuellement, je sens une réelle inquiétude sur la situation économique au Québec. Les gens sont tannés de payer toujours plus de taxes et de tarifs. On a changé par rapport à cette époque-là (...) Je ne pense pas qu'il va y avoir d'impact. Ce sont des souvenirs qu'on a de M. Parizeau, mais je pense que la grande majorité des Québécois sont rendus ailleurs», a dit M. Legault.
François Legault
Pierre Karl Péladeau lors d'une vigile en l'honneur de Jacques Parizeau.
SIMON CLARK/JOURNAL DE QUÉBEC