Annonce

Aucun message portant le libellé au Canada. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé au Canada. Afficher tous les messages

mardi, juin 28, 2016

Accueil hostile à Québec pour le président mexicain

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/

Publié le 27 juin 2016 à 13h00 | Mis à jour le 27 juin 2016 à 19h22
Les manifestants étaient peu nombreux, une quarantaine, mais... (Tirée de Twitter)
TIRÉE DE TWITTER
Les manifestants étaient peu nombreux, une quarantaine, mais ils se sont fait voir et entendre devant le Château Frontenac pour accueillir le président mexicain, Enrique Peña Nieto.

(Québec) C'est en scandant en espagnol «assassin» et «oppresseur» que des manifestants ont accueilli le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, à son arrivée au Château Frontenac, en réclamant l'arrêt de l'oppression et de la violence contre le peuple mexicain.
Ils étaient peu nombreux, une quarantaine, mais ils se sont fait voir et entendre. «Vous n'êtes pas le bienvenu au Canada. Allez en enfer», a lancé une manifestante. Ils accusent le gouvernement d'être complice d'assassinats et de disparitions politiques. Isabel Sanchez, arrivée au Québec alors qu'elle était adolescente, a été témoin de cette oppression. Elle raconte que ses parents ont quitté le Mexique parce qu'ils craignaient pour leur sécurité.
«Dans mon village, il y avait beaucoup d'enlèvements. Même le maire était reconnu pour faire partie des kidnappeurs. C'était un climat déjà très tendu. Et c'est pire aujourd'hui.» La montée de la violence a débuté il y a une dizaine d'années. L'un des événements qui cristallisent cette dénonciation est la disparition de 43 étudiants il y a près de deux ans à Ayotzinapa, et à laquelle aurait pris part le gouvernement.

Enrique Peña Nieto... - image 3.0
Enrique Peña Nieto
«Plusieurs crimes ont été dénoncés par des organismes internationaux, même l'ONU, et le gouvernement ne fait rien pour éclaircir ces crimes», se désole Mme Sanchez. Elle montre du doigt la corruption dans les plus hautes sphères du gouvernement et la collusion avec les cartels de la drogue pour expliquer la situation.
«Il ne faut pas oublier»
«No se olvide» traduit par «Il ne faut pas oublier» était sur toutes les lèvres. Par leur action, les manifestants veulent rappeler à la mémoire les fosses communes trouvées ces dernières années, sans que les victimes soient identifiées; les assassinats d'activistes sociaux qui dénoncent le système politique; et les atteintes à la liberté d'expression et de presse, énumère Mme Sanchez.
Le plus récent événement est survenu le 19 juin. Au moins huit personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées lors d'une manifestation d'un syndicat national des travailleurs de l'éducation contre la réforme en cours. Les forces de l'ordre ont tiré sur la foule, prétextant que des infiltrés se trouvaient parmi les manifestants.
Mme Sanchez souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada questionnent le président mexicain sur le respect des droits de la personne au cours de son passage au pays et qu'ils cessent de fermer les yeux au nom d'intérêts économiques. «On voudrait que le Canada soit cohérent avec l'idée qu'il se fait du respect des droits de l'homme», conclut-elle.

vendredi, décembre 04, 2015

Le Québec prêt à recevoir ses premiers réfugiés dans les prochains jours

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

 Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 21 h 34 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les ministres provincial et fédéral de l'Immigration Kathleen Weil et John McCallum à l'issue de leur rencontre avec les organismes œuvrant auprès de réfugiés le 3 décembre 2015 à Montréal
Les ministres provincial et fédéral de l'Immigration Kathleen Weil et John McCallum
 à l'issue de leur rencontre avec les organismes œuvrant auprès de réfugiés
 le 3 décembre 2015 à Montréal.
  Photo :  PC/Graham Hughes

Les premiers réfugiés syriens à entrer au Canada sont attendus aux environs du 10 décembre, et le Québec semble fin prêt à les accueillir, selon les ministres fédéral et provincial de l'Immigration, John McCallum et Kathleen Weil.
Les deux ministres tenaient jeudi une rencontre à Montréal avec les représentants d'organismes œuvrant auprès de réfugiés.
M. McCallum est impressionné par le niveau de préparation dans la province.
« Je crois que le reste du pays a beaucoup à apprendre de l'expérience québécoise. »— John McCallum, ministre fédéral de l'Immigration

Ottawa insiste sur l'engouement des réfugiés pour le Canada
Le ministre fédéral s'est par ailleurs inscrit en faux contre les chiffres rendus publics par son propre ministère selon lesquels à peine 6 % des réfugiés souhaitaient venir au Canada.
L'idée qu'il n'y a pas beaucoup de réfugiés qui veulent venir au Canada « est folle » (crazy) a déclaré le ministre en anglais.
À peine revenu d'un séjour dans les camps de réfugiés en Jordanie, M. McCallum a assuré y avoir constaté « un enthousiasme énorme pour venir au Canada ».
Il impute les données de son ministère à un manque de communication et à une diffusion fautive de renseignements sur la possibilité d'être reçu au pays.
Le ministre McCallum a ensuite insisté sur le fait que cet accueil n'était pas un projet du gouvernement, mais bien un projet de société. Il a ainsi invité le secteur privé à suivre les entreprises ayant déjà promis une aide généreuse à l'accueil.
Pas de demande de fonds additionnels pour le Québec
Contrairement aux propos qu'elle avait tenus plus tôt en novembre, Mme Weil a par ailleurs estimé que l'arrivée d'un nombre plus élevé de réfugiés syriens dans la province n'exigerait pas de demandes de fonds additionnels auprès du gouvernement fédéral.
Elle a précisé que le report du délai permettait au Québec de suivre le plan qu'il s'était initialement fixé : accueillir 3650 réfugiés en 2015 et 3650 autres en 2016. 
Jusqu'ici, 1000 réfugiés syriens ont été accueillis au Québec depuis janvier dernier et 2650 autres doivent l'être d'ici le 31 décembre.
La priorité ultime demeure le logement. Les organismes du Québec sont à pied d'œuvre pour résoudre cette problématique à temps pour l'arrivée des premiers contingents.

mercredi, novembre 25, 2015

Victimes d'homicides en 2014 au Canada: 23 % étaient des Autochtones

http://www.journaldemontreal.com/

AGENCE QMI
MISE à JOUR 
Bloc scène de crime meurtre coroner  OTTAWA - En 2014 au Canada, 23 % des victimes d'homicide déclarées par la police étaient des Autochtones, alors que ce groupe ne représente que 5 % de la population canadienne, selon Statistique Canada.
Ainsi, 117 des 516 victimes d'homicide déclarées par la police en 2014 au pays étaient autochtones.
«Le taux d'homicide chez les Autochtones en 2014 était environ six fois plus élevé que chez les non-Autochtones», mentionne Statistique Canada.
Les Autochtones de sexe masculin étaient sept fois plus susceptibles d'être victimes d'un homicide que les hommes non autochtones et trois fois plus à risques que les Autochtones de sexe féminin.
Le taux d'homicide chez les Autochtones de sexe féminin était six fois plus élevé que celui observé chez les femmes non autochtones.
C’est au Manitoba et en Alberta que le taux d'homicide impliquant des victimes autochtones était le plus élevé au Manitoba.
Les taux les plus faibles ont été observés au Québec et en Nouvelle-Écosse.
Statistique Canada souligne que les femmes autochtones représentent une proportion croissante du total des victimes d'homicide de sexe féminin au Canada. «En 1991, les Autochtones de sexe féminin constituaient 14 % des victimes de sexe féminin, comparativement à 21 % en 2014.»

lundi, octobre 19, 2015

«Le gagnant des banlieues» enlèvera le pouvoir, selon Jean Lapierre

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le lundi 19 octobre 2015 à 05h50. Modifié à 08h06.
«Le gagnant des banlieues» enlèvera le pouvoir, selon Jean Lapierre
QUÉBEC - Les Canadiens sont appelés aux urnes, aujourd'hui, après un long marathon électoral de près de trois mois afin de choisir le prochain gouvernement.
Le reportage de Martin Leblanc
 
 
 
00:00
 
00:00
 
 
 
 
 
 
Au terme de la plus longue campagne électorale fédérale de l'histoire du Canada, 78 jours, quelque 25,3 millions d'électeurs inscrits pourront exprimer leur choix.
Au Québec, les bureaux de vote seront ouverts de 9h30 à 21h30.
Le vote des banlieues
Au moins 3,6 millions d'entre eux l'ont déjà fait durant les quatre jours de vote par anticipation de la fin de semaine de l'Action de grâce ; une hausse de 70% par rapport au vote par anticipation du scrutin de 2011.
En tout, 1796 candidats briguent les suffrages pour l'un des 23 partis politiques enregistrés dans l'une des 338 circonscriptions du pays.
Au Québec comme en Ontario et en Colombie-Britannique, ce sont les banlieues des grandes villes qui feront la différence, selon le chroniqueur politique du 98,5fm, Jean Lapierre.
«À Montréal, ce sera jusqu'à quel point tu peux sortir de l'île qui aura une influence déterminante, c'est cette multitude de comtés qui feront la différence», soutient l'analyste politique. À Toronto, il y a 29 nouvelles circonscriptions en banlieue, ce sont souvent de nouvelles circonscriptions et la dernière fois, elles avaient donné le pouvoir à Stephen Harper.»
Dissolution
Le scrutin des 332 circonscriptions déterminera le sort des Conservateurs qui briguent un quatrième mandat à la tête du pays.
À la dissolution de la Chambre, les Conservateurs détenaient 159 sièges, le NPD 95, les libéraux 36 alors que le Bloc québécois, Force et Démocratie le parti Vert montraient deux sièges chacun. Huit députés indépendants et quatre sièges vacants complétaient le portrait électoral.
En 2011, le taux à l'élection fédérale avait été de 61,1 %.

mardi, août 18, 2015

PQ et CAQ critiquent les demandes «mollassonnes» de Couillard au fédéral

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 17 août 2015 à 17h38.
PQ et CAQ critiquent les demandes «mollassonnes» de Couillard au fédéral
MONTRÉAL — L'opposition péquiste dénonce les demandes «mollassonnes» du premier ministre Philippe Couillard au gouvernement fédéral, en pleine campagne électorale, affirmant que la meilleure façon de ne rien obtenir est effectivement de ne rien demander.
Écoutez le reportage :
 
 
 
00:00
 
00:00
 
 
 
 
 
 
Et la Coalition avenir Québec trouve aussi qu'il «manque d'ambition» pour le Québec.

Au cours d'une rencontre avec la presse portant sur un autre sujet, lundi à Montréal, le député péquiste Stéphane Bergeron, responsable du dossier des affaires intergouvernementales canadiennes, a ridiculisé la position du premier ministre Couillard, formulée la veille.

M. Couillard a adressé les demandes du Québec au gouvernement fédéral, dimanche devant les jeunes libéraux réunis en congrès, parmi lesquelles l'augmentation du financement fédéral des infrastructures, l'augmentation du Transfert fédéral pour la santé versé aux provinces et le rétablissement du financement de Radio-Canada.

Le premier ministre a aussi prévenu que si on lançait une ronde de négociations pour discuter de l'avenir du Sénat, le Québec s'attendrait à ce que ses demandes aussi soient alors abordées. Ses demandes ont aussi été adressées à l'ensemble des chefs des partis fédéraux en campagne électorale.

Le premier ministre du Québec a de plus prévenu qu'il s'agirait de sa seule sortie pendant la campagne électorale fédérale — ce que le député Bergeron a trouvé bien timoré.

M. Couillard s'en est ensuite pris aux souverainistes, affirmant qu'il ne leur céderait pas un pouce de terrain.

«Comme on ne veut pas trop en demander, de peur de se faire dire non, on présente une liste minimale, sans aucune condition, sans aucunes représailles, si tant est qu'on ne satisfait pas aux demandes du Québec. Et là, on s'imagine qu'on va obtenir davantage à travers une telle politique», a ironisé M. Bergeron.

«L'histoire nous démontre que ce n'est pas la façon d'obtenir quoi que ce soit de la part d'Ottawa. Si ça se trouve, c'est la meilleure façon d'obtenir 'rien pantoute'. On ne peut rien obtenir si on ne demande rien. Et on a un gouvernement, actuellement, qui s'entête à ne rien demander. Alors on ne peut pas s'attendre à autre chose que de ne rien recevoir», a opiné le député péquiste.

Au-delà de ces demandes formulées par M. Couillard, M. Bergeron aurait aimé voir d'autres demandes précises du premier ministre sur le maintien du système de gestion de l'offre en matière agricole dans le cadre des négociations de commerce international, de même que sur le rétablissement des avantages fiscaux aux fonds de travailleurs de la part du gouvernement fédéral. Il aurait également voulu lire dans ces demandes l'opposition du gouvernement du Québec à la création d'une commission pancanadienne des valeurs mobilières.

À ses côtés, le chef bloquiste Gilles Duceppe a dit que le Bloc québécois est «le seul parti qui a toujours appuyé les consensus de l'Assemblée nationale» du Québec.

À la Coalition avenir Québec, le responsable de ce dossier, Benoit Charette, a aussi jugé ces demandes insuffisantes. «Philippe Couillard manque d'ambition pour le Québec. Il défend encore moins les intérêts du Québec que son prédécesseur, Jean Charest, en 2008 et 2011. Malheureusement, les libéraux sont de moins en moins exigeants dans leurs demandes envers les partis politiques fédéraux et c'est le Québec qui doit écoper», a déploré le député caquiste.

Lui aussi cite des dossiers manquants dans ces demandes du Québec, comme l'assujettissement des entreprises à charte fédérale aux principes de la Loi 101. Il déplore aussi le silence quant aux responsabilités du Québec en matière d'immigration.

À Québec, la députée péquiste Agnès Maltais a aussi exprimé sa déception. «On s'attendait à un positionnement plus ferme du gouvernement du Québec», a-t-elle critiqué, ajoutant aux sujets déjà énoncés par MM. Bergeron et Charette celui des oléoducs et, plus largement, celui du contrôle du Québec de son territoire.

Elle a par ailleurs qualifié de «burlesque» et d'«un peu ridicule» la sortie de M. Couillard sur le fait qu'il ne céderait pas un pouce de terrain aux souverainistes, «alors qu'il était temps de parler des besoins des Québécois» en s'adressant au gouvernement fédéral en campagne électorale. «Quand il ne veut pas parler de quelque chose, il parle de souveraineté», a critiqué Mme Maltais.

lundi, août 10, 2015

Arrivé à la nage par la rivière Rouge, un Somalien demande le statut de réfugié au Canada

http://ici.radio-canada.ca/regions/manitoba/

Mise à jour le dimanche 9 août 2015 à 18 h 07 HAE
Le pont Redwood traverse la rivière Rouge à Winnipeg
Le pont Redwood traverse la rivière Rouge à Winnipeg 
Photo :  ICI Radio-Canada

Un Somalien venu demander le statut de réfugié au Canada est arrivé plus tôt cette semaine au Manitoba en nageant depuis les États-Unis dans la rivière Rouge, rapporte leWinnipeg Free Press.
Yahya Samatar a raconté qu'il avait été déposé près de la frontière au milieu de la nuit avec un autre homme originaire également de Somalie.
Les deux hommes ont alors traversé des fermes et des zones forestières jusqu'à atteindre la rivière Rouge. Ils pensaient, à tort, que le fleuve coulait d'est en ouest et qu'il leur suffisait de passer sur l'autre rive pour rejoindre le Canada.
Longue de 885 km, la rivière Rouge qui coule du sud vers le nord marque la frontière des États du Minnesota et du Dakota du Nord et se jette dans le lac Winnipeg, au Manitoba.
Aide d'un bon samaritain
Après plusieurs minutes à la dérive, Yahya Samatar est parvenu a regagner la terre ferme. C'est un bon samaritain, résident de la communauté frontalière d'Emerson, tout au sud du Manitoba, qui l'a aperçu puis l'a aidé en le réchauffant avec une couverture jusqu'à l'arrivée de la police et d'une équipe de secours.
Une fois rassurée sur sa santé, la police aux frontières l'a menotté puis emmené à l'Agence des services frontaliers du Canada. Le trentenaire y a reçu de la nourriture et des vêtements chauds, puis une date d'audience de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié en octobre prochain. Il a ensuite été libéré.
Depuis un an sur les routes
Âgé de 32 ans, Yahya Samatar s'est enfui de Somalie il y a un an, se sentant menacé par plusieurs groupes - dont la milice islamiste armée Al-Shabaab - parce qu'il travaillait pour un organisme non gouvernemental caritatif.
Yahya Samatar a indiqué que son compagnon de voyage avait aussi survécu et qu'il allait désormais demander le statut de réfugié à Toronto.

samedi, août 01, 2015

5 choses qui changent quand la campagne électorale commence (vraiment)

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le samedi 1 août 2015 à 5 h 49 HAE   Radio-Canada avec CBC
Stephen Harper sert des crêpes au Stampede de Calgary.
Stephen Harper au Stampede de Calgary.  Photo :  PC/PC/Larry MacDougal

Les chefs rencontrent les électeurs, les publicités négatives inondent les ondes, les programmes électoraux sont dévoilés... On pourrait avoir l'impression que la campagne électorale est déjà déclenchée. Et pourtant, le déclenchement officiel de celle-ci changera plusieurs choses.
1. Un gouvernement « de maintien »
Depuis quelques mois, le gouvernement Harper est accusé d'utiliser les budgets publicitaires de certains ministères et des ressources de la fonction publique pour livrer des messages partisans. Certains des programmes annoncés dernièrement, comme la prestation universelle pour la garde d'enfants, présentent des élans partisans difficiles à manquer.
Toutefois, lorsqu'une course électorale devient officielle, les annonces gouvernementales et les publicités ministérielles doivent cesser.
Par exemple, une source bien informée a déclaré à CBC News qu'une annonce importante fédérale/provinciale de subventions qui devait être faite le 7 août chez Toyota à Cambridge, en Ontario, a été avancée à ce vendredi.
La fonction publique fédérale continue de fonctionner, mais dans un rôle de gardien : aucune décision clé n'est prise, aucune nouvelle dépense importante n'est approuvée et aucune nouvelle initiative n'est lancée. C'est le statu quo jusqu'à ce que les électeurs aient décidé du futur gouvernement.
C'est précisément pour cette raison que l'on assiste cette semaine à une vague d'annonces des ministres et des députés à travers le Canada. Cette période de générosité se terminera dès que Stephen Harper entrera à Rideau Hall pour demander au gouverneur général de décréter des élections.
Anne McGrath, directrice nationale du NPD, a déclaré sur les ondes de Power & Politics au CBC News que le premier ministre et ses ministres ont annoncé des dépenses de plus de 1 milliard de dollars uniquement pour la journée du 31 juillet.
2. Des publicités qu'il faut adapter
En plus de la fin des publicités des différents ministères, certaines nouvelles règles pour les partis s'appliquent lorsque les élections sont déclenchées.
Avant une élection, il n'existe pas de règles ni de limites de dépenses en matière de publicité pour les syndicats, les groupes de pression comme Engage Canada et les comités d'action politique (PACs) récemment formés. Ceux-ci n'ont pas à divulguer l'identité de leurs donateurs ni combien d'argent ils ont amassé.
Engage Canada, par exemple, a déclaré à CBC news jeudi que le groupe continuait à recueillir des fonds sur son site et qu'il prévoyait les utiliser jusqu'au déclenchement officiel des élections. Son porte-parole n'a toutefois pas voulu dire combien il avait recueilli et comment il allait le dépenser.
Après le début de la campagne, tous les groupes qui participeront à la campagne devront être enregistrés auprès d'Élections Canada et dévoiler la nature de leurs activités. La limite des dépenses : 150 000 $ pour une élection générale, mais ce montant pourrait augmenter si la campagne dépasse les 37 jours (elle pourrait se situer autour de 400 000 $ pour une campagne de 11 semaines).
Les coûts des campagnes publicitaires des différents partis politiques devront également se situer sous les limites de dépenses et répondre à d'autres règles qui n'étaient pas en vigueur avant l'annonce officielle.
3. Les limites de dépenses
La loi électorale canadienne limite les dépenses non seulement en publicité, mais également dans toutes les activités des partis durant la campagne.
La limite de dépenses est de 25 millions par parti. Elle s'ajuste à la hausse si la campagne est plus longue que les 37 jours minimums requis par la loi. Ce qui signifie que cette limite pourrait doubler si le vote se tient comme prévu le 19 octobre.
Encore une fois, le plafond de dépenses n'entre en vigueur que lorsque le premier ministre annoncera le début de la campagne. D'ici là, les partis peuvent dépenser comme ils le veulent.
4. Les pelouses électorales
Outre les pancartes électorales dans la rue, certains électeurs veulent afficher leurs couleurs devant chez eux. Mais pour ceux qui brûlent d'impatience de poser des affiches devant leur résidence, mieux vaut se renseigner avant.
Certaines villes disposent d'un règlement municipal. La Ville d'Ottawa, par exemple, stipule que ces affiches ne peuvent pas être posées sur la voie publique moins de 30 jours avant une élection, et moins de 60 jours pour une propriété privée.
5. Les projets de loi meurent, le Sénat s'arrête
Lorsque le Parlement est dissous, la Chambre des communes arrête ses travaux. Le président, Andrew Scheer, devient candidat conservateur pour sa réélection en Saskatchewan.
Tous les projets de loi qui n'ont pas été adoptés meurent au feuilleton. Les comités des Communes cessent de fonctionner.
Quant aux sénateurs, ils n'ont pas à tenter de se faire réélire. Son administration continue de fonctionner, même si sa fonction législative est mise en pause le temps de la campagne.
Le président du Sénat, Leo Housakos, a indiqué le mois dernier que la Chambre haute pourrait continuer de se pencher sur certaines questions, comme l'enquête sur l'éthique de l'ancien conservateur Don Meredith.
Certaines décisions du Sénat s'appliquent uniquement au Parlement actuel, par exemple celle de suspendre les trois sénateurs Mike Duffy, Pamela Wallin et Patrick Brazeau. Les trois recevront donc à nouveau leur salaire dès le déclenchement de la campagne.

jeudi, avril 02, 2015

Lente agonie

http://www.journaldequebec.com/

québec canada drapeau
PHOTO FOTOLIA
CA_Tania-Longpre
J’ai enseigné quelques mois dans une école primaire francophone, en banlieue de Vancouver, en Colombie-Britannique. Francophone cosmétiquèrent, disons. Les enfants ne parlaient qu’anglais dans la cour d’école et dans les couloirs. On devait élaborer un système d’émulation afin qu’ils utilisent le français hors de leur classe, quand ce n’était pas dans celles-ci. Leurs parents ainsi que mes collègues étaient majoritairement des Québécois expatriés. 
 J’avais par contre une collègue camerounaise, nouvellement installée au Canada. Elle se désolait qu’après quelques mois, ses enfants délaissaient déjà leur français. Se plaignait qu’on lui avait dit que le Canada était bilingue, mais qu’elle avait découvert une ville anglophone. Il n’était pas surprenant que ses enfants soient aussi attirés par l’anglais puisque c’était la langue utilisée par leur communauté d’accueil, la langue de leurs nouveaux amis ou celle du dépanneur du coin. Le français lui ? Malheureusement inexistant. Dans les facteurs de motivation poussant un individu à apprendre une langue, on trouve la « vitalité de la communauté », soit l’influence du milieu : plus une langue est utilisée dans un emplacement géographique, plus on sera porté à l’utiliser.
 Attirer davantage d’immigrants francophones  à l’extérieur du Québec serait, pour certains, une panacée qui éradiquerait le déclin des communautés francophones. Un voeu pieux. 
 Dans un article de Radio-Canada, Marie-France Kenny, présidente de la FCFA s’en prenait au gouvernement en critiquant le fait que 98 % des immigrants à l’extérieur du Québec étaient anglophones ou connaissaient l’anglais. Citée dans le texte de Radio-Canada, elle mentionnait ceci : « On voudrait tuer la francophonie canadienne à petit feu, éliminer nos communautés par attrition qu’on ne pourrait pas mieux s’y prendre. » En fait, la réalité, c’est que l’immigration ne viendra pas résoudre cette catastrophique problématique qu’est l’effondrement démographique des francophones hors Québec.  

 
Le rêve de Trudeau père relève aujourd’hui d’un fantasme irréaliste : le Canada est de moins en moins bilingue.
Alors qu’en 1971, 4,3 % de la population canadienne hors Québec utilisait le français comme langue maternelle à la maison, ils n’étaient plus que 2 % lors du recensement de 2006. La situation est cauchemardesque. La mort lente des populations francophones hors Québec est un vrai désastre culturel. Ceux qui s’accrochent à les faire survivre sont de vrais combattants dédiés à la plus belle des causes : le maintien de la diversité linguistique et culturelle. Par contre, miser sur l’immigration n’était qu’un échec annoncé : en effet, lorsqu’un francophone s’installe dans une zone géographique, il utilisera naturellement la langue de la communauté, la langue d’utilité afin de se joindre à sa nouvelle communauté. Si cette langue est l’anglais, il n’hésitera pas une seconde à l’apprendre, et ce, même s’il est francophone. 
 Il constatera alors que le pays bilingue qu’on lui avait vanté n’existe que dans les hautes sphères des ministères, dans certains bureaux de poste ou dans les trains de Via-Rail. Que ce bilinguisme n’est que parure cosmétique. Le hochet qu’était la prétendue venue de l’immigration francophone comme antidote n’était en fait qu’un grossier mensonge, comme l’est le Canada bilingue, et ce fait divers est symptôme d’une problématique probablement irréversible : la mort du Canada français, lentement mais surement, telle une lente agonie.