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jeudi, mai 05, 2016

Feu de forêt: trois autres municipalités évacuées

http://fr.canoe.ca/infos/societe/

Le feu de forêt qui fait rage dans la ville pétrolière de Fort McMurray, en Alberta, s'est intensifié mardi le 3 mai 2016, forçant l'évacuation des habitant de tous les quartiers de la municipalité, alors qu'un épais panache de fumée surplombait la localité et que la température atteignait 32 degrés Celsius.


Dernière mise à jour: 05-05-2016 | 04h08

FORT MCMURRAY - Les résidents de trois autres municipalités de l'Alberta ont dû évacuer rapidement leur domicile dans la nuit de mercredi à jeudi en raison du feu de forêt dévastateur et incontrôlable qui débordait du secteur de Fort McMurray.
La population de Anzac et Gregoire Lake Estates a été envoyée à Lac La Biche. La municipalité régionale de Wood Buffalo a annoncé tôt jeudi que l'évacuation était terminée.
Les résidents de Fort McMurray First Nation ont aussi été relocalisés.
L'avis d'évacuation a été publié mercredi soir et des autobus étaient prêts à quitter ces localités vers minuit.
Par ailleurs, la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, qui s'est rendue mercredi à Fort McMurray, devrait s'adresser de nouveau à la population jeudi.
D'autres rafales de vent à 50 km/h ainsi que du temps sec sont prévus jeudi matin dans la région, selon Environnement Canada, ce qui risque de ne pas améliorer la situation.

ÉTAT D'URGENCE

L'état d'urgence a été déclaré pour l'ensemble de la province par le gouvernement albertain mercredi.
Le feu de forêt, qui a commencé dimanche avant de prendre une ampleur catastrophique mardi, a forcé l'évacuation de près de 90 000 personnes à Fort McMurray. L'aéroport a aussi fermé ses portes en cours de journée mercredi.
«Vue du ciel, c'est un crève-coeur», a écrit Mme Notley sur sa page Facebook.
Selon les derniers bilans disponibles, 1600 bâtiments ont été détruits par les flammes à Fort McMurray, 10 000 hectares de forêt ont été ravagés et 250 pompiers travaillent d'arrache-pied pour tenter de contrôler l'intense brasier.

ENTRAIDE

Par ailleurs, l'armée canadienne s'est rendue sur les lieux pour aider aux efforts d'évacuation et prêter assistance aux pompiers. Au Québec, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a annoncé qu'elle envoyait quatre avions-citernes à Lac La Biche, au sud de Fort McMurray.
Le gouvernement fédéral a également offert son aide. «Les pertes de l'Alberta sont lourdes, mais (nous) surmonterons l'épreuve ensemble - comme voisins, amis et Canadiens. Le gouvernement vous aidera», a déclaré le premier ministre Justin Trudeau sur Twitter.
La Croix-Rouge canadienne a mobilisé ses équipes pour répondre aux besoins des collectivités touchées. L'organisme compte «mobiliser les ressources nécessaires sur le terrain» ainsi qu'«aider les sinistrés à retrouver des membres de leur famille dont ils ont perdu la trace». La Croix-Rouge invite les gens qui le souhaitent à faire un don via son site web.
Un fonds d'urgence de 2 millions $ a été approuvé par le gouvernement albertain.
«Ce soir, je veux encore une fois dire combien je suis reconnaissante de l'entraide entre les Albertains dans ces moments difficiles», s'est exprimé Mme Notley mercredi sur son fil Twitter. «Même si un long travail nous attend, les sinistrés peuvent compter sur le gouvernement et la population albertaine pour les supporter.»

lundi, juin 29, 2015

Explosion du nombre de puits de pétrole abandonnés en Alberta

http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/

Une structure énergétique à l'abandon en Alberta
Une structure énergétique à l'abandon en Alberta  Photo :  Stéphanie Rousseau/ICI Radio-Canada

Les bas prix du pétrole et les politiques de la l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta font que de nombreuses entreprises juniors abandonnent leurs opérations et laissent au gouvernement provincial la tâche de remettre leurs puits en état.
Un texte de Stéphanie RousseauTwitterCourriel
Au cours de la dernière année, le nombre de puits orphelins a presque quadruplé dans la province, passant de 162 à 702. Au rythme où avance la réhabilitation des terrains, cela prendra 20 ans pour que ceux qui ont été abandonnés cette année soient démantelés.
Les puits orphelins ne sont pas nouveaux en Alberta et ils existent un peu partout, mais depuis 1994, l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta a un programme pour réhabiliter les terrains des puits et des pipelines abandonnés. Il s'agit d'un processus long et cher, qui coûte au minimum 10 000 $ ou même, dans certains cas, des millions de dollars.
En 20 ans, le programme a permis de réhabiliter 651 puits, soit en moyenne une trentaine de puits par an. Au cours des douze derniers mois, cependant, 540 ont été abandonnés, soit presque autant que le nombre de puits réhabilités au cours des 21 dernières années.
« Les conditions économiques jouent un rôle, mais il y a aussi des changements structurels au sein de l'industrie », indique Brad Herald, directeur de l'Association des puits orphelins, à propos de cette situation. « À un moment, on pouvait amasser 10, 15, 20 millions de dollars et s'offrir une filiale junior dans le secteur du gaz peu profond. Ça ne se passe plus comme cela, les coûts de départs sont beaucoup plus élevés », dit-il.
L'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta surveille par ailleurs les puits de pétrole et de gaz en activité dans la province. Tous les mois, elle compare la valeur de la production et les coûts d'abandon et de réhabilitation de chaque puits. Si la valeur de la production n'est pas plus élevée que les coûts de réhabilitation, l'entreprise doit donner un dépôt de sécurité.
Lorsque les prix de l'énergie baissent, les entreprises juniors, qui manquent souvent d'argent, se retrouvent alors avec des difficultés de paiement. Il y a deux ans, l'Agence a augmenté le montant des estimations pour réhabiliter un site ou un puits, ce qui a mis certaines entreprises moins fortes financièrement dans une situation délicate.
Pour Barry Robinson, un avocat pour l'organisme Ecojustice, basé à Calgary, ces changements ont toutefois du bon. « Je crois que ce que demande maintenant l'Agence est plus réaliste. De nombreuses entreprises qui n'étaient pas viables financièrement opéraient des puits et n'avaient pas les ressources nécessaires pour les nettoyer une fois abandonnés. Les petites entreprises qui n'ont pas les reins assez solides pour remettre en état ces sites ne devraient pas les opérer », croit-il.
Au cours de la dernière année, quatre compagnies (Tallgrass Energy, Winter Petroleum, Fairwest Energy et Stealth Ventures) ont redonné chacune plus de 100 puits à l'Association des puits orphelins, soulevant ainsi la question de savoir si certains auraient dû être sauvés.
Une certaine valeur
Selon Andrew Basi, un partenaire de la firme comptable Grant Thornton, qui gère des faillites corporatives, certains puits laissés à l'abandon ont certainement de la valeur. « Nous croyons que ce serait bénéfique qu'un processus soit mis en place pour que les puits qui ont encore de la valeur soient revendus à des entreprises solvables et que seuls les puits qui ne sont plus rentables soient retournés au programme des puits orphelins », dit-il.
L'Association des puits orphelins est financée par des membres de l'industrie, mis à part une mise de fonds initiale de 30 millions de dollars soumise par la province il y a plusieurs années. Le budget de l'Association a doublé pour l'année en cours. Il atteint à présent 30 millions de dollars.

mercredi, mai 06, 2015

Le NPD formera le prochain gouvernement en Alberta

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 06 mai 2015 à 01h14. Modifié par Charles Payette à 06h06.
Le NPD formera le prochain gouvernement en Alberta
CALGARY - La terre a tremblé en Alberta. Le Nouveau Parti démocratique a mis fin au long règne de 44 ans du Parti progressiste-conservateur en remportant les élections générales en Alberta, la plus conservatrice des provinces canadiennes.

La victoire est si éclatante que le NPD pourra même former un gouvernement majoritaire.
Rachel Notley
 
 
 
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Plus de trois heures après la fermeture des bureaux de scrutin, le NPD, après un lent départ, comptait 50 élus et menait dans trois autres circonscriptions.

Une nouvelle première ministre
La nouvelle première ministre élue, Rachel Notley, a été accueillie par des partisans heureux et enthousiastes. «Le changement est finalement arrivé en Alberta, a-t-elle lancé d'amblée. De nouvelles personnes, de nouvelles idées et un nouveau départ pour notre grande province.»

Celle qui deviendra la 17e première ministre de l'histoire de l'Alberta — la première néo-démocrate — s'est engagée à «travailler fort à tous les jours pour mériter la confiance de la population de l'Alberta».

Mme Notley a aussi voulu rassurer la communauté d'affaires de la province en disant que son gouvernement allait être un «bon partenaire». «Nous travaillerons ensemble pour commencer à édifier une économie plus diversifiée et plus vigoureuse», a-t-elle dit.

Elle s'est aussi adressée à la population autochtone de sa province. «Nous pouvons être de meilleurs partenaires et de meilleurs voisins. Je souhaite vous consulter et apprendre de vous», a-t-elle déclaré.

Elle a aussi avoué son voeu de travailler avec le premier ministre fédéral Stephen Harper et ses nouveaux collègues des autres provinces et territoires sur de nombreux sujets. Elle compte notamment promouvoir une politique nationale sur l'environnement. «Il nous faut construire des ponts plutôt que nous donner des yeux au beurre noir.»

Déroute des conservateurs
La déroute est si totale pour le Parti progressiste-conservateur (PPC) qu'il ne pourra même pas former l'opposition officielle. Les troupes de Jim Prentice n'avaient que huit élus et menaient dans seulement trois des 87 circonscriptions que compte la province.

Visiblement ébranlé par les résultats, M. Prentice a annoncé sa démission à titre de chef du PPC. Il a même ajouté qu'il ne siégera même pas à l'Assemblée législative, lui qui a pourtant été élu dans la circonscription de Calgary—Foothills. Il a défendu sa décision de déclencher des élections un an avant la fin de son mandat. «Je pensais que c'était nécessaire afin d'avoir un mandat clair pour répondre aux défis auxquels l'Alberta devra faire face, a-t-il déclaré devant ses partisans. Ces décisions appartenaient aux Albertains, pas à moi. Ils ont pris leur décision aujourd'hui et déterminé l'avenir de la province.»

Jim Prentice n'aura été premier ministre de l'Alberta que pendant huit mois.

Tel le phénix, le Wilrose, que de nombreux observateurs avaient enterré l'automne dernier après la défection de sa chef et de plusieurs députés, est parvenu à renaître de ses cendres. Il compte 20 élus et menait dans un circonscription. Il formera l'opposition officielle à l'Assemblée législative.

Dans son discours, Brian Jean — un ancien député conservateur fédéral — a rappelé que son parti revenait de loin. «On disait qu'on était mort. Que le mastodonte (Jim Prentice) enlèvera 77 ou 82 sièges. Les observateurs ont oublié l'important. La politique n'est pas quelque chose qui appartient à un seul homme ou à des députés seuls. Elle concerne tous les Albertains», a-t-il déclaré.

Fier d'avoir multiplié par quatre la représentation de son parti à l'Assemblée législative, M. Jean a promis de représenter une ardente opposition au nouveau gouvernement néo-démocrate. Il a aussi eu des bons mots pour le premier ministre sortant. «M. Prentice est un bon homme qui était dans le mauvais parti au mauvais moment.»

Le chef du Parti libéral, David Swan, et celui du Parti de l'Alberta, Greg Clark, ont sauvé leur parti d'un balayage.

«Vous avez voté pour le changement. Il était grand temps», a déclaré M. Swan.

Le NPD dominait au chapitre des voix exprimés, obtenant 40,40 pour cent. Le PPC suivait à 27,88 pour cent et le Wildrose à 24,32 pour cent. Le Parti libéral pâtissait de la montée des néo-démocrates, ne récoltant que 4,21 pour cent.

Comme prévu, le NPD dominait à Edmonton tandis que les progressistes-conservateurs perdaient des plumes à Calgary et même dans les régions rurales, particulièrement dans le nord de la province où il a cédé près de 20 points de pourcentage.

Deron Bilous, le candidat du NPD dans Edmonton-Beverly-Clareview, a été le premier candidat déclaré élu de la soirée. Il a précédé de peu sa chef, Rachel Notley qui l'a emporté dans Edmonton-Strathcona. Le premier ministre sortant Jim Prentice et le chef du Wildrose, l'ancien député fédéral conservateur Brian Jean, ont eux aussi été élus, même si, comme on l'a lu plus haut, le premier a déjà annoncé son intention de démissionner à titre de député.

Signe de la déroute conservatrice, seulement trois ministres ont été élus, un autre était en tête dans leur circonscription. Treize de leurs collègues ont été déclarés battus.

Jim Prentice, a déclenché les élections le 7 avril, soit un an plus tôt que la date prévue par la loi, affirmant avoir besoin d'un mandat pour exécuter un budget austère qui propose d'importantes hausses d'impôts et de taxes diverses, et des coupes dans les dépenses. L'Alberta désire cesser de dépendre essentiellement sur les revenus du pétrole, en baisse depuis la dernière année.

Au moment de la dissolution, le Parti progressiste-conservateur (PPC) détenait 72 des 87 places au Parlement. Mais ce qui devait être une victoire facile pour M. Prentice s'est transformée en véritable Bérézina.