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mardi, janvier 24, 2017

Le chef du Pentagone assure de l'engagement de Washington à l'OTAN

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Publié le 23 janvier 2017 à 20h20 | Mis à jour le 24 janvier 2017 à 06h41
James Mattis... (PHOTO AFP)
James Mattis
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Washington
Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a assuré lundi ses alliés de l'OTAN de «l'engagement inébranlable» de Washington envers l'alliance militaire pourtant qualifiée d'«obsolète» par le nouveau président Donald Trump.
À son premier jour en fonctions, le chef du Pentagone a eu des entretiens téléphoniques avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg ainsi qu'avec ses homologues britannique et canadien.
Il a «insisté sur l'engagement inébranlable des États-Unis envers l'OTAN» durant son échange avec le ministre britannique de la Défense Michael Fallon, selon un communiqué du porte-parole du Pentagone Jeff Davis.
Le secrétaire américain à la Défense «a insisté sur le fait que les États-Unis et le Royaume-Uni jouiront toujours d'une relation exceptionnellement proche, visible dans nos liens en matière de défense qui sont le socle de la sûreté américaine», selon le communiqué.
La première ministre britannique Theresa May sera vendredi le premier dirigeant étranger à rencontrer Donald Trump, une semaine jour pour jour après l'investiture de ce dernier.
Dans un entretien au Financial Times publié vendredi, Mme May s'était déclarée confiante en l'avenir des relations entre Londres et Washington et convaincue que M. Trump reconnaîtrait «l'importance» de l'OTAN.
MM. Mattis et Fallon se sont également engagés à travailler ensemble dans les prochains mois, en s'accordant «sur le maintien de l'objectif d'éliminer (le groupe jihadiste État islamique) EI», selon le porte-parole du Pentagone.
De son côté, Sir Michael Fallon a indiqué dans un communiqué tweeté par son ministère avoir eu une «conversation très chaleureuse» avec l'ancien général américain.
«Nous avons parlé de notre action commune au sein de l'OTAN, y compris la modernisation de l'Alliance et la façon de s'assurer que tous les membres respectent l'engagement de dépenses de l'OTAN de 2%» de leur Produit intérieur brut, ou encore de la lutte contre l'EI en Irak et en Syrie et «le terrorisme sous toutes ses formes».
«Excellente discussion»
Lors de son discours d'investiture, M. Trump avait estimé que «pendant des décennies, (les États-Unis ont) subventionné les armées d'autres pays tout en permettant le très triste appauvrissement de notre armée».
En janvier, il avait considéré que l'un des problèmes de l'OTAN résultait du fait que ses membres «ne payent pas ce qu'ils devraient», faisant référence à l'objectif de 2% de PIB fixé en 2014.
Dans son entretien avec M. Stoltenberg, M. Mattis -- qui a été commandant suprême du Commandement allié de transformation (SACT) de l'Alliance atlantique, entre 2007 et 2009-- a discuté «du rôle clef joué par l'OTAN dans la sécurité transatlantique».
Selon le communiqué du Pentagone, le nouveau ministre américain «voulait passer cet appel à son premier jour complet en fonctions pour renforcer l'importance qu'il attache à l'Alliance».
Il a insisté auprès de M. Stoltenberg sur le fait qu'«en cherchant des alliés pour aider à défendre les valeurs (communes), les États-Unis commençaient toujours par l'Europe».
De son côté, M. Stoltenberg a déclaré à Bruxelles avoir eu «une excellente discussion» avec M. Mattis qu'il a qualifié d'«ami solide de l'OTAN au Pentagone».
M. Stoltenberg avait indiqué le 18 novembre, après sa première conversation avec M. Trump, avoir eu «une bonne discussion» sur l'avenir de l'OTAN et l'importance d'«une hausse des dépenses de défense» des pays alliés.
Le premier appel téléphonique de M. Mattis avec l'un de ses homologues a été avec le Canadien Harjit Sajjan, a précisé le communiqué du Pentagone.
Les deux hommes sont convenus de «l'importance vitale» de l'engagement de leurs pays envers le commandement militaire chargé de la sécurité aérienne des États-Unis et du Canada, le Norad, et évoqué également l'importance des relations entre les États-Unis, la Canada et le Mexique pour la défense en Amérique du Nord.