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jeudi, juillet 07, 2016

Un autre Afro-Américain tué par la police aux États-Unis

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 4 H 29 | Mis à jour à 7 h 06

Des proches ont identifié la victime comme étant  Philando Castile, âgé de 32 ans.
Des proches ont identifié la victime comme étant Philando Castile, âgé de 32 ans.
Le chef intérimaire de la police de St Anthony, Jon Mangseth, a indiqué que l'événement a commencé par un contrôle routier vers 21 h à Falcon Heights, une banlieue de St. Paul. Un policier a ouvert le feu sur l'homme, a expliqué le chef Mangseth sans préciser les raisons qui ont conduit à l'interception du véhicule ou celles pouvant justifier les tirs du policier.
Les policiers ont refusé de divulguer l'identité de la victime, mais la famille de Philando Castile s'en est chargé et a précisé qu'il est mort peu de temps après son arrivée à l'hôpital.
Dans la foulée de la diffusion de la vidéo, quelque 200 protestataires se sont rendus à la résidence du gouverneur Mark Dayton. « Pas de sommeil sans justice », scandaient les manifestants ajoutant : « Est-ce que tu t'en soucies, Mark Dayton? »
Un deuxième en deux jours
Un policier blanc a ainsi abattu un homme noir au cours d'une intervention policière pour une deuxième fois en moins de 48 heures. La mort de Philando Castile survient en effet moins de deux jours après celle d'Alton Sterling, à Baton Rouge, en Louisiane. Ce dernier vendait des CD dans le stationnement d'un dépanneur lorsqu'une intervention policière a mal tourné et lui a coûté la vie.
Ce nouvel événement intervient à la veille du procès d'un autre policier dans l'affaire Freddie Gray. Ce dernier, un autre homme noir, est mort après avoir eu le cou brisé au cours de son transport en fourgon cellulaire, en avril 2015, à Baltimore.
Le département de la Justice a institué une enquête fédérale sur la mort de M. Sterliing, 37 ans.
Le corps policier a indiqué dans un communiqué qu'un pistolet avait été récupéré sur les lieux de la tragédie. La police a déclaré être au courant qu'une vidéo circulait sur Facebook sans toutefois pouvoir en révéler le contenu.
Les proches de Castile ont décrit l'individu comme un travailleur acharné qui oeuvrait depuis plusieurs années à titre de superviseur de cafétéria dans une école de St. Paul.

mardi, mars 08, 2016

De King à Trudeau: une histoire des visites canadiennes à Washington

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 08 mars 2016 à 10h32. Modifié par Charles Payette à 10h54.
De King à Trudeau: une histoire des visites canadiennes à Washington
Freedigitalphotos.net
WASHINGTON - Il était une fois... des premiers ministres canadiens qui se rendaient souvent aux États-Unis, attrirant le regard des journalistes américains.
Justin Trudeau, qui se rendra trois fois aux États-Unis au cours du seul mois de mars n'a donc rien inventé. L'actuel chef de gouvernement sera reçu à la Maison Blanche cette semaine, ira prononcer un discours devant un groupe de femmes à New York, la semaine prochaine, et participera à un sommet international sur le nucléaire qui se déroulera dans la capitale américaine à la fin du mois.

On se croirait revenu au temps de Mackenzie King.

La Presse Canadienne a regardé la couverture médiatique de toutes les visites effectuées par les premiers ministres canadiens depuis 1933. La tendance est claire: les visites se font de moins en moins fréquentes et elles attirent de moins en moins d'attention.

En 1933, quand le conservateur R. B. Bennett est venu à Washington, pas moins de 500 personnes l'attendaient sur la pelouse de la Maison Blanche. À une époque révolue, non seulement les premiers ministres s'adressaient au Congrès mais, ce qui est inimaginable de nos jours, le gouverneur général Vincent Massey le fit aussi, en 1954. Son discours avait même fait la une du prestigieux New York Times.

Un grand nombre de journalistes se rendaient en masse à l'ambassade canadienne avant d'écrire de longs articles même si Mackenzie King ne disait rien, lui qui venait à Washington plusieurs fois par année pour rencontrer son ami Franklin D. Roosevelt.

«Quand l'un des hommes d'État favoris de la capitale vient à Washington, on ne peut que s'attendre à ce qu'il soit invité à dîner et célébré, écrivait un chroniqueur mondain du Washington Post en 1942. On ignore combien de temps ce premier ministre célibataire demeurera à Washington mais un grand nombre d'hôtesses de notre capitale qui aimeraient bien le divertir seront sans doute déçues car il s'agit assurément d'un 'voyage d'affaires'.»

King est déjà entré dans la chambre de FDR pour lui lire une note alors que le président était encore au lit.

Mais ces voyages se firent plus rares après la Deuxième Guerre mondiale.

Les avions long-courrier transportèrent les dirigeants vers d'autres destinations plus lointaines. Les rencontres bilatérales firent place aux réunions internationales sous les auspices des Nations Unis. Au cours des huit années qu'il fut premier ministre, Louis St-Laurent ne vient à Washington qu'à quelques reprises.

Les Américains perçurent les Canadiens comme étant plus ambivalents, ce que décrivait un journaliste du Chicago Tribune en 1956 à l'occasion du premier sommet entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. «Le Canada s'abstient généralement de parler d'affaires commerciales avec les pays d'Amérique latine, étant certain de pouvoir conclure de meilleures ententes bilatérales avec Washington.»

Lester Pearson est venu visiter à quelques reprises pendant un court laps de temps. Il fit la une du New York Time et du Washington Post, souriant avec John F. Kennedy, à la résidence familiale du président américain, à Cape Cod.

Mais ses visites subséquentes furent placées sous le signe de la tragédie. Il vint aux funérailles de Kennedy. Il lui rendit hommage au début de 1964 à son arrivée à la Maison Blanche. «Je suis très conscient aujourd'hui de l'immense deuil qui a privé ce pays d'un grand et jeune président.»

Lui et Lyndon B. Johnson eurent quelques rencontres fructueuses. Ils signèrent le Traité du fleuve Columbia et s'entendirent sur un libre-échange commercial sur les pièces d'auto. Les journaux américains prédirent alors que ce Pacte de l'auto serait le signe précurseur d'une entente plus vaste.

Mais Pearson ne revint jamais à la suite du profond différent de 1965. Le premier ministre, qui venait de prononcer un discours contre la guerre du Vietnam, avait été agressé par le président qui l'avait saisi au collet en grondant: «Ne venez pas dans mon salon pour pisser sur mon tapis».

Les journaux américains remarquèrent la tension entre les deux chefs de gouvernement. Mais cet échange vif ne fut publiquement connu que quelques années plus tard.

On ne peut dire la même chose de Brian Mulroney, qui lui s'entendit fort bien avec les présidents de son temps.

Une semaine après avoir prêté serment à titre de premier ministre, il vint à Washington. Un titre du Wall Street Journal le décrit ainsi: «Un ami franc des États-Unis à Ottawa».

Il demeura fidèle aux Américains. La graine du libre-échange fut semée lors du premier sommet Mulroney-Reagan. Le premier ministre canadien demeura proche de son homologue, prononçant l'éloge lors des funérailles de Ronald Reagan. Il était là lorsqu'un jeune Jeb accrocha accidentellement son père George H. Bush avec un hameçon lors d'un voyage de pêche.

Mais à l'époque, les journaux américains ne se préoccupaient guère des négociations commerciales. Ils remarquèrent toutefois une baisse d'intérêt pour le Canada.

Quelques années plus tard, certains relatèrent les efforts de Jean Chrétien pour devancer le président mexicain Vicente Fox pour être le premier leader à être accueilli par un autre Bush, George W., celui-là. Le New York Times publia alors un article démontrant de manière statistique le manque d'intérêt des médias américains pour le Canada. Le journaliste observa qu'un grand nombre d'entreprises médiatiques avaient fermé leurs bureaux canadiens. Il n'y avait que cinq journalistes à temps plein à Ottawa contre 50 à Mexico.

Quant à Stephen Harper, il avait droit de temps en temps à un article habituellement louangeur d'un journaliste conservateur. Le gouvernement dut même payer pour obtenir l'attention des médias américains. Il engagea des consultants démocrates et républicains afin d'organiser des entrevues permettant au premier ministre d'expliquer aux Américains comment le Canada avait surmonté la crise financière.

Il ne faudrait pas oublier un autre Trudeau, le père de Justin.

«Le monde qui ne songe que rarement au Canada et aux Canadiens se montre soudainement intéressé à Pierre Elliott Trudeau, le plus improbable des premiers ministres, peut-on lire dans un portrait tracé par le Washington Post en 1969. Quelle sorte de nation élit un leader issu d'une minorité insatisfaite et d'une élite intellectuelle, un Bohémien et un jeune radical en colère ?»

Un autre article attira l'attention sur les comportements excentriques du premier ministre, ses sauts périlleux, ses positions renversées et ses manies de descendre un escalier en glissant sur la rampe. Le New York Times le qualifia de «groovy». Au cours de cette première visite, Trudeau déclara qu'être le voisin des États-Unis, c'était comme coucher avec un éléphant.

La colère de l'éléphant monta avec le temps.

Trudeau mit les Américains en colère en ordonnant une grande réduction des exportations de pétrole vers les États-Unis en plein choc pétrolier. Un célèbre parlementaire le prévint lors d'une visite que cette mesure entacherait les relations canado-américaines.

A la fin de sa carrière politique, Trudeau fit une tournée mondiale pour promouvoir la paix. Les journaux les plus importants y consacrèrent des articles sans lui donner la une. Quelques éditoriaux le trouva admirable, d'autres le jugèrent plutôt chimérique.

lundi, mars 07, 2016

La convention qui pourrait stopper Donald Trump

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 07 mars 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Si Donald Trump ne se présente pas à... (photo brynn anderson, associated press)
PHOTO BRYNN ANDERSON, ASSOCIATED PRESS
Si Donald Trump ne se présente pas à la convention républicaine de Cleveland avec le nombre de délégués requis pour remporter l'investiture du Parti républicain, le tout déboucherait sur une convention dite contestée

RICHARD HÉTU
Collaboration spéciale
La Presse
(NEW YORK) Commençons par une évidence : à moins d'un cafouillage magistral de sa part, Donald Trump est l'unique candidat républicain à la présidence susceptible de récolter la majorité des délégués mis en jeu durant la saison des primaires et des caucus. Mais qu'arriverait-il s'il se présentait à la convention républicaine de Cleveland, en juillet prochain, sans les 1237 délégués requis pour remporter l'investiture du parti d'Abraham Lincoln ?
Le nom de Mitt Romney, ex-candidat présidentiel, a... (photo rick bowmner, archives associated press) - image 1.0
Le nom de Mitt Romney, ex-candidat présidentiel, a circulé ces derniers jours chez les républicains pour jouer un rôle de sauveur, si Trump n'arrive pas à se présenter avec les 1237 délégués requis pour remporter l'investiture du parti.
PHOTO RICK BOWMNER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Cette question ne tient plus de la politique-fiction. Elle se pose en fait avec une acuité accrue après les scrutins républicains tenus samedi dans quatre États. Ceux-ci n'ont pas seulement permis à Ted Cruz de remporter deux victoires décisives (dans le Kansas et le Maine). Ils ont également signalé un certain plafonnement des appuis à Trump, cible d'une fronde sans précédent de la part de l'élite républicaine.
D'où la possibilité d'un scénario dont rêvent tous les journalistes politiques depuis des décennies aux États-Unis. Faute d'un candidat ayant atteint le chiffre magique de délégués, la course à l'investiture républicaine déboucherait sur une convention dite contestée. En clair, cela signifierait qu'il faudrait plus d'un tour de scrutin avant qu'une majorité ne se dégage en faveur d'un candidat.
Ainsi, au lieu d'être une longue pub politique étalée sur quatre soirées, la convention républicaine donnerait lieu à une bataille en direct aussi chaotique qu'imprévisible entre les candidats et leurs partisans. Et Trump aurait l'occasion rêvée de prouver qu'il est vraiment le meilleur dans l'art de la négociation.
Il faut remonter à 1976 pour trouver une convention contestée du côté républicain. Le président Gerald Ford s'était alors présenté à la convention de Kansas City sans avoir réussi à récolter la majorité des délégués mis en jeu lors des primaires et des caucus. Candidat de l'establishment, il faisait face à Ronald Reagan, gouverneur de Californie et insurgé de l'époque. Après des ententes de coulisses et un suspense à couper le souffle, il avait été choisi de justesse dès le premier tour par 1187 voix contre 1070 pour Reagan.
Quant à la dernière convention républicaine ayant nécessité plus d'un tour de scrutin, elle remonte à 1948. Thomas Dewey l'avait emporté au troisième tour devant Robert Taft et Harold Stassen, entre autres. Le gouverneur de New York devait par la suite s'incliner devant son adversaire démocrate, le président sortant Harry Truman.
UNE NOUVELLE CANDIDATURE ?
Les règles régissant les conventions du Parti républicain ont changé depuis 1948 et 1976. Ainsi, la très grande majorité des délégués à la convention de Cleveland seront tenus de voter au premier tour de scrutin pour le candidat qui a gagné leur État ou leur circonscription. Cependant, si aucun des candidats n'obtenait une majorité, ils seraient libres par la suite de voter pour le candidat de leur choix.
Les règles permettraient en outre la mise en candidature d'une personne n'ayant pas participé à la course à l'investiture républicaine. C'est ainsi que les noms de Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, et de Mitt Romney, ex-candidat présidentiel, entre autres, ont été mentionnés au cours des derniers jours pour jouer le rôle de sauveur.
Les deux ont nié être intéressés par un tel rôle. Mais Romney s'est fait l'apôtre d'une convention contestée en encourageant le vote stratégique.
« Je voterais pour Marco Rubio en Floride, pour John Kasich en Ohio et pour Ted Cruz ou quiconque a la meilleure chance de battre M. Trump dans un État donné », a déclaré l'ancien gouverneur du Massachusetts jeudi dernier, après avoir qualifié Trump d'« escroc » et de « charlatan ».
Pour les adversaires républicains de Donald Trump, une convention contestée serait une arme à double tranchant. Elle pourrait certes empêcher l'ancienne star de la téléréalité de remporter l'investiture de leur parti. Mais elle pourrait aussi démobiliser ses partisans ou même l'inciter à briguer la présidence à titre d'indépendant.
Mais Trump aura l'occasion d'écarter la possibilité d'une convention contestée dès le 15 mars. S'il remporte les primaires tenues ce jour-là en Floride et en Ohio, deux États qui attribueront tous leurs délégués au vainqueur, il sera sur la bonne voie pour remporter la majorité des 2472 délégués mis en jeu d'ici la fin du marathon des primaires.
Sinon, le rendez-vous de Cleveland risque d'être épique.

vendredi, janvier 15, 2016

De plus en plus de Cubains tentent d'arriver aux États-Unis par la mer

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/

Publié le 14 janvier 2016 à 19h28 | Mis à jour le 14 janvier 2016 à 19h28
Par voie terrestre, un flux de migrants cubains... (Photo Carlos GONZALEZ, AFP)
PHOTO CARLOS GONZALEZ, AFP
Par voie terrestre, un flux de migrants cubains passe ces derniers mois par l'Équateur pour ensuite remonter à travers l'Amérique centrale et le Mexique et tenter d'entrer aux États-Unis. (photo: le 12 janvier, à l'aéroport de Liberia, au Costa Rica)

Agence France-Presse
MIAMI
Les garde-côtes américains ont souligné jeudi la « hausse continue » du nombre de Cubains tentant d'arriver aux États-Unis par la mer à bord d'embarcations de fortune, les migrants craignant un changement de politique migratoire après le dégel diplomatique entre les deux pays.
« Les garde-côtes ont observé une hausse continue des tentatives pour se rendre illégalement par voie maritime depuis Cuba jusqu'au sud-est des États-Unis depuis l'annonce par les États-Unis de l'amélioration des relations avec Cuba en décembre 2014 », écrivent les garde-côtes dans un communiqué.
Quelque 396 migrants cubains ont été interceptés depuis début janvier alors qu'ils tentaient de traverser le détroit de Floride, large de 150 kilomètres, à bord d'embarcations de fortune selon les garde-côtes. Jeudi, les autorités américaines ont rapatrié à Cuba 169 migrants interceptés en mer, selon les garde-côtes.
Les Cubains entrés illégalement aux États-Unis sont autorisés à y rester s'ils sont découverts sur la terre ferme.
Or, depuis fin 2014 et l'annonce surprise du rapprochement entre les deux pays après plus d'un demi-siècle de rupture, certains Cubains craignent que ce régime spécial d'immigration ne disparaisse, ce qui a provoqué une explosion du nombre de tentatives d'entrées aux États-Unis.
« Les politiques migratoires n'ont pas changé et nous enjoignons les personnes à ne pas se lancer à l'océan dans des embarcations non aptes pour la navigation », a souligné le capitaine Mark Fedor, cité par les garde-côtes.
Par voie terrestre, un flux de migrants cubains passe ces derniers mois par l'Équateur pour ensuite remonter à travers l'Amérique centrale et le Mexique et tenter d'entrer aux États-Unis. Des milliers d'entre eux sont restés bloqués au Costa Rica lorsque le Nicaragua a refusé à la mi-novembre de les laisser franchir sa frontière et poursuivre leur route vers le nord.
Selon l'institut Pew Research Center, qui cite des données officielles américaines, 27 296 Cubains ont rejoint les États-Unis entre septembre 2014 et juin 2015, un bond de 78 % en un an.

jeudi, décembre 31, 2015

Nouvel An: un attentat déjoué aux États-Unis

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/

Nouvel An: un attentat déjoué aux États-Unis
Une enquête du FBI a permis l'arrestation du suspect. Photo Mandel Ngan / AFP
NEW YORK - Un jeune homme de 25 ans a été inculpé jeudi pour un projet d'attaque pour la Saint-Sylvestre contre un restaurant dans l'État de New York au nom du groupe État islamique (EI), a indiqué le ministère américain de la Justice.
Emanuel Lutchman projetait d'attaquer pour le réveillon un bar-restaurant de Rochester (nord-est) et d'enlever un client de l'établissement, qu'il aurait ensuite exécuté, selon la plainte déposée contre lui par le procureur du district ouest de l'État de New York,
Faute de moyens, ce jeune musulman converti, qui souffre de troubles mentaux selon le ministère, ne disposait pas d'arme à feu mais d'un couteau et d'une machette. Ces armes avaient été achetées pour lui par un indicateur du FBI.
La nouvelle de son arrestation tombe en pleines festivités du Nouvel An, organisées cette année dans le monde sous haute sécurité par crainte d'attentats.
Emanuel Lutchman a été identifié et interpellé grâce à des renseignements fournis par des indicateurs du FBI, dont un qui avait gagné sa confiance en l'assurant qu'il participerait à l'attaque.
Habitant Rochester, il était déjà connu de la justice depuis 2006 pour des affaires de droit commun, qui lui ont notamment valu une condamnation pour vol et cinq années en prison.
Il aurait été incité à agir par une personne indiquant se trouver en Syrie et appartenir au groupe EI.
Ce contact aurait demandé au jeune homme, qui désirait rejoindre les rangs de l'EI en Syrie, de mener une attaque sur le territoire américain pour prouver sa motivation.
Mercredi, Emanuel Lutchman s'est filmé en présence de l'indicateur qui devait l'accompagner, faisant allégeance à l'EI et revendiquant l'attaque prévue à Rochester.
Il a été inculpé pour «avoir tenté d'apporter un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère» et présenté à un juge jeudi, a précisé le ministère américain de la Justice (DoJ).
Ce chef d'accusation est passible d'une peine de vingt ans d'emprisonnement et de 250 000 dollars d'amende, a-t-on également indiqué de même source.
Le 2 décembre, Syed Farook et Tashfeen Malik, un Américain et son épouse pakistanaise inspirés par l'EI, ont attaqué un établissement des services sanitaires du comté californien de San Bernardino, tuant 14 personnes.
Ils ont ensuite été tués lors d'un échange de tirs avec la police. C'est le plus grave attentat commis aux États-Unis depuis ceux du 11 septembre 2001.

mardi, décembre 08, 2015

Donald Trump veut une interdiction d'entrée complète pour les musulmans

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le lundi 07 décembre 2015 à 17h05. Modifié par Charles Payette le mardi 08 décembre 2015
Donald Trump veut une interdiction d'entrée complète pour les musulmans
Donald Trump/Wikipedia
WASHINGTON - Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump réclame une interdiction d'entrée «complète et totale» des musulmans aux États-Unis.
Dans un communiqué de presse publié lundi, M. Trump explique que sa proposition vise à répondre au niveau de haine envers les Américains d'une «grande proportion de la population musulmane». Il a cité des sondages qui rapportent qu'une minorité de musulmans soutiennent le djihad.

L'interdiction d'entrée au pays s'appliquerait à tous les musulmans, a précisé le directeur de campagne de M. Trump, Corey Lewandowski, incluant les musulmans qui font une demande de visa d'immigration et les touristes.

Le titre du communiqué était «Déclaration de Donald J. Trump sur l'interdiction de l'immigration musulmane».

Cette annonce survient au lendemain d'un discours à la nation, dans lequel le président Barack Obama a mis en garde la population contre la discrimination et affirmé que le groupe armé État islamique ne représentait pas l'islam.

Ce n'est pas la première déclaration controversée de M. Trump au sujet des musulmans. Il y a quelques semaines, il a partagé son intention de faire porter aux citoyens de confession musulmane un insigne ou de les répertorier dans un registre.

dimanche, septembre 27, 2015

Le pape François termine son voyage aux États-Unis à Philadelphie

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Publié par Associated Press le samedi 26 septembre 2015 à 21h02. Modifié par Jacques Thériault le dimanche 27 septembre 2015
Le pape François termine son voyage aux États-Unis à Philadelphie
PHILADELPHIE ? Prenant la parole au lieu de naissance États-Unis, le pape François a réservé un accueil chaleureux, samedi, aux immigrants nouvellement arrivés en sol américain et a chanté les louanges des valeurs fondatrices du pays que sont la liberté et l'égalité, tout en prévenant la foule que la liberté de culte était en danger un peu partout dans le monde.
Le pontife est arrivé à Philadelphie samedi matin, dernier arrêt de son voyage de six jours aux États-Unis. Il a livré une allocution à l'extérieur de l'Independance Hall, où la Déclaration d'indépendance et la Constitution ont été signées, et utilisé le lutrin ayant servi à Abraham Lincoln lors de son discours de Gettysburg.

«C'est ici que les libertés qui définissent aujourd'hui ce pays ont été énoncées pour la première fois», a déclaré le Saint-Père, qui s'est rendu à l'Independance Hall après avoir célébré une messe à la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, dans le centre-ville de Philadelphie.

«Nous nous souvenons des combats difficiles qu'il a fallu mener pour abolir l'esclavage, étendre le droit de vote et favoriser la syndicalisation, de même que des efforts progressifs qu'il faut continuer de déployer pour éliminer toute forme de racisme et de discrimination à l'égard des vagues successives de nouveaux Américains», a-t-il poursuivi, provoquant des applaudissements au sein de l'assistance de 40 000 personnes.

«Cela montre que, lorsqu'un pays est déterminé à respecter ses principes fondateurs basés sur le respect de la dignité humaine, il devient plus fort et est capable de se renouveler.»

François a cependant soutenu que la liberté de culte était menacée.

«Dans un monde où toutes sortes de tyrannies modernes cherchent à supprimer la liberté de culte ou à la réduire à une sous-culture sans droit de parole sur la place publique, ou encore à utiliser la religion comme prétexte pour commettre des actes haineux ou brutaux, il est important que les fidèles de toutes les confessions unissent leur voix pour réclamer la paix, la tolérance ainsi que le respect de la dignité humaine et des droits d'autrui».

Parlant en espagnol, sa langue maternelle, le pape a encouragé les immigrants présents à célébrer leur culture et leurs traditions, soutenant qu'elles étaient précieuses pour l'Amérique.

«En offrant ce cadeau, vous trouverez non seulement votre place ici, mais vous aiderez aussi la société à se renouveler», a assuré le premier pape latino-américain.

Plus tard samedi soir, des dizaines de milliers de spectateurs se sont rassemblés sur le Benjamin Franklin Parkway en compagnie du Saint-Père pour un festival de musique et de prières mettant en vedette la chanteuse Aretha Franklin, le ténor italien Andrea Bocelli, l'acteur Mark Wahlberg et l'humoriste Jim Gaffigan.

François s'est rendu à Philadelphie afin de prendre part à un grand rassemblement catholique sur le thème de la famille organisé par le Vatican. Dimanche, il clôturera l'événement en célébrant une grande messe.

Durant les deux premières escales de son voyage américain à Washington et New York, le pape a notamment pris la parole devant le Congrès et les Nations unies afin d'exhorter les leaders à lutter contre les changements climatiques et les inégalités.

mercredi, août 05, 2015

Sondage sur la police aux USA: nets clivages raciaux entre noirs et blancs

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Publié par Associated Press le mercredi 05 août 2015 à 04h18. Modifié par Jean-François Cyr à 06h20.
Sondage sur la police aux USA: nets clivages raciaux entre noirs et blancs
Photo: archives AP
WASHINGTON - Un nouveau sondage mené aux États-Unis à propos de la perception des gens sur les agents de police affiche d'importantes divergences entre les blancs et les noirs.
Le sondage mené pour l'agence Associated Press conclut qu'à peine un tiers des répondants de race noire croient qu'on peut toujours se fier sur les agents de police pour faire du bon travail au sein de leur communauté alors qu'une forte majorité de blancs le croient.

Environ 50 pour cent des noirs font parfois confiance aux policiers; 20 pour cent n'ont rarement ou jamais confiance.

Plus de 80 pour cent des noirs mais très peu de blancs pensent que les agents de police sont plus portés à faire usage de la force sur une personne noire que sur une de race blanche.

Parmi les répondants, 50 pour cent des noirs et 3 pour cent des blancs affirment avoir eux-mêmes été traités injustement par un policier à cause de leur race.

Environ les deux tiers des Américains estiment que les relations raciales dans leur pays sont mauvaises ou très mauvaises alors qu'à peine 17 pour cent les qualifient de plutôt bonnes.

Par ailleurs, environ 25 pour cent des noirs mais moins de 10 pour cent des blancs craignent d'être victimes un jour d'un crime violent.

Le sondage a été mené au téléphone et sur le Web par la fime NORC auprès de 1223 adultes, dont 311 de race noire, entre les 17 et 19 juillet derniers. La marge d'erreur a été établie à 4,2 pour cent pour l'ensemble des répondants et à 9,1 pour cent pour ceux de race noire.

mardi, mai 05, 2015

Attaque au Texas: première revendication de l'État Islamique aux États-Unis

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 05 mai 2015 à 05h57.
Attaque au Texas: première revendication de l'État Islamique aux États-Unis
AP
(Cogeco Nouvelles) - Le groupe État islamique revendique l'attaque de dimanche soir posée dans le cadre d'un concours de caricatures de Mahomet au Texas.

La revendication a été faite aujourd'hui sur la radio du groupe djihadiste qui profère d'autres menaces.
Les deux asssaillants ont été abattus par la police avant d'avoir pu pénétrer dans la salle où se tenait l'événement. Ils ont toutefois blessé légèrement un agent de sécurité.
Selon les médias américains, un des deux islamistes présumés avait fait l'objet d'une enquête du FBI pour avoir exprimé son intention de faire le djihad.

mardi, avril 28, 2015

La Cour suprême examine la légalité du mariage gai aux États-Unis

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le mardi 28 avril 2015 à 4 h 07 HAE  Reuters
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 Photo :  AFP/Josh Edelson
La Cour suprême américaine se réunit mardi matin à Washington pour une audience consacrée à l'examen de la constitutionnalité du mariage homosexuel aux États-Unis qui devrait mettre un point final à deux décennies de controverse.
Les neuf juges entendront pendant deux heures et demie les arguments des partisans et des adversaires du mariage gai sur les restrictions imposées actuellement dans les États du Michigan, du Kentucky, de l'Ohio et du Tennessee. Leur décision est attendue à la fin juin.
Trente-sept des 50 États américains, ainsi que la capitale Washington (District de Columbia), autorisent aujourd'hui le mariage gai, souvent à la suite de décisions de justice. Et les arrêts prononcés par la Cour suprême ces deux dernières années laissent augurer une décision favorable à la reconnaissance de la légalité de ce type d'union sur tout le territoire national, d'autant qu'une grande partie de l'opinion publique a basculé pour le mariage gai au cours de la dernière décennie.
Les juges doivent déterminer si les garanties offertes par la Constitution américaine sur l'égale protection de la loi s'appliquent au mariage gai. Dans le cas contraire, ils devront dire si les États qui l'interdisent doivent reconnaître les unions prononcées dans d'autres États, en vertu du principe constitutionnel selon lequel chaque État doit respecter les actes des autres États.
L'audience est programmée devant une salle comble de 400 places. Des files d'attente se sont formées dès vendredi devant le bâtiment de la Cour suprême à Washington. Le juge Anthony Kennedy, qui appartient au camp conservateur, a pris plusieurs décisions favorables aux droits des homosexuels depuis 1996.
Dans le dernier arrêt en date sur la question, en 2013, la Cour a jugé contraire à la Constitution, à une courte majorité de cinq voix contre quatre, une loi de 1996 sur l'octroi de prestations fédérales définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme.
Anthony Kennedy avait alors voté avec les quatre juges libéraux de la Cour et déploré que la loi américaine ne mette pas le mariage homosexuel sur un pied d'égalité avec le mariage hétérosexuel.
La décision ne tranchait pas explicitement la question de la constitutionnalité, mais les juridictions inférieures l'ont interprétée dans ce sens et ont commencé à invalider dans
certains États l'interdiction du mariage gai.
Ces États ont fait appel, mais la Cour suprême a refusé d'examiner leurs recours. L'audience de mardi est consacrée à une décision contraire de la Cour d'appel de Cincinnati qui a confirmé en novembre l'interdiction du mariage homosexuel dans l'Ohio, le Michigan, le Kentucky et le Tennessee.

lundi, avril 13, 2015

Un bébé d'un an tué par arme à feu par son frère de... 3 ans

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le lundi 13 avril 2015 à 04h47. Modifié par Charles Payette à 06h50.
Un bébé d'un an tué par arme à feu par son frère de... 3 ans
iStock
CLEVELAND - Un petit garçon de 3 ans qui s'est emparé d'une arme à feu dans une résidence de Cleveland, aux États-Unis, a ouvert le feu sur son frère âgé d'à peine un an, l'atteignant mortellement d'au moins un projectile, dimanche.
Le chef de police de Cleveland, Calvin Williams, a confirmé plus tard qu'au moins un adulte se trouvait dans la maison au moment de la tragédie.

Des accusations criminelles seront probablement portées contre la personne qui a fait entrer l'arme dans la résidence de la 63e Rue. Entre-temps, la police tente de savoir où était l'arme dans la maison pour que l'enfant puisse s'en emparer.

Le chef de police rappelle qu'un adulte doit s'assurer qu'une arme à feu se trouvant dans une résidence ne soit pas à la portée des enfants.

Le décès du petit garçon d'un an, Braylon Robinson, a été constaté dans un hôpital du voisinage où il avait été transporté pour une grave blessure à la tête.

Calvin Williams a déclaré aux journalistes que la fascination et l'obsession culturelle des Américains pour les armes à feu devait prendre fin. Il a ajouté que la mort du petit garçon n'avait aucun sens.