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vendredi, octobre 02, 2015

L'ex-député péquiste Pierre de Bellefeuille est décédé à l'âge de 92 ans

http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/

La Presse Canadienne
Pierre de Bellefeuille a cofondé le journal satirique 'Le couac' avec Jean-François Nadeau en 1997 et publié quelques livres
Pierre de Bellefeuille a cofondé le journal satirique
 'Le couac' avec Jean-François Nadeau en 1997
et publié quelques livres
 
Photo :  Assemblée National du Québec

Selon un communiqué publié jeudi par le Parti québécois, M. de Bellefeuille s'est éteint mercredi.
Né à Ottawa le 12 mai 1923, Pierre de Bellefeuille a étudié en philosophie avant de se lancer dans une carrière en journalisme, durant laquelle il a notamment été reporter et chroniqueur parlementaire pour le journal 'Le Droit' de 1945 à 1951 ainsi que rédacteur en chef du magazine 'Maclean's' de 1960 à 1964.
M. de Bellefeuille a aussi travaillé à la radio et à la télévision, animant entre autres l'émission 'La part du lion' sur les ondes de Radio-Canada.
Élu comme député péquiste dans la circonscription de Deux-Montagnes en 1976, il a d'abord agi comme adjoint parlementaire du ministre des Affaires culturelles puis a assumé cette même fonction auprès des ministres des Affaires intergouvernementales et des Relations internationales.
En novembre 1984, Pierre de Bellefeuille a décidé de quitter le caucus du Parti québécois pour siéger comme indépendant. Il a toutefois échoué à se faire réélire à Deux-Montagnes sous la bannière du Parti indépendantiste aux élections de 1985.
M. de Bellefeuille a cofondé le journal satirique 'Le couac' avec Jean-François Nadeau en 1997 et publié quelques livres, dont 'Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire' en 1998.
L'ancien politicien laisse derrière lui sa conjointe, Thérèse Romer.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient Jean Chrétien voit d’un bon œil l'aide offerte par Moscou en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

 Mise à jour le vendredi 2 octobre 2015 à 2 h 48 HAE  La Presse Canadienne
L'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien
L'ex-premier ministre libéral Jean Chrétien  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Ottawa devrait se réjouir du désir de Vladimir Poutine de faire son bout de chemin pour combattre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie, selon Jean Chrétien.
L'ancien premier ministre fédéral a reconnu que la participation de Moscou dans cette lutte peut certes soulever la controverse, mais que l'Occident réaliserait un bon coup en acceptant la main tendue par le président russe.
Il a effectué cette sortie, jeudi, à son passage à Vancouver en soutien à la campagne du Parti libéral du Canada en Colombie-Britannique.
Il en a profité pour dire qu'il avait eu l'occasion de rencontrer M. Poutine par le passé et qu'il a pu constater qu'il s'agissait d'un « type dur » et « déterminé ».
M. Chrétien a enchaîné en mentionnant que pour pouvoir « gérer la Russie, il ne faut pas être un minet ».
De toute évidence, le premier ministre fédéral sortant ne partage pas l'enthousiasme de Jean Chrétien par rapport à la proposition d'aide formulée par Vladimir Poutine.
Dernièrement, Stephen Harper a multiplié les critiques acerbes contre ce chef d'État qui est un allié du président syrien Bachar Al-Assad.
Il a, entre autres, lancé que les efforts de M. Poutine pour envoyer du matériel militaire et des troupes pour soutenir le régime Assad risquaient d'entraîner une dégradation de la situation en Syrie, un pays qui est déjà une véritable poudrière.
Des inquiétudes ont aussi été exprimées du côté de Washington dans la foulée de frappes aériennes menées par la Russie en sol syrien.
Les États-Unis ont indiqué qu'ils soupçonnaient Moscou d'avoir effectué ces opérations pour renforcer les positions des forces gouvernementales de Bachar Al-Assad plutôt que pour nuire au groupe extrémiste État islamique.

Soir de débat au Québec: Mulcair et Duceppe tentent d'imposer l'enjeu

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 01 octobre 2015 à 17h19. Modifié par Charles Payette le vendredi 02 octobre 2015
Soir de débat au Québec: Mulcair et Duceppe tentent d'imposer l'enjeu
OTTAWA - À quelques heures du débat qui opposera quatre chefs, Gilles Duceppe, dernier dans les sondages au Québec, tente d'entraîner les trois autres sur son terrain. Et Thomas Mulcair, qui est encore premier au Québec mais voit ses appuis dégringoler, cherche à freiner sa chute.
Jeudi matin, Gilles Duceppe a réclamé des engagements de ses adversaires.

«Ma crainte, c'est que le gouvernement Harper soit encore en train de sacrifier les intérêts du Québec pour servir les intérêts du Canada», a lancé M. Duceppe, qui soupçonne le gouvernement conservateur d'être prêt à sacrifier le système de la gestion de l'offre pour obtenir une signature du Partenariat transpacifique (PTP).

«Ce que je demande, c'est que chacun des chefs s'engage à ce qu'on tienne un vote à la Chambre des communes sur un éventuel Partenariat transpacifique. Je demande aussi à MM. Mulcair et Trudeau de s'engager à voter contre un tel accord si la gestion de l'offre n'est pas entièrement intacte», a réclamé le chef bloquiste.

Justin Trudeau n'a pas voulu dire si, une fois élu, il se sentirait lié par une entente négociée par le gouvernement conservateur à quelques jours du scrutin. Il a réitéré son appui pour la gestion de l'offre, puis a souligné l'importance du commerce international et la nécessité de conduire ce genre de négociations «de la bonne façon».

De son côté, M. Mulcair a tenu un discours enflammé sur la nécessité de défendre «l'intégralité» du système de la gestion de l'offre.

«Stephen Harper, évidemment, n'a pas de mandat, à 15 jours des élections, de négocier ça en catimini», a déclaré le chef néo-démocrate, après avoir accusé le premier ministre sortant de «brader nos fermes».

M. Harper n'a rien répondu à ces attaques. Il n'avait aucune activité publique, jeudi.

Mais trois de ses candidats québécois, Steven Blaney, Jacques Gourde et Maxime Bernier, avaient des manifestants à leurs portes. Des fermiers ont protesté contre le possible sacrifice, en tout ou en partie, du système de la gestion de l'offre.

Trois chefs à Montréal

MM. Duceppe, Mulcair et Trudeau étaient tous trois sur l'île de Montréal jeudi matin. C'est là que le dernier débat opposant quatre des chefs en campagne se tiendra vendredi soir, au réseau TVA.

Dans un discours au Musée d'art contemporain, M. Mulcair a rodé quelques-uns des arguments qu'il utilisera dans le débat de vendredi. Il a tenté de convaincre les électeurs qu'il est le seul à incarner le changement, en appelant ainsi au désir de plusieurs électeurs de se débarrasser du gouvernement conservateur.

Il a pris les exemples de la loi antiterroriste C-51, du pipeline Keystone XL, de la diminution des impôts des grandes entreprises et des enjeux environnementaux pour dire que conservateurs et libéraux logent à la même enseigne.

«Stephen Harper n'a pas d'objectif de réduction des gaz à effet de serre — pas plus que Justin Trudeau et les libéraux d'ailleurs. Justin Trudeau baisse les bras et dit qu'on n'a pas besoin de cible, parce que c'est trop difficile», a-t-il offert.

«C'est pas du changement ça! C'est du pareil au même!», a conclu M. Mulcair.

Et le niqab?

Mercredi soir, à Québec, le chef conservateur s'est fait applaudir par une foule de plus de 600 partisans lorsqu'il a, encore une fois, répété qu'il interdirait le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté.

Jeudi, l'Assemblée nationale, à l'invitation de Françoise David, s'est prononcée unanimement pour condamner l'islamophobie. Même si la motion ne faisait pas référence au niqab, celle qui l'a rédigée n'a laissé aucun doute sur son intention de dénoncer le dérapage du discours autour de ce voile.

La députée David a souligné les déclarations intolérantes qui se multiplient sur les réseaux sociaux et s'en est pris particulièrement à Stephen Harper.

«Est-ce qu'il n'y a pas d'autres sujets qui devraient attirer l'attention de l'ensemble des Québécois?», demandait Mme David, jeudi, à Québec.

Reste à voir si cet appel à un changement de discours sera entendu au débat de TVA. Chose certaine, MM. Mulcair et Trudeau aimeraient bien qu'on évite le sujet. La dégringolade du NPD dans les sondages au Québec a été liée à son refus d'interdire le niqab. Et le NPD et les libéraux ont été attaqués à répétition par MM. Harper et Duceppe sur ce front.

«Nous, on va continuer de rester engagés sur l'économie. Et si mes adversaires veulent distraire les gens (...), ils sont en train de manquer leur coup dans cette élection», a répété M. Trudeau, jeudi matin.

Le chef libéral a fait ces déclarations à Pointe-Claire, où il a, par ailleurs, fait miroiter du financement fédéral pour un moyen de transport rapide vers l'aéroport qui porte le nom de son père.

M. Trudeau a souligné la promesse libérale d'investissements en infrastructure: 60 milliards $ en dix ans. Puis, il a assuré qu'un gouvernement libéral appuierait deux projets montréalais: un système léger sur rail (SLR) sur le nouveau pont Champlain et un projet de train vers l'ouest de l'île.

En l'absence de M. Harper, jeudi, comme la veille, le ministre sortant des Finances, Joe Oliver, a fait une apparition publique. M. Oliver a promis qu'un gouvernement conservateur réélu imposerait des peines minimales aux fraudeurs.