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mardi, mai 10, 2016

TUNISIE 2000 djihadistes interceptés cette année

http://www.ledevoir.com/international/

10 mai 2016 |Agence France-Presse | Actualités internationales
La Tunisie fait face depuis la révolution de 2011 à l’essor de la mouvance djihadiste.
Photo: Fethi Belaid Agence France-Presse
La Tunisie fait face depuis la révolution de 2011 à l’essor de la mouvance djihadiste.
Tunis — Un total de 1877 personnes ont été empêchées durant le premier trimestre de 2016 de rejoindre depuis la Tunisie des organisations djihadistes dans les zones de tension, a indiqué lundi le ministère de l’Intérieur.

« En 2016, environ 1877 Tunisiens ont été empêchés de quitter le territoire tunisien pour rejoindre les zones de tension », a affirmé le chargé de communication du ministère, Yasser Mesbah, sur la radio privée Shems FM. Ces personnes, dont la majorité sont des jeunes âgés entre 20 et 23 ans, sont sous surveillance quotidienne, a-t-il ensuite précisé.

La Tunisie compte plusieurs milliers de ressortissants dans les rangs d’organisations extrémistes en Irak, en Syrie et en Libye voisine, ce qui en fait un des principaux pays touchés par le phénomène.

Depuis le début de l’année, 33 cellules terroristes au total ont été démantelées, tandis que 1733 assauts sur des domiciles soupçonnés d’abriter des « éléments terroristes et extrémistes » ont été effectués, a encore indiqué M. Mesbah.

La justice

Sur le plan judiciaire, d’après la même source, quelque 1400 personnes ont été traduites devant un tribunal depuis janvier pour appartenance à une organisation terroriste. Cent-quarante autres ont été arrêtées pour implication dans des affaires liées au transfert de jeunes vers les zones de conflits.

« D’une manière générale, la situation sécuritaire est bonne. Il y a des indicateurs très positifs », a assuré M. Mesbah sur Shems FM. Il a noté qu’un « grand arsenal de mesures sécuritaires » avait été prévu par son ministère afin d’assurer tous les événements prévus prochainement dans le pays, dont le pèlerinage juif de la Ghriba à Djerba (sud) les 25 et 26 mai.

« La guerre contre le terrorisme continue et elle nécessite beaucoup de vigilance », a-t-il conclu.

La Tunisie fait face depuis la révolution de 2011 à l’essor de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plus d’une centaine de soldats et de policiers et de 59 touristes.

En 2015, elle a été frappée par trois attaques sanglantes revendiquées par le groupe djihadiste État islamique (EI), qui ont fait 72 morts dont 59 touristes étrangers.

En mars dernier, des attaques djihadistes ont en outre été perpétrées dans la ville de Ben Guerdane, proche de la frontière libyenne. Elles n’ont pas été revendiquées, mais visaient, selon Tunis, à créer « un émirat » du groupe EI dans le pays.

jeudi, mars 31, 2016

FRANCE Hollande renonce à retirer la citoyenneté française aux terroristes

http://www.ledevoir.com/international/europe/

30 mars 2016 15h29 | Sylvie Corbet - Associated Press à Paris
«La menace reste à niveau très élevé», a déclaré le président français, François Hollande, avant de réitérer sa détermination à protéger la France du terrorisme.
Photo: Stephane de Sakutin Agence France-Presse
«La menace reste à niveau très élevé», a déclaré le président français, François Hollande, avant de réitérer sa détermination à protéger la France du terrorisme.
Confronté à une impasse parlementaire, le président français François Hollande a renoncé mercredi à un projet de loi qui aurait retiré la citoyenneté française aux individus reconnus coupables de terrorisme et resserré l’état d’urgence.
 
M. Hollande s’est adressé pour une rare fois à la presse au terme de la rencontre hebdomadaire de son Cabinet. Il a déclaré ne pas avoir eu d’autre choix que d’abandonner, puisque les deux chambres du Parlement sont en désaccord et qu’un compromis semble hors de portée.
 
Il avait soumis les deux propositions dans la foulée des attaques qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre.
 
Le désir du président socialiste de retirer leur citoyenneté française aux terroristes qui détiennent une double citoyenneté avait suscité un vif débat politique ; l’idée avait été applaudie par l’extrême droite, tandis que les partisans de la gauche y voyaient une source de division.
 
Les détracteurs de la mesure craignaient la création de deux classes de citoyens : ceux à qui on pourrait retirer leur citoyenneté française parce qu’ils en détenaient une autre, et ceux contre qui on ne pourrait rien puisque le droit international interdit de laisser quiconque apatride. Cela contreviendrait aussi au principe d’égalité enchâssé dans la Constitution française.
 
La même loi aurait inscrit l’état d’urgence dans la Constitution de manière à l’adapter à une menace à long terme. La loi actuelle a été adoptée en 1955 et prévoit que l’état d’urgence durera 12 jours et sera renouvelé indéfiniment par un vote du Parlement.
 
« La menace reste à niveau très élevé », a déclaré M. Hollande, avant de réitérer sa détermination à protéger la France du terrorisme.
 
L’état d’urgence imposé immédiatement après les attaques du 13 novembre a récemment été prolongé jusqu’au 26 mai. Il accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux policiers et restreint les rassemblements publics.

mardi, décembre 08, 2015

États-Unis : militante écolo, Miss Sunshine est poursuivie pour terrorisme

http://www.lepoint.fr/monde/

Le FBI offre 50 000 dollars pour la capture de Josephine Sunshine Overaker, 41 ans, soupçonnée de faire partie d'un groupe "éco-terroriste".



Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr
Avis de recherche publié par le FBI, le 7 décembre.

Le FBI a publié, lundi dernier, un avis de recherche concernant une certaine Josephine Sunshine Overaker, connue sous des alias divers : Lisa Rachelle Quintana, "Osha", "China", ou encore "Mo". En janvier 2006, un tribunal fédéral d'Oregon l'a mise en cause dans une affaire d'éco-terrorisme. Aujourd'hui âgée de 41 ans, Josephine Sunshine Overaker est suspectée de faire partie d'une cellule violente ayant commis plusieurs attaques au nom d'un prétendu Front de libération de la terre (Earth Liberation Front). Un groupuscule composé de 18 personnes dont l'un de ses leaders, William Rodgers, s'est donné la mort en décembre 2005 après son interpellation. De 1996 à 2006, ce groupe a participé à près d'une vingtaine d'actes violents dans cinq États différents (Oregon, Washington, Californie, Colorado, et Wyoming). Essentiellement des actes de vandalisme contre des laboratoires scientifiques procédant à des expérimentations sur les animaux, mais aussi un chantier de station de ski dans le Colorado. Des destructions dont le coût total est estimé à 80 millions de dollars.
Si l'affaire inquiète le FBI, c'est que le Front de libération de la terre est détenteur d'un important arsenal composé d'armes à feu et d'engins explosifs. Entre 2006 et 2012, la quasi-totalité des membres de ce « gang » ont été appréhendés, jugés et condamnés, provoquant une vive polémique au sein de l'extrême gauche américaine qui présente ce groupe comme "pacifique". L'éco-terrorisme est une menace prise très au sérieux aux États-Unis depuis les années 70. Il y a tout juste quarante ans, le romancier Edward Abbey publiait d'ailleurs un roman décrivant la dérive de l'un de ces groupuscules radicaux. Intitulé, L e Gang de la clef à molette(dans sa traduction française aux éditions Gallmeister en 2013), ce livre évoque le parcours sanglant d'un "clan" prêt à tout pour préserver l'environnement.

samedi, juillet 11, 2015

Radicalisation : les dessous de la stratégie de prévention d'Ottawa

http://quebec.huffingtonpost.ca/

  |  Par Bahador Zabihiyan, Radio-Canada.ca  Publication: 

ISLAMIC CENTER MICHIGAN
Le ministère de la Sécurité publique a lancé une opération séduction pour bâtir des ponts avec les communautés musulmanes canadiennes dans le but de lutter contre l'extrémisme violent. La stratégie de prévention semble fonctionner, selon les documents obtenus par Radio-Canada. Mais il y a des ratés.
Depuis 2009, de hauts fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique reçoivent des conseils des membres de la Table ronde transculturelle sur la sécurité (TRTS) pour organiser des activités de sensibilisation au sein des communautés musulmanes. Plus de 1300 personnes y ont pris part, indiquent les documents obtenus par Radio-Canada grâce à une demande d'accès à l'information.
Dans une allocution à Halifax le 21 novembre dernier, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a souligné le rôle important de la TRTS, quelques semaines après les attaques d'Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu.
« Vos points de vue, ainsi que le travail que vous avez accompli jusqu'à aujourd'hui au chapitre de la prévention et de la lutte contre l'extrémisme violent, sont devenus des éléments importants de notre approche relative à cette question [...] Vous représentez mon comité consultatif communautaire », disait M. Blaney, selon une copie de son allocution.
À la rencontre des jeunes musulmans
Récemment, le ministère de la Sécurité publique et la TRTS ont organisé des activités de sensibilisation auprès des jeunes de Windsor, Hamilton, London et St. Catharines « pour prévenir et lutter contre l'extrémisme violent ». Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) y a aussi pris part.
La centaine de jeunes qui ont participé à ces sessions au printemps 2014 les ont trouvées « engageantes et pertinentes ». Elles leur ont permis de mieux comprendre « l'extrémisme violent », selon le compte rendu produit par le ministère.
Mais le ministère s'est ainsi rendu compte en effectuant un « sondage » que les participants ne savaient toujours pas qui contacter s'ils voyaient des signes indiquant qu'une personne est « sur le chemin de l'extrémisme violent ».
Des rencontres similaires se sont tenues en Alberta et au Québec. En juin 2014, le ministère prévoyait d'en tenir d'autres.
Les recommandations du comité consultatif
En août 2014, le TRTS a remis son rapport au ministre Blaney. Celui-ci a ensuite indiqué aux membres de ce comité que son ministère travaillait « activement » pour mettre en place « un grand nombre » de ses recommandations :
  • Mener plus d'activités de sensibilisation
  • Mieux utiliser les réseaux sociaux
  • Créer un site web de type « extrémisme violent 101 » pour sensibiliser les jeunes, les familles
  • Créer un contre-discours à la rhétorique violente des extrémistes : utiliser les faits ou l'humour pour invalider les messages extrémistes
  • Créer des manuels d'information destinés aux divers intervenants : entraîneurs sportifs, personnels soignants, policiers, agents de probation, chefs religieux, personnels éducatifs, groupes étudiants
Un membre de la TRTS suspendu
Le comité a toutefois dû composer avec une importante controverse le printemps dernier. Des médias et un blogue avaient soulevé le fait qu'un membre de la TRTS avait publié des propos controversés dans un guide de conduite destiné à une association étudiante ontarienne. Dans le document qu'il avait cosigné en 1996, Hussein Hamdani s'opposait au mariage de conjoints de même sexe. Il a depuis indiqué que sa pensée avait évolué.
Or les documents obtenus par Radio-Canada donnent plus de détail sur le rôle précis de M. Hamdani au sein de la TRTS. L'avocat a joué « un rôle déterminant » pour établir le dialogue avec des membres des communautés musulmanes au Canada, peut-on lire dans un compte rendu interne interne préparé pour le ministre Blaney en novembre 2014.
M. Hamdani a ainsi participé à plusieurs rencontres en 2014 avec des hauts fonctionnaires des ministères de la Sécurité publique et de la Justice, mais aussi du SCRS, de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada.
« Je suis au courant que les activités de sensibilisation conduites avec les communautés au Québec, en Ontario et en Alberta ont été très productives [...]. Merci à Hussein d'avoir travaillé avec nous pour nous aider avec ces évènements », peut-on ainsi lire dans des notes de breffage destinées à M. Blaney, en novembre dernier.
Six mois plus tard, M. Blaney décidait de suspendre M. Hamdani de la TRTS en attendant une « revue des faits ».
Par téléphone, M. Hamdani indique qu'il n'a pas eu de nouvelles de la part du ministère ni reçu d'avis écrit lui indiquant sa suspension. Il estime que la décision du ministre était politique, car il avait participé à une activité de financement pour le Parti libéral du Canada.

vendredi, mai 15, 2015

Terrorisme: le Québec en tête

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 14 mai 2015 à 21h27. Modifié par Danielle Arsenault à 22h04.
Terrorisme: le Québec en tête
OTTAWA - Une nouvelle banque de données accessible au public, qui se penche sur plus de 50 ans de gestes terroristes et extrémistes ayant un lien avec le Canada, laisse croire que 42 pour cent des événements terroristes survenus au Canada ont eu lieu au Québec.
C'est le réseau canadien pour la recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société, ou TSAS, qui a mis sur pied cette banque de données nommée le CIDB, pour Canadian Incident Database. Le projet est né en décembre 2013, grâce au financement du ministère de la Sécurité publique et de l'agence pour la Recherche et le développement pour la défense.

Elle rassemble plus de 1815 actions terroristes ou extrémistes répertoriées entre 1960 et 2014, dont 410 ont eu lieu à l'étranger.

L'analyse laisse croire que ces événements terroristes ou extrémistes ont connu deux sommets, au début et à la fin des années 1960, une baisse vers le milieu des années 1970 et de faibles sommets dans les années 1980 et vers 2006 et 2008.

Le premier sommet représente les attaques de groupes religieux, spécialement les Doukhobors — une communauté chrétienne d'origine russe —, qui perpétraient des incendies criminels pour faire des revendications politiques.

La seconde montée a eu lieu dans les événements ayant culminé avec la crise d'octobre au Québec. Bien qu'il y a eu une série d'attentats séparatistes au début des années 1960, le sommet a eu lieu en 1968: 46 attaques ont été perpétrées, soit 58 pour cent de tous les événements au Canada cette année-là. Entre 1968 et 1971, les groupes séparatistes, notamment, bien sûr, le Front de libération du Québec (FLQ), sont responsables de 142 de ces actions au Québec, quatre en Ontario et une en Alberta.
Quarante-deux pour cent des événements terroristes et extrémistes, qui comprennent autant les explosions et attaques que les alertes à la bombe, depuis 1960, ont eu lieu au Québec, selon ce qui est répertorié dans la banque de données. Au total, sur les 64 ans que couvre la base de données, cela signifie 512 incidents, dont 489 avaient une cible canadienne. Vingt-quatre morts et 189 blessés en ont résulté.
Si l'on se penche sur les dix dernières années répertoriées dans la banque de données, environ 30 pour cent des événements sont liés au Québec. Des actions liées à la grève étudiante de 2012, telles que les bombes fumigènes placées dans le métro de Montréal, en font partie, tout comme l'entrée de l'homme armé Richard Bain au Métropolis après l'élection du Parti québécois de Pauline Marois.

Globalement, trente pour cent des événements se sont passés en Colombie-Britannique et 19 pour cent, en Ontario. Environ 46 pour cent du total des attaques comprennent une explosion.

Près du quart des événements à caractère extrémiste, qui comprennent des gestes de suprémacistes et des coups d'éclat environnementalistes, sont concentrés entre 1980 et 1984. Environ 30 pour cent des événements étaient faits par des individus non armés.

S'appuyant sur la définition du Code criminel du terrorisme pour différencier les événements terroristes et extrémistes, la banque de données recense 1170 actes terroristes qui ont causé 450 morts au Canada. Au total, 87 pour cent sont considérés terroristes.

La plupart des morts découlent de deux attaques aériennes. En 1965, un avion du Canadien Pacifice (CP) s'est écrasé après une explosion, tuant 52 personnes. Le bombardement d'un avion d'Air India en 1985 a quant lui fait 329 morts.

Selon le TSAS, le but de cette base de données est de fournir aux chercheurs sur la sécurité nationale des informations publiques qui pourraient être utilisées pour identifier des modèles récurrents pour améliorer notre compréhension du crime terroriste et extrémiste au Canada. Elle est gérée par des membres des universités de la Colombie-Britannique, Simon Fraser, Carleton, de Waterloo et de l'Université de Montréal.

mardi, avril 28, 2015

Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 27 avril 2015 à 20h07. Modifié par Léandre Drolet à 21h26.
Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin
MONTRÉAL - Les deux jeunes étudiants du collège de Maisonneuve accusés de quatre chefs liés au terrorisme subiront leur enquête sur cautionnement au début de juin.
El Mahdi Jamali a comparu en personne, lundi matin, au palais de justice de Montréal, alors que sa copine, Sabrine Djermane, était représentée par son avocate.
Les avocats ont convenu lundi matin de tenir des audiences sur la libération sous caution des accusés les 5, 8 et 9 juin.

Les deux jeunes de 18 ans ont plaidé non coupable, le 20 avril, aux accusations d'avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger, de possession d'une substance explosive dans un but criminel, d'avoir facilité un acte terroriste, et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste.

Les accusés avaient d'abord été arrêtés et détenus par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le 14 avril, «par mesure préventive», les autorités craignant qu'ils ne commettent un crime de nature terroriste. La Couronne a finalement décidé, six jours plus tard, de porter quatre accusations criminelles contre les deux étudiants.

Le procureur fédéral au dossier, Richard Roy, a déjà indiqué que la Couronne s'objecterait à la libération sous caution des deux jeunes, parce qu'ils représenteraient un danger pour le transport aérien et pour la société, et que «dans l'intérêt de la justice», ils devraient demeurer en détention pour la suite des procédures.

La GRC a indiqué que l'enquête, qui aura été très courte, avait été déclenchée à la suite d'un «signalement de la communauté». Radio-Canada a soutenu la semaine dernière que c'était la soeur de Sabrine Djermane qui avait informé la police d'un complot présumé.

L'avocat de Jamali, Marc Giroux a passé plus d'une heure à discuter avec les parents du jeune homme après sa brève comparution.

«Les parents sont toujours affectés, peu importe la nature des crimes. À titre de parent, on est toujours très affecté par des accusations, surtout par des accusations criminelles», a-t-il confié aux journalistes.

Me Roy a affirmé que «selon toute vraisemblance», la Couronne appellerait au moins un témoin à la barre.

Les parents de Jamali devraient aussi témoigner puisqu'il vivait sous leur toit, a fait remarquer Me Giroux. «Je présume que les parents vont témoigner en faveur de leur fils», a-t-il indiqué.

La preuve des prochaines audiences sera probablement frappée d'une ordonnance de non-publication.

jeudi, avril 23, 2015

FRANCE Cinq attaques ont été éventées depuis janvier, dit Manuel Valls

http://www.ledevoir.com/international/

23 avril 2015 08h25 |Associated Press | Europe
Manuel Valls a prévenu que la menace n’a jamais été aussi importante.
Photo: Miguel Medina Agence France-Presse
Manuel Valls a prévenu que la menace n’a jamais été aussi importante.
Paris — Cinq attaques extrémistes ont été éventées en France depuis que deux attentats perpétrés par des islamistes ont fait 20 morts en janvier, a dit le premier ministre français jeudi.

Manuel Valls a déclaré à la radio de France Inter que ces cinq attaques incluent celle découverte dimanche quand l’auteur présumé a appelé une ambulance après s’être apparemment tiré une balle dans une jambe.

M. Valls a prévenu que la menace n’a jamais été aussi importante, au moment où il milite en faveur d’une mesure qui accorderait plus de pouvoirs de surveillance aux autorités et une plus grande marge de manoeuvre aux procureurs.

Les responsables affirment que l’Algérien de 24 ans arrêté dimanche comptait attaquer au moins une église. L’étudiant avait réussi à se procurer un arsenal imposant, même si les autorités l’avaient à l’oeil au moins depuis l’an dernier. Les forces de l’ordre tentent maintenant de déterminer s’il avait des complices.

M. Valls n’a pas fourni plus de détails concernant les autres attaques qui ont été éventées. Il a indiqué que 1500 personnes actuellement en France font partie de réseaux qui recrutent des combattants à destination de la Syrie et de l’Irak. 

samedi, avril 11, 2015

OBAMA ET CASTRO Rencontre historique au Sommet

http://www.ledevoir.com/international/

Les leaders américain et cubain renouent après six décennies

11 avril 2015 | Alexandre Grosbois - Agence France-Presse à Panama | Actualités internationales
Barack Obama et Raúl Castro se sont serrés la main avant la cérémonie d'ouverture du Sommet des Amériques.
Photo: Agence
France-Presse /
 Presidencia Panama
Barack Obama et Raúl Castro se sont serrés la main avant la cérémonie d'ouverture du Sommet des Amériques.
Les présidents américain Barack Obama et cubain Raúl Castro se sont salués et ont échangé quelques mots vendredi peu avant l’ouverture du Sommet des Amériques au Panama, qui doit consacrer le rapprochement annoncé mi-décembre entre les deux ennemis de la guerre froide. «Ce soir au Sommet des Amériques, le président Obama et le président Castro se sont salués et se sont serré la main», a rapporté Bernadette Meehan, une porte-parole de la Maison Blanche.
 
Le sommet continental historique consacre le rapprochement amorcé entre les deux ennemis de la guerre froide.
 
Les deux hommes étaient à quelques pas l’un de l’autre vendredi soir pour l’ouverture du Sommet des Amériques, puis lors d’un dîner officiel. Mais la Maison-Blanche a indiqué qu’il faudrait probablement attendre samedi pour assister à une véritable conversation, la première entre les chefs d’État des deux pays depuis 1956.
 
La présence des deux hommes à ce sommet, qui réunit pendant deux jours une trentaine de chefs d’État, va couronner le réchauffement annoncé en décembre dernier au terme de 18 mois de tractations menées dans le plus grand secret. Cuba effectue ainsi son retour dans cette grand-messe continentale dont elle restait exclue par les États-Unis et l’Organisation des États américains depuis sa première édition en 1994.
 
MM. Obama et Castro se sont déjà parlés au téléphone mercredi, pour la deuxième fois après leur échange direct du 17 décembre qui avait précédé l’annonce surprise du rapprochement entre les deux pays, a indiqué la Maison-Blanche.
 
Par ailleurs, le secrétaire d’État américain, John Kerry, et le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, se sont entretenus pendant trois heures dans la nuit de jeudi à vendredi, enregistrant des « progrès » selon le Département d’État.
 
Enjeu du terrorisme
 
L’annonce du dégel entre les ennemis de la guerre froide ouvre la voie à de longues et âpres négociations pour résoudre de nombreux points de contentieux hérités de 53 années d’affrontements.
 
Jeudi soir, un sénateur démocrate a indiqué que le Département d’État avait entamé les démarches pour la levée d’un premier obstacle : la présence de Cuba dans la liste américaine des pays soutenant le terrorisme.
 
Vendredi, un porte-parole a indiqué que M. Obama n’était « pas encore au stade » de prendre une décision sur ce point, sans toutefois écarter « une annonce » pendant le sommet.
 
Le retrait de cette liste est la principale condition posée par Cuba à la réouverture d’ambassades dans les deux pays, même si M. Obama a prévenu que cela « prendrait du temps ».
 
Le président américain a rencontré plusieurs dissidents cubains peu avant l’ouverture du Sommet. Parmi les dissidents présents figuraient notamment l’avocate et journaliste indépendante Laritza Diversent et Manuel Cuesta Morua, a constaté un journaliste de l’AFP.
 
Avant la réunion, M. Obama avait assuré aux militants des droits de l’Homme de la région qu’il était « à leurs côtés ».

Une possible rencontre Harper-Castro
Le premier ministre Stephen Harper est arrivé au Panama, vendredi, pour assister au Sommet des Amériques, où il espère discuter avec le président de Cuba et renforcer ses liens d’affaires avec l’Amérique latine. Il y a trois ans, le Canada et les États-Unis avaient été les seuls pays des Amériques à rejeter une proposition visant à inviter Cuba au sommet.

M. Harper semble maintenant avoir changé d’avis. Une source gouvernementale a précisé que rien n’avait encore été confirmé, mais que le Canada accueillerait favorablement une discussion en personne entre MM. Harper et Castro. Le Canada, qui maintient ses relations diplomatiques avec Cuba depuis 70 ans, a joué un rôle clé dans les récentes discussions entre Cuba et les États-Unis, qui se sont déroulées sur son territoire.

M. Harper prévoit également avoir des échanges bilatéraux avec d’autres leaders et faire une série d’annonces de nature économique impliquant plusieurs pays d’Amérique latine.