jeudi, avril 30, 2015

Péladeau veut que Québec joue dans la cour des grandes capitales

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Publié le 30 avril 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h52
Julie Snyder accompagnait Pierre Karl Péladeau, mercredi soir,... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET

Julie Snyder accompagnait Pierre Karl Péladeau, mercredi soir, lors d'une assemblée militante tenue à Québec.


<p>David Rémillard</p>
DAVID RÉMILLARD
Le Soleil
(Québec) Pierre Karl Péladeau rêve de voir Québec aux côtés des grandes capitales mondiales que sont Paris, Londres, Washington ou Tokyo. «J'ai beaucoup d'ambition pour Québec», a-t-il déclaré mercredi lors d'une assemblée militante tenue au Collège Saint-Charles-Garnier.
À l'aube de deux partielles dans la région de Québec dans les circonscriptions de Chauveau et Jean-Talon, le député de Saint-Jérôme a visiblement amorcé une opération charme dans la capitale, mercredi soir.
«Je veux en faire la capitale d'un État indépendant aux côtés de Washington, Londres ou Tokyo. Québec a sa place parmi ces villes», a déclaré en substance le candidat à la chefferie du PQ devant une salle comble et conquise d'avance. «La ville de Québec est fière, ambitieuse, elle carbure au succès», a-t-il ensuite énuméré. «Quand j'étais en affaires, j'ai vu cela. J'ai fait confiance aux gens de Québec et je continuerai à le faire comme futur chef du Parti québécois.»
Ce discours survient alors que le PQ a rarement fait aussi pâle figure dans la région, et encore moins dans les circonscriptions dans lesquelles se dérouleront les élections partielles.
Mais M. Péladeau tout comme nombre de militants qui se sont exprimés mercredi soir veulent renverser la vapeur. L'actionnaire majoritaire de Québecor a notamment affirmé son appui inconditionnel à Clément Laberge, qui sera fait candidat du PQ dans Jean-Talon, un château fort libéral. «Clément, tu peux compter sur nous», a lancé M. Péladeau.
L'équipe de M. Péladeau a d'ailleurs confirmé au Soleil que ce dernier prendrait le temps de soutenir les candidats péquistes dans la région de Québec lors des élections, qui pourraient bien chevaucher en partie la course à la chefferie du PQ si elles sont déclenchées d'ici mercredi prochain, tel qu'anticipé par les partis d'opposition.
Présence de Mario Bédard

Ancien militant du PQ dans les années 90, Mario Bédard, fondateur de J'ai ma place, croit que Pierre Karl Péladeau pourrait aider les péquistes à regagner du terrain dans la région de Québec, après des années d'insuccès, à l'exception de l'indélogeable Agnès Maltais, dans Taschereau.
M. Bédard était présent mercredi soir à l'assemblée militante en appui à Pierre Karl Péladeau. Interrogé par Le Soleil, le fondateur de J'ai ma place - devenu Première place sous Québecor - croit que M. Péladeau aurait un impact positif pour le PQ à Québec.
«Pierre Karl s'est fait beaucoup d'amis quand il a signé le contrat [de gestion de l'amphithéâtre] avec la Ville de Québec», a-t-il rappelé. «Pierre Karl est un homme d'affaires, je pense qu'après sa victoire à la direction, il peut rallier les gens de Québec. Il ne peut pas faire pire que ce qui s'est fait jusqu'à maintenant.»
D'un point de vue plus personnel, M. Bédard a souligné qu'il se «reconnaît assez bien dans le discours de Pierre Karl, dans ses idées, en plus d'être un ami». «Il a ravivé ma flamme un peu pour la souveraineté», a conclu celui qui a délaissé la partisanerie depuis une dizaine d'années.

Main tendue aux syndicats

Faisant le bilan de ses appuis depuis le début de la campagne à la chefferie du Parti québécois (PQ) - dont 6 anciens ministres et 15 députés -, Pierre Karl Péladeau a jeté les bases d'un nouveau pont avec les mouvements syndicaux.
«Je suis heureux de compter sur le soutien de plusieurs personnalités provenant du milieu syndical. Je sais qu'il y a des dialogues à construire là aussi», a-t-il déclaré, engendrant les applaudissements du parterre de militants. M. Péladeau, actionnaire majoritaire de Québecor, est l'objet d'attaques soutenues de ses opposants pour son passé à titre de président d'entreprise.
Le député de Saint-Jérôme traîne derrière lui pas moins de 14 conflits de travail à la tête de Québecor, dont le très connu lock-out au Journal de Montréal. M. Péladeau n'a pas commenté davantage la question par la suite. 

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