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mercredi, janvier 20, 2016

L'EI libère 270 otages capturés à Deir Ezzor en Syrie

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Mise à jour le mardi 19 janvier 2016 à 21 h 43 HNE   Reuters
« Priez pour Deir Ezzor », peut-on lire sur ce drapeau.
« Priez pour Deir Ezzor », peut-on lire sur ce drapeau. Photo :  GI/PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images

Le groupe armé État islamique (EI) a relâché 270 des 400 civils qu'il avait capturés samedi dernier lors d'un assaut sur la ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, rapporte mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), citant ses propres sources sur le terrain.
Il s'agit de femmes et d'enfants pour la plupart.
L'OSDH dit également que le groupe radical sunnite a enlevé mardi une cinquantaine d'hommes durant des raids dans des secteurs de Deir Ezzor passés sous son contrôle lors des combats de ces quatre derniers jours.
Selon Rami Abdulrahman, directeur de l'OSDH, l'EI a gardé les hommes âgés de 14 à 55 ans pour les interroger.
« Ceux qu'ils estiment liés au régime seront punis et les autres devront suivre une formation religieuse basée sur leur interprétation de l'islam », explique-t-il.
Les civils relâchés resteront dans les villages contrôlés par l'EI dans la province de Deir Ezzor, qui relie Raqqa, le bastion syrien du groupe, aux territoires dont il s'est emparé en Irak.
L'État islamique, qui contrôle la majeure partie de la région de Deir Ezzor, assiège depuis mars dernier les zones de la capitale provinciale tenues par les forces gouvernementales.

samedi, décembre 05, 2015

La Libye, prochain sanctuaire du groupe armé État islamique?

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Mise à jour le vendredi 4 décembre 2015 à 21 h 32 HNE   Radio-Canada avec Agence France-Presse
L'Etat islamique gagne du terrain en Libye, principalement dans la ville de Syrte.
L'Etat islamique gagne du terrain en Libye, principalement dans la ville de Syrte.  Photo :  Youssef Boudlal / Reuters

Les dirigeants européens s'inquiètent de plus en plus de la montée en puissance du groupe armé État islamique (EI) en Libye, qui menace directement les territoires africain et européen.
« La Libye risque d'être la prochaine urgence », a affirmé le président du Conseil italien, Matteo Renzi, vendredi.
La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est devenue une cible privilégiée pour l'EI.
Selon un récent rapport de l'ONU, il y aurait entre 2000 et 3000 combattants de l'EI en Libye, dont 1500 à Syrte, une ville située à 450 kilomètres à l'est de la capitale Tripoli.
Pour le groupe armé, l'ancienne colonie italienne représente « de toute évidence un pôle d'attraction à mesure que la Syrie est plus compliquée d'accès », selon une source gouvernementale française.
Tensions ethniques, attentats et immigration 
L'organisation terroriste provoque depuis plusieurs mois de vives tensions dans le sud du pays entre les Toubous et Touaregs, deux peuples dont les violentes rivalités pourraient déstabiliser les pays voisins comme le Tchad et le Soudan, selon Kader Abderrahim, chercheur à l'Institut de Relations internationales et stratégiques de Paris (Iris).
La multiplication des attentats revendiqués par l'EI en Tunisie voisine alarme également quant à l'influence grandissante du groupe armé dans la région.
« [La Tunisie] est le pays le plus menacé. Les terroristes ne supportent pas l'idée qu'à quelques dizaines de kilomètres, il y ait une démocratie qui fonctionne. »— Kader Abderrahim, chercheur à l'Institut de Relations internationales et stratégiques de Paris

La Libye semble aussi attiser l'intérêt de nombreux aspirants djihadistes européens. Dernièrement, deux jeunes Français soupçonnés de vouloir rejoindre l'EI en Libye ont été arrêtés en Tunisie.
L'Europe s'inquiète surtout de l'afflux de réfugiés en provenance de la Libye, foyer de transition important pour l'immigration africaine, qui représenterait une manne financière pour les terroristes.
L'EI pourrait même tenter de « débarquer des djihadistes à Lampedusa (une île italienne à 300 kilomètres des côtes libyennes) », estime un ministre européen.
Sur place, les nombreuses milices libyennes qui pourraient combattre les positions de l'EI cherchent plus à se disputer le pouvoir, dans le cadre d'une guerre civile qui semble interminable, qu'à contrer l'organisation.
État islamique, le règne de la terreur
Sans solution politique, la « victoire » de l'EI
Les efforts de la communauté internationale pour aboutir à la création d'un seul gouvernement central en Libye ont jusqu'ici été soldés par des échecs.
Pourtant, sans un tel accord, « ce sera la victoire de l'EI en Libye » alerte le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui pense que l'afflux de combattants de l'EI en Libye sera de plus en plus important.
Les Occidentaux excluent toutefois une intervention militaire pour l'instant. « Si un accord intervient en Libye, alors on pourra apporter un soutien sécuritaire », confie une source gouvernementale française.
Les États-Unis avaient déjà mené de brefs bombardements sur le territoire libyen le 13 novembre, affirmant avoir tué le chef local de l'EI, Abou Nabil.
La France mène quant à elle des vols de reconnaissance au-dessus des positions du groupe djihadiste en Libye, depuis son porte-avions Charles-de-Gaulle, a indiqué vendredi l'Élysée.
Pour la France, l'Italie et les États-Unis, l'urgence semble de parvenir à mener une pression efficace sur les groupes armés libyens, pour aboutir à un accord politique crédible stabilisant la situation sécuritaire en Libye.

dimanche, novembre 15, 2015

Les attentats de Paris et la lutte contre le terrorisme au cœur du sommet du G20

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Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 7 h 24 HNE   Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Les dirigeants du G20 réunis en Turquie
Les dirigeants du G20 réunis en Turquie  Photo :  Jonathan Ernst / Reuters

Deux jours après les attentats de Paris, les travaux du sommet du G20 qui débute aujourd'hui à Antalya, en Turquie, risquent d'être monopolisés par la question de la lutte antiterroriste.
Les dirigeants américain, russe et européens - à l'exception du président François Hollande - participent à cette réunion consacrée, entre autres, à la lutte antiterroriste et la crise des migrants.
Dimanche, les chefs d'État et de gouvernement du G20 ont publié une déclaration en réaction aux attaques de Paris, qui ont fait au moins 129 morts et qui ont été revendiquées par le groupe armé État islamique (EI). Malgré de profondes divergences sur la Syrie, les dirigeants disent vouloir envoyer un message d'unité contre la terreur djihadiste.
Dans cette déclaration, le G20 condamne les « odieux attentats de Paris » et promet de rester uni dans la lutte contre le terrorisme et le groupe armé État islamique.
« Nous sommes confrontés à une offensive terroriste concertée. Cet acte terroriste n'est pas dirigé seulement contre la France, mais contre toute l'humanité », a dit le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec Barack Obama.
En outre, les états membres déclarent qu'ils s'attaqueront au financement du terrorisme, promettent de renforcer les contrôles aux frontières et dans le trafic aérien et d'améliorer l'échange d'information entre pays.
La France dit qu'elle attend des chefs d'État et de gouvernement du G20 des « décisions concrètes » principalement contre le financement du terrorisme.
Réponse à la crise migratoire
Par ailleurs, les dirigeants vont reconnaître lundi que la crise migratoire constitue un problème mondial à traiter de façon coordonnée, selon le projet de déclaration finale obtenue par Reuters.
« Nous appelons tous les États à contribuer à la résolution de cette crise et à en partager le fardeau, notamment avec la relocalisation des réfugiés, des mesures concernant l'accueil humanitaire, l'aide et les efforts humanitaires pour faire en sorte que les réfugiés aient accès aux services, à l'éducation et aux opportunités professionnelles », peut-on y lire.
Les États membres du G20 devraient promettre d'accroître leur aide financière en faveur des organisations internationales impliquées dans la résolution de la crise et de s'attaquer aux racines du problème.
Justin Trudeau en Turquie
Le premier ministre canadien Justin Trudeau devra notamment justifier sa décision de mettre fin aux frappes menées par le Canada en Irak et en Syrie. Justin Trudeau a réitéré qu'il n'a pas l'intention de revenir sur sa décision, malgré les attentats de Paris. Il affirme que son ministre de la Sécurité publique ainsi que les agences policières et de sécurité nationale sont à l'oeuvre. « Nous faisons tout le nécessaire pour garder les Canadiens en sécurité », dit-il.
Justin Trudeau a de nouveau offert son soutien à la France. « Je veux assurer tous nos cousins français que le Canada sera là pour vous pendant ces temps difficiles et dans les semaines et mois à venir. »
Avec les informations de Madeleine Blais-Morin

lundi, octobre 05, 2015

État islamique, le règne de la terreur L'EI détruit le célèbre Arc de triomphe de Palmyre

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  Mise à jour le dimanche 4 octobre 2015 à 22 h 54 HAE Associated Press
Palmyre en Syrie
 Photo :  PC/Ko Hon Chiu Vincent

Des militants de l'opposition syrienne affirment que des djihadistes du groupe armé État islamique ont détruit une arche vieille de près de 2000 ans dans la cité antique de Palmyre, la plus récente destruction de lieux historiques commise par les extrémistes qui occupent un vaste territoire en Syrie en Irak.
L'Arc de triomphe était l'un des monuments les plus connus de Palmyre, une ville dont le groupe a pris le contrôle en mai. L'arche monumentale se trouvait à l'entrée de la célèbre rue à colonnades de la cité antique, qui reliait l'Empire romain à la Perse.
Un militant de l'opposition qui utilise le pseudonyme de Khaled al-Homsi a écrit sur Twitter tard dimanche que les extrémistes avaient détruit le monument.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, le groupe a fait exploser l'arche, mais a laissé les colonnades en place. Les extrémistes du groupe armé État islamique ont déjà détruit deux célèbres temples à Palmyre, qui fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.

samedi, juillet 11, 2015

Radicalisation : les dessous de la stratégie de prévention d'Ottawa

http://quebec.huffingtonpost.ca/

  |  Par Bahador Zabihiyan, Radio-Canada.ca  Publication: 

ISLAMIC CENTER MICHIGAN
Le ministère de la Sécurité publique a lancé une opération séduction pour bâtir des ponts avec les communautés musulmanes canadiennes dans le but de lutter contre l'extrémisme violent. La stratégie de prévention semble fonctionner, selon les documents obtenus par Radio-Canada. Mais il y a des ratés.
Depuis 2009, de hauts fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique reçoivent des conseils des membres de la Table ronde transculturelle sur la sécurité (TRTS) pour organiser des activités de sensibilisation au sein des communautés musulmanes. Plus de 1300 personnes y ont pris part, indiquent les documents obtenus par Radio-Canada grâce à une demande d'accès à l'information.
Dans une allocution à Halifax le 21 novembre dernier, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a souligné le rôle important de la TRTS, quelques semaines après les attaques d'Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu.
« Vos points de vue, ainsi que le travail que vous avez accompli jusqu'à aujourd'hui au chapitre de la prévention et de la lutte contre l'extrémisme violent, sont devenus des éléments importants de notre approche relative à cette question [...] Vous représentez mon comité consultatif communautaire », disait M. Blaney, selon une copie de son allocution.
À la rencontre des jeunes musulmans
Récemment, le ministère de la Sécurité publique et la TRTS ont organisé des activités de sensibilisation auprès des jeunes de Windsor, Hamilton, London et St. Catharines « pour prévenir et lutter contre l'extrémisme violent ». Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) y a aussi pris part.
La centaine de jeunes qui ont participé à ces sessions au printemps 2014 les ont trouvées « engageantes et pertinentes ». Elles leur ont permis de mieux comprendre « l'extrémisme violent », selon le compte rendu produit par le ministère.
Mais le ministère s'est ainsi rendu compte en effectuant un « sondage » que les participants ne savaient toujours pas qui contacter s'ils voyaient des signes indiquant qu'une personne est « sur le chemin de l'extrémisme violent ».
Des rencontres similaires se sont tenues en Alberta et au Québec. En juin 2014, le ministère prévoyait d'en tenir d'autres.
Les recommandations du comité consultatif
En août 2014, le TRTS a remis son rapport au ministre Blaney. Celui-ci a ensuite indiqué aux membres de ce comité que son ministère travaillait « activement » pour mettre en place « un grand nombre » de ses recommandations :
  • Mener plus d'activités de sensibilisation
  • Mieux utiliser les réseaux sociaux
  • Créer un site web de type « extrémisme violent 101 » pour sensibiliser les jeunes, les familles
  • Créer un contre-discours à la rhétorique violente des extrémistes : utiliser les faits ou l'humour pour invalider les messages extrémistes
  • Créer des manuels d'information destinés aux divers intervenants : entraîneurs sportifs, personnels soignants, policiers, agents de probation, chefs religieux, personnels éducatifs, groupes étudiants
Un membre de la TRTS suspendu
Le comité a toutefois dû composer avec une importante controverse le printemps dernier. Des médias et un blogue avaient soulevé le fait qu'un membre de la TRTS avait publié des propos controversés dans un guide de conduite destiné à une association étudiante ontarienne. Dans le document qu'il avait cosigné en 1996, Hussein Hamdani s'opposait au mariage de conjoints de même sexe. Il a depuis indiqué que sa pensée avait évolué.
Or les documents obtenus par Radio-Canada donnent plus de détail sur le rôle précis de M. Hamdani au sein de la TRTS. L'avocat a joué « un rôle déterminant » pour établir le dialogue avec des membres des communautés musulmanes au Canada, peut-on lire dans un compte rendu interne interne préparé pour le ministre Blaney en novembre 2014.
M. Hamdani a ainsi participé à plusieurs rencontres en 2014 avec des hauts fonctionnaires des ministères de la Sécurité publique et de la Justice, mais aussi du SCRS, de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada.
« Je suis au courant que les activités de sensibilisation conduites avec les communautés au Québec, en Ontario et en Alberta ont été très productives [...]. Merci à Hussein d'avoir travaillé avec nous pour nous aider avec ces évènements », peut-on ainsi lire dans des notes de breffage destinées à M. Blaney, en novembre dernier.
Six mois plus tard, M. Blaney décidait de suspendre M. Hamdani de la TRTS en attendant une « revue des faits ».
Par téléphone, M. Hamdani indique qu'il n'a pas eu de nouvelles de la part du ministère ni reçu d'avis écrit lui indiquant sa suspension. Il estime que la décision du ministre était politique, car il avait participé à une activité de financement pour le Parti libéral du Canada.

jeudi, juin 04, 2015

L'eau, « arme ultime » entre les mains du groupe armé État islamique

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Mise à jour le mercredi 3 juin 2015 à 20 h 38 HAE
Des sunnites fuyant Ramadi une journée avant sa prise par l'EI aux mains des forces gouvernementales.
Des sunnites fuyant Ramadi une journée avant sa prise par l'EI
aux mains des forces gouvernementales.
  Photo :  STRINGER Iraq / Reuters

Le groupe armé État islamique (EI) a utilisé l'« arme ultime » afin de solidifier son emprise sur Ramadi, capitale de la province d'Al-Anbar, en Irak. Le groupe a fermé les vannes d'un barrage qui régule l'Euphrate, un dur coup pour les forces gouvernementales qui souhaitent reconquérir la ville depuis deux semaines.
« L'EI mène désormais une sale guerre de l'eau », dénonce Sabah Karhout, le chef du conseil provincial d'Al-Anbar. Le groupe terroriste espère ainsi déstabiliser Khaldiyah et Habbaniya, deux zones encore sous contrôle gouvernemental, selon des responsables locaux.
« Fermer l'eau est le pire crime qu'il puisse commettre. Cela va forcer les enfants, les femmes et les personnes âgées à fuir, ce qui lui permettra de lancer des attaques », a-t-il poursuivi.
Un autre élu provincial d'Al-Anbar, Arkan Khalaf al-Tarmuz, croit que l'EI a choisi l'eau comme stratégie, car il « n'a probablement pas assez de combattants à nous opposer dans le cadre d'une guerre conventionnelle ».
Depuis qu'ils ont lancé leur offensive dans le nord de l'Irak il y a un an, les djihadistes font grand usage des barrages. Ils se donnent alors le pouvoir d'assoiffer ou d'inonder des zones, selon leurs besoins militaires.
« Dans les terres arides sur lesquelles combat l'EI, le contrôle de l'eau est l'arme ultime. »— Institut stratégique Soufan Group.

Carte de l'IrakUne autre tactique de guerre 
Le camion piégé est aussi devenu une arme de guerre privilégiée par l'EI. Le groupe terroriste a revendiqué mardi une attaque suicide perpétrée la veille par trois kamikazes visant une base de police au nord de Bagdad, qui a fait 47 morts.
C'est d'ailleurs cette technique du camion piégé qui a permis à l'EI de récupérer Ramadi et qui empêche maintenant les forces gouvernementales d'y mener une offensive.
« Les dégâts [d'un camion piégé] sont plus importants que ceux provoqués par une bombe d'une demi-tonne larguée par un avion de combat. »— Un expert occidental

Le recours à cette tactique est l'une des raisons qui ont forcé Bagdad et l'allié américain à revoir leur stratégie, qualifiée d'« échec » par le premier ministre Haïdar Al-Abadi mardi, lors d'une réunion des pays de la coalition internationale contre l'EI à Paris.
Mercredi, un haut responsable américain a averti qu'il faudrait « probablement une génération ou plus » pour vaincre la « menace mondiale » que représente l'EI. « Ce sera une longue campagne », a admis depuis Doha le général John Allen, l'émissaire américain pour la coalition dirigée par les États-Unis.
La coalition internationale a néanmoins donné son soutien au premier ministre Al-Abadi afin qu'il puisse lancer son plan de reconquête des territoires perdus. En retour, il lui a été demandé d'accélérer les réformes politiques afin notamment d'inclure la minorité sunnite.
Du côté syrien 
En Syrie, les forces gouvernementales, affaiblies, recourent de plus en plus aux attaques par hélicoptère avec largage de barils explosifs sur les zones rebelles. Mercredi, au moins 37 civils sont morts, dont 10 enfants.
Mais selon la coalition internationale, l'une des solutions serait plutôt la transition politique pour le régime de Bachar Al-Assad, dont les compétences pour lutter contre les combattants de l'EI sont jugées insuffisantes.
Plus de 4000 combattants étrangers auraient à ce jour rejoint des groupes djihadistes en zones de conflit, notamment en Irak et en Syrie, affirme Interpol.
Pour ceux tout juste débarqués en Syrie, l'objectif serait de détruire Damas et ses banlieues, a fait valoir un responsable de la sécurité syrienne.
Appel à l'aide du FBI 

Si l'eau et les camions piégés sont des armes de guerre efficaces, Internet reste le moyen privilégié par les groupes extrémistes pour recruter de nouveaux membres.

Or, de nombreux outils de communications et de stockage de données sont impossibles à décrypter puisque seuls les usagers en ont la clé, dénonce le FBI.

Ce dernier a appelé mercredi le Congrès et les entreprises de télécommunications et d'Internet à fournir des « solutions technologiques » afin de remédier à cette situation.