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mercredi, avril 26, 2017

Le chef de cabinet de Philippe Couillard publie une déclaration sur ses liens avec Marc Bibeau

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ IL Y A 48 MINUTES | Mis à jour il y a 36 minutes
Le premier ministre Philippe Couillard et son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne
Le premier ministre Philippe Couillard et son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne
Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot

mardi, avril 25, 2017

Jean Charest aurait été surveillé par l'UPAC

http://www.lapresse.ca/actualites/

Publié le 25 avril 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Jean Charest, ex-premier ministre du Québec.... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)
Jean Charest, ex-premier ministre du Québec.
PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE
Vincent Larouche
L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a scruté à la loupe les voyages de Jean Charest et aurait même projeté d'intercepter les conversations de l'ancien premier ministre, ont révélé les médias de Québecor hier, documents d'enquête criminelle à l'appui.
Le Journal de Montréal et TVA ont mis en ligne des documents confidentiels issus de l'enquête Mâchurer, entamée il y a plusieurs années pour faire la lumière sur des allégations de financement illégal du Parti libéral du Québec (PLQ) auprès de grandes firmes de génie, d'entrepreneurs en construction et de cabinets d'avocats.
L'UPAC a refusé de commenter la fuite de documents hier, mais La Presse a pu confirmer qu'ils concernent une enquête qui est toujours active à l'heure actuelle et qui n'a pas encore été transmise aux procureurs de la Couronne pour déterminer si des accusations criminelles seront portées.
Organigramme détaillé
Parmi les documents, un organigramme assemblé par la police place Marc Bibeau, ancien bénévole et grand argentier du PLQ, ainsi que Violette Trépanier, ancienne directrice du financement, tout en haut du système de «financement politique illégal». Jean Charest est placé dans une case faite de pointillés, juste en dessous, mais son rôle éventuel n'est pas défini. Aucune flèche ne pointe directement vers lui dans le diagramme.
Des fiches de police très détaillées sur MM. Bibeau et Charest ont aussi été exhibées. Elles précisent notamment que le premier conduit une Mercedes 2014 et le second, une Lexus 2015.
Les documents cités comprennent aussi une demande à l'Agence des services frontaliers pour obtenir toutes les entrées et sorties du pays des deux hommes, ce qui permet de voir qu'ils ont souvent voyagé aux mêmes dates. Les notes manuscrites d'une entrevue des enquêteurs avec l'ancien délégué du Québec à New York Bruno Fortier ont aussi été obtenues par les deux médias. M. Fortier y évoque la proximité entre les deux hommes, des soupers où M. Bibeau ramassait la facture et des fêtes organisées par ce dernier en présence de M. Charest et des «gros noms» du génie-conseil.
Les policiers auraient par ailleurs formulé le souhait d'épier les conversations des deux hommes pour compléter leur preuve, au début de l'année dernière, mais les documents ne permettraient pas de déterminer si ce souhait s'est concrétisé.
Autre information inconnue : nulle part les enquêteurs n'y expliquent ce qui serait reproché exactement aux deux hommes.
Démarrée il y a au moins trois ans
Dès 2014, Radio-Canada avait révélé qu'une enquête criminelle baptisée Mâchurer portait entre autres sur la participation de Jean Charest à une activité de financement sectoriel impliquant des dirigeants ou employés de SNC-Lavalin, avant son arrivée au pouvoir.
L'ancien chef de cabinet de M. Charest, Ronald Poupart, avait alors confirmé à La Presse avoir discuté de cette activité avec Jean Charest et Marc Bibeau, en 2002, l'année précédant l'élection du gouvernement libéral. «Il [Marc Bibeau] m'a dit : "On s'en va voir un ami [Guy Saint-Pierre, président du Conseil de SNC-Lavalin] pour essayer de le convaincre de faire de la sollicitation auprès de ses employés pour avoir de l'argent"».
M. Charest n'avait pas émis de commentaires au moment de publier ces lignes. L'avocat de Marc Bibeau, Me William Brock, a fait une brève déclaration : «Notre client est outré par le fait que de l'information obtenue en cours d'enquête pourtant confidentielle, y compris des renseignements personnels, soit délibérément coulée dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation, sur la foi de conjectures.»
Notons que les documents obtenus par Québecor contenaient effectivement de nombreux renseignements personnels sur les cibles de l'enquête, mais que les journalistes les ont masqués dans les versions publiées hier.
Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, est attendu le 4 mai à l'Assemblée nationale pour l'étude des crédits en sécurité publique. Les élus auront l'occasion de l'interroger sur plusieurs sujets.
- Avec la collaboration d'Isabelle Ducas, La Presse

mercredi, novembre 25, 2015

La commission libère les libéraux

http://www.journaldemontreal.com/

RICHARD MARTINEAU
MISE à JOUR 
Donc, il n’y aura pas de blâme.
La commission Charbonneau consacre des pages et des pages aux agissements problématiques de Marc Bibeau, Nathalie Normandeau et Jean Charest, mais aucun blâme ne sera porté.
Ben coudonc.
HEIN, DES PRÊTE-NOMS?
Prenons juste le cas de Nathalie Normandeau.
(Je sais que c’est ma compétitrice directe à la radio, mais je parle de sa carrière politique, ici, pas de son travail de coanimatrice...)
Lors de son passage devant la commission Charbonneau, l’ex-ministre des Affaires municipales a déclaré, sur le fameux système des prête-noms:
«Je savais qu’il se faisait du financement sectoriel au Parti libéral du Québec, mais ce que je ne savais pas comme ministre, c’est tous les stratagèmes qui ont été développés pour apporter une contribution à des partis politiques. Ça a été dévoilé par votre commission...
— Mais, de rappeler France Charbonneau, ce système de prête-noms avait déjà été mis au jour en 2006 par le rapport Moisan, non?
— Oui, oui, dans ce sens-là, on s’entend, de répondre Nathalie Normandeau. Mais quand je suis ministre, j’arrive en 2003, je ne sais pas qu’il y a des prête-noms...»
Attendez une minute, là.
Madame Normandeau a occupé différents postes de ministre de 2003 à 2011 et elle ne connaissait pas l’existence d’un système de prête-noms... alors que ce système avait été dévoilé dès 2006?
Ben coudonc.
NI VU NI CONNU
Extrait du rapport de la commission Charbonneau (page 582):
«Plusieurs témoins interrogés [...] ont déclaré qu’ils étaient conscients de commettre des gestes illégaux lorsqu’ils participaient à des activités de financement sectoriel reposant sur le recours à des prête-noms et le remboursement des contributions par les entreprises.
«Quatre témoins de la firme Roche ont livré des témoignages non équivoques à cet égard. L’ingénieur André Côté a affirmé que les partis politiques ne pouvaient ignorer que les contributions étaient remboursées, compte tenu de l’importance des montants en jeu: “C’est utopique de penser que les partis pensaient que c’étaient des individus qui payaient ça à même leur salaire...”»
Même Marc-Yvan Côté, qui était ministre libéral dans les années 80-90, a reconnu devant la commission qu’il savait que le recours à des prête-noms enfreignait la loi!
«Je savais que des prête-noms n’étaient pas permis.»
Mais l’ex-vice-première ministre, elle, ne le savait pas? Elle ne soupçonnait pas que son parti utilisait cette stratégie?
Alors que tout le milieu de la construction le savait?
Ben coudonc.
On est censé avaler cette couleuvre?
DES CAVES
Dans son témoignage devant la commission Charbonneau, Nathalie Normandeau a dit que les entrepreneurs qui participaient aux activités de financement du PLQ n’obtenaient aucune faveur de la part du parti.
«Il n’y a jamais eu de retour d’ascenseur», a-t-elle déclaré sous serment.
Or, voici ce qu’on peut lire dans le volumineux rapport de la commission Charbonneau (page 611):
«Il apparaît peu probable que ces professionnels de l’ingénierie et de la construction auraient versé des centaines de milliers de dollars en nourrissant l’illusion d’obtenir “certaines choses” qu’ils n’auraient jamais obtenues même après de nombreuses années de contributions...»
En d’autres mots: nous prenez-vous pour des caves, Madame Normandeau?