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samedi, janvier 14, 2017

Lisée veut un PQ plus «zen»

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Publié le 14 janvier 2017 à 11h36 | Mis à jour à 16h14
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et rabat-joie», Jean-François Lisée souhaite plus d'humour, de sourires en coin et de clins d'oeil. La réponse aux célébrations du 150e anniversaire du Canada avec L'Autre 150e en est un exemple, dit-il.

<p>Simon Boivin</p>
SIMON BOIVIN
Le Soleil
(Québec) Le chef péquiste Jean-François Lisée veut faire «re-découvrir» son parti qui a pêché par manque de clarté et de constance au cours des dernières années. Il veut présenter un PQ «zen», «décomplexé», moins «chicanier» et moins «hargneux».
Dans son discours d'ouverture, au conseil national de Québec, samedi, le nouveau chef péquiste a invité son parti à corriger les erreurs du passé.
«Ces dernières années, plusieurs se sont détournés de nous, pas parce qu'ils nous connaissaient mal, mais parce qu'ils ne nous reconnaissaient pas, a lancé le chef Lisée. Nous n'étions pas clairs. Nous n'étions pas nets. Nous n'étions pas constants.»
Le chef a invité ses militants à adopter une «attitude nouvelle». Il faut, dit-il, «avoir le cran de sortir de sa coquille, d'aller au-devant de ceux qui nous ont quittés, ne s'intéressent pas à nous ou ont été convaincus par nos adversaires que nous ne sommes pas fréquentables». Il a demandé à certains de baisser le ton sur les réseaux sociaux. 
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et rabat-joie», il souhaite plus d'humour, de sourires en coin et de clins d'oeil. La réponse aux célébrations du 150e anniversaire du Canada avec L'Autre 150e en est un exemple, dit-il.
Il faut «accepter qu'on ne sera pas d'accord sur tout, qu'on ne va pas tous au même rythme, que l'important, c'est d'aller dans la même direction et viser la même destination». 
Il a pris les devants pour répondre à ceux qui critiquent sa position linguistique. M. Lisée ne souhaite pas faire appliquer la loi 101 aux cégeps, ce que certains déplorent. Le chef péquiste estime pour sa part faire preuve d'une «audace nouvelle» en choisissant d'autres combats. Comme un examen de français obligatoire pour l'obtention d'un diplôme dans un cégep anglophone, la loi 101 dans les entreprises de 25 à 49 employés et des mesures pour s'assurer que Montréal reste majoritairement francophone, l'assurance que les nouveaux arrivants peuvent parler français. «Efficace et rassembleur, a dit M. Lisée. Si on essayait ça, pour une fois?»
Les délégués du PQ sont réunis à Québec où est dévoilé la proposition principale du parti qui servira de base au prochain programme électoral du PQ. Elle contient notamment la nouvelle position référendaire du PQ qui consiste à attendre un deuxième mandat péquiste, en 2022, pour tenir une consultation.