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mardi, février 16, 2016

Femmes autochtones: une enquête d'une envergure sans précédent

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/

Femmes autochtones: une enquête d'une envergure sans précédent
La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett. Photo Chris Wattie / Reuters

Guillaume St-Pierre

OTTAWA - Après avoir consulté près de 2000 personnes aux quatre coins du Canada, la ministre des Affaires autochtones Carolyn Bennett promet que l'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées sera d'une envergure sans précédent.
«Le travail qu'aura à faire l'enquête est très sérieux», a affirmé Mme Bennett, lundi, lors d'une conférence de presse.
La ministre souhaite une «enquête différente de toutes celles que nous avons tenues au Canada».
Elle a dit également espérer que l'exercice «réponde aux besoins et aux exigences» des familles.
Le processus devrait normalement être lancé avant le début de l'été.
Depuis le 8 décembre dernier, la ministre Bennett et la ministre de la Condition féminine Patty Hajdu, sillonnent le Canada pour aller à la rencontre des communautés autochtones et de différents intervenants.
Les consultations se sont terminées lundi matin à Ottawa, avec une rencontre avec des Inuit du Nord du Québec. Quelque 3000 commentaires en ligne ont aussi été enregistrés.
En point de presse, la ministre Bennett s'est montrée disposée à ce que des affaires non classées soient rouvertes et que d'autres soient réexaminées.
«À Halifax, un dossier a été classé alors que la victime a été atteinte par une balle derrière la tête», a affirmé, la ministre, choquée. Les gens veulent savoir (ce qui s'est passé).»
Au moins 1200 femmes autochtones ont été tuées ou portées disparues depuis 30 ans au Canada, a rappelé la ministre Bennett.
Les commissaires devraient normalement être nommés ce printemps. Ces derniers auront la responsabilité de définir le mandat précis de l'enquête nationale.
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mardi, février 02, 2016

Femmes autochtones : l'ONU appelle Ottawa à s'attaquer aux racines de la violence

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le lundi 1 février 2016 à 15 h 51 HNE  La Presse Canadienne
Des femmes autochtones assassinées ou disparues Photo : CBC/Radio-Canada
Des femmes autochtones assassinées ou disparues  Photo :  CBC/Radio-Canada

La commission d'enquête sur les femmes autochtones devra absolument prendre en compte les racines profondes de cette violence, à commencer par les facteurs socio-économiques, selon des représentants des Nations unies.
Ces représentants de différentes instances de l'Organisation des Nations unies (ONU) ont rencontré lundi les ministres responsables de l'élaboration des paramètres de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées.
Femmes autochtones disparues ou assassinées, notre dossier
Au cours d'un point de presse suivant cette rencontre avec les ministres Carolyn Bennett (Affaires autochtones et Nord), Patty Hajdu (Condition féminine) et Jody Wilson-Raybould (Justice), ils ont insisté sur le fait que cette enquête devait être aussi large que possible.
Pour Barbara Bailey, du Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), il sera « très difficile de briser le cycle de la violence », à moins de s'attaquer aux racines du problème. Le désavantage économique subi par les membres des Premières Nations devra être au coeur de cette enquête, selon elle.
Il faudra aussi être sensible aux « stéréotypes » laissés par « l'héritage colonial », qui est désormais intégré dans « le tissu social », a-t-elle soutenu.
« À moins de déconstruire ces stéréotypes, de les démanteler et de voir ces gens comme des êtres humains [...], nous allons manquer le bateau. »— Barbara Bailey, du CEDAW

Les cas allégués de Val-d'Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels perpétrés par des policiers de la Sûreté du Québec, devraient aussi être inclus dans l'enquête. Pour le rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes, Dubravka Simonovic, l'impunité doit être abordée dans le processus.
« Si nous avons une situation où, par exemple, les forces policières n'agissent pas de façon correcte, que le système ne fonctionne pas bien, alors [...] cela contrevient à l'obligation de diligence appropriée d'un pays de prévenir cette violence, d'imposer des mesures qui protégeront les victimes et de punir les auteurs », a signalé Mme Simonovic.
La ministre Carolyn Bennett a déjà laissé entendre que l'enquête engloberait notamment ces cas allégués de sévices à Val-d'Or.
Mme Bailey avait visité différentes villes et réserves au Canada en 2013 et avait conclu à de « graves violations » des droits des femmes autochtones.
Dans sa liste de 38 recommandations, le CEDAW demandait notamment au Canada de prendre des mesures pour améliorer de manière importante les conditions économiques des Premières Nations. Il appelait entre autres à des stratégies de lutte contre la pauvreté concernant le logement, le transport, l'accès à l'eau potable et l'éducation.
Pour James Cavallaro, de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), la mise sur pied d'une commission d'enquête sur la violence faite aux femmes autochtones ne doit pas être un prétexte pour se traîner les pieds sur les autres recommandations.
« Il s'agit d'un moment où des actions peuvent être prises, a-t-il soutenu. Je ne pense pas que les instances internationales [...] s'attendent à ce que durant les deux années de l'enquête, tout ce qui touche les femmes et filles autochtones - les politiques comme les programmes - soit mis en pause. »

vendredi, janvier 22, 2016

Val-d'Or, symptôme d'un problème plus large, selon la ministre fédérale des Affaires autochtones

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le jeudi 21 janvier 2016 à 20 h 03 HNE  La Presse Canadienne
Les ministres Mélanie Joly et Carolyn Bennett, en point de presse à Québec
Les ministres Mélanie Joly et Carolyn Bennett, en point de presse à Québec 
Photo :  PC/Jacques Boissinot
Tout se met en place pour que la commission d'enquête fédérale sur les femmes autochtones se voie confier un mandat très large, qui engloberait les sévices commis envers elles par des policiers.
Les cas allégués de Val-d'Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels aux mains de policiers de la Sûreté du Québec, feraient donc partie des enjeux examinés par la future commission, qui en est à l'étape des préconsultations.
Au départ, Ottawa devait enquêter uniquement sur les nombreux cas de femmes autochtones disparues ou assassinées, une promesse faite par les libéraux de Justin Trudeau. On estime que 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues, au cours des 30 dernières années, au Canada.
La tournée de préconsultation du gouvernement fédéral au pays, qui vise à prendre le pouls des victimes et de leurs proches ainsi qu'à mieux cerner leurs attentes, s'est arrêtée jeudi à Québec.
Après les nombreux témoignages entendus depuis environ un mois d'un bout à l'autre du Canada, la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a dit en être venue à la conclusion que le drame survenu à Val-d'Or n'était qu'un symptôme d'un problème beaucoup plus vaste, présent partout au pays, et que son gouvernement était déterminé à s'attaquer à la racine du mal.
Le type de relations entretenues entre les corps policiers et les femmes autochtones « est un problème systémique », qui dépasse de beaucoup le territoire de Val-d'Or, a commenté la ministre Bennett, en point de presse. Elle a montré du doigt la formation déficiente des policiers sur ces questions.
« Nous voyons Val-d'Or comme un symptôme d'un problème beaucoup plus important, et nous voulons nous attaquer à la racine de ce très gros problème », a indiqué la ministre, qui doit terminer le processus de consultations d'ici la mi-février. Sa tournée se poursuit vendredi à Montréal.
L'enjeu des relations problématiques entre policiers et Autochtones est un de ceux qui ont été abordés souvent par les personnes venues témoigner, a indiqué la ministre Bennett.
Au Québec, Mme Bennett, pas très à l'aise en français, était accompagnée de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Celle-ci s'est montrée touchée par les témoignages entendus et n'a pas hésité à parler du racisme et du sexisme dont certaines femmes autochtones peuvent être victimes.
« C'est extrêmement touchant. C'est bouleversant d'entendre les drames racontés par toutes ces victimes », a dit Mme Joly.
Comme sa collègue, elle soutient que le drame de Val-d'Or, « un événement marquant », n'est qu'un cas parmi tant d'autres d'un océan à l'autre.
« C'est peut-être un tabou, mais c'est quand même une réalité. Ce n'est pas parce que c'est un tabou que ça n'existe pas. Alors on essaie de lever le voile sur ce tabou », a-t-elle mentionné durant le point de presse.
La condition des femmes autochtones est « un problème qui est systémique, qui touche le système de justice, l'administration de la justice, les corps policiers, la relation au sein des communautés, les enjeux de sexisme, de racisme », a énuméré la ministre.
Val-d'Or, « c'est un symptôme d'une problématique qui est pancanadienne », a-t-elle ajouté.
Le 8 décembre, le gouvernement fédéral annonçait la création d'une enquête pancanadienne sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. L'enquête comme telle ne débutera pas avant plusieurs mois.
La préconsultation menée actuellement aidera Ottawa à préciser l'étendue qu'il veut donner à cette enquête et à définir le mandat confié aux futurs commissaires.
À Québec, jeudi, neuvième jour de consultation, les ministres ont rencontré une trentaine de personnes. À ce jour, il s'agit du plus petit groupe, depuis le début de la consultation, qui peut attirer jusqu'à 150 personnes chaque fois. Les rencontres se font en privé, à l'abri des caméras.
Il n'y avait personne en provenance de Val-d'Or.
« Nous sommes déterminés à faire une différence » avec la future commission, a promis Mme Bennett.
En marge d'une rencontre fédérale-provinciale qui se tenait également à Québec, le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a déclaré qu'il était exagéré de dire qu'un problème de racisme systémique existe au sein des corps policiers.
« Je ne serais pas prêt à dire qu'il y a une situation systémique où la police, c'est des racistes, a-t-il dit. Il y a des gens qui ont des mauvaises relations, il y a des individus, dans les corps policiers comme dans l'ensemble de la société, qui sont extrêmement ouverts aux autres cultures. »
M. Moreau a affirmé qu'il n'avait pas d'indication sur le moment où l'enquête du Service de police de la Ville de Montréal sera conclue sur les cas d'agressions alléguées à Val-d'Or.

samedi, janvier 09, 2016

Femmes autochtones : la Commission doit enquêter sur la prostitution sur des navires

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/

Mise à jour le vendredi 8 janvier 2016 à 15 h 28 HNE
Laquier
 Photo :  Radio-Canada/Pierre-Mathieu Tremblay

L'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées doit s'attarder au trafic humain de femmes autochtones sur des navires en partance de Thunder Bay, déclare Dawn Lavell-Harvard, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada.
Un texte de Martine LabergeTwitterCourriel
Mme Lavell Harvard dit qu'elle n'est pas surprise que la question ait fait surface lors des consultations en vue d'une Commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées cette semaine à Thunder Bay.
La ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, s'est dite préoccupée par ce qu'elle a entendu à Thunder Bay.
« Les femmes sont montées à bord des navires, puis ont disparu. »— Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones et du Nord
Les ministres des Affaires autochtones et de la Condition féminine ont recueilli plus de 150 témoignages de la part de femmes et de familles autochtones à Thunder Bay.
La ministre Bennett a rapporté que les familles voulaient s'assurer que le mandat de la future Commission puisse inclure une coopération avec les États-Unis pour enquêter sur le trafic de femmes dans les eaux internationales.
Déjà en 2013, Radio-Canada avait rapporté que l'enquête d'une étudiante à la maîtrise de l'Université du Minnesota avait révélé que le port de Thunder Bay était une plaque tournante du trafic humain à des fins sexuelles.
Violence extrême
La rencontre de mercredi à Thunder Bay était la première à l'extérieur de la capitale fédérale.
Les ministres ont entendu pour la première fois des témoignages de familles, mais aussi de femmes qui ont elles-mêmes été victimes de violence extrême. La ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu, qui participe à ces consultations, affirme que cette première rencontre a confirmé l'importance de donner la parole non seulement aux familles qui ont perdu un proche, mais aussi aux femmes qui ont survécu à une situation de danger extrême.

mercredi, janvier 06, 2016

Début des travaux préliminaires de l’enquête nationale sur les femmes autochtones

http://www.ledevoir.com/politique/

Les Canadiens sont invités à s’exprimer dès maintenant grâce au sondage mis en ligne


6 janvier 2016 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
L’objectif du gouvernement fédéral est de recueillir les points de vue des survivantes, des proches des victimes et des intervenants de première ligne.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
L’objectif du gouvernement fédéral est de recueillir les points de vue des survivantes, des proches des victimes et des intervenants de première ligne.

Le premier pan de l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, annoncée en grande pompe cet automne par le gouvernement libéral, se met en branle. Ottawa consultera les proches des victimes et celles qui ont survécu à la violence commise à leur endroit, afin d’arrimer le mandat de son enquête pour qu’il réponde à leurs attentes. La première de ces préconsultations se tient justement ce mercredi, en Ontario.

Au fil des trois prochaines semaines, les ministres libérales Carolyn Bennett (Affaires autochtones) et Patty Hajdu (Condition féminine) tiendront huit rencontres avec ceux et celles qui ont été directement touchés par ce fléau. Les préconsultations du fédéral débutent ce mercredi à Thunder Bay, pour se diriger ensuite vers les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, en passant par le Québec. Des rencontres sont prévues dans la vieille capitale et à Montréal, les 21 et 22 janvier. Les discussions guideront le gouvernement fédéral, le moment venu, afin de dresser les paramètres de l’enquête nationale promise par le premier ministre Justin Trudeau en campagne électorale.

Les libéraux n’ont pas encore précisé à quel moment la commission d’enquête entamera véritablement ses travaux. Le gouvernement veut d’abord prendre le temps de mener ces préconsultations et d’entendre tous ceux qui voudront s’exprimer, a-t-on indiqué mardi. D’autres dates de rencontres seront d’ailleurs ajoutées lorsqu’elles auront été confirmées, précise le site Internet du ministère des Affaires autochtones. L’objectif étant de parcourir le Canada en entier, on peut présumer que les ministres s’arrêteront également dans les Prairies, notamment au Manitoba, où la capitale, Winnipeg, est la ville qui compte la plus importante proportion de population autochtone au pays.

Ces consultations préliminaires ne devraient toutefois pas s’étirer. Car tant le gouvernement que les communautés autochtones souhaitent que l’enquête formelle se mette en branle le plus rapidement possible. « Il ne faut pas éterniser le processus [de préconsultations], parce que c’est un mandat de quatre ans », expliquait mardi le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. « Il faut surtout s’assurer que le processus puisse trouver sa conclusion dans le cadre du mandat actuel du présent gouvernement. » Le précédent gouvernement conservateur a refusé pendant des années de tenir une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Mi-décembre, au moment d’annoncer cette première ronde de préconsultations, la ministre Carolyn Bennett avait affirmé qu’elle espérait annoncer les dates du début de l’enquête au printemps.

Le chef Picard a salué la main tendue par les ministres fédérales aux communautés autochtones et aux familles des victimes. Ces premières consultations permettront selon lui de « préciser les attentes des familles ». Et il prédit par exemple que les proches de victimes disparues risquent de réclamer non seulement une étude de la situation, mais aussi qu’au terme de l’exercice les enquêtes sur la disparition de leurs proches soient relancées et que des poursuites ou des accusations s’ensuivent.

L’Assemblée des Premières Nations avait justement réclamé que les communautés autochtones et les familles de victimes participent à l’élaboration des paramètres de l’enquête nationale. « Après des années de déni et de tergiversations, j’espère que nous pourrons réaliser de véritables progrès afin d’obtenir justice pour les familles et instaurer un climat de sécurité pour tous nos peuples », avait réagi le chef national de l’APN, Perry Bellegarde, en décembre à la suite de l’annonce libérale.

Les Canadiens aussi sondés

Le fédéral tiendra en outre compte de l’avis des Canadiens, qui sont invités à se prononcer au moyen d’un sondage mis en ligne mardi sur le site du ministère des Affaires autochtones. Les répondants pourront partager leur opinion quant aux personnes qui devraient être entendues lors de l’enquête nationale, celles qui devraient la présider, les questions qui devraient y être abordées et l’échéancier qui devrait être fixé.

« Nous voulons entendre ce que les Canadiens ont à dire sur cet enjeu important », a fait valoir la ministre Bennett par voie de communiqué. « Nous devons connaître le point de vue de tous les Canadiens, et en particulier celui des survivantes, des membres des familles et des proches des victimes, des organisations autochtones ainsi que des provinces et territoires, afin de pouvoir définir la meilleure marche à suivre possible pour l’enquête. »

mardi, décembre 08, 2015

Première étape vers une enquête sur les femmes autochtones

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 08 décembre 2015 à 13h22. Modifié par 98,5 fm à 14h42.
Première étape vers une enquête sur les femmes autochtones
Adrian Wyld / La Presse Canadienne
OTTAWA - Tel que promis, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a lancé ce qu'il a qualifié de première phase à une enquête sur le tragique phénomène des femmes autochtones disparues ou assassinées au pays.

La ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould a annoncé mardi que le gouvernement consulterait les familles des victimes dans les deux prochains mois pour recueillir leurs commentaires sur la forme que devrait prendre l'enquête et sur ses objectifs.
Mme Wilson-Raybould a fait son annonce en compagnie de la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, et de la ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu.

Bien que cette enquête ne pourra pas changer le passé, elle aidera à trouver des solutions pour l'avenir, selon la ministre Wilson-Raybould, ajoutant que le Canada «pouvait et devait faire mieux» sur ce front.

Mme Bennett a précisé que des consultations seraient menées également sur internet, où les Canadiens pourront écrire leurs suggestions, ce qui aidera à élaborer le mandat de l'enquête.

mardi, octobre 27, 2015

Femmes autochtones: le PQ réclame la tête de la ministre Lise Thériault

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 27 octobre 2015 à 12h57. Modifié par 98,5 Sports à 13h14.
Femmes autochtones: le PQ réclame la tête de la ministre Lise Thériault
Lise Thériault/PLQ
QUÉBEC - L'opposition péquiste réclame la tête de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, jugée incompétente dans sa gestion des allégations de mauvais traitements subis par des femmes autochtones de Val-d'Or.
C'est la deuxième fois que le Parti québécois juge que Mme Thériault ne se montre pas digne de ses fonctions. La première fois c'était lors de l'évasion spectaculaire de détenus de la prison d'Orsainville en juin 2014.

L'opposition officielle exhorte par ailleurs le gouvernement à confier l'enquête en cours au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

Vendredi, la ministre Thériault a plutôt demandé au Service de police de la ville de Montréal (SPVM) de reprendre l'enquête entreprise par la Sûreté du Québec (SQ), compte tenu que les allégations en question visaient des policiers de la SQ.

Quelques femmes autochtones de Val-d'Or prétendent avoir été victimes d'abus de pouvoir et d'agressions sexuelles par des policiers de la SQ de l'endroit.

La ministre Thériault a manqué de jugement dans ce dossier et a fait preuve d'un comportement erratique, a dénoncé mardi le leader parlementaire de l'opposition péquiste, Bernard Drainville, en point de presse. Il réclame une enquête indépendante sur les incidents de Val-d'Or.

De son côté, Québec solidaire souhaite plutôt que le gouvernement crée un comité de réconciliation dirigé par le premier ministre. Le mandat de ce comité serait de s'attaquer au problème de fond de la discrimination systémique dont les autochtones font les frais.

vendredi, octobre 23, 2015

Femmes autochtones : Québec confie l'enquête au SPVM

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le vendredi 23 octobre 2015 à 13 h 38 HAE

L'enquête sur les policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or qui sont soupçonnés d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir à l'endroit de femmes autochtones de Val-d'Or a été confiée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a annoncé vendredi la ministre de la Sécurité publique du Québec, au lendemain de la diffusion d'un reportage-choc d'Enquête. C'est donc le SPVM qui devra soumettre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Lise Thériault a également annoncé que les huit policiers de la Sûreté du Québec concernés « font l'objet d'un retrait administratif », et ce, dès aujourd'hui. Il s'agit de cinq patrouilleurs du poste de la MRC de la Vallée-de-l'Or, et de trois autres travaillant ailleurs au Québec. Un porte-parole de la SQ, le capitaine Guy Lapointe, a précisé peu après que ces huit policiers resteront chez eux jusqu'à nouvel ordre. Il a aussi révélé qu'un neuvième policier visé par des allégations d'inconduite sexuelle est mort depuis.
La ministre a également annoncé la nomination de la capitaine Ginette Séguin à titre de directrice par intérim du poste de la MRC de la Vallée-de-l'Or. Le directeur par intérim qui était en poste jusqu'ici avait été nommé en juin, a précisé la ministre. « Nous considérons que c'était la chose à faire », a simplement commenté Mme Thériault à ce sujet, sans désavouer le prédécesseur de Mme Séguin.
Lise Thériault a aussi fait savoir que la sous-ministre associée à la Direction générale des affaires policières, Marie Gagnon, est arrivée à Val-d'Or vendredi, en compagnie du directeur général adjoint de la Grande fonction de la surveillance du territoire de la SQ, Sylvain Caron, afin de constater l'« état de la situation et dresser un état des lieux » afin que Québec puisse « prendre les mesures requises pour soutenir et rassurer les citoyens de Val-d'Or ».
Les « actions supplémentaires » qu'entend poser le gouvernement dans ce dossier seront décidées non seulement par le ministère de la Sécurité publique, a dit Mme Thériault, mais en collaboration avec le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, la ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. « D'autres gestes seront posés », a-t-elle assuré.
Mme Thériault n'a cependant pas voulu se prononcer sur les nombreuses voix qui s'élèvent au sein des communautés autochtones pour demander à Québec de tenir une enquête publique. « Je les ai entendues. Ce que je peux vous dire, c'est que les membres de la commission des relations avec les citoyens vont se pencher sur la question », s'est-elle bornée à dire.
Discussions en cours entre QG et poste de Val d'Or pour augmenter effectifs pol. à la suite des révélations de -source
La ministre de la Sécurité publique a assuré que la décision de transférer le dossier au SPVM n'avait pas été justifiée par des « lacunes » dans l'enquête de la police provinciale. « C'est simplement parce que les gens n'ont pas confiance au département d'enquête de la SQ », a-t-elle dit, tout en faisant valoir que les enquêteurs de ce département sont « chevronnés » et que « leur intégrité [...] ne doit pas être mise en cause ».
Elle a aussi rappelé que les enquêteurs responsables du dossier étaient basés à Montréal, et non à Val-d'Or, et que l'enquête sur cette affaire avait été déclenchée dès que son cabinet a été mis au courant d'allégations en mai. Elle s'est braquée lorsqu'on lui a demandé si son ministère aurait pu agir de façon plus décisive dans cette affaire, en précisant que la plainte reçue à son cabinet ne contenait que des allégations, mais aucun nom de présumées victimes, ni aucun fait précis.
« On n'aurait pas pu faire plus. Et dans le reportage, il y a des faits qui n'ont pas été portés à la connaissance des policiers. »— Lise Thériault, ministre de la Sécurité publique

Lorsqu'un journaliste lui a demandé comment elle se sentait face aux nouvelles révélations d'Enquête, la ministre Thériault, visiblement émue, a eu peine à répondre. Après un long silence, elle a finalement répondu, en sanglotant, qu'elle était « aussi choquée que la population ». « Il est temps qu'on fasse quelque chose. C'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on dit », a-t-elle ajouté, après avoir repris ses esprits.
Le SPVM invite toute personne désirant transmettre de l'information au sujet de ce dossier à communiquer avec les enquêteurs au 1 844-615-3118.
« Des mesures exceptionnelles et extraordinaires », selon la SQ
Peu après le point de presse de Mme Thériault, le capitaine Lapointe a expliqué que la SQ a été informée des allégations criminelles visant les policiers de Val-d'Or le 12 mai, à la suite d'informations révélées à des journalistes en région pour un reportage. Selon lui, la SQ a immédiatement déclenché une enquête et a entamé une série de rencontres avec l'ensemble des victimes pour recueillir leur version. Ces rencontres ont été menées par des enquêteurs du service des enquêtes régionales de la SQ.
Les plaintes et l'enquête ont par la suite été transférées à la direction des normes professionnelles à Montréal le 15 mai, et le ministère de la Sécurité publique a été informé du dossier. Les policiers ont droit à la présomption d'innocence, a rappelé le porte-parole de la police provinciale.
M. Lapointe a par ailleurs affirmé que le directeur de la SQ, Martin Prud'homme, est préoccupé par l'impact de la diffusion du reportage d'Enquête sur la confiance du public et des peuples autochtones envers le corps policier. « C'est pour cette raison que des mesures exceptionnelles et extraordinaires ont été prises, parce que ce n'est pas la pratique habituellement », a-t-il ajouté.
À l'instar du premier ministre Philippe Couillard jeudi, Mme Thériault a aussi rappelé que le Bureau d'enquête indépendante (BEI) qui doit dorénavant diriger les enquêtes portant sur des policiers n'est pas encore fonctionnel. Bien que sa directrice a été nommée en janvier, a-t-elle dit, les enquêteurs viennent tout juste d'être embauchés et doivent maintenant recevoir des formations.
La ministre de la Sécurité publique dit s'attendre à ce que d'autres femmes portent plainte, et les incite à contacter le SPVM pour dénoncer les agressions subies. « Il est primordial que vous fassiez ce geste, puisque ce que vous avez vécu est traumatisant et doit être dénoncé ». Elle a assuré que les contrevenants seront traduits en justice si ces allégations s'avèrent. « Des pourris, il peut y en avoir », a-t-elle convenu, tout en demandant à la population à ne pas mettre tous les policiers « dans le même panier ».
Dans un communiqué publié vendredi, le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, Jacques Frémont, a cependant « vivement déploré que près de 900 jours après que l'Assemblée nationale ait adopté la loi instituant le BEI, celui-ci n'est toujours pas fonctionnel et la police fait toujours enquête sur la police. »
« Les allégations d'agressions sexuelles faites par des femmes autochtones de la région de Val-d'Or contre des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont fait l'objet d'une enquête interne par d'autres policiers de la SQ. Cette situation démontre bien l'importance d'un processus impartial, indépendant et transparent pour redonner confiance aux citoyens », a-t-il expliqué.
Me Frémont a par ailleurs profité de l'occasion pour réitérer la demande de son organisme, qui souhaite que le règlement visant à encadrer le déroulement des enquêtes du BEI soit modifié « afin d'étendre la définition de blessures graves aux blessures graves d'ordre psychologique de même que celles qui découlent d'une agression sexuelle ». Selon lui « il est encore temps d'inclure les agressions sexuelles dans la définition, puisque ce règlement n'a toujours pas été édicté ».

Policiers soupçonnés d'agressions sexuelles sur des femmes autochtones: l’enquête est transférée au SPVM

http://www.journaldequebec.com/

AGENCE QMI
MISE à JOUR 
 Lise Thériault  QUÉBEC – La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’enquêter sur les allégations d’agressions qui auraient été commises par des policiers de Val-d'Or à l'égard de femmes autochtones.
«Si ces allégations criminelles sont fondées, les contrevenants seront traduits en justice, a dit la ministre Thériault [...] On me confirme que les policiers visés par les allégations feront l'objet d'un retrait administratif dès aujourd'hui.»