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mardi, juillet 21, 2015

En visite en Ontario, Mulcair défend sa position sur la souveraineté du Québec

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 20 juillet 2015 à 18h57. Modifié par Charles Payette le mardi 21 juillet 2015
En visite en Ontario, Mulcair défend sa position sur la souveraineté du Québec
Thomas Mulcair
OTTAWA - Thomas Mulcair s'est retrouvé sur la défensive, lundi, à l'égard de la politique de son parti sur la souveraineté du Québec, alors qu'il amorçait une tournée préélectorale de huit jours en Ontario.
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Mis en ligne le mardi 21 juillet 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Marie Grégoire
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a défendu sa position sur le fait qu'une majorité simple de 50 pour cent plus un serait suffisante pour déclencher des négociations sur l'indépendance du Québec avec le gouvernement fédéral.

Et M. Mulcair s'en est pris aux libéraux, qui ont été les critiques les plus farouches de l'approche du NPD, en les accusant d'avoir «laissé tomber» la majorité des Québécois et de vouloir alimenter les vieilles disputes.

«Je n'ai pas laissé tomber la majorité des Québécois, contrairement aux libéraux», a dit le chef néo-démocrate au lancement de sa tournée à Toronto, qu'il a qualifiée de «plus importante ville au pays».

Le NPD a promis d'abroger la loi sur la clarté, présentée par le gouvernement libéral de Jean Chrétien dans la foulée de la mince victoire du Non au référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec.

S'inspirant d'un avis de la Cour suprême du Canada, la loi sur la clarté — intitulée Loi donnant effet à l'exigence de clarté formulée par la Cour suprême du Canada dans son avis sur le Renvoi sur la sécession du Québec — détermine la nécessité d'une majorité claire lors d'un vote sur une question claire sur la sécession pour que le gouvernement fédéral accepte de négocier un divorce avec le Québec.

M. Mulcair a critiqué la loi pour son absence d'un seuil précis de voix nécessaires au déclenchement de négociations sur la souveraineté.

«(Les libéraux) estiment qu'ils ont besoin d'un stratagème, une sorte de jeu politique pour dire: "Nous ne vous dirons pas quel est le chiffre, mais ce sera n'importe quel que vous obtenez, en plus d'un paquet d'autres". Ce n'est pas sérieux», a dit le chef néo-démocrate en réponse à des questions des médias.

M. Mulcair a souligné que la «mère de tous les Parlements», l'assemblée au Royaume-Uni, avait accepté la majorité simple comme seuil devant être atteint lors du récent référendum sur l'indépendance de l'Écosse.

«Les gens doivent comprendre que oui veut dire oui. Oui ne peut pas signifier 'Bon, peut-être que nous voulons une meilleure entente'», a-t-il illustré.

La majorité de 50 pour cent plus un fait partie de la Déclaration de Sherbrooke du NPD, un document de politiques qui élabore l'approche du parti à l'égard du Québec et qui est crédité en partie pour la vague orange ayant déferlé sur la province lors des élections fédérales de 2011.

M. Mulcair a souligné qu'il était le seul chef fédéral à avoir fait campagne activement contre la séparation du Québec lors de deux référendums.

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a répliqué qu'il ne s'agissait pas pour quiconque de «jouer un jeu» politique, rappelant que la loi sur la clarté se basait sur une décision historique de la Cour suprême du Canada en 2000.

Le plus haut tribunal a affirmé que la question à un référendum ainsi que le résultat devaient être «sans ambiguïté» pour que le gouvernement fédéral se trouve dans l'obligation de négocier une séparation. La Cour suprême n'a pas spécifié un seuil, mais a indiqué plus d'une fois qu'il faudrait davantage qu'une majorité simple.

«M. Mulcair se montre en désaccord avec la Cour suprême sur quelque chose d'aussi fondamental que l'unité du pays», a dit M. Trudeau, parlant d'une position «étonnante et très inquiétante».

«C'est encore plus important que n'importe quel combat que (le premier ministre) Stephen Harper a entrepris contre la Cour suprême. Il s'agit de savoir ce qu'il faudrait pour que le Canada continue d'exister ou qu'il soit brisé», a poursuivi le chef libéral.

Une tournée de huit jours en Ontario

Le chef du NPD a commencé une visite de huit jours en Ontario visant à présenter son équipe et ses politiques et à démontrer que son parti est sur une lancée.

L'Ontario compte plus du tiers des 338 sièges qui seront disponibles le 19 octobre, jour des prochaines élections fédérales.

Son séjour ciblera principalement des circonscriptions que le NPD croit pouvoir arracher aux mains des conservateurs.

On n'y verra pas d'avion ou d'autobus de campagne, mais malgré tout, la visite aura toutes les apparences d'une véritable campagne électorale, avec deux événements par jour, des entrevues avec les médias locaux et des rassemblements partisans presque tous les soirs.

La tournée s'est amorcée lundi au centre-ville de Toronto et mènera M. Mulcair à Oshawa, Mississauga, Scarborough, Cambridge, Hamilton, Stratford, Chatham, Windsor, Amherstburg, London, Sarnia, Waterloo, Brampton, Thunder Bay, Sudbury, Sturgeon Falls et North Bay.

«C'est certainement pour nous une occasion de tester notre campagne et de démontrer qu'il existe un choix», a déclaré la directrice de campagne du NPD, Anne McGrath.

«Ce que nous essayons de dire aux gens, c'est que (...) si vous voulez un changement, nous avons le chef, le plan et l'équipe», a-t-elle ajouté.

Au fil de sa tournée, M. Mulcair présentera certaines des politiques qu'il a dévoilées au cours de la dernière année, notamment au sujet de la garde des enfants, des petites entreprises, de l'agriculture, des infrastructures et du transport en commun.

Lundi, M. Mulcair a fait valoir son plan de créer un million de places en service de garde à 15 $ par jour, et sa promesse de réduire le taux d'imposition des petites entreprises de 11 à 9 pour cent.

Il présentera également quelques candidats qui, l'espère-t-il, réussiront à chasser certains députés conservateurs. Parmi eux, on note l'ex-chef provincial du NPD Howard Hampton, qui affrontera le ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, dans Kenora, la conseillère Diane Freeman, qui fera face au député conservateur Peter Braid dans Waterloo, le pasteur Alex Wilson, qui souhaite arracher Scarborough Centre des mains de la conservatrice Roxanne James, et l'enseignante Mary Fowler, qui luttera contre le conservateur Colin Carrie dans Oshawa.

M. Mulcair a promis de relayer le message de son parti aux familles de la classe moyenne à travers l'Ontario, faisant valoir que le pays était «à un scrutin près» d'une classe moyenne plus forte et d'une économie plus solide.

Un homme arrêté à Montréal plaide coupable à des chefs reliés au terrorisme

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 20 juillet 2015 à 19h34. Modifié par Charles Payette le mardi 21 juillet 2015
Un homme arrêté à Montréal plaide coupable à des chefs reliés au terrorisme
Nejib Belhaj Chtioui/Facebook
MONTRÉAL - Un homme arrêté à l'aéroport Montréal-Trudeau et accusé en vertu de la section du Code criminel relative à l'«incitation à craindre des activités terroristes» a plaidé coupable, lundi.
Nejib Belhaj-Chtioui a écopé de 20 mois en prison. En tenant compte du temps déjà passé derrière les barreaux, il lui reste huit mois à purger.

Il a été mis en détention à son arrivée de la Tunisie, à l'aéroport Montréal-Trudeau, en décembre dernier.

Le juge Patrick Healy avait rejeté sa requête de libération sous caution, en janvier, au palais de justice de Montréal, ayant déterminé qu'il pouvait présenter une menace importante à la sécurité publique.

Il avait précédemment plaidé non coupable sous les deux chefs d'accusation: «transmettre des renseignements qui sont susceptibles de faire raisonnablement craindre que des activités terroristes sont ou seront menées», et commettre un acte qui pourrait le faire craindre.

Les autorités ont indiqué que les accusations étaient reliées à une publication en ligne de Belhaj-Chtioui il y a quelques années, mais n'ont pas voulu donner plus de détails.

Débats électoraux : Le PLC craint que les francophones soient désavantagés

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 20 juillet 2015 à 21h52. Modifié par Jean-François Cyr à 22h54.
Débats électoraux : Le PLC craint que les francophones soient désavantagés
Le chef du NPD, Thomas Mulcair, le chef du PLC et premier ministre, 
Stephen Harper, et le chef du PLC, Justin Trudeau
/Montage: photos archives Presse Canadienne
OTTAWA - Les libéraux fédéraux craignent que les francophones du pays soient désavantagés par le refus des conservateurs de participer aux débats des chefs au cours de la prochaine campagne électorale prévue à l'automne.
Le Parti libéral du Canada (PLC) a déploré, lundi, par voie de communiqué, l'organisation actuelle des échanges oratoires.

La semaine dernière, le Parti conservateur a maintenu son refus de participer au débat du Consortium des radiodiffuseurs, et ce, même si La Presse a abandonné l'idée de faire sa propre rencontre des chefs des partis politiques. La Presse s'est ralliée au regroupement des médias, composé de CBC News, CTV News, Global News, Radio-Canada et Télé-Québec, faisant en sorte que les conservateurs participeront à un seul débat en langue française, celui du réseau TVA, le 2 octobre.

Le parti de Stephen Harper s'est limité à participer à un maximum de deux débats en français et trois en anglais.

Les débats dans la langue de Shakespeare sont déjà connus : celui du magazine Maclean's, celui de l'organisation Munk Debates et celui du quotidien The Globe and Mail.

Les libéraux qualifient le refus des conservateurs comme étant un «pied de nez aux Québécois et aux francophones partout au pays». Selon eux, un nombre égal de débats dans les deux langues devraient être présentés dans tout le pays pour rejoindre le plus d'électeurs possible.

La semaine dernière, le porte-parole du parti conservateur (PC), Kory Teneycke, rappelait le mantra adopté dès le départ affirmant que la position du parti «en ce qui concerne les débats du soi-disant consortium» n'avait pas changé.

«Les avenues possibles pour un second débat en français sont de plus en plus difficiles à imaginer», avait alors ajouté M. Teneycke.

Le PLC a donc peu d'espoir de voir un autre affrontement en français, avec tous les chefs de partis, s'annoncer dans les prochaines semaines.

Le Parti libéral ajoute que sa plateforme prévoit la mise sur pied d'une commission indépendante qui sera chargée d'organiser les débats pendant les campagnes électorales pour, notamment, «mettre fin aux manoeuvres partisanes entourant les débats».