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lundi, novembre 30, 2015

Procès Turcotte: Directives au jury avant les délibérations

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 30 novembre 2015 à 07h01. Modifié par Charles Payette à 08h01.
Procès Turcotte: Directives au jury avant les délibérations
Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Le juge André Vincent va donner ses directives en droit au jury, ce matin, et lui indiquer les différents verdicts possibles en conclusion du procès pour meurtre de Guy Turcotte. Après, les 11 jurés seront placés en isolement jusqu'à ce qu'ils rendent leur décision.
La Couronne demande au jury de trouver Guy Turcotte coupable du meurtre prémédité de ses deux enfants, Olivier, cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans.

De son côté, la défense lui demande de trouver l'accusé non-criminellement responsable pour cause de troubles mentaux. Les psychiatres experts ont fait état qu'il souffrait, le soir des meurtres, d'une maladie mentale, soit un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive.

Guy Turcotte a témoigné avoir voulu s'enlever la vie, avoir bu du lave-glace dans ce but, et, se sentant mourir, avoir décidé «d'emmener ses enfants avec lui» pour leur éviter la souffrance de retrouver son cadavre. Il a dit avoir bu du lave-glace (qui contient du méthanol, une substance toxique) après les meurtres également.

Mercredi, la Couronne a tout fait pour détruire cette version.

Pour la poursuite, l'intention de Guy Turcotte de tuer ses enfants est évidente.

mercredi, novembre 18, 2015

Procès Turcotte: dernier blitz de la défense

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/

Procès Turcotte: dernier blitz de la défense
Guy Turcotte.Photo Archives / Agence QMI
SAINT-JÉRÔME - La défense au procès de Guy Turcotte a entamé son dernier blitz afin de convaincre le jury de la non-responsabilité criminelle de l'ex-cardiologue pour les meurtres de ses enfants.
«Je vais être long», a annoncé d'emblée Me Pierre Poupart, qui défend avec son frère Guy l'accusé de 43 ans.
En guise d'introduction, Me Poupart a rappelé que le jour fatidique approche où 11 citoyens devront prendre une décision «qui laissera une empreinte à jamais». Turcotte est accusé de l'infraction la plus grave du Code criminel, soit meurtre prémédité, a ajouté l'avocat.
«Personne ne connaît ce procès mieux que vous, a poursuivi l'avocat. Je vous mets en garde contre la simplification, des dangers de réduire une situation complexe, parce que ça débarrasse plus vite de l'angoisse de la réflexion.»
Rappelons qu'au cours du procès, 42 témoins ont été entendus pendant 29 jours d'audiences, incluant Isabelle Gaston, l'ex-femme de l'accusé et mère d'Anne-Sophie et d'Olivier, 3 et 5 ans, poignardés 46 fois un soir de février 2009. C'était quelques semaines après que Turcotte ait découvert qu'il était cocu.

PSYCHIATRES


Avant la pause de l'après-midi, Me Poupart a abordé le témoignage des psychiatres, qui ont tous diagnostiqué à Turcotte un trouble de l'adaptation avec humeur anxieuse et dépressive.
Il a rappelé que les psychiatres experts de la défense n'avaient pas reçu de mandat autre que d'analyser Turcotte. Que ce soit ceux de la poursuite ou ceux de la défense, leur probité ne doit pas être remise en doute, a plaidé Me Poupart.
«Ce sont d'abord et avant tout des médecins», a-t-il insisté.
Me Poupart a également mis en garde le jury contre la «vindicte populaire» qui «n'hésite pas à condamner», tout en rappelant l'importance de la présomption d'innocence dans le système juridique canadien.
«Nous ne vous demandons rien d'autre que de juger comme vous voudriez être jugés», de suggérer l'avocat de Turcotte.
Fait à noter, plus de curieux que d'habitude s'étaient déplacés ce mardi pour assister à cette étape judiciaire. En tout, une cinquantaine de personnes ont fait la file, si bien que plusieurs n'ont même pas pu entrer dans la salle d'audience. La dernière fois qu'autant de monde s'était rassemblé, c'était lors du témoignage de l'accusé.
Les plaidoiries de Me Poupart se poursuivront ce mercredi et le tour de la Couronne viendra ensuite. Ce n'est qu'à la fin de cette étape que les 11 jurés amorceront leurs délibérations.
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vendredi, octobre 16, 2015

Procès Turcotte: un perturbant témoignage capital pour la Couronne

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 15 octobre 2015 à 17h54. Modifié par Charles Payette le vendredi 16 octobre 2015
Procès Turcotte: un perturbant témoignage capital pour la Couronne
Les procureurs Maria Albanese et René Verret/Cogeco Nouvelles
SAINT-JÉRÔME, Qc - La Couronne a déclaré sa preuve close au procès pour meurtre de Guy Turcotte, jeudi après-midi, et les avocats de l'accusé ont aussitôt annoncé qu'ils présenteraient des moyens de défense.
Le reportage de Philipope Bonneville
 
 
 
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On en parle en ondes :
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Mis en ligne le vendredi 16 octobre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Monic Néron
Le procès criminel de l'ex-cardiologue, accusé d'avoir poignardé à mort ses jeunes enfants Olivier et Anne-Sophie, n'est donc pas terminé.

Les avocats en défense présenteront au jury lundi matin une déclaration d'ouverture dans laquelle ils feront valoir leur théorie de la cause, ainsi que les témoins qu'ils appelleront à la barre. Le procès a été ainsi suspendu jusqu'à cette étape.

Le juge André Vincent de la Cour supérieure a fait une mise en garde aux jurés.

«Vous ne devez pas vous faire une idée tant que la preuve n'est pas complète», leur a-t-il dit.

Jeudi, lors du procès, un témoin a raconté aux jurés que Guy Turcotte lui a relaté la mort de ses enfants lorsqu'il est allé le visiter à l'Institut Philippe-Pinel.

Cette visite de Luc Tanguay à l'hôpital psychiatrique a eu lieu le 7 mars 2009. L'homme est un consultant en communication qui aidait auparavant Guy Turcotte à améliorer sa communication interpersonnelle.

Ce jour-là, l'accusé lui a relaté le soir du drame, le 20 février 2009, lors duquel il a poignardé à mort Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans.

Guy Turcotte lui a dit avoir couché les enfants. Il a ensuite effectué des recherches sur Internet sur le suicide car il avait vu des courriels échangés entre son ex-conjointe Isabelle Gaston et Martin Huot avec lequel elle entretenait une relation amoureuse. Ces courriels le bouleversaient. Il a dit avoir ensuite bu du lave-glace et parlé au téléphone avec sa mère, a rapporté l'homme au procès.

L'accusé lui a dit avoir «pris conscience qu'il était pour mourir» et «qu'il a décidé d'emmener ses enfants avec lui».

Il était affaissé et d'une tristesse profonde alors qu'il lui faisait son récit, et pleurait énormément, a expliqué jeudi M. Tanguay dans une salle de cour du palais de justice de Saint-Jérôme.

Il dit avoir interprété qu'il était alors sous l'effet des médicaments «à cause de ses yeux».

Guy Turcotte lui aurait dit que lorsqu'il s'était attaqué à Olivier, celui-ci disait «non papa, non papa!».

Ensuite, «il a dit qu'il entendait son fils mourir dans son sang», alors qu'il se trouvait peu après dans la chambre d'Anne-Sophie.

«Il a dit que ça prenait 10 minutes pour une personne pour mourir dans son sang. Sur un ton de médecin, objectif, froid, rationnel», a relaté M. Tanguay au jury de 11 personnes.

M. Tanguay avait aussi vu l'accusé peu de temps avant les meurtres. À peine trois jours avant de tuer ses enfants, il avait l'air d'un homme tourné vers l'avant, «qui voulait refaire sa vie», a-t-il indiqué.

Lors de cette rencontre, il a discuté de l'achat d'une maison et aussi mentionné avoir discuté avec Isabelle Gaston de médiation, pour réaliser une séparation «en douceur», a rapporté l'homme. «Il était dans une phase de reconstruction», a souligné M. Tanguay.

Il était triste, mais pas en colère, a-t-il dit.

Témoignage de Martin Huot

L'homme avec lequel Isabelle Gaston avait débuté une relation amoureuse en 2008 avant sa séparation d'avec Guy Turcotte a aussi témoigné.

Martin Huot a relaté le matin du 11 février 2009 quand Guy Turcotte est allé à la maison familiale que Mme Gaston avait conservée après leur séparation.

L'accusé est entré dans la maison et lui a donné un coup de poing au visage. M. Huot a dit que Guy Turcotte a tenté de lui donner d'autres coups mais qu'il les a esquivés.

«Il (l'accusé) a dit: 'Tu m'as volé ma femme, mes enfants, tu disais que tu étais mon ami».

Le couple Gaston-Turcotte fréquentait en amis depuis 2008 cet autre couple formé de Martin Huot et de Patricia Giroux.

Deux membres d'une équipe de planification financière ont été les derniers témoins de la Couronne.

De ces témoignages, on retient notamment qu'au jour du meurtre des enfants, Isabelle Gaston était la bénéficiaire d'une police d'assurance-vie de Guy Turcotte d'une valeur de 900 000 $.

Le matin du drame, le 20 février, l'accusé a téléphoné à sa planificatrice Suzanne Verreault pour obtenir de l'information sur le programme d'accès à la propriété, qu'il avait utilisé pour l'achat de sa maison avec Isabelle Gaston. Selon la dame, il était très calme.

Elle témoigne qu'il l'a rappelée le 2 mars, pour régler de nombreuses questions, dont un changement d'adresse, «sécuriser» ses RÉER et changer les bénéficiaires de son testament et de ses assurances.

Ainsi, environ 10 jours après la mort d'Olivier et Anne-Sophie, Suzanne Verreault l'a décrit comme étant calme, posé, organisé. Il l'a rappelée deux fois par la suite pour faire un suivi de ses demandes.

mercredi, septembre 30, 2015

Procès Turcotte: Isabelle Gaston n'avait pas peur qu'il fasse mal aux enfants

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 29 septembre 2015 à 17h51. Modifié par Charles Payette le mercredi 30 septembre 2015
Procès Turcotte: Isabelle Gaston n'avait pas peur qu'il fasse mal aux enfants
Isabelle Gaston
SAINT-JÉRÔME - «Je n'ai jamais pensé qu'il pourrait les tuer», a répété plus d'une fois Isabelle Gaston, mardi, au second procès de Guy Turcotte, accusé du meurtre prémédité de leurs deux enfants.
Un reportage de Philippe Bonneville.
 
 
 
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«Les brasser? Oui. Mais de les tuer? Jamais de ma sainte vie», a témoigné la mère d'Olivier et d'Anne-Sophie.
Lors de son contre-interrogatoire mené par Guy Poupart, l'avocat de Guy Turcotte, Mme Gaston a déclaré que sa relation avec lui était devenue «toxique».

Elle s'est fait questionner assez longuement sur l'état de sa vie de couple avec l'accusé au cours de l'année 2008, celle qui a précédé la mort des enfants, en février 2009.

«C'était une année difficile», a-t-elle déclaré, admettant que le couple s'éloignait de plus en plus. Elle a parlé de beaucoup d'accrochages, de paroles dures, de querelles.

Questionnée par Me Poupart, elle a dit que l'accusé n'avait pas eu de gestes violents envers elle lors des nombreux voyages faits en couple ou avec les enfants.

Il y avait des accrochages, un peu comme à la maison, le reste de l'année. Mais aussi de bons moments, a-t-elle dit, à sa deuxième journée à la barre des témoins, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Elle a souligné qu'elle considère maintenant, avec le recul, avoir été victime de violence conjugale, car son ex-conjoint la dénigrait sans cesse, a-t-elle rapporté.

«Il ne m'a pas frappée, mais il y avait de la violence verbale et psychologique», a précisé Mme Gaston.

«À l'époque, je considérais que c'était moi le problème, la pomme pourrie, (...) la mère absente», a-t-elle ajouté.

«Je considère maintenant que je vivais de la violence conjugale», a dit la femme qui estime qu'elle a été une excellente mère, malgré les paroles de Guy Turcotte à son égard.

«Moi aussi je faisais de la violence verbale», a-t-elle toutefois convenu, en réponse à une question de Me Poupart. «C'est comme une spirale», a ajouté la femme qui dit se reconnaître des torts.

«On avait une dynamique toxique», a-t-elle aussi admis.

Pressée de détails, Mme Gaston a fini par perdre un peu patience: «Je ne sais pas pourquoi on parle encore du couple. J'essaie d'oublier cette relation-là.»

Le juge a donné une directive au jury sur ses propos: il a avisé les 12 jurés que la violence conjugale — qui n'est pas le sujet de ce procès et qui n'a pas été prouvée — ne doit pas faire en sorte qu'ils jugent Guy Turcotte «plus susceptible» d'avoir commis les crimes dont il est accusé.

Au cours de la journée, Mme Gaston a réitéré à plusieurs reprises que l'accusé était un bon père et qu'il s'occupait des enfants.

Mais à une occasion, après la séparation, il a frappé Olivier. Selon elle, c'était pour la provoquer. Il ne l'a pas battu «comme on voit à la télévision», lui causant un oeil au beurre noir ou un bras cassé, a-t-elle précisé, après avoir mimé la scène dans la salle de cour. Selon cette démonstration, l'accusé semble avoir donné une tape vigoureuse à l'enfant.

«Il était devenu un peu plus agressif», a-t-elle ajouté.

Elle a aussi été questionnée sur la relation qu'elle a nouée en 2008 avec Martin Huot, son entraîneur. Il formait à l'époque un couple avec Patricia Giroux et ceux-ci fréquentaient Mme Gaston et Guy Turcotte.

Elle a témoigné s'être rapprochée de Martin Huot lors d'un voyage pour un congrès à Québec en 2008, un voyage qui devait se faire à deux couples, mais lors duquel Mme Giroux et l'accusé étaient finalement absents.

«Je le regrette encore», a-t-elle dit, comme la veille lors de son témoignage.

Isabelle Gaston et Guy Turcotte se sont séparés vers la fin du mois de janvier 2009, et il a quitté à ce moment le domicile familial, moins d'un mois avant la mort des deux enfants.

Mme Gaston a quitté le palais de justice mardi après-midi juste après son témoignage, sans parler aux journalistes. «Pas de commentaires», leur a-t-elle dit.

L'ex-cardiologue est en procès pour le meurtre d'Olivier, 5 ans, et d'Anne-Sophie, 3 ans, qu'il a poignardés à 46 reprises. Par la bouche de ses avocats, il a admis avoir causé leur mort. Il a toutefois plaidé non coupable aux deux accusations de meurtre qui pèsent contre lui.

Mardi, les jurés ont aussi entendu le témoignage d'une spécialiste en biologie judiciaire, du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. Elle a réalisé une expertise sur un verre retrouvé sur la table de chevet dans la chambre de l'accusé. Elle a analysé les taches rougeâtres sur le verre de vitre et a conclu qu'il s'agissait de sang et qu'il était celui d'Anne-Sophie.

Le procès se poursuit mercredi matin.

jeudi, septembre 24, 2015

Procès Turcotte: le jury entre au coeur de la scène de crime

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le jeudi 24 septembre 2015 à 08h26. Modifié à 08h37.
Procès Turcotte:  le jury entre au coeur de la scène de crime
(98,5FM) - Quelques secondes après l'ouverture officielle du second procès de Guy Turcotte, le jury avait déjà été avisé qu'il assisterait à un procès difficile empreint de témoignages très émotifs.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le jeudi 24 septembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Monic Néron
Un texte de Monic Néron
Quelques secondes après l’ouverture officielle du second procès de Guy Turcotte, le jury avait déjà été avisé qu’il assisterait à un procès difficile empreint de témoignages très émotifs. La scène de crime dans cette résidence de Piémont en 2009 après sa séparation a profondément marqué les intervenants qui s’y sont présentés.
Le ton est donné
«Un drame qu’il ne pourront jamais oublier» a lancé Maria Albanese, procureure au dossier pour le Ministère public en compagnie de Me René Verret. Parmi les témoignages appréhendés, celui d’Isabelle Gaston, mère d'Anne-Sophie et Olivier. «Cette mère a vécu la pire chose au monde. L’horreur. Imaginez le contexte dans lequel on la replonge… ses enfants ont été poignardés à 46 reprises par celui qu’elle avait choisi pour être leur père.» Le ton était donné.
Le jury a ensuite fait son entrée dans la maison de Guy Turcotte en février 2009 avec le témoignage de Daniel Fortin, technicien en scène de crime. À travers les photos prises par le policier peu de temps après la découverte des enfants, ils ont fait le tour des lieux. Pièce par pièce.
À l’extérieur comme au rez-de-chaussée, rien n’attire l'attention des policiers mis à part quelques boites de déménagements, un ordinateur portable dans la salle à manger, deux petits verres de jus presque vides sur la table du salon près d’un bol de croustilles et des boitiers de films pour enfants à côté du téléviseur.
L'horreur à l'étage
Absolument rien ne pouvait annoncer ce qu'ils ont trouvé un étage plus haut. Pas même cet étui à couteau de cuisine vide sur le comptoir.
À l’étage, l’horreur dont parlait Me Albanese. Les corps des deux enfants de cinq et trois ans étendus sur leurs lits respectifs.
Les détails de ces images devraient rester à jamais emprisonnés dans cette salle d’audience tellement ils sont difficiles à supporter.
Turcotte détourne le regard
Un membre du jury a d’ailleurs dû fermer ses yeux pendant quelques secondes et prendre une grande respiration avant de replonger dans l’album photo qu’il devait regarder en entier.Il ne serait pas surprenant qu’elles n’aient pas encore eu le temps de quitter sa mémoire depuis.
Guy Turcotte, lui, a détourné le regard. Il fixait le vide devant lui dans cette salle où plusieurs sièges n’avaient pas trouvé preneur de toute la journée.
Le procès reprend jeudi matin avec le témoignage de Sylvain Harvey, enquêteur de scène à la Sûreté du Québec.